collapsus n.m.
collapse
Terme général donnant l'idée de chute, d'affaissement.
On parle ainsi de collapsus pulmonaire par un pneumothorax, de collapsus circulatoire (chute de la pression artérielle) ou de collapsus veineux (affaissement des veines).
Étym. lat. collapsus, écroulement, affaissement
[G2]
collapsus alaire l.m.
alar collapse
Fragilité acquise ou congénitale des cartilages alaires, responsable d’une dépression avec fermeture narinaire lors des mouvements inspiratoires.
[P1]
collapsus cardiovasculaire l.m.
cardiac shock
État de défaillance cardiocirculatoire soudaine et profonde avec état de choc, qui exige d’urgence une intervention médicale précise et énergique : le collapsus cardiovasculaire se marque cliniquement par une pâleur avec prostration, des sueurs, une polypnée superficielle, un refroidissement des téguments, une tachycardie et, fait essentiel, un effondrement de la tension artérielle.
Il y a plusieurs causes possibles :
- certaines affections cardiaques aigües (infarctus myocardique, dissection ou rupture aortique, trouble rythmique paroxystique),
- une embolie pulmonaire massive,
- un choc traumatique, opératoire, obstétrical
- une infection toxique sévère,
- une réaction allergique grave,
- une insuffisance surrénale aigüe, etc.
[G2,K2]
collapsus circulatoire l.m.
vascular collapse
Inadaptation entre le contenant et le contenu vasculaire, entraînant une baisse importante et éventuellement réversible de la pression artérielle au-dessous des 2/3 de sa valeur normale.
La baisse de la pression artérielle entraîne une mauvaise irrigation des tissus, d'où ischémie de tous les organes, notamment des reins et du cerveau, et donc une hypoxie-hypercapnie tissulaire qui évolue vers l'état de choc avec le temps. De même, le retour veineux est réduit vers le cœur, ce qui peut entraîner son arrêt par désamorçage.
Les causes du syndrome sont soit :
- hémodynamiques (hémorragie, perte de plasma par diarrhée profuse ou brulure) ;
- toxique par vasodilatation des vaisseaux sous l'influence de vasoplégiques, neuroleptiques ou anesthésiques généraux, surtout en cas de septicémie, qui suppriment les mécanismes de compensations mis en jeu par le système végétatif,
- traumatique lésant le système sympathique (surtout fractures cervicales au niveau de C7).
→ choc, choc (classification des états de), choc spinal, respiration
[G,K2]
collapsus de reventilation en réanimation l.m.
hypocapnia collapse
Collapsus cardiovasculaire par hypocapnie et alcalose respiratoire qui apparaît au cours de la réanimation si l'on hyperventile d'emblée le patient, surtout un hypercapnique chronique ayant une réserve alcaline élevée.
L'accroissement de la pression alvéolaire moyenne par l'insufflation, qui augmente les résistances des capillaires pulmonaires, et l'expansion volumique ou l'emploi de vasoconstricteurs sont des facteurs favorisants.
[G1]
collapsus hémorragique l.m.
[G2,F2]
collapsus pulmonaire l.m.
pulmonary collapse
Diminution de volume d'un territoire pulmonaire (segment, lobe, plus rarement poumon entier), le plus souvent secondaire à une obstruction bronchique.
Tantôt le territoire demeure aéré et la réduction de son volume se marque par un déplacement des scissures ; ce stade est le plus souvent transitoire. Tantôt on observe d'emblée l'affaissement des alvéoles, accompagné d'une augmentation de la densité du parenchyme collabé (atélectasie).
[K1]
collapsus (rein de) l.m.
[M1]
collapsus vitréen l.m.
vitreous collapse
Aspect tardif d'un décollement postérieur du vitré, après déshydratation du gel vitréen.
Le cortex vitréen postérieur est, à ce stade, visible à la lampe à fente derrière la face postérieure du cristallin. L'examen biomicroscopique du vitré met facilement en évidence l'anneau prépapillaire, flottant en avant de la rétine, correspondant à l'ancienne attache vitréopapillaire.
→ décollement postérieur du vitré, anneau prépapillaire
[P2]
accident vasculaire cérébral l.m.
stroke
Manifestation neurologique aigüe en rapport avec un processus ischémique ou hémorragique dans le territoire d’une artère à destinée cérébrale.
Les causes habituelles sont une thrombose, une embolie ou un hématome intra-parenchymateux.
Bien qu’il puisse être régressif (accident ischémique transitoire) sa gravité habituelle et son caractère le plus souvent irréversible conduisent à insister sur l’importance de sa prévention. La prise en charge très précoce de l’accident vasculaire ischémique, avec la possibilité de fibrinolyse en urgence, en améliore le pronostic de façon significative.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
Sigle AVC
→ hémorragie cérébrale, infarctus cérébral, accident ischémique cérébral, accident ischémique (cérébral) transitoire, accident vasculaire cérébral hémorragique
[H1,K4]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral et cancer l.m.
malignancy and stroke
Accidents ischémiques et hémorragiques qui compliquent 15% des cancers dans les séries autopsiques et qui peuvent concerner toutes les néoplasies.
Cinq mécanismes sont individualisés : les troubles de la coagulation induits par la néoplasie (coagulopathie intravasculaire disséminée) ; l'endocardite thrombotique non bactérienne ; les lésions induites directement par la néoplasie (embolies tumorales, anévrismes oncotiques, compression ou envahissement des vaisseaux cérébraux par les tumeurs cérébrales primitives ou secondaires, lymphome angiotrope) ; les lésions secondaires à des complications infectieuses (aspergillose, candidose, muco-mycose) ; les lésions iatrogènes (artériopathie radique, ischémies artérielles ou veineuses des chimiothérapies, hémorragies secondaires à des coagulopathies).
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident vasculaire cérébral
[F2,H1]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral et chirurgie cardiaque l.f.
cardiac surgery and stroke
→ chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral, accident vasculaire cérébral
[K3,H1]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral et dépression consécutive l.m.
depression after cerebral stroke
Trouble rencontré chez au moins un quart des patients atteints d'un accident vasculaire cérébral (AVC), souvent méconnu, sinon sous-estimé.
Il s'agit surtout de tristesse, voire de désespoir et d'anxiété, avec insomnie et anorexie. Mais ces signes peuvent être masqués par des plaintes somatiques, des difficultés cognitives, une labilité émotionnelle, ainsi que des obstacles à la communication liés à un déficit neurologique, en particulier aphasique.
S'il peut exister une symptomatologie pseudo-démentielle cédant à l'épreuve thérapeutique, des symptômes thymiques peuvent, a contrario, annoncer ou masquer l'évolution d'une démence vasculaire.
Le patient souffre notamment du bouleversement de l'image de soi, de ses handicaps et de sa dépendance, des retentissements sur les siens et il craint une récidive plus grave. En fait, l'étiologie est multifactorielle, à la fois organique, psycho-affective et sociale.
Un risque accru de nouveaux AVC et de décès serait associé à la dépression.
Information, conseils et relation de soutien sont probablement suffisants dans la majorité de ces patients. Mais dans les formes majeures, une chimiothérapie antidépressive est indiquée et doit être particulièrement surveillée. Malgré l'absence d'études randomisées à grande échelle, il apparaît que les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, etc.), dépourvus d'effets cardiotoniques, anticholinergiques et antihistaminiques, ont une action favorable et sont bien tolérés par ces malades.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident vasculaire cérébral
[H1,H3,K4]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral hémorragique l.m.
ictus sanguinis, intracerebral hemorrhage
Forme qui représente 20% des accidents vasculaires cérébraux artériels.
La rupture d'une artère intra-parenchymateuse provoque un hématome intracérébral, collection hématique sous tension constituée dans la substance cérébrale. Elle est le plus souvent secondaire à une hypertension artérielle. En cas d'effraction ventriculaire, on parle d'hémorragie ventriculaire associée, ou d'inondation ventriculaire si celle-ci est abondante. S'il existe une effraction de sang dans l'espace sous-arachnoïdien (ou leptoméningé), l'hémorragie est cérébroméningée
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident vasculaire cérébral, anévrysme artériel intracrânien
[H1,K4]
Édit. 2016
acrosyndrome vasculaire l.m.
vascular acroSyndrome
Manifestation microvasculaire localisée aux territoires cutanés des extrémités, à l’origine de laquelle les troubles vasomoteurs jouent un rôle prédominant.
Ses manifestations consistent en anomalies de couleur, de température, de sensibilité et de trophicité des extrémités. Sa nosologie est complexe. Il peut être fonctionnel (dystonique), soit permanent soit paroxystique (syndrome de Raynaud, érythromélalgie). Il peut être lésionnel (dystrophique), engelure, acrodynie, acropathie, œdème angionécrotique, etc.
Étym. gr. akros : extrémité ; sundromê : concours, rencontre
[K4, J1]
Édit. 2020
algie vasculaire l.f.
vascular pain
Douleur liée à une maladie circulatoire.
Par ex. l'ischémie aigüe d'un membre, l'algie de décubitus d'une artériopathie, la gangrène ischémique.
Étym. gr. algos : douleur
[K4]
Édit. 2020
algie vasculaire de la face l.f.
cluster headache
Affection caractérisée par des crises douloureuses, intenses, pulsatiles, répétées, généralement unilatérales, intéressant l’œil (souvent rétro-orbitaires), le maxillaire et la partie latérale du nez accompagnées de signes vasomoteurs et sécrétoires homolatéraux.
S’y associent fréquemment un larmoiement, une rhinorrhée, une rougeur cutanée homolatérale et une injection conjonctivale. Touchant trois fois plus l’homme que la femme, autour de 30 ans, les douleurs en salves, d’une durée de quelques minutes à plusieurs heures, surviennent chaque jour parfois plusieurs fois par jour, souvent à heure fixe et la nuit pendant des périodes de plusieurs semaines, séparées d’intervalles libres durant des mois ou même des années. Une forme chronique d'emblée ou secondairement, avec répétition quotidienne des accès pendant des années, est plus rarement observée.
Selon le siège de la douleur et les signes associés, il a été décrit les syndromes de Charlin, de Sluder ou du ganglion sphénopalatin, l’érythromélalgie de la face, la névralgie du nerf du canal ptérygoïdien ou des nerfs grand pétreux ou pétreux profond.
Les traitements les plus efficaces sont l'oxygénothérapie lors des crises et le sumatriptan injectable.
Étym. gr. algos : douleur
Syn. érythroprosopalgie, névralgie migraineuse, syndrome de Charlin, syndrome de Sluder
→ sympathalgie, syndrome du ganglion sphénopalatin, érythromélalgie de la face, névralgie du nerf vidien,Vail (syndrome de), sumatriptan
[H1, K4, P1, P2]
Édit. 2020
anastomose vasculaire interplacentaire l.f.
placental vascular anastomosis
Communication à plein calibre entre les vaisseaux des placentas de deux jumeaux.
Le placenta forme une masse embryologiquement unique pour les jumeaux homozygotes, alors que pour les jumeaux hétérozygotes les deux placentas fusionnent. Il se crée des anastomoses entre les deux circulations placentaires, et une transfusion de l'un à l'autre jumeau, létale pour le jumeau transfuseur. Pour interrompre cette transfusion, on pratique sous fœtoscopie une embolisation ou une destruction au laser des anastomoses placentaires. Si un jumeau meurt, on protège le jumeau vivant en ligaturant le cordon du jumeau mort.
Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche
[G3]
Édit. 2017
anneau vasculaire scléral l.m.
→ cercle vasculaire du nerf optique
[A1,P2]
Édit. 2017
arcade vasculaire sous-tubaire l.f.
tubal vessels anastomosis
Anastomose vasculaire dans le mésosalpinx, sous la trompe de Fallope, entre l'artère tubaire externe, branche de l'artère ovarienne, et l'artère tubaire interne, branche de l'artère utérine.
Syn. arcade artérielle infratubaire
arc vasculaire de Treitz l.m.
Arcade mixte, artérielle et veineuse, formée dans le mésocôlon gauche par l’artère colique gauche supérieure et la veine mésentérique inférieure.
La partie inférieure de l’arc est représentée par l’artère, la partie supérieure par la veine ; les deux vaisseaux sont accolés au niveau de la partie moyenne de l’arc.
V.Treitz, anatomo-pathologiste tchèque (1819-1872)
boucle vasculaire prépapillaire l.f.
prepapillary vascular loops
Boucle vasculaire tortueuse, plus ou moins importante, faisant saillie dans le vitré en prépapillaire, unilatérale isolée et congénitale, attachée au tronc de l'artère centrale de la rétine au niveau du centre de la papille.
Habituellement en peloton et de même calibre que l'artère, s'abouchant à une artère et plus exceptionnellement à une veine. Elle est asymptomatique dans la grande majorité même si quelques occlusions localisées et hémorragies du vitré ont été décrites. L’affection est autosomique récessive (MIM 264060).
R. Liebreich, ophtalmologiste allemand (1871)
Syn. boucle vasculaire prérétiniennne, boucle artérielle rétinienne congénitale
[P2]
Édit. 2017
cancer et accident vasculaire cérébral l.m.
malignancy and stroke
→ accident vasculaire cérébral et cancer
[F2,H1]
capsule latérale de la tunique vasculaire du cristallin l.f.
lateral capsule of tunica vasculosa lentis
Syn. tunica vasculosa lentis
[A1,P2]
Édit. 2015
cathétérisme cardiaque et risque d'accident vasculaire cérébral l.m.
cardiac catheterization and risk of stroke
Techniques de cathétérisme pour coronarographie ou ventriculographie, qui sont grevées de 0,7 à 1% d'accidents vasculaires cérébraux.
Il s'agit d'accidents ischémiques emboliques à point de départ cardiaque ou aortique. Les séquelles sont graves, avec un déficit permanent pour la moitié. De rares embolies de cholestérol ont été décrites.
Les indications de cet examen dans le bilan étiologique d'une embolie cérébrale sont limitées : apprécier la fonction et l'expansion d'un segment akinétique ventriculaire, évaluer l'état fonctionnel des valves cardiaques, préciser un shunt ou mettre en évidence des troubles de conduction intra-auriculaire ou une maladie du sinus en mesurant le temps de récupération du nœud sinusal.
[B3,K2,H1]