radiothérapie (complications nerveuses de la) l.f.p.
radiotherapy induced neurological lesions
Manifestations neurologiques aigües ou chroniques, précoces ou retardées, survenant après irradiation thérapeutique.
La tolérance du système nerveux aux radiations dépend de la dose totale reçue, de la dose et du nombre de chaque fraction, de la durée de la radiothérapie, du volume des zones irradiées et des facteurs propres au malade : âge, état vasculaire et général.
Sont décrites :
- des plexopathies, principalement brachiales et lombosacrées, après une latence de quelques mois à plusieurs dizaines d'années ;
- des atteintes des nerfs périphériques, surtout des nerfs crâniens (optique, auditif, dernières paires), parfois de troncs des membres comme le nerf crural ;
- des myélopathies, avec pour forme la plus habituelle la myélopathie post-radiothérapique chronique tardive progressive, sinon à type de myélopathie motrice pure, myélopathie aigüe (très rare), myélopathie aigüe transitoire, myélopathie chronique stabilisée ;
- des complications cérébrales avec œdème radique en période d'irradiation, encéphalopathie précoce réversible, leucoencéphalopathie nécrosante précoce, radionécrose cérébrale tardive, artériopathie cérébrale, atrophie post-radique. Ont été également signalés une insuffisance hypothalamo-hypophysaire chez l'enfant, des calcifications post-radiques, des tumeurs gliales ou méningiomes, voire des fibrosarcomes.
Le plus souvent palliatif, le traitement est peu efficace. Reste la prévention, nécessairement limitée du fait des objectifs visés, si souvent vitaux. Elle repose sur la meilleure technique radiothérapique possible en fonction de chaque cas
→ artériopathie radique, radique (plexopathie)
alcoolisme (complications neurologiques de l') l.f.p.
neurological complications of alcoholism
→ acropathie ulcéromutilante, atrophie cérébelleuse des alcooliques, atrophie cérébrale, démence, encéphalopathie hépatique, Gayet-Wernicke (encéphalopathie de), Korsakoff (syndrome de), Marchiafava-Bignami (maladie de), myélinolyse centrale du pont, neuropathie périphérique, névrite optique alcoolotabagique, polynévrite alcoolique, thiamine
[G3,G4,H1]
Édit. 2017
couche des fibres nerveuses l.f.
stratum neurofibrarum (TA)
layer of nerve fibres
Syn. anc. couche des fibres du nerf optique
→ rétine
[A1,H5]
dissociation des fibres nerveuses l.f.
teasing of nerve fibers
Technique consistant à isoler par microdissection, grâce à une loupe binoculaire et à de fines aiguilles, un certain nombre de fibres myélinisées sur une longueur d'environ 1 cm.
La fixation s'effectue comme pour l'étude en microscopie électronique, alors que la post-fixation dans la solution osmique dure 24 heures et le rinçage dans le tampon Palade au moins 24 heures. En microscopie optique, on peut alors étudier la position des nœuds de Ranvier les uns par rapport aux autres et repérer les lésions par démyélinisation segmentaire et par atteinte axonale ou dégénérescence wallérienne. Dyck propose une classification stricte de ces anomalies morphologiques. La quantification, en pourcentage, des lésions, est souvent utile. De même, la mesure des distances internodales permet d'apprécier l'intensité des phénomènes de démyélinisation et de remyélinisation.
A. Gombault, neurologue français (1880)
Étym. lat. dissociatio : séparation
alcoolisme n.m.
alcohol-related problem, alcoholism (ne s'emploie qu'à propos des alcoolo-dépendants)
1. État pathologique caractérisé par une alcoolo-dépendance et/ou une alcoolopathie.
2. Ensemble des lésions viscérales secondaires à une consommation excessive d'alcool.
3. Appliqué à une collectivité, ce terme recouvre une tentative de quantification du phénomène en amalgamant les divers états pathologiques, les conséquences sociales de l'alcoolisation, certains troubles du comportement, etc.
Le concept de "fléau", qui est souvent appliqué, accentue la confusion et gêne l'évaluation.
Introduit par le suédois Magnus Huss (1849), le mot d'alcoolisme désigne, en langage courant, tout état pathologique lié à une consommation d'éthanol dont la fréquence ou l'intensité est dangereuse pour le sujet.
M. Huss, médecin suédois (1807-1890)
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[E1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolisme aigu l.m.
acute alcoholism
Intoxication dont les effets apparaissent peu après l'ingestion d'une boisson alcoolique.
L'état ébrieux ou ébriété (ataxie, dysarthrie et confusion), forme initiale ou mineure de l'ivresse apparaît à partir d'un taux sanguin allant de 0,5 à 1,5 g/L. Au-dessus de 2 g/L la marche est difficile sinon impossible. Après 3 g/L le patient est généralement dans le coma (ivre mort) ou du moins fortement obnubilé, il peut mourir en état de choc. Par accoutumance, les alcooliques chroniques tolèrent des taux élevés.
Les effets d'une intoxication isolée se dissipent assez rapidement. Si le réveil tarde, suspecter l'association d'alcool et d'autres substances. De toute façon, éviter tout lavage gastrique, mais mettre en œuvre une surveillance cardiorespiratoire, les perfusions glucosées doivent être additionnées de thiamine (vitamine B1), les analeptiques doivent être maniés avec prudence. La dialyse extrarénale ne doit être utilisée qu'en cas extrême.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ alcool éthylique, alcoolémie, ébriété, ivresse
[E1,G2,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolisme chronique l.m.
chronic alcoholism
→ alcoolopathie, alcoolopathie et anesthésie
[E1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolisme chronique (indicateurs biologiques de l') l.m.p.
biological indicators of chronic alcoholism
Détection d'une alcoolisation individuelle "à risque" qui repose sur le dosage d'enzymes ou d'autres paramètres sanguins.
Ce sont essentiellement :
- la gamma-glutamyl-transpeptidase (γ GT), enzyme participant au transport transmembranaire d'aminoacides -dont le gamma-glutamyl- depuis un peptide jusqu'à un accepteur. En France, les valeurs normales admises sont inférieures ou égales à 28 UI/L. chez la femme et à 38 UI/L. chez l'homme ;
- le volume globulaire moyen des hématies, normalement compris entre 85 et 95µ3, et qui reste un des meilleurs moyens de détection sous réserve d'un constat de la macrocytose moins de trois heures après le prélèvement.
Sont également utilisés : les variations du taux sérique de la delta-aminolévulinate-déshydratase, de l'alpha-1-déshydratase, de la désialotransferrine, du glutamate-déshydrogénase, et le rapport des taux sériques d'immunoglobuline A et de transferrine (IGA/Tf).
La spécificité de la γGT est de 0.80 et sa sensibilité de 0.85. Le contexte clinique reste donc important à prendre en compte.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[C1,E1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolisme fœtal l.m.
fetal alcohol Syndrome
Ensemble des malformations dues à l'action exercée par l'éthanol ingéré par la mère sur le produit de la conception pendant la grossesse.
Au cours des premiers mois de la vie intra-utérine, il s'agit de malformation (embryopathie) et, au-delà, de l'atteinte d'un organe déjà formé (fœtopathie).
Le risque est important chez les mères grandes consommatrices, surtout celles dont l'équilibre enzymatique serait déficient. Mais il n'existe pas de seuil d'alcoolisation au-dessous duquel le risque serait nul. La fréquence serait de 3 p.100 des naissances environ.
Éléments du syndrome : nanisme, microcéphalie avec front bombé et face étroite, philtrum peu développé, rétrognathisme, lèvre supérieure mince, hypoplasie mandibulaire, clinodactylie du 5ème doigt, raideur articulaire, hypospadias, cryptorchidie, anomalies cardiaques (tétralogie de Fallot), hypoplasie de l’artère pulmonaire, canal ventriculaire… Il peut s’y ajouter des lésions plus sévères (agénésie du corps calleux et spina bifida). Les fentes palpébrales peuvent présenter un aspect antimongoloïde et peuvent exister un blépharophimosis, un télécanthus, un épicanthus, un strabisme, une microphtalmie, une dysgénésie du segment antérieur et une hypoplasie de la papille.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[G3,G4,O6]
Édit. 2017
alcoolisme (prévention de l') l.f.
prevention of alcoholism
Ensemble des dispositions d'ordre sanitaire, social, économique, destinées à diminuer les facteurs de risque de l'alcoolisation individuelle et collective.
En alcoologie, les concepts spécifiques au modèle médical (prévention primaire, secondaire, tertiaire) ont fait place à la notion de prévention globale, associant : la limitation de l'offre par la voie législative, l'éducation du consommateur, la répression ; la mise en œuvre d'une politique cohérente d'information, d'éducation pour la santé, par la formation de relais ; des programmes globaux, non spécifiques, abordant en particulier les problèmes posés par les autres toxicomanies.
L'alcoolisation concernant une grande part de la population, il convient d'insister sur les "conduites à risque" (accidentalité routière, domestique, etc.) sans se limiter aux populations dites "à risque".
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ centre de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA)
[E1,G3,G4]
Édit. 2017
haut comité d'étude et d'information sur l'alcoolisme l.m.
High committee of study and information about the alcoholism
Organisme qui, en France, met, conformément à sa mission éducative, gratuitement à la disposition des bibliothèques des centres hospitaliers universitaires une documentation législative, économique et médicale destinée aux étudiants préparant le certificat optionnel d’alcoologie.
Institué en application d’une circulaire du 15 juillet 1971 des ministres de l’Education nationale et de la Santé, il est placé auprès du Premier Ministre.
Ce haut comité a été remplacé le 3 décembre 1991 par le haut comité de la santé publique qui reprend les missions mais dont les fonctions sont plus larges.
Sigle : HCEIA
[L1,E1]
Édit. 2015
hérédo-alcoolisme n.m.
heredoalcoholism
Théorie sans fondement scientifique, en vigueur jusqu'au début du XXème siècle, faisant état de stigmates de dégénérescence chez les descendants d'alcooliques et de leur propension à consommer avec excès des boissons alcooliques.
En fait, les variations individuelles de la tolérance et de la vulnérabilité à l'alcool trouvent peut-être leur origine dans une transmission héréditaire. Certaines anomalies génétiques de l'acétaldéhyde-déshydrogénase expliqueraient la facilitation de l'alcoolodépendance ou, à l'inverse, le rejet de toute boisson alcoolisée en raison des malaises que leur ingestion provoque.
De plus, dans les années 1980, les travaux concernant le retentissement de l'alcoolisme sur les enfants se sont multipliés.
[Q2]
achondroplasie (complications radiculo-médullaires de l') l.f.p.
radiculomedullary complications of achondroplasia
Chondrodystrophie génétique de transmission autosomique dominante, entraînant des anomalies squelettiques multiples : petite taille, dystrophies crâniennes et vertébrales.
Les anomalies vertébrales (courbures pathologiques, sténoses canalaires serrées, compliquées de lésions arthrosiques) sont responsables de myélopathie cervicale ou dorsale avec troubles sphinctériens et parfois syndrome de la queue de cheval.
Étym. gr. a : privatif ; chondros : cartilage plassein : former
[H1,H2,I,O1,Q2]
Édit. 2016
arthrose vertébrale (complications neurologiques de l') l.f.p.
neurologic complications of spinal arthrosis
Vieillissement des structures anatomiques discovertébrales, commune après la cinquantaine, qui peut être responsable de compressions radiculaires, médullaires et plus rarement vasculaires.
Les syndromes radiculaires sont des névralgies cervicobrachiales, des lomboradiculalgies sciatiques ou crurales, plus rarement une méralgie paresthésique radiculaire L2 ou L3, parfois une névralgie intercostale. La compression foraminale ou dans le trou de conjugaison peut être aggravée par un bourrelet ou une hernie discale.
Les syndromes médullaires sont l'apanage de la moelle cervicale : c'est la myélopathie cervicarthrosique, plus fréquente lorsque le canal cervical est congénitalement étroit.
Les compressions vasculaires : artères radiculomédullaire, vertébrale dans le canal transversaire, spinale antérieure, spinale postérieure, veines médullaires épidurales et radiculaires, sont également décrites.
Le traitement est le plus souvent médical (repos, antalgiques, anti-inflammatoires). Une intervention chirurgicale de décompression peut être nécessaire.
Étym. gr. arthron : articulation ; ose : suffixe caractérisant une maladie chronique
→ myélopathie des cervicarthroses et sténoses du canal rachidien
BCG (complications cutanées du) l.f.p.
cutaneous complications of BCG vaccination
Ensemble des manifestations dermatologiques pouvant, exceptionnellement, faire suite à une vaccination par le bacille de Calmette-Guérin, dont les unes sont liées à la technique d'inoculation et d'autres au terrain.
Certaines sont dites spécifiques : ulcération extensive, retard de cicatrisation, abcès sous-cutané résultant d'une injection trop profonde, adénite pouvant se fistuliser, développement d'un lupus tuberculeux in situ, voire bécégite généralisée grave chez les immunodéprimés. Des réactions cutanées non spécifiques peuvent s'observer : érythémateuse, papuleuse, urticarienne, etc. ; on range également dans ce cadre celles qui sont à type de tuberculide.
Syn. BCGite
→ BCG
Édit. 2017
complications chez l'enfant de l'hématome rétro-placentaire l.m.
complications in the child of a abruptio placentae
→ hématome rétro-placentaire (complications chez l'enfant d'un)
[O1,O3]
complications psychiques de la contraception l.f.p.
psychic complications of contraception
Manifestations devenues exceptionnelles à la suite de l'appel aux doses réduites des contraceptifs oraux, mais aussi d'une meilleure acceptation générale de ces méthodes.
Éventuellement associées à une prise de poids, des céphalées et des migraines, des nausées et des vomissements, les modifications de l'humeur et la perte d'intérêt sexuel paraissent survenir plutôt lorsqu'au fond et à son insu, la femme demeure très ambivalente vis-à-vis d'un désir de grossesse.
Parmi les "échecs de la contraception", certaines "grossesses non désirées" signifient un désir inconscient de gestation, parfois dissocié du désir de maternité et, par là-même, susceptible d'aboutir à un avortement.
On a aussi observé des réactivations pathologiques, notamment dépressives ou psychotiques, dont le lien étiologique avec la contraception reste discutable.
[O3,H4]
diabète sucré et complications rénales l.m.
diabetes mellitus and renal complications
goutte (complications rénales de la) l.f.p.
→ néphropathie goutteuse, lithiase urique
grossesse (complications neurologiques au cours de la) l.f.p.
neurologic complications during pregnancy
Manifestations et complications survenant lors de la grossesse et concernant soit des pathologies nouvelles induites par la grossesse, soit des modifications de pathologies antérieures à celle-ci.
Sont décrites : des céphalées migraineuses, de tension ou symptomatiques ; diverses atteintes neuromusculaires (syndrome du canal carpien, méralgie paresthésique, paralysies obstétricales maternelles, lomboradiculalgies). Myasthénie, polymyosites et polyneuropathies inflammatoires posent des problèmes thérapeutiques.
Les crises épileptiques, notamment généralisées tonicocloniques, peuvent augmenter en nombre et les traitements antiépileptiques posent des problèmes de malformations fœtales (spina bifida, fente palatine).
En fin de grossesse, l'éclampsie provoque des troubles neurologiques centraux (encéphalopathie, épilepsie, hypersignaux centraux en IRM).
Les mouvements anormaux sont rares : chorée gravidique, dystonie.
La sclérose en plaques est compatible avec une grossesse normale qui, du reste, ne l'aggrave pas. Les poussées sont plus rares qu'auparavant. Mais l'évolutivité reprend après l'accouchement. Des maladies auto-immunes sont possibles durant la gestation.
Les tumeurs intracrâniennes ou intrarachidiennes peuvent subir des poussées : adénomes hypophysaires, méningiomes, tumeurs vasculaires.
Les maladies infectieuses, notamment virales, ont surtout des conséquences fœtales, la toxoplasmose et la syphilis également.
Le risque d'affections cérébrovasculaires, artérielles et aussi veineuses, est accru.
grossesse et complications psychiatriques l.f.p.
pregnancy and psychiatric complications
Survenue, fréquente, de modifications mineures ou transitoires, notamment d’une appréhension plus marquée en début et fin de grossesse.
L'apparition, le type et l'évolution des vomissements, notamment pendant le premier trimestre, semblent liés à une conjonction de facteurs hormonaux, socioculturels et psychogènes encore discutés.
Dans le premier mois le plus souvent, des manifestations dépressives, principalement "névrotiques", sont relevées chez environ 10% de ces femmes, parfois prédisposées, souvent exposées à des circonstances adverses. Un premier épisode dépressif majeur, de type "endogène", est rare. Un état anxieux, parfois invalidant, avec troubles du sommeil et somatisations diverses, plus rarement névrotique, se rencontre dans environ 15% des cas, favorisé lui aussi par une situation éprouvante. Un épisode initial délirant ou maniaque est exceptionnel. Chez toutes ces patientes, le risque d'accouchement prématuré, difficile, ou d'accidents néonataux est accru du fait de l'intervention de divers facteurs psychologiques, de la malnutrition, de la prise de médicaments, voire de toxiques, et d'une surveillance obstétricale souvent irrégulière.
→ conseil génétique en psychiatrie
rachianesthésie (complications neurologiques de la) l.f.p.
neurologic complications of rachianesthesia
Complications rares d’une technique courante et sûre d’anesthésie locorégionale métamérique, après injection d’un anesthésique local dans l’espace sous-arachnoïdien au niveau de L2-L3 ou L3-L4.
On peut observer surtout des atteintes pluriradiculaires lombosacrées à type de syndrome de la queue de cheval. Des paralysies transitoires des nerfs crâniens ont été décrites.
Parmi les diverses étiologies discutées (traumatisme direct par ponction, infection, position pendant l’intervention, etc.), celle d’une neurotoxicité de l’anesthésique est retenue le plus souvent. Chez l’animal, une lésion inflammatoire avec démyélinisation et dégénérescence axonale au contact du liquide a été observée. La toxicité croît avec sa concentration et sa durée d’exposition.
Un canal lombaire étroit constitue un facteur prédisposant.
radiothérapie (complications de la) l.f. p
radiotherapy injury
Conséquence pathologique d'une irradiation.
Sa gravité clinique dépend de la dose et de sa distribution dans le temps, du tissu, du volume (ou de la fraction d'organe) irradié.
Le problème majeur de la radiothérapie est de la limiter sans compromettre l'objectif de stérilisation de la tumeur.
Les effets indésirables d'une irradiation s'observent nécessairement lorsque la dose dépasse une valeur-seuil, généralement atteinte dans une irradiation thérapeutique ou exceptionnellement dans une exposition accidentelle.
Pour la plupart des tissus ils apparaissent à 20-30 Gy (en irradiation fractionnée ou à faible débit). Ils sont directement observables pour la peau, les muqueuses accessibles (desquamation) et sont constatés radiologiquement ou par leurs conséquences physiologiques pour les tissus et organes profonds. Leur réparation spontanée est complète jusqu'à 40 Gy et laisse des séquelles (sclérose, fibrose, nécrose) au-delà.
Certains tissus présentent une radiosensibilité particulière; à 5 Gy apparaît un risque de cataracte, azoospermie, stérilisation ovarienne, aplasie médullaire (en irradiation totale), défaut de développement embryonnaire.
→ balistique, déterministe (risque), facteurs temps
réanimation (complications neurologiques de la) l.f.p
intensive care neurologic complications
Complications fréquentes d'un traitement de réanimation (20 à 50% des patients hospitalisés en unité de soins intensifs) et complications majeures (mortalité avoisinant 30%).
Il s'agit essentiellement d'une polyneuropathie périphérique qui se manifeste le plus souvent par une difficulté de sevrage de la ventilation artificielle et qui doit être différenciée du syndrome de Guillain-Barré ainsi que des autres polyneuropathies périphériques.
Dans les formes majeures, peut survenir une quadriplégie flasque. Au minimum, sont observées seulement une abolition des réflexes ostéotendineux et des anomalies électromyographiques sensitivomotrices surtout axonales.
Ces troubles sont considérés comme faisant partie du syndrome de défaillance multiviscérale et, plus généralement, du syndrome de réponse inflammatoire systémique. Il n'y a pas de traitement spécifique.
thallium (complications neurologiques du) l.f.p.
neurological complications of thallium
Atteintes surtout périphériques après intoxication par ce composé utilisé comme pesticide ou insecticide, dans la cosmétologie et l'optique.
La polyneuropathie associe une hyperpathie distale des membres et une alopécie caractéristique. Plus rare est une encéphalopathie avec troubles de la conscience et hypertension intracrânienne. Le dosage se fait dans les urines.