Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

41 résultats 

bruit de remplissage ventriculaire rapide l.m.

rapid ventricular filling sound

Traduction sonore de la brusque distension des ventricules au moment de leur phase de remplissage rapide protodiastolique et de la mise en tension de l’appareil volontaire mitral ou tricuspidien, connue comme le 3ème bruit du cœur (B3).
Parfois audible à l’auscultation soit chez un sujet sain (3èmebruit physiologique) soit surtout dans certaines cardiopathies (insuffisance mitrale, shunt gauche droit, défaillance cardiaque, péricardite constrictive), il est plus souvent inaudible et ne s’inscrit que sur le phonocardiogramme sous forme d’une oscillation faible et lente apparaissant 12 à 16/100ème de seconde après la fin du deuxième bruit.

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).

B3

Édit. 2017

remplissage vasculaire rapide l.f.

volume loading, intravascular volume replacement

Perfusion d'un débit important, au moins 50 mL par minute, de solutions cristalloïdes, colloïdes ou de produits sanguins (albumine, plasma, concentrés érythrocytaires) pour le traitement d'une hypovolémie consécutive habituellement à une hémorragie aigüe importante (plaie par arme blanche ou à feu, plaie opératoire d'un gros vaisseau, etc.).
Le remplissage vasculaire rapide demande l'emploi de plusieurs voies veineuses ou l'accès à un gros tronc veineux. On utilise un accélérateur de perfusion et si possible un système de réchauffement.

remplissage ventriculaire (bruit de) l.m.

ventricular filling sound

bruit de remplissage ventriculaire

insuffisance cardiaque après remplissage vasculaire l.f.

cardiac failure secondary to fluid challenge

Choc cardiogénique révélé lors d'un remplissage vasculaire trop rapide au cours d'une réanimation et traduisant une insuffisance cardiaque latente.
Les signes sont une hépatomégalie douloureuse avec turgescence jugulaire, l'apparition d'un œdème aigu pulmonaire, d'une défaillance circulatoire ou seulement d'une modification nette des paramètres de surveillance hémodynamique (élévation des pressions veineuse centrale et capillaire bloquée, diminution du débit cardiaque).

Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient

choc cardiogénique, insuffisance cardiaque,  solution de remplissage

remplissage n.m.

filling in

En biologie moléculaire, opération qui consiste à insérer des nucléotides dans une région simple brin d'un ADN pour la rendre entièrement double brin.
Cette opération nécessite l'utilisation d'une ADN polymérase I.

remplissage ventriculaire l.m.

left ventricular filling (early-; late-)

Phase du cycle cardiaque qui s’étend de l’ouverture à la fermeture mitrale, découpée en 3 temps de durée équivalente (remplissage rapide, diastasis, remplissage d’origine auriculaire) et dont le déroulement est sous la dépendance de 4 données principales : la géométrie du ventricule, les propriétés passives du myocarde, la vitesse de relaxation, l’état physique des autres cavités et du péricarde.

solution de remplissage l.f.

(G.B) intra-vascular volume expansion fluid, blood expansion fluid
(U.S.) volume loading fluid
Solution utilisée en réanimation pour reconstituer le volume sanguin en cas d'hypovolémie.
La perfusion de telles solutions évite les risques d'infection et d'incompatibilité apportés par la transfusion sanguine, de plus elles présentent l'avantage d'une excellente conservation.
Les solutions cristalloïdales ont l'inconvénient de quitter rapidement le compartiment intravasculaire. Le tableau ci-dessous rapporte quelques-unes de ces solutions, (la solution de NaCl à 9 p. 1000 est appelée erronément « sérum physiologique»).

hypovolémie

amplification rapide d'extrémités d'ADNc l.f.

rapid amplification of DNA endsRACERACE (RACE)

Technique d’amplification par réaction en chaîne par polymérase permettant l’identification des extrémités d’une molécule d’ADN complémentaire.

Syn. RACE (non recommandé)

ADN complémentaire

[Q1]

Édit. 2019

coxarthrose destructrice rapide l.f.

Variété de coxarthrose au cours de laquelle il existe un pincement de l'interligne coxofémoral supérieur à 5 mm par an.

[I1,I2]

décompression rapide en aéronautique l.f.

aeronautical fast decompression

En altitude, l'ouverture accidentelle sur l'extérieur d'une cabine pressurisée (explosion d'une verrière, ouverture d'une porte de l'aéronef, etc.) entraîne une décompression qui décroit avec le temps : si la pression cabine chute plus rapidement que la pression alvéolaire des passagers, la pression alvéolaire est plus élevée que la pression ambiante, ce qui peut entraîner une entrée d'air dans les veines pulmonaires et causer une embolie gazeuse, massive, parfois mortelle.
La chute de pression est fonction de la surface de l'ouverture sur l'extérieur, de la différence de pression entre la cabine et l'extérieur et fonction inverse du volume de la cabine.

fuite du poumon (coefficient de), décompression explosive, embolie gazeuse

séquence IRM en écho de gradient rapide l.m.

rapid gradient echo, fast gradient echo

En IRM, groupe de séquences permettant d'utiliser des TR extrêmement courts, inférieurs à la valeur du T2 des tissus examinés.
La séquence d'écho de gradient classique permet de réduire le temps d'acquisition aux dépens du TR et de l'angle de bascule q. Mais si le TR est réduit à une valeur inférieure à celle du T2 des tissus, il persiste, lors de l'application de la deuxième impulsion de radiofréquence (et des suivantes), une composante transversale résiduelle de l'aimantation, de sorte que le signal suivant sera sous la dépendance d'une double contribution : bascule du vecteur d'aimantation longitudinale et persistance d'une aimantation transversale résiduelle. Il s'y ajoute un écho de spin dit "stimulé", lié à la répétition de couples d'impulsions de radiofréquence q. Trois types de séquences d'écho de gradient rapides sont alors possibles pour obtenir un signal acceptable :
1) séquence supprimant l'aimantation transversale résiduelle par un gradient déphaseur appelé spoiler (pondération en T1).
2) séquence renforçant l'aimantation transversale résiduelle par un gradient rephaseur, qui fournira un contraste pondéré à la fois en T1 et en T2*.
3) séquence exploitant l'écho de spin stimulé, pondérée en T2, peu utilisée car supplantée par les séquences d'écho de spin rapide

Sigle EGR

[B2, B3]

Édit. 2019

écho de gradient rapide avec contraste renforcé en T2 l.m.

contrast enhanced steady state gradient echo

Seules séquences d'écho de gradient rapide permettant d'obtenir une bonne pondération en T2, par exploitation de l'écho de spin dit "stimulé", provoqué par la répétition de couples d'impulsions de radiofréquence θ.
Ces séquences (PSIF, SSFP, CE FFE T2, FAST etc.) ont été détrônées par les séquences d'écho de spin rapide, qui permettent un bon contraste en T2 avec un meilleur rapport signal/bruit.

écho de gradient rapide

[B2, B3]

Édit. 2019

écho de gradient rapide avec destruction de l'aimantation transversale résiduelle l.m.

spoiled gradient echo

écho de gradient rapide avec spoiler, écho de gradient rapide

[B2, B3]

Édit. 20189

écho de gradient rapide avec gradient rephaseur l.m.

steady state coherent gradient echo

Groupe de séquences d'écho de gradient rapide dans lesquelles, au lieu de détruire l'aimantation transversale résiduelle, on la renforce par l'application en fin de cycle d'un gradient rephaseur appelé rewinder.
Ces séquences portent des noms différents suivant les constructeurs (FISP, GRASS, FFE, FAST etc.). Elles fournissent, à condition que l'angle de bascule soit suffisant (>30°), un signal composé de deux échos superposés : l'un produit par la bascule de l'aimantation longitudinale donc pondéré en T1 ; l'autre produit par l'aimantation transversale et pondéré en T2*. Le contraste de l'image est complexe et la différenciation tissulaire faible. Mais les tissus à T2* très long, donc les liquides (eau, œdème etc.) auront leur signal renforcé par cette séquence, avec laquelle celui-ci apparaîtra hyperintense. Une variante de ces séquences (true FISP) permet de rendre la séquence moins sensible aux artéfacts de mouvements, donc de renforcer le signal des liquides en mouvement ; d'où son utilisation en angiographie par RM.

écho de gradient rapide

[B2, B3]

Édit. 2019

écho de gradient rapide avec spoiler l.m.

spoiled gradient echo MRI sequence

Groupe de séquences d'écho de gradient rapide, comportant un gradient déphaseur appelé spoiler.
Ces séquences portent des noms différents suivant les constructeurs (FLASH, CE FFE T1, T1 FAST, SPGR, RF FAST). Elles fournissent un contraste pondéré en densité de protons φ si l'angle de bascule θ  est très faible; si celui-ci est suffisant, elles permettent d'obtenir un excellent contraste en T1. Leur durée est de quelques secondes.

A. Haase, biophysicien allemand (1986) ; R. Ernst, chimiste suisse, prix Nobel de chimie en 1991 (1966)

Syn. écho de gradient rapide avec destruction de l'aimantation transversale résiduelle.

Ernst (angle de), écho de gradient rapide

[B2, B3]

Édit. 2019

écho de spin rapide l.m.

rapid spin echo

Séquence d'écho de spin dans laquelle chaque impulsion de 90°est suivie d'une série d'impulsions de 180° générant un train d'échos ; chacun de ceux-ci bénéficie d'un codage de phase spécifique qui aboutit à une ligne du plan de Fourier.
Une image peut être obtenue avec une seule impulsion de 90° (single shot) suivie de 128 impulsions de 180°, générant un train de 128 échos successifs sur la courbe de décroissance en T2, le plan de Fourier étant ainsi rempli en un seul "passage" : c'est la séquence RARE, initialement mise au point par J. Henning, qui permet d'obtenir très rapidement une image pondérée en T2. Cette séquence peut être combinée avec la technique d'imagerie en demiplan de Fourier, qui permet de réduire encore le temps d'acquisition. C'est la séquence HASTE ou SSFSE, qui trouve son application en myélographie, urographie ou cholangiographie par IRM. Plus souvent, l'image est obtenue en segmentant le plan de Fourier en paquets de lignes (acquisition segmentée) ce qui permet d’avoir des images pondérées en T2 de meilleure qualité : c'est la séquence Fast Spin Echo (FSE) ou Turbo Spin Echo (TSE). Si, par ex. après chaque impulsion de 90°, on exploite 8 échos, 8 lignes du plan de Fourier sont acquises lors de chaque impulsion de 90° et les 128 lignes du plan sont acquises en 16 passages. La coupe est réalisée 8 fois plus vite qu'en écho de spin classique. L'espace interécho (qui correspond à l'acquisition d'une ligne) est d'environ 10 ms.

Sigle ESR, angl. RSE

écho de spin

[B2, B3]

Édit. 2019

épaule destructrice rapide l.f.

Arthropathie de l’épaule, aboutissant en quelques mois à ne destruction importante de la tête humérale associée à un pincement de l’interligne glémo-huméraL
Le rôle des cristaux d'hydroxyapatite dans cette affection est extrêmement probable.

M. Lequesne, médecin rhumatologue français (1982)

hydroxyapatite

[I1]

Édit. 2020

imagerie rapide l.f.

fast imaging

En IRM, techniques permettant de réduire de façon importante le temps d'acquisition.
Les plus utilisées sont l'imagerie en demiplan de Fourier, les séquences d'écho de gradient et d'écho de gradient rapide (surtout employées pour réaliser des images pondérées en T1) et les séquences d'écho de spin rapide (pour réaliser rapidement des séquences pondérées en T2). Il faut y ajouter les séquences d'imagerie instantanée (écho de gradient ultrarapide, écho planar), qui permettent d'obtenir une image en moins d'une seconde. L'imagerie rapide, d'un meilleur confort pour le malade, a permis la mise au point de techniques telles que myélographie, urographie, cholécystographie et angiographie par IRM.

J. Fourier, mathématicien et physicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)

Étym. lat. imago : image, représentation

manœuvre de secouement rapide de la tête l.f.

head shaking test

Manœuvre de secouement rapide de la tête, dans les plans horizontal et vertical, ayant pour but d’explorer la symétrie des circuits vestibulo-oculaires.
Pour l’exploration dans le plan horizontal, le praticien fait effectuer à la tête du patient des mouvements rapides de rotation de droite à gauche durant 10 allers et retours environ. Les mouvements oculaires sont observés à l'arrêt de la tête en position médiane. Tout nystagmus déclenché dans de telles conditions est pathologique car il indique une asymétrie sur les circuits vestibulo-oculaires. Il bat vers le côté le plus puissant.
Pour l’exploration dans le plan horizontal, le mouvement de la tête est effectué de haut en bas mais le nystagmus observé n'a pas de valeur sémiologique univoque. En effet, un nystagmus vertical peut être observé chez des sujets indemnes de toute pathologie des récepteurs ou des voies vestibulaires.
La réalisation de ce test est améliorée par la vidéonystagmographie :

vestibulaire (examen)

[P1]

prise rapide (raccord de) l.m.

quick connector

raccord de prise rapide

raccord de prise rapide l.m.

quick connector

Couple de raccords non filetés, spécifiques à un gaz anesthésique et qui peuvent être facilement enclenchés par simple action d'une ou de deux mains sans utilisation d'un outil.
Il se compose en général d'un about (ou fiche) et d'une tête de prise avec un clapet (embout). La prise, murale ou portée sur l'appareil d'anesthésie, constitue la partie femelle, la fiche monté sur le tube flexible constitue la partie mâle.
 En France, un système de crans de sécurité, normalisé par l'arrêté interministériel du 2 janvier 1958 (Identification des prises et raccords rapides des gaz anesthésiques - norme AFNOR), assure la sécurité de la distribution des gaz anesthésiques en rendant impossible toute interversion des branchements.

Étym. fr. déverbal de raccorder, initialement remettre les cœurs (ensemble), réconcilier, par extension ajuster deux choses ensemble.

about, embout, AFNOR

[B3, G1]

Édit. 2018

test de diagnostic rapide des angines streptococciques l.m.

Test permettant de détecter la responsabilité d'un streptocoque β-hémolytique du groupe A à l’origine d’une angine.
Le test utilise une bandelette réactive, porteuse d’anticorps antistreptococcique, plongée dans une solution dans laquelle a été dilué un prélèvement par écouvillonnage amygdalien. Ce test mis à la disposition des médecins et des pharmaciens a pour objectif d’éviter un traitement antibiotique contre les angines d’autres origines. Sensibilité = 90 %, spécificité = 95 %.

transformation de Fourier rapide l.f.

Fourier acquired steady state

Algorythmes utilisés pour effectuer rapidement les transformations de Fourier.

J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l’Académie de médecine (1768-1830)

Sigle angl. FAST

Fourier (transformation de), filtres de traitement d'image, troncature (artéfact de).

[B2,B3]

Édit. 2018

test rapide d’orientation diagnostique l.m. (TROD)

rapid diagnosis orientation test

Technique comportant un prélèvement local (pharynx, nasopharynx) suivi d’un examen de laboratoire donnant des conclusions rapides afin de connaître le diagnostic et de décider du traitement.
L’exemple, habituellement cité, est celui de l’angine : sa nature bactérienne indique un traitement antibiotque lequel est inutile devant une infection virale. Récemment, un TROD a été proposé pour le diagnostic d’une infection par le COVID 19, consistant en la détection d’IgM et d’IgG dans le plasma spécifiques du virus.

[D1]

Édit. 2020

bruit n.m.

noise

1) En biophysique, son produit par la superposition de plusieurs vibrations acoustiques non harmoniques.
Le bruit est un son indésirable.
Par comparaison avec la composition de la lumière blanche,on appelle bruit blanc un bruit comprenant toutes les fréquences audibles. L’absence de tout bruit est le silence mais il n’y a jamais un silence absolu sans transmission d’aucune fréquence audible : il subsiste toujours un bruit de fond constitué d’ un ensemble de vibrations distribuées au hasard sur toutes les fréquences. Ce bruit de fond peut être d’origine extérieure (notamment dans une transmission téléphonique du fait de l’agitation des électrons) ou endogène au niveau de l’oreille interne. Quand le bruit endogène se fait par bouffées suffisamment intenses on parle d’acouphènes.
Il faut distinguer les bruits des sons purs (une seule fréquence vibratoire) et les sons musicaux plus ou moins riches en harmoniques.
Comme toutes les vibrations sonores, les bruits transportent une certaine énergie qui, si elle est trop forte (>150 décibels), provoque des lésions de l’oreille interne. Les sons , notamment les bruits, sont douloureux lorsque leur intensité atteint 120 décibels.
Les vibrations sonores se propagent facilement dans les milieux liquides et les tissus mous de l’organisme mais si elles abordent un milieu solide elles libèrent une partie de leur énergie. Ce phénomène est utilisé en lithotripsie extracorporelle : rafales sonores très brèves et très intenses appliquées pendant moins d’une minute sur la peau de la région lombaire et focalisées sur des calculs rénaux ou urétéraux ; arrivant au contact des calculs elles produisent des chocs sonores intenses qui provoquent l’implosion in situ des calculs sans intervention chirurgicale.
2) Dans la transmission des messages en général : élément perturbateur, transmis par le même canal et selon les mêmes modalités qu'un message mais ne lui appartenant pas.
On peut définir le bruit comme un signal formé de la somme d'un ensemble de fréquences aléatoires. Ce bruit ou "bruit de fond" est un phénomène général dans toute transmission de message et entraîne une certaine dégradation de l'information, soit en masquant le signal utile sous des variations dénuées de signification, soit en se substituant au message et en remplaçant l'information vraie par une information déformée, encore intelligible mais dans un sens parfois différent du message initial. Son élimination ou sa neutralisation aussi poussée que possible constitueront le but principal des techniques dites de "traitement du signal". On peut enfin déterminer la qualité de l'information véhiculée grâce à la mesure du rapport signal/bruit. Cette dernière notion est p. ex. essentielle dans l'obtention des potentiels évoqués visuels.
3) Concernant la transmission d’une image (swarming) anomalie d’une image dynamique qui, en chaque point, présente une variation aléatoire rapide de sa luminance.
Il peut être causé par un défaut électronique de l’imageur. Il peut aussi apparaître dans l’utilisation d’amplificateur de luminance à très faible débit d’exposition, dû à la fluctuation quantique de la densité des photons X.
Faible en radiologie traditionnelle, en raison de l’importance des flux de photons X utilisés, il est plus important en tomodensitométrie et surtout en scintigraphie où les flux de photons sont limités par des considérations radiobiologiques ; en IRM il est moyen, indépendant du signal en cause, et d’origine technique.
4) En psychiatrie : au sens figuré, tout ce qui altère ou perturbe la transmission d'un message.
Plus particulièrement dans la perspective de la pathologie de la communication, plusieurs catégories de bruits sont distinguées :
- technique, par intrusion d'un élément exogène qui brouille un énoncé ;
- sémantique, par recouvrement seulement partiel des codes ou grilles de référence du soignant et du patient (surtout si ce dernier est délirant). De toute façon, un principe d'économie des informations anxiogènes, comportant donc des aménagements défensifs, intervient de part et d'autre ;
- pragmatique, du fait des inéluctables transactions entre vouloir dire, seul généralement explicite, et vouloir faire. Si l'écart est excessif entre implicite et explicite, il s'agira de l'aspect pathogène majeur de la communication. Avec sa double contrainte, l'injonction paradoxale chez le schizophrène a été décrite comme une de ses formes ;
- contextuel, lié aux contraintes imposées à la dyade communicante par un contexte systémique homéostatique, en particulier familial et groupal. Ainsi, le "patient désigné" est-il le symptôme révélateur identifié du malaise du système familial, incitant à traiter ce dernier plutôt que le seul sujet.

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).

acouphènes, bel, lithotripsie extracorporelle, harmonique

Édit. 2017

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