Zeek (angéite allergique de) l.f.
hypersensitivity angiitis
P. M. Zeek, anatomopathologiste américain (1948)
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. vascularite leucocytoclasique
→ vascularite leucocytoclasique
[F1, F3, J1, K4]
Édit. 2019
alvéolite allergique extrinsèque l.f.
allergic alveolitis
Pneumopathie d’hypersensibilité par inhalation d’antigènes organiques.
La plus typique est le Poumon de Fermier provoqué par des actinomycètes thermophiles tels que Micropolyspora faeni.
Étym. lat. alveolus : petite cavité
Syn. pneumopathie d'hypersensibilité
[K1,F3]
Édit. 2017
angéite n.f.
angeiitis
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. vascularite
[K4]
Édit. 2019
angéite associée à des cancers l.f.
angiitis associated with malignancy
Atteinte vasculaire rare, de nature infectieuse, paranéoplasique ou secondaire à une infiltration des vaisseaux par les cellules tumorales, qui complique essentiellement les hémopathies.
Les infections à germes le plus souvent opportunistes (fungiques, bactériennes ou virales), survenant au cours des hémopathies graves, peuvent se compliquer d'hémorragies sous-arachnoïdiennes et/ou intraparenchymateuses consécutives à la rupture d'anévrismes mycotiques ou de lésions ischémiques secondaires à une vascularite allergique ou à un embole mycotique.
Les angéites granulomateuses paranéoplasiques sont décrites au cours des syndromes lymphoprolifératifs (lymphome non hodgkinien, leucémie lymphoïde chronique, maladie de Hodgkin, histiocytose maligne). Leur évolution est parallèle à celle de la maladie hématologique. La leucémie à tricholeucocytes peut s'associer à une angéite diffuse ou localisée au système nerveux et se présenter comme une périartérite noueuse.
Les vascularites associées aux cancers solides sont exceptionnelles.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, anévrisme mycotique, hémopathie, hémorragie sous-arachnoïdienne, anévrisme mycotique, lymphome, leucémie lymphoïde chronique, maladie de Hodgkin, histiocytose maligne, leucémie à tricholeucocytes, périartérite noueuse, syndrome paranéoplasique
[F1, K4]
Édit. 2019
angéite associée à des maladies de système l.f.
angeitis associated with systemic diseases
Atteinte vasculaire inflammatoire au cours des maladies de système : lupus érythémateux disséminé,syndrome de Gougerot-Sjögren, syndrome de Behçet, sarcoïdose.
Les accidents vasculaires cérébraux (infarctus artériels ou veineux, hémorragies cérébrales) compliquent 5% des lupus érythémateux disséminés. Ils relèvent plus fréquemment d'une hypertension artérielle, d'une endocardite de Libman-Sachs, d'une thrombopénie, d'anticorps antiphospholipides, de complications du traitement, que d'une angéite lupique.
Le syndrome de Gougerot-Sjögren peut se compliquer d'une vascularite cérébrale. Les biopsies, cutanée et neuromusculaire, montrent des lésions artériolaires d'angéite nécrosante ou d’angéite leucocytoclastique.
Au cours du syndrome de Behçet, les principales complications cérébrales sont les thromboses veineuses, parfois inaugurales, puis les rhombencéphalites, caractérisées histologiquement par des lésions parenchymateuses nécrotiques et hémorragiques et des infiltrats inflammatoires lymphocytaires périvasculaires.
Une angéite granulomateuse touchant les petits et gros vaisseaux à destination cérébrale a été rapportée au cours de la sarcoïdose.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, angéite nécrosante, vascularite leucocytoclasique,lupus érythémateux disséminé, syndrome de Gougerot-Sjögren, syndrome de Behçet, sarcoïdose, endocardite de Libman-Sachs, syndrome des antiphospholipides
[K4, N3]
Édit. 2019
angéite associée à la prise de médicaments ou de drogues l.f.
angeitis associated with use/abuse of medicaments or substances
Survenant lors d'une première exposition au toxique ou après une utilisation chronique, l'accident vasculaire cérébral peut être soit une hémorragie méningée ou cérébrale (notamment avec les amphétamines, la cocaïne), soit un accident ischémique (observé plus volontiers avec des drogues telles que l'héroïne ou le LSD).
La présentation clinique est celle d'un accident vasculaire cérébral de survenue brutale, accompagné de céphalées intenses. L'angiographie objective parfois des sténoses, voire des occlusions des siphons carotidiens, ou des rétrécissements segmentaires des artères intracrâniennes évoquant une artérite.
Les mécanismes pathogéniques évoqués sont : une lésion directe de la paroi artérielle ou une vascularite immuno-allergique (à la drogue elle-même ou aux agents adultérants), un collapsus avec hypotension et hypoxémie, un vasospasme et une hypertension artérielle aigüe (induits par des agents sympathomimétiques), des embolies de matériel étranger, une endocardite avec embolies septiques, ou des anévrismes mycotiques (pour les drogues utilisées par voie intraveineuse).
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, accident vasculaire cérébral, hémorragie méningée, amphétamine, cocaïne, héroïne; LSD 25, anévrisme mycotique
[G4, G5, K4]
Édit. 2019
angéite d'hypersensibilité l.f.
hypersensitivity angiitis
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. vascularite leucocytoclasique
→ vascularite leucocytoclasique
[K4]
Édit. 2019
angéite familiale l.f.
hereditary hemorrhagic telangiectasis
Affection caractérisée par de nombreuses télangiectasies cutanées, muqueuses et rétiniennes, de transmission autosomique dominante.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. télangiectasie héréditaire hémorragique, maladie de Rendu-Osler
[J1, K4, N3, P2, Q2]
Édit. 2019
angéite granulomateuse l.f.
granulomatous angeitis
Groupe d’angéites se caractérisant par l’association à des lésions vasculaires inflammatoires touchant les vaisseaux de petit et de moyen calibres, de granulomes péri- ou juxtavasculaires généralement diffus contenant des macrophages, des cellules géantes et parfois des cellules épithélioïdes.
Les mieux individualisées des angéites granulomateuses primitives sont la granulomatose éosinophilique avec polyangéite (angéite granulomateuse allergique de Churg et Strauss) généralement considérée comme une forme clinique particulière de la périartérite noueuse, et la granulomatose avec polyangéite (maladie de Wegener); toutes deux se caractérisent cliniquement par l’importance des manifestations respiratoires. On inclut aussi dans ce groupe l’angéite granulomateuse primitive du système nerveux central. La granulomatose lymphomatoïde de Liebow, d’abord considérée comme une angéite granulomateuse, ainsi que l’angéite granulomateuse bénigne lymphocytaire semblent devoir être rangées plutôt dans le cadre des syndromes lymphoprolifératifs (lymphomes angiocentriques T).
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, granulomatose éosinophilique avec polyangéite, granulomatose avec polyangéite, granulomatose lymphomatoïde de Liebow, périatérite noueuse, angéite granulomateuse primitive du système nerveux central, angéite granulomateuse bénigne lymphocytaire
[K1, K4, N3]
Édit. 2019
angéite granulomateuse à cellules géantes du système nerveux central l.f.
Syn. angéite isolée du système nerveux central
→ angéite isolée du système nerveux central
[H1, K4]
Édit. 2019
angéite granulomateuse cérébrale l.f.
Syn. angéite isolée du système nerveux central
→ angéite isolée du système nerveux central
[H1, K4]
Édit. 2019
angéite granulomateuse gigantocellulaire l.f.
gigantocell granulomatous angiitis
→ Horton (maladie de), Takayashu (maladie de), angéite d'hypersensibilité
[F3, K4, N3, P2]
Édit. 2019
angéite isolée du système nerveux central l.f.
isolated primary angiitis, angiitis of the nervous central system
Affection rare, d'étiologie inconnue, de l'adulte, atteignant exclusivement les vaisseaux du système nerveux central.
Une panangéite segmentaire atteint les vaisseaux cérébraux et leptoméningés de petit calibre (artérioles et veinules de moins de 50 µm de diamètre), avec nécrose de la paroi et infiltration de lymphocytes, de cellules mononuclées et de cellules géantes. L'origine de cette angéite reste mystérieuse.
Le tableau clinique associe, sur un mode d'installation aigu ou subaigu, des céphalées quasi constantes, une encéphalopathie, des signes focaux déficitaires ou critiques, une hypertension intracrânienne, en rapport avec de multiples infarctus cérébraux et parfois des hémorragies. Cette symptomatologie neurologique est isolée. L'examen du liquide cérébrospinal révèle souvent une pléiocytose et une hyperprotéinorachie. L'angiographie n'est anormale que dans un cas sur deux : rétrécissements segmentaires, parfois associés à des dilatations fusiformes siégeant sur les petits vaisseaux de la convexité. Le diagnostic de certitude est histologique (biopsie leptoméningée).
L'évolution peut se faire vers une rémission prolongée grâce à la corticothérapie associée aux immunodépresseurs (cyclophosphamide).
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. angéite granulomateuse à cellules géantes du système nerveux central, angéite granulomateuse cérébrale, angéite granulomateuse du système nerveux central
→ angéite
[H1, K4]
Édit. 2019
angéite leucocytoclasique l.f.
leucocytoclastic vasculitis
Syn. vascularite leucocytoclasique
→ vascularite leucocytoclasique
[F1, F3, J1, K4]
Édit. 2019
angéite lymphocytaire l.f.
lymphocytic angiitis
Syn. vascularite leucocytoclasique
→ vascularite leucocytoclasique
[F1, F3, J1, K4]
Édit. 2019
angéite médicamenteuse l.f.
medicinal angiitis
Angéite survenant au cours ou au décours d’une thérapeutique médicamenteuse.
Il s’agit d’une angéite d’hypersensibilité qui touche surtout les vaisseaux cutanés de petit calibre et se traduit cliniquement par des manifestations cutanées (urticaire, purpura, éruption cutanéomuqueuse voire érythème noueux) et rarement par des manifestations viscérales. Parmi les très nombreux médicaments parfois responsables d’une angéite médicamenteuse, citons allopurinol, aspirine, anti-inflammatoires non-stéroïdiens, chlorpromazine, cotrimoxazole, furosémide, hydantoïne, pénicilline, quinidine, sels d’or, tétracycline, thiazidiques, certaines chimiothérapies antinéoplasiques et certains sérums et vaccins.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, angéite allergique de Zeek
[D1,G3,G4,G5,K4,N3]
Édit. 2019
angéite non infectieuse l.f.
non infectious angiitis
Inflammation artérielle, souvent nécrotique, généralement diffuse, d’origine encore indéterminée.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite
[K4]
Édit. 2019
artériolite allergique de Ruiter l.f.
allergic vasculitis, Gougerot-Ruiter’s disease
Ensemble lésionnel identique à la maladie décrite par Gougerot en 1932 et dont les aspects histologiques furent précisés par Gougerot et Duperrat en 1946.
H. Gougerot, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1947) ; A. Pompen, médecin interniste néerlandais et M. Ruiter, dermatologue néerlandais (1947)
aspergillose bronchopulmonaire allergique (ABPA) l.f.
allergic bronchopulmonary aspergillosis
Forme d'asthme rare de type allergique sur lequel se développe un Aspergillus fumigatus dans les voies respiratoires basses.
Cette affection se présente comme un asthme accompagné d'épisodes fébriles récidivants. Radiologiquement, il existe des infiltrats pulmonaires labiles, migrateurs. L'examen tomodensitométrique révèle la présence de bronchectasies proximales caractéristiques, sans doute dues aux bouchons muqueux récidivants. L'éosinophilie sanguine est élevée pouvant dépasser 1000 éléments par μl. L'expectoration comporte souvent des moules bronchiques mycéliens. Les IgE totales et spécifiques sont élevées.
Le traitement habituel est la corticothérapie entrainant une phase de rémission, mais des poussées d'exacerbation se répètent de façon imprévisible. L'asthme devient corticodépendant et les lésions pulmonaires permanentes et irréversibles.
L'ABPA est aussi appelée maladie de Hinson-Pepys.
Le même tableau clinique peut être réalisé par d'autres parasites mycosiques tels Rhizopus, Alternaria, etc.
Étym. lat. aspergillum : goupillon
choc allergique l.m.
allergic shock
[N1,G1]
conjonctivite allergique l.f.
allergic conjunctivitis
Réaction de défense de la conjonctive créée par un allergène mis à son contact soit par voie externe, contact direct ou diffusion de proximité (rhinopharyngite, paupières), soit par voie interne (allergie bactérienne, mycosique, etc.).
Elle est en général bilatérale.
Il y en a plusieurs types :
- aiguë type conjonctivite pollinique : larmoiement, photophobie, prurit, chémosis,
- subaiguë ou chronique : la conjonctive palpébrale a un aspect variable : papillaire, pseudofolliculaire, macropapillaire, pavimenteux ou seulement hyperhémié. Elle peut être associée à une kératite ponctuée superficielle ;
- allergique de contact : l'allergène en cause est très variable : cosmétiques, produits chimiques, médicaments, etc
[P2,N1,F3]
cystite allergique l.f.
allergic cystitis
Manifestation allergique de la muqueuse vésicale prenant l'aspect clinique et endoscopique d'une cystite aigüe.
Les tests cutanés ne sont généralement d'aucun secours dans l'identification de l'allergène, et l'origine allergique de cette cystite inflammatoire est plus souvent une hypothèse qu'une certitude. Un très grand nombre de polynucléaires éosinophiles dans l'urine en est parfois la marque évocatrice. Les allergènes digestifs et les gelées spermicides ont été les plus souvent incriminés.
Syn. cystite à éosinophiles
[M3,F3]
encéphalomyélite allergique expérimentale l.f.
allergic encephalomyelitis
Maladie auto-immune démyélinisante du système nerveux central obtenue dans de nombreuses espèces animales par l'injection de préparations de cerveau ou de moelle épinière, en présence d'émulsion dans l'adjuvant complet de Freund.
[H1, F3]
Édit. 2019
érythème « toxi-allergique » du nouveau-né l.m.
toxi-allergic erythema of the neonate
Eruption d'étiologie inconnue qui survient vers le 3ème ou 4ème jour de vie, formée de maculopapules érythémateuses, de pustules de quelques millimètres de diamètre.
Elle est généralisée en respectant les paumes et les plantes. Chaque lésion dure en moyenne 48 heures et des éléments nouveaux peuvent apparaître jusqu'au 15ème jour.
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
[J1,F3,O1]
Édit. 2018
hémolyse immuno-allergique médicamenteuse l.f.
Hémolyse survenant à la suite d’une réaction immuno-allergique vis-à-vis d’un médicament.
L’anticorps n’est pas dirigé contre le globule rouge mais contre le médicament ou un de ses métabolites. Le mécanisme de l’hémolyse est de deux ordres : - fixation du médicament sur la membrane du globule rouge - formation dans le plasma de complexe médicament-antimédicament avec adhésion secondaire au globule rouge. La séquence anamnestique classique est prise du médicament - arrêt - reprise de la thérapeutique avec hémolyse aigüe intravasculaire parfois fatale. De très nombreux médicaments ont été incriminés parmi lesquels les pénicillines, la céfalotine, la rifampicine, la phénacétine, la quinine lors de la fièvre bilieuse hémoglobinurique. Le test de Coombs est positif de type complément mais l’auto-anticorps élué n’a pas de spécificité anti-globule rouge.
[F1,F3]