Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

204 résultats 

fibres à myéline de la rétine l.f.p.

retine myelinated nerve fibers

Fibres axoniques rétiniennes localement myélinisées donnant un aspect de tache rétinienne superficielle blanc-jaune aux bords flous habituellement en péripapillaire avec un aspect de fibres peignées visibles sur les bords.
Unique ou multiples, bilatérales une fois sur quatre, ces taches peuvent entourer complètement la papille ou apparaître à distance le long d'un vaisseau.

[A2,P2]

Édit. 2018

racine naso-ciliaire du ganglion ciliaire  l.f.

rameau communiquant avec le ganglion ciliaire

rameau communicant du nerf naso-ciliaire avec le ganglion ciliaire l.m.

ramus communicans nervi nasociliaris cum ganglio ciliari, radix sensoria ganglii ciliaris, radix nasociliaris ganglii ciliaris (TA)

communicating branch of nasociliary nerve with ciliary ganglion, sensory root of ciliary ganglion, nasociliary root of ciliary ganglion

Branche collatérale du nerf naso-ciliaire qui gagne le ganglion ciliaire; c’est la racine sensitive de ce ganglion.

Syn. anc. racine sensitive du ganglion ophtalmique

nerf naso-ciliaire

partie ciliaire de la rétine l.f.

pars ciliaris retinae (TA)

ciliary part of retina

Syn. anc. rétine ciliaire

partie aveugle de la rétine

rétine ciliaire l.f.

partie ciliaire de la rétine

fibres circulaires du muscle ciliaire l.f.p.

fibrae circulares musculi ciliaris (TA)

circular fibres of ciliary muscle

muscle ciliaire

[A2]

Édit. 2018 

fibres longitudinales du muscle ciliaire l.f.p.

fibrae longitudinales musculi ciliaris (TA)

longitudinal fibres of ciliari muscle

muscle ciliaire

[A2,P2]

Édit. 2018 

fibres radiales du muscle ciliaire l.f.p.

fibrae radiales musculi ciliaris (TA)

radial fibres of ciliari muscle

muscle ciliaire

[A2,P2]

Édit. 2018 

glycoprotéine associée à la myéline l. f.

myelin-associated glycoprotein

Glycoprotéine transmembranaire exprimée par les cellules de Schwann péri-axonales et dans les gaines de myéline des axones.
La glycoprotéine associée à la myéline joue un rôle important dans la formation et la différenciation des axones.

Abrév. MAG

MAG, Schwann (cellule de), axone, myéline

[C1,C3,H1]

Édit. 2018

myéline n.f.

myelin

Substance très riche en lipides qui forme la gaine de Schwann des axones.
Formée de couches de lipides en double feuillet séparées par des couches de protéines, elle est constituée surtout de phospholipides (lécithines, sphingomyélines), de sphingoglycolipides (cérébrosides, sulfatides), de cholestérol, de mucopolysaccharides acides et de protéines, dont certaines sont fortement associées aux lipides et solubles dans les solvants organiques (protéolipides). Certaines sont anioniques (protéines de Wolfgram, d'origine axonale), mais les plus importantes sont des protéines basiques, d'origine gliale, contenant des résidus d'arginine mono- ou diméthylée et responsables de réactions d'auto-immunisation.
La myéline tient un rôle essentiel dans la rapidité de conduction de l'influx nerveux, qui se fait de façon saltatoire entre les nœuds de Ranvier.
De plus, sa protéine basique est un auto-antigène majeur dans l'encéphalomyélite allergique expérimentale : son injection sous forme purifiée ou celle de certains de ses peptides suffit à provoquer cette affection.

Étym. gr. muelos : moelle

myéline (gaine de) l.f.

myelin sheat

Enveloppe majoritairement lipidique, formée de couches concentriques de membranes plasmiques des cellules de Schwann, qui entoure un axone myélinisé et constitue la gaine de Schwann des nerfs périphériques.
Rétrécissements échelonnés sur cette gaine et limite des territoires de deux cellules de Schwann voisines, les nœuds de Ranvier, anneaux d'axolemme nu, interviennent dans la vitesse de conduction nerveuse (VCN) de type saltatoire.
De nombreuses protéines ont été individualisées dans la gaine de myéline : (protéines PO, PMP-22, protéines basiques de la myéline, connexine, MAG, etc.), elles jouent un rôle important dans la génèse des neuropathies héréditaires par l'intermédiaire de mutations.

Étym. gr. muelos : moelle

Schwann (cellule de), Schwann (gaine de), axone

choristome du corps ciliaire l.m.

choristoma of the ciliary body

glioneurome du corps ciliaire

[F5,P2]

corps ciliaire l.m.

corpus ciliare (TA)

ciliary body

Partie de la membrane musculo-vasculaire du bulbe de l’œil comprise entre l’ora serrata et l’iris.
Triangulaire en coupe transversale, elle a une face périphérique appliquée sur la sclère, une face antérieure confondue en avant avec le ligament pectiné de l’angle irido-cornéen représenté en arrière par l’extrémité antérieure des procès ciliaires et une face postérieure divisée en deux zones, l’une axiale ou couronne cilaire, l’autre périphérique ou orbiculus ciliaris. Le corps ciliaire est formé de deux parties distinctes : le muscle ciliaire et les procès ciliaires.
Syn. anc. zone ciliaire, choroïde ciliaire

muscle ciliaire, procès ciliaires

[A1,P2]

Édit. 2016

glioneurome du corps ciliaire l.m.

glioneuroma of the ciliary body

Malformation tumorale embryonnaire du corps ciliaire constituée de tissu cérébral (astrocytes et cellules neuronales avec axones).
Il correspond à un choristome du corps ciliaire et se développe sur le bord d'un colobome du corps ciliaire.

kyste congénital du corps ciliaire l.m.

congenital cyst of the ciliary body

Kyste translucide au niveau du corps ciliaire, visible en dilatation maximale, au verre à trois miroirs, sous forme d'une saillie arrondie débordant les procès ciliaires.
Peut venir en contact avec le cristallin mais ne le déforme pas, peut avoisiner l'iris et le repousser en avant. Histologiquement cavité kystique entourée d'un épithélium ciliaire.

lame basale du corps ciliaire l.f.

lamina basalis corporis ciliaris (TA)

basal laminal of ciliary body

Couche sous-jacente à l’épithélium du corps ciliaire.

Syn. anc. lame limitante interne du corps ciliaire

lame limitante interne du corps ciliaire l.f.

lame basale du corps ciliaire

fibres du corps calleux l.f.p.

fibrae corporis callosi (TA)

corpus callosum fibres

Fibres du corps calleux qui participent à l’ensemble des fibres commissurales du télencéphale.

corps calleux, fibres commissurales du télencéphale.

[A2,H5]

Édit. 2018 

mélanome n.m.

melanoma

Tumeur maligne fréquente, de cause inconnue, représentant 5%, mais le plus grave, des cancers cutanés et 1% des tumeurs malignes, se développant après la puberté, plus souvent chez la femme que chez l'homme, siégeant principalement aux membres inférieurs, mais s'observant aussi au tronc, à la tête ou aux membres supérieurs, et se développant à partir, soit de mélanocytes épidermiques, c'est-à-dire apparemment de novo, soit d'un nævus préexistant.
Son diagnostic, clinique comme histologique, est plus facile lorsqu'il s'agit d'une lésion pigmentée. Certains cas sont familiaux et l'exposition solaire est un facteur favorisant. On distingue plusieurs variétés dont la fréquence, l'évolution et le pronostic sont différents et dont les principales sont : a) le mélanome sur mélanose précancéreuse de Dubreuilh; b) le mélanome à extension superficielle; c) le mélanome nodulaire ; d) le mélanome des extrémités ou mélanome lentigineux acral ; e) le mélanome des muqueuses.
La structure histologique de la tumeur varie avec le type de lésion mais montre généralement une agression marquée de l'épiderme par les cellules tumorales, une intense activité jonctionnelle et, dans le derme, des amas de cellules volumineuses à noyau irrégulier, clair, boursoufflé et à cytoplasme abondant souvent rempli de mélanine; les mitoses sont nombreuses et l'infiltrat inflammatoire péritumoral important. Dans les cas difficiles, l'histopathologiste pourra s'aider de marqueurs des cellules tumorales tels que protéine S100, vimentine, HMB45.
L'évolution se fait schématiquement en trois stades cliniques, le premier étant celui de la tumeur primitive, le second celui de métastases locorégionales et le troisième celui de la généralisation. Le pronostic est principalement fonction, d'une part, du niveau de Clark de la tumeur, reflétant sa pénétration intradermique, et de l'indice de Breslow correspondant à son épaisseur et, d'autre part, de la présence ou non de métastases. Le traitement consiste en l'exérèse précoce et large de la néoformation. La radiothérapie, l'immunothérapie et la chimiothérapie sont peu efficaces.

W. Dubreuilh, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1894) ; A. Breslow, anatomopathologiste américain (1970) ; W. H. Clark Jr, anatomopathologiste américain (1967)

Étym. gr. melas : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur

Syn. mélanome malin (obs.), nævocarcinome (obs.), mélanosarcome (obs.), mélanoblastome (obs.)

Breslow (indice de), Clark (niveau de)

mélanome à cellules ballonnisantes l.m.

balloon cell melanoma

Mélanome contenant, dans sa masse tumorale épithélioïdes, des amas de cellules volumineuses à cytoplasme clair non pigmenté, légèrement granuleux et à noyau ovalaire plus ou moins irrégulier, qui parfois ressemble à celui des cellules ballonnisantes de certains nævus, ce qui rend le diagnostic histologique de mélanome parfois difficile.

Étym. gr. melas : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur

nævus à cellules ballonnisantes

mélanome achromique l.m.

amelanotic melanoma

Mélanome siégeant électivement aux pieds, aux malléoles, aux mains ou aux organes génitaux, consistant en un bourgeon érodé saignotant, de diagnostic difficile car non pigmenté et pouvant simuler une verrue irritée, un granulome pyogénique ou encore un porome eccrine.
À l'examen histologique, la nature nævique des cellules tumorales est parfois difficile à déterminer par suite de l'absence de mélanine, même sur des coupes colorées par la technique de Masson : une aide au diagnostic pourra être apportée par les techniques de marquage cellulaire. La nature de la lésion n'étant souvent reconnue que tardivement, il s'agit dans la plupart des cas de lésions infiltrantes à pronostic grave.

Étym. gr. melas : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur ; a privatif ; chrôma : couleur

mélanome à extension superficielle l.m.

superficial spreading melanoma (SSM)

Variété fréquente de mélanome, représentant environ 70% des cas, survenant principalement chez l'adulte d'âge moyen et pouvant siéger en n'importe quel endroit du corps et se traduisant par une zone pigmentée, polychrome, lentement extensive, à contour arrondi et à bordure surélevée sur laquelle apparaissent secondairement des nodules tumoraux : l'élément caractéristique est en effet une évolution en deux temps puisque, à la phase de croissance horizontale, succède une phase d'invasion verticale.
C'est la découverte de la composante intraépidermique latérale adjacente à la masse tumorale intradermique qui précise histologiquement ce type de mélanome. Comme pour les autres types de mélanomes, le pronostic est fonction du niveau de pénétration de la tumeur dans le derme, de son épaisseur et du stade de l'affection.
Le mélanome pagétoïde en est une forme particulièrement superficielle.

Étym. gr. melas : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur 

mélanome pagétoïde

mélanome bénin l.m.

melanocytic naevus

nævus nævocellulaire

mélanome choroïdien juxtapapillaire l.m.

paraoptic uveal malignant melanoma

Extension à la papille optique d'un mélanome malin de la choroïde. 
Le mélanome malin choroïdien juxtapapillaire peut envahir par contigüité la région papillaire, mais l'extension postérieure au nerf optique et à la lame criblée est rare.

Étym. gr. melas : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur ; khoroeidês : en forme de membrane (de khorion : membrane)

mélanome cutané héréditaire malin l.m.

hereditary cutaneous malignant melanoma

Étym. gr. melas : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur 

nævus dysplasique héréditaire

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