réponse au choc thermique l.f. .
heat shock response
Expression préférentielle de certains gènes à la suite d'un choc thermique ou d'une autre agression : irradiation par ultraviolets, infection virale, éthanol, etc. Ces gènes sont appelés : gènes du choc thermique.
La séquence de ces gènes est hautement conservée dans l'échelle phylogénique des bactéries à l'ensemble des Eucaryotes. Certaines protéines du choc thermique sont induites lors de la réponse SOS.
[G1,Q1]
choc thermique l.m.
heat shock
Agression d’un organisme ou d’une cellule par une élévation de température au-dessus du seuil qui dépend de l’espèce.
→ protéine du choc thermique, réponse au choc thermique, gène du choc thermique
[B1,G1]
gène du choc thermique l.m.
heat shock gene
protéine du choc thermique l.f.
heat shock protein (HSP)
Protéine relativement résistante à la chaleur dont la synthèse est déclenchée dans une cellule vivante par une élévation de la température au-dessus d'un seuil qui dépend de l'espèce, 30°C pour la Drosophile, 39 ou 40° pour l'Homme.
La transcription des gènes hs correspondant à ces protéines HSP est activée par des facteurs physiques ou chimiques sous la dépendance de chocs thermiques ou d'autres stress.
Les HSP jouent un rôle de molécules chaperonnes pour la mise en forme spatiale des protéines naissantes. La principale HSP a une masse moléculaire de 70 kDa (HSP70) ; elle fait partie des complexes majeurs d'histocompatibilité ; elle joue un rôle dans le démantèlement des vésicules mantelées avant leur transformation en endosomes. La HSP90 de masse moléculaire 90 kDa a été identifiée comme un inhibiteur naturel du récepteur nucléaire des hormones stéroïdes ; elle se fixe spécifiquement sur un domaine du récepteur qui devrait se lier à la séquence correspondante de l'ADN, et elle en est détachée par l'hormone lorsque celle-ci doit déclencher la transcription du gène. D'autres protéines analogues aux HSP sont dépendantes de divers stress et appelées protéines du stress, par ex. la HSP 32 kDa.
Sigle : HSP
→ protéine du choc thermique, protéine du coup de chaleur
décalage thermique l.m.
basal body thermal shift
Augmentation de la température basale du corps de la femme en période d'activité génitale, en général au-dessus de 37° C, au cours de la phase lutéale du cycle menstruel, en rapport avec une sécrétion progestéronique du corps jaune, qui fait suite à l'ovulation.
L'aspect biphasique de la courbe ménothermique, dont le plateau postovulatoire dure 12 à 14 jours, permet de diagnostiquer les cycles ovulatoires et de repérer les troubles de l'ovulation : courbe plate en cas d'anovulation, décalage thermique trop court ou ascension thermique lente et incomplète en cas d'insuffisance lutéale. Le décalage thermique est utilisé comme repère de l'ovulation en contraception « naturelle ».
échangeur thermique l.m.
heat exchanger
Dispositif médical permettant des échanges thermiques à travers une paroi conductrice.
En médecine, c’est un élément indispensable d’un circuit de circulation extracorporelle, pour contrôler et faire varier à la demande la température du sang circulant du sujet perfusé.
Les variations de température souhaitées sont obtenues en faisant circuler le sang au contact d’une paroi conductrice qui le sépare d’un liquide qu’on peut refroidir et réchauffer. La surface de la paroi d’échange doit être suffisante pour permettre un abaissement rapide de la température contrôlée au–dessous de 15°, et un retour également rapide aux environs de 37°.
[G1, G5, K3, M1]
Édit. 2019
encéphalopathie par troubles de la régulation thermique l.f.
thermic regulation disorders encephalopathy
Souffrance cérébrale pouvant atteindre le coma, liée à des variations extrêmes de la température corporelle.
Surtout chez des personnes âgées, une exposition au grand froid, une intoxication alcoolique ou médicamenteuse (barbituriques, neuroleptiques), peuvent être en cause. Mais un état apparent de mort cérébrale lié à l'hypothermie reste réversible après réchauffement.
Un "coup de chaleur" peut évoluer vers un coma, voire la mort, ou des séquelles, en l'absence de réanimation avec refroidissement et réhydratation. On différencie le coup de chaleur par température ambiante très élevée, survenant chez des personnes dont la thermorégulation est fragile (sujets sous neuroleptiques, âgés, etc.), de l'hyperthermie maligne par effort excessif.
→ hypothermie profonde, coup de chaleur exogène, hyperthermie maligne d'effort
[C2, H1]
Édit. 2019
épreuve thermique l.f.
thermal test
Test d’exploration du système vestibulaire qui consiste à introduire de l'eau dans le conduit auditif externe à une température de 7° supérieure à celle du corps (44°C) ou de 7° en-dessous (30°C).
Cette stimulation thermique se transmet à l'endolymphe, en provoquant un courant de convectionqui induit un nystagmus. L’analyse du nombre et de la direction de ce dernier permet d’étudier le fonctionnement des canaux semi-circulaires et de déterminer la cause des vertiges.
→ épreuve vestibulaire calorique
[B3, H1, P1]
Édit. 2020
kératoplastie thermique au laser l.f.
laser thermal keratoplasty (LTK)
Technique de chirurgie réfractive se proposant de modifier la courbure de la surface antérieure de la cornée par échauffement du stroma cornéen.
Syn. thermokératoplastie au laser
Sigle : LTK
plateau thermique l.m.
basal body temperature shift
Période d'une durée de douze jours succédant à une ovulation normale au cours de laquelle la température basale s’élève de quelques dixièmes de degré par rapport à la phase folliculaire, ce qui témoigne d'un corps jaune de bonne qualité.
rayonnement thermique l.m
black body radiation
Rayonnement électromagnétique émis par la matière dont l'origine est l'agitation thermique des particules constitutives.
Dans un "corps noir" un équilibre s'établit entre l'émission et l'absorption des rayonnements de différentes longueurs d'onde. Il en résulte une distribution spectrale caractéristique qui dépend seulement de la température T, avec un maximum proportionnel à la température absolue T (°K), la puissance rayonnée totale étant proportionnelle à T.
risque thermique en anesthésie l.m.
thermal hazard
En anesthésie générale par inhalation, risque d'accident d'hyperthermie qui a été supprimé par la normalisation de l'appareillage.
Il était dû à une élévation anormale de température en un point du circuit respiratoire, ce qui entraînait la toxicité des vapeurs anesthésiques et avait pu causer des explosions du mélange anesthésique.
→ explosion, risque anesthésique
établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires l.m.
establisment of preparation and response to health emergencies
Remplacé depuis le 1er mai 2016 par l’Agence nationale de santé publique, ses missions antérieures sont décrites ci-dessous.
Chargé de la gestion des moyens de lutte, cet établissement se tient en réserve, contre les menaces sanitaires graves ou majeures, telle une pandémie grippale, tant du point de vue humain - réserve sanitaire - que du point de vue matériel - produits et services.
La réserve sanitaire met en œuvre, suivant l’importance des évènements, une réserve d’intervention et une réserve de confort. La réserve d’intervention est composée de professionnels de santé. La réserve de confort fait appel à des professionnels de santé retraités, des étudiants en médecine ou paramédicaux et à d’autres professionnels répondant à des critères définis par arrêté ministériel. Tous les membres de ces réserves doivent souscrire un engagement d’une durée de trois ans.
Cet établissement doit également constituer et gérer une réserve de produits et de services comprenant tous les articles, appareils, médicaments, vaccins, biens et objets destinés à lutter contre les risques sanitaires encourus. Il doit tenir prêts tous les plans opérationnels nécessaires pour que l’État puisse se servir de l’ensemble de ces produits.
Institué par la loi du 5 mars 2007 relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur, l’établissement est placé sous la tutelle des ministères de la Santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Son budget est financé, par moitié, par l’État et les caisses d’assurance maladie. Son conseil d’administration a, de même, une composition paritaire : sur ses 24 membres, 12 représentent l’État et les 12 autres, les régimes d’assurance maladie.
Sigle EPRUS
→ Agence nationale de santé publique
[E1]
Édit. 2018
gène de la réponse immunitaire l.m.
immune response gene
Pour un déterminant antigénique donné, gène unique dominant qui contrôle une des réponses immunitaires des lymphocytes T mais ne code pas pour un anticorps.
Certains de ces gènes Ir codent pour des antigènes HLA de classe II.
Syn. gène Ir
→ complexe majeur d'histocompatibilité
immunodéficience, déficience lymphocytaire et leucocytaire et réponse à l'antagoniste de l'histamine l.f.
immunodeficiency with defective leukocyte and lymphocyte function and with response to histamine antagonist
État atopique avec infections cutanées et cornéennes récidivantes (dont l'herpès cornéen).
Immunodéficience familiale avec ulcères cornéens récidivants et herpès ayant nécessité la greffe de cornée. Plusieurs autres cas identiques ont été publiés avec production anormale d'IgE. L’affection est autosomique dominante (MIM 146840).
L. K. Jung, pédiatre américain (1983)
Étym. lat. immunis : exempt de
mydriatique (réponse au) l.f.
mydriatic response to pharmacologic agents
Probable hyper et hyposensibilité génétique aux drogues mydriatiques.
La dilatation exagérée aux collyres à base d'adrénaline est décrite sous le nom de syndrome de Loewi et serait en faveur d'une thyréotoxicose. L'hypersensibilité à l'atropine des trisomiques 21 est classique et contre indique l'utilisation de ce collyre. L’affection est autosomique dominante (MIM 159410).
O. Loewi, pharmacologiste américain (1926), prix Nobel de médecine en 1936
→ adrénaline, trisomie 21, syndrome de Loewi, thyréotoxicose
[P2, Q3]
Édit. 2018
réponse à côté l.f.
approximate answer
réponse adaptative l.f.
adaptive response
Chez certaines Bactéries, système de réparation de l'ADN dans lequel l'exposition des cellules à une faible concentration de mutagène alcoylant augmente leur résistance à une dose toxique de ce mutagène.
L'apparition de la résistance dépend de l'induction d'un système enzymatique de réparation des bases méthylées par le mutagène.
réponse cardio inhibitrice l.f.
réduction de la fréquence cardiaque au-dessous de 40 battements par minute et chute de la pression artérielle après un test d’inclinaison effectué chez un patient présentant des syncopes vagales.
réponse F l.f.
réponse immunitaire l.f.
immune response
Ensemble d'événements se produisant chez l'Homme et les vertébrés à la suite d'un contact immunologique avec une protéine étrangère.
La réponse immunitaire peut se traduire par la production d'anticorps spécifiques, une réaction d'hypersensibilité, etc. Elle peut être à médiation humorale ou cellulaire.
→ déterminant antigénique, hypothèse informatrice, antigène, anticorps
réponse immunitaire à médiation cellulaire l.f.
cell mediated immune response
Réponse immunitaire des lymphocytes T n'impliquant pas la sécrétion d'un anticorps.
On distingue :
- les lymphocytes T cytotoxiques qui neutralisent directement l'élément étranger,
- les lymphocytes T facilitants qui activent des macrophages,
- les lymphocytes T suppressifs qui inhibent la réponse d'autres lymphocytes T ou B.
→ réponse immunitaire à médiation humorale
réponse immunitaire à médiation humorale l.f.
humor mediated immune response
Réponse immunitaire des lymphocytes B impliquant la sécrétion d'anticorps.
On distingue la réaction primaire, consistant en la fixation de l'antigène et de l'anticorps, et les réactions secondaires dont la précipitation, l'agglutination cellulaire, la fixation du complément, la phagocytose par les macrophages, la lyse par les cellules tueuses, etc. Ces réactions sont directement à l'origine de la destruction ou de la mise à l'écart de l'antigène concerné.
réponse primaire l.f.
primary response
Réponse immunitaire (cellulaire et/ou humorale) qui suit la première exposition de l'organisme à un antigène.
Les anticorps produits sont le plus souvent de classe IgM
réponse secondaire l.f.
secondary response
Réponse immunitaire d’un organisme qui a préalablement été exposé au même antigène ou à un antigène présentant des épitopes communs.
La réponse anticorps de type secondaire est caractérisée par rapport à la réponse primaire par son installation rapide, une montée plus rapide des titres d’anticorps, une décroissance plus lente. Les anticorps produits au cours de la réponse secondaire sont de classe IgG, IgA ou IgE (commutation de classe). La réponse secondaire est enfin caractérisée par une augmentation de l’affinité et de l’avidité des anticorps produits.