Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hyperglycémie provoquée par voie veineuse (épreuve d') l.f.

Test d’exploration du métabolisme glucidique permettant d’explorer le métabolisme glucidique en éliminant les phénomènes d’absorption digestive.
Des dosages échelonnés de la glycémie sont effectués régulièrement après l’injection intra-veineuse d’une solution de glucose.

hyperglycémie provoquée par voie orale(épreuve d') l.f.

Test d’exploration du métabolisme glucidique après ingestion de 75 g de glucose dissout dans 250 ml d'eau.
Un prélèvement sanguin est réalisé toutes les 30 minutes pendant deux heures.
L’élévation de la glycémie au-dessus de 7.7 mmol /l conduit au diagnostic de diabète. Il est possible de réaliser une épreuve simplifiée en effectuant une seule prise de sang correspondant au dosage de la glycémie 1 heure après l'ingestion du glucose.
Ce test est utilisé pour le diagnostic de diabète, pour l’exploration de certaines hypoglycémies et des hypersécrétions de somatotrophines. Il est réalisé chez la femme enceinte entre la 24ème et la 28ème semaine de grossesse pour dépister un diabète gestationnel (test de O'Sullivan).

J. B. O’Sullivan, médecin diabétologue américain (1964)

Sigle HGPO

O'Sullivan (test d')

diurèse provoquée (épreuve de la) l.f.

diuresis stimulation test

Analyse de l'évolution de la densité urinaire au cours du nycthémère dans des conditions déterminées d'apports hydriques et alimentaires.
Elle n'est plus utilisée.

H. Vaquez, membre de l’Académie de médecine et J. Cottet, médecins français (1912)

voie veineuse l. f

intravenous access, intraveinous line

Abord veineux, généralement percutané, par l'intermédiaire d'une aiguille ou d'un cathéter, permettant l'injection intraveineuse de substances à visée diagnostique ou thérapeutique.
On distingue les voies veineuses périphérique et centrale : voie veineuse périphérique dans une veine superficielle, en principe hors du thorax, située au :
- membre supérieur : veines basilique ou céphalique, exceptionnellement celles du dos de la main ;
- membre inférieur : veine saphène interne ;
- cou : veine jugulaire externe ;
- crâne : ponction de la fontanelle chez le nourrisson ;
- abdomen : crête iliaque (perfusion intra-osseuse), veine ombilicale chez le nouveau-né ; voie veineuse centrale, l'extrémité intrathoracique du cathéter est située dans la veine cave supérieure ou l'une de ses branches. Les accès les plus courants pour le cathétérisme central sont la veine sousclavière ou la veine jugulaire interne.

hyperglycémie n.f.

hyperglycaemia

Teneur plasmatique en glucose supérieure à 5,5 mmol/L (1 g/L).
Hormis les élévations passagères d'origine alimentaire ou provoquées par diverses agressions, telles que le froid, les émotions, l'altitude ou par certains traitements (cortisonique, sympathomimétiques), les hyperglycémies pathologiques relèvent d'une cause pancréatique (diabète sucré), hypophysaire (acromégalie) (syndrome de Cushing, hyperaldostéronismes, phéochromocytome).

H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932) ; E. Apert, pédiatre français (1910) ; A. Gallais, médecin français (1914)

glycémie, diabète, Cushing (syndrome de), acromégalie, épreuve d'hyperglycémie provoquée par voie orale, épreuve d'hyperglycémie provoquée par voie veineuse

[R1,O4]

Édit. 2015

accouchement par voie basse l.m.

delivery from below

Accouchement par voie vaginale.

Étym. lat. accubare : se mettre au lit

Syn. accouchement par voies naturelles

[O3]

Édit. 2016

accouchement par voie haute l.m.

Accouchement par césarienne

Étym. lat. accubare : se mettre au lit

césarienne

[O3]

Édit. 2016

arthrodèse intersomatique par voie postérieure l.f.

posterior interbody fusion

Arthrodèse du rachis par excision discale, avivement des plateaux vertébraux, et insertion de greffons à travers le canal rachidien.

Étym. gr. arthron : articulation ; dèsis : fusion

ponction biopsie du rein par voie transjugulaire l.f.

transjugular renal biopsy

Méthode employée, de préférence à la ponction directe, lorsqu'il existe des troubles de la coagulation.
Elle s'effectue sous anesthésie locale par voie latérothoracique au moyen d'un trocart approprié. Les données histologiques contribuent à la prise des décisions thérapeutiques.

ponction biopsie hépatique par voie transjugulaire l.f.

transjugular hepatic biopsy

Méthode employée, de préférence à la ponction directe, lorsqu'il existe des troubles de la coagulation.
Elle utilise la même voie que l'anastomose portocave transjugulaire.

épreuve de freinage par la dexaméthasone l.f.

dexamethasone suppression test

Epreuve biologique destinée à contrôler la dépendance de la corticosurrénale à l'hypophyse.
Cette épreuve est utilisée pour le diagnostic positif du syndrome de Cushing.
Elle consiste à freiner la sécrétion hypophysaire de corticostimuline, l’ACTH. Il existe deux types de tests.
Le premier est un test dit de freinage « rapide », effectué en première intention, qui consiste à administrer 1 mg de dexaméthasone à minuit et à doser le cortisol plasmatique à 8 h . Chez le sujet normal, la  concentration de cortisol doit être inférieure à 50 nmol/L. Elle reste élevée en cas de syndrome de Cushing.
Le test dit  « standard » consiste à administrer la dexaméthasone à raison de 0,5 mg toutes les 6 h pendant deux jours. Le dosage de la cortisolémie est effectué 6 h après la dernière prise. L’interprétation des résultats est identique au test standard.

H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)

Cushing (syndrome de), ACTH, dexaméthasone

[B3, O4]

Édit. 2020

agrypnie provoquée l.f.

provoked agrypnia

Technique de suppression du sommeil dans un but thérapeutique, soit totale (patient maintenu éveillé plusieurs jours et nuits consécutifs), soit partielle (endormissement retardé ou réveil prématuré).
Moyen de traitement de certains états dépressifs surtout utilisé pour raccourcir le délai d'action des antidépresseurs. Certains virages principalement hypomaniaques induits par l'agrypnie ont été signalés.
Le mécanisme d'action serait sous-tendu par les effets de l'agrypnie sur les perturbations chronobiologiques du déprimé (correction d'une avance de phase contemporaine du trouble de l'humeur).
Malgré une efficacité régulièrement signalée dans la littérature, cette modalité thérapeutique n'est guère utilisée.

Étym. gr.agrypnia : insomnie, veille

Syn. privation de sommeil

[H1,G5]

Édit. 2017

crise épileptique provoquée l.f.

provoked epileptic fit, seizure

Épilepsie partielle symptomatique provoquée de façon spécifique par un stimulus.
Sont décrites : l'épilepsie-sursaut à déclenchement auditif, les épilepsies provoquées par le mouvement, la lecture, la musique (crise musicogénique).

lecture (épilepsie primaire de la), épilepsie, crise épileptique partielle

[H1]

douleur provoquée l.f.

tenderness

En sémiologie, manœuvre par laquelle l'examinateur cherche à susciter la douleur du patient en lui faisant reproduire le geste dont il se plaint, en pratiquant une manœuvre ou une palpation superficielle ou profonde de la région incriminée, etc.
P. ex. le signe de Lasègue est caractéristique de la névralgie sciatique.
La douleur provoquée, désagréable pour le sujet, est un élément d'information diagnostique souvent indispensable ; elle ne préjuge pas de la nature de la lésion et son siège ne correspond pas toujours à l'origine anatomique de la lésion.

Ch-E. Laségue, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1816-1883)

Étym. lat. dolor : douleur

Lasègue (signe de)

hémorragie provoquée l.f.

induced haemorrhage

Hémorragie résultant d'une manipulation externe ou d'une absorption médicamenteuse susceptible d'entraîner des hémorragies (antivitamine K, héparine, etc.).
Ce trouble peut parfois entrer dans le cadre de la simulation, bien plus fréquemment dans la rubrique des troubles factices.
Lasthénie de Ferjol, personnage de Barbey d'Aurevilly qui a décrit le tableau clinique dans son roman « Une histoire sans nom » et repris par Jean Bernard en 1967.

Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis

Lasthénie de Ferjol (syndrome de)

[H3]

Édit. 2015

hypothermie peropératoire provoquée l.f.

peroperative hypothermia

Utilisée en chirurgie cardiaque, le refroidissement sous anesthésie générale avec vasoplégie permet de diminuer le métabolisme ce qui permet de mieux tolérer l'arrêt cardiocirculatoire et de réduire les besoins médicamenteux (morphine, barbituriques, phénothiazine, curare, héparine).
Le temps d'ischémie cérébrale réversible est de 3 min à 37°C, 30 min à 20°C, 60 min à 15°C et 120 min à 10°C, celui du myocarde est de 40 min à 37°C, 50 min à 28°C.
Pour maitriser les réactions adrénergiques normales de lutte contre le froid on emploie une anesthésie générale profonde.
Trois modes de refroidissement peuvent être utilisés:
- externe de surface (bain glacé, soufflerie d'air froid) jusqu'à 30°C;
- central par circulation extracorporelle de sang refroidi ;
- de surface relayée à 30°C par une circulation extracorporelle.
Chez le jeune enfant, cette méthode permet d'atteindre rapidement 10 à 15°C. De même le refroidissement sélectif du cœur par bain péricardique glacé ou par une circulation coronaire à 10°C peut compléter une hypothermie modérée à 28°C. Le réchauffement entraine la reprise du métabolisme cellulaire, d'où l'augmentation de la consommation de glucose ce qui amène un risque de fibrillation cardiaque vers 30°C.

hypothermie provoquée l.f.

core cooling

Abaissement provoqué de la température centrale dans le but de réduire les besoins métaboliques de l’organisme et de permettre ainsi un arrêt circulatoire rendant possible une opération à cœur ouvert.
L’hypothermie modérée assez simple à réaliser par réfrigération externe sous anesthésie générale profonde n’autorise qu’un abaissement thermique limité au seuil de 26°, en raison des risques de fibrillation ventriculaire, ce qui limite l’arrêt circulatoire possible à 7/8 minutes, et l’opération réalisable dans ces conditions à quelques techniques simples (fermeture d’une communication interauriculaire simple ; ouverture d’une sténose valvulaire). L’hypothermie profonde exige une circulation extracorporelle qui permet d’abaisser la température centrale aux environs de 15°, rendant ainsi possible des arrêts circulatoires assez longs et des opérations cardiaques complexes.

provoquée adj.

provoked

En obstétrique, se dit, par opposition à un déroulement spontané, d’une intervention qui déclenche un processus physiologique ou pathologique.
L’interruption volontaire de grossesse peut être considérée comme un avortement provoqué. L’induction du travail d’accouchement est un accouchement provoqué.

rupture provoquée de la poche des eaux l.f.

artificial rupture of the bag of water

rupture artificielle de la poche des eaux

rupture provoquée des membranes 1.f.

induced rupture of the membranes

rupture artificielle des membranes

rupture utérine provoquée l.f.

induced uterine rupture

Rupture utérine entraînée par des manœuvres obstétricales, version par manœuvre interne, grande extraction, ou application de forceps.

urtication provoquée l.m.

P. J. Darier, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1909)

Darier (signe de)

ampoule veineuse de Galien l.f.

veine cérébrale (grande-)

[A1]

Édit. 2017

arcade veineuse dorsale du pied l.f.

arcus venosus dorsalis pedis (TA)

dorsal venous arch of foot

Arcade transversale formée par l’anastomose entre les veines marginales interne et externe du pied, au niveau de la region métatarsienne du dos du pied.
Elle reçoit les veines dorsales des orteils et les veines interdigitales.

Syn.  arcade veineuse dorsale superficielle du pied

arcade veineuse dorsale superficielle du pied l.f.

arcade veineuse dorsale du pied

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