Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

67 résultats 

pression intracrânienne (monitorage de la) l.m.

intracranial pressure monitoring

Dispositif permettant de mesurer en permanence la pression à l'intérieur du crâne.
D'abord utilisée en neurochirurgie, cette mesure a ensuite été employée non seulement dans les suites opératoires de chirurgie endocrânienne mais encore dans certains cas médicaux où l'œdème cérébral est menaçant (syndrome de Reye, certaines méningites purulentes graves, certaines encéphalites aigües ou pour suivre les conséquences d'une hypoxie grave).
Divers dispositifs ont été mis au point : le capteur peut être appliqué à la surface de la dure-mère ou placé de l'autre côté de celle-ci, une chaine de pression hydraulique ou une ligne de fibres optiques transmettent l'information à l'unité de traitement et d'affichage.
Quelle que soit la technique utilisée il faut surveiller en même temps la pression artérielle générale pour s'assurer qu'une pression de perfusion cérébrale minimale de 60 mm de Hg reste maintenue.

anoxie-ischémie cérébrale, encéphalite du nouveau-né, hypertension intracrânienne, monitorage, pression intracrânienne, traumatisme du crâne

PIC (pression intracrânienne) sigle f.

ICP

monitorage de la pression intracrânienne

pression intracrânienne l.f.

intracranial pressure

Pression régnant à l'intérieur de la boite crânienne, en moyenne 10 à 15 mm de Hg chez le sujet normal en décubitus.
A partir de 20 mm de Hg, on parle d'hypertension.
La boite crânienne comprend trois composants dont les proportions varient un peu selon la position du sujet : les cellules de l'encéphale (80 à 85% en volume), le sang (3 à 6%) et le liquide céphalorachidien (5 à 15%).
Ces composants, quasiment incompressibles, sont dans un espace presque clos dont les parois sont très peu élastiques, d'où l'hypothèse de Monro-Kellie : le volume intracrânien est sensiblement constant. Par conséquent toute variation de volume de l'un des secteurs doit s'accompagner d'une diminution complémentaire du volume des autres.
La courbe de compliance entre la pression et le volume intracrâniens comporte deux segments : celui où la compensation limite l'augmentation de pression, essentiellement par une sortie de liquide céphalorachidien vers les espaces périmédullaires, et celui, où la compensation ne jouant plus, une petite augmentation de volume entraîne une forte augmentation de pression.
La différence entre la pression artérielle moyenne et la pression intracrânienne détermine la pression de perfusion cérébrale, donc le débit du sang dans le cerveau.

hypertension intracrânienne, mannitol, œdème cérébral

hémodynamique (monitorage de l') l.m.

haemodynamic monitoring

Surveillance des paramètres circulatoires : pression artérielle, fréquence cardiaque, électrocardiogramme, débit cardiaque, saturation oxyhémoglobinée du sang veineux mêlé, échocardiographie transcutanée ou transœsophagienne, adaptée à l'état du patient et, s'il y a lieu, à la nature de l'intervention.
Le monitorage effractif se fait la plupart du temps par cathétérisme artériel, mais le monitorage non effractif est de plus en plus possible grâce au développement de la technique. Il sert à détecter les complications circulatoires et à adapter les traitements (expansion volémique, perfusions de médicaments à visée cardiovasculaire, etc.).

Étym. gr. haima : sang ; angl. dunamis : force

[G2]

monitorage n.m.

monitoring

En anesthésie-réanimation, ensemble de techniques et de moyens permettant de surveiller en permanence un ou plusieurs paramètres fonctionnels d'un patient.
P. par exemple fréquence cardiaque, pression artérielle, débit cardiaque, température, fréquence respiratoire, ventilation, etc.
Le monitorage utilise des capteurs, externes ou internes, pour prendre l'information, des moyens de transmission vers la centrale de traitement, un affichage et des alarmes ; il peut aussi comprendre un enregistreur.
Selon le paramètre contrôlé, le monitorage peut porter sur une fonction vitale (la grandeur surveillée est dite cardinale) ou sur une fonction partielle (la grandeur surveillée ne concerne qu'un aspect fonctionnel particulier, p. par exemple surveillance des contractions utérines au cours d'un accouchement, contrôle de la curarisation).
Pour qu'un monitorage soit efficace il faut qu'il satisfasse à plusieurs qualités :
- fidélité, il ne doit pas donner de fausses indications ;
- exactitude, ses indications ne doivent pas s'écarter des valeurs données par le constructeur (précisées en général sur l'appareil ou sur la notice) ;
- fiabilité, il ne doit pas risquer de tomber en panne ou du moins il doit signaler s'il y tombe (système à sûreté intégrée) ; la fiabilité dépend de la solidité du capteur, de la réalisation de l'unité centrale, de la sécurité de son alimentation et enfin des moyens de transmission (par exemple les fils reliant les capteurs à l'unité de traitement) ;
- innocuité, il ne doit pas entraîner de dommage au patient (ce qui impose en général que les capteurs soient stérilisables, qu'ils ne risquent pas de blesser ni de brûler, etc.).
2) En gynécologie-obstétrique, ensemble des moyens mis en œuvre pour surveiller et apprécier la qualité d'une induction de l'ovulation dans le cadre d'une procréation médicalement assistée, en particulier par la pratique répétée de dosages de l'œstradiol sanguin et d'échographies des ovaires.

Étym. angl. monitoring, participe présent du verbe to monitor : contrôler, surveiller (lat. monitor : qui surveille)

brûlures, cardinale (grandeur), mesure (appareil de), sureté intégrée (dispositif à)

monitorage de la curarisation l.m.

curarisation monitoring

curarisation (monitorage de la)

monitorage électronique fœtal l.m.

fetal heart rate monitoring

Enregistrement du rythme cardiaque fœtal au cours de la grossesse ou de l'accouchement.
Les premiers capteurs de Hammacher consistaient en des microphones placés sur l'abdomen de la mère. Aujourd'hui le signal déclenchant l'horloge est activé par un capteur à ultrasons qui, par effet Doppler, saisit le mouvement des valves cardiaques du fœtus au début de chaque cycle.
Pendant la grossesse l'anomalie recherchée est une perte de la variabilité du rythme cardiaque fœtal de battement à battement ou de cycle à cycle, analysée selon des classifications diverses dont la première fut celle de Hammacher et la plus courante aujourd'hui celle de Claude Sureau.
Pendant le travail la souffrance fœtale aigüe se signale par des ralentissements ou des décélérations du rythme cardiaque fœtal, contemporains ou non des contractions utérines, d'autant plus alarmants qu'ils sont plus profonds, plus durables et plus fréquents.

K. Hammacher, gynécologue obstétricien suisse (1968), C. Sureau, gynécologue obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1971)

Hammacher (score cardiotocographique de)

monitorage obstétrical l.m.

obstetrical monitoring

Surveillance du fœtus par enregistrement de son rytme cardiaque (RCF) pendant la grossesse et pendant le travail.
L'analyse porte sur les critères suivants : rythme de base, oscillations, accélérations et décélérations. L'interprétation des données n'a de sens qu'en fonction du contexte clinique fœtal. Pendant la grossesse, on pratique en général des enregistrements de trente minutes sur une patiente en décubitus latéral gauche à partir du 5e mois. Pendant le travail, le monitorage est actuellement considéré comme indispensable pour toutes les femmes. Le rythme cardiaque fœtal reste un élément primordial pour la décision d'extraction en cas de souffrance fœtale.

Étym. angl. monitoring, participe présent du verbe to monitor : contrôler, surveiller (lat. monitor : qui surveille)

encéphalopathie avec calcification intracrânienne, déficience en hormone de croissance, microcéphalie et dégénérescence rétinienne l.f.

encephalopathy with intracranial calcification, growth hormone deficiency, microcephaly, and retinal degeneration

Encéphalopathie héréditaire avec nanisme par déficit en hormone de croissance, calcification du noyau lenticulaire et dégénérescence rétinienne.
Deux familles ont été trouvées. Il faut ajouter une dysmorphie légère du visage, un retard mental léger, et une ataxie spastique apparaissant secondairement.
L’affection est autosomique récessive (MIM 225755).

Catherine Billard, neurologue française (1989)

[H1, O4, P2 , Q2]

Édit. 2019

hémorragie intracrânienne du nouveau-né l.f.

hémorragie cérébrale intraventriculaire du nouveau-né

[O1]

hypertension intracrânienne l.f.

intracranial hypertension

Elévation de la pression intracrânienne au-dessus de 20 mm Hg, secondaire à une augmentation de volume du contenu de l’enceinte durale craniorachidienne.
L'hypertension intracrânienne chronique est annoncée par de violentes céphalées rebelles à prédominance occipitale, par des vomissements en jet lors des changements de position et lors du réveil, par divers signes nerveux, par une hypertension artérielle avec bradycardie, par une diplopie et parfois même par des douleurs abdominales d'allure chirurgicale. L’examen du fond d'œil découvre souvent une stase, un œdème papillaires et la radiographie du crâne met en évidence des impressions digitiformes accompagnées d'une érosion de la selle turcique ou, chez l'enfant, d'une disjonction des sutures.
L'hypertension aigüe débute plus brutalement mais les signes sont moins évocateurs (troubles de la conscience, accès de bradycardie avec hypertension artérielle, mydriase). Chez un nourrisson le bombement de la fontanelle est caractéristique. Elle peut laisser des séquelles graves ou entraîner la mort par ischémie ou engagement du cerveau.
Les formes décompensées, sont liées à des phénomènes ischémiques, (causes d’un coma aréactif, d’une aréflexie du tronc cérébral), ou à des engagements (central, temporal ou des amygdales cérébelleuses) entraînant des troubles de la vigilance, des réactions motrices et des perturbations neurovégétatives.
Les principales causes d'augmentation de la pression intracrânienne sont :
- une lésion expansive intracérébrale : tumeurs gliales malignes et métastases, abcès, hématome, œdème cérébral ;
- des traumatismes cranio-encéphaliques graves (très fréquemment en cause), à l’origine d’un hématome extra-dural, sous-dural, intra-cérébral, d’un œdème vasogénique, etc.. ;
- un trouble vasculaire extracérébral : forte hypertension artérielle générale, hématome sous-dural ou extradural, gène du retour veineux par augmentation de la pression veineuse centrale ou par strangulation (entraînant une congestion cérébrale) ;
- une anomalie de la circulation du liquide céphalorachidien : hypersécrétion, trouble de la résorption, obstacle sur cette circulation (cause d'hydroencéphalie aigüe ou chronique) ;
- une hypoxie (lors de séjours en altitude par ex.) ou une intoxication (cyanure par ex.) entraînant un œdème cérébral.
- une infection bactérienne ou virale (méningite, encéphalite)
En cas de lésion localisée il peut exister des écarts de pression entre les différentes parties de l'encéphale. On peut observer des variations cycliques de la pression intracrânienne, notamment chez des traumatisés crâniens (ondes en plateau de Lundberg). Ces fluctuations seraient liées à des variations de vasomotricité des artères intracérébrales.
La forte augmentation de la pression intracrânienne compromet l'irrigation du cerveau. L'ischémie cérébrale qui en résulte bloque le métabolisme cellulaire entraînant une nécrose progressive des neurones et un arrêt de la pompe à Na à l’origine d’un œdème cellulaire qui aggrave la situation. L'organisme réagit par une hypertension artérielle, mais quand la pression intracrânienne devient supérieure à la pression artérielle systolique, la circulation s'arrête complètement. Lorsque la nécrose devient trop étendue, la mort cérébrale est définitive : aucun médicament ne peut pénétrer dans la boite crânienne.
La surveillance permanente de l'hypertension intracrânienne est possible par mise en place de capteurs extraduraux ou ventriculaires, avec une surveillance de la pression artérielle.
Le traitement vise à diminuer la pression soit directement (soustraction de liquide céphalorachidien par drain intraventriculaire), soit en luttant contre l'œdème cérébral par des diurétiques osmotiques (mannitol, acétazolamide) ou par l'oxygénation et l’hyperventilation (cette dernière amène une hypocapnie qui favorise la diminution du débit sanguin cérébral par vasoconstriction artériolaire). La protection cérébrale est assurée par l'hypothermie et mise en position proclive pour améliorer le retour veineux.
Le traitement chirurgical est indiqué devant toute lésion intracrânienne expansive (hématome, abcès, tumeur).

N. Lundberg, neurochirurgien suédois (1960)

Sigle HTIC

œdème cérébral, ponction lombaire, pression intracrânienne, pression intracrânienne (monitorage)

[H2]

hypertension intracrânienne bénigne l.f.

benign intracranial hypertension

Elévation anormale de la pression intracrânienne en l'absence de processus expansif, d'hydrocéphalie ou de thrombose veineuse cérébrale, avec un liquide cérébrospinal de composition normale.
Elle se traduit fréquemment par des céphalées accompagnées d'acouphènes et par un œdème papillaire bilatéral. Le risque d'atrophie optique avec cécité irréversible rend sa "bénignité" toute relative.
L'imagerie cérébrale confirme le diagnostic, principalement l'IRM, qui est indispensable, notamment, pour éliminer une thrombose veineuse cérébrale et peut être associée à l'angiographie par résonance magnétique.
Ses étiologies sont diverses : certains médicaments ou toxiques (corticoïdes, vitamine A, acide nalidixique, tétracyclines, amiodarone, diphénylhydantoïnes, encéphalopathie saturnine, etc.), endocrinopathies (maladie d'Addison, de Cushing, hypoparathroïdie, hypothyroïdie, etc.), affections générales (hypertension artérielle sévère, insuffisance rénale chronique, lupus érythémateux, etc.). Les formes dites idiopathiques concernent surtout la jeune femme obèse.
Si possible étiologique, mais sans bases physiopatholgoiques établies, le traitement fait appel aux diurétiques (l'acétazolamide, principalement), aux corticoïdes (mais fréquemment suivis de récidives et contre-indiqués chez des obèses), aux bêta-bloquants, parfois à une dérivation du LCS.

Syn. hypertension intracrânienne idiopathique, pseudotumeur cérébrale

rameaux méningés de la partie intracrânienne de l'artère vertébrale l.m.p.

rami meningei partis intracranialis arteriae vertebralis (TA)

meningeal branches of intracranial part of vertebral artery

Branches de l’artère vertébrale qui traversent le foramen jugulaire.
Elles se distribuent à l’étage postérieur du cerveau où elles irriguent la dure-mère.

Syn. anc.  artères occipito-méningiennes de Chaussier

artère vertébrale

blanc avec ou sans pression l.m.

white with pressure, white without pressure

Aspect blanchâtre de la rétine pré-équatoriale correspondant à des anomalies de la jonction vitréorétinienne.
Ces modifications de la coloration de la rétine périphérique peuvent être observées directement à l’examen biomicroscopique (blanc sans pression) ou lorsqu’on indente la paroi sclérale en regard de ces zones (blanc avec pression).

Édit. 2017

courbe de pression cardiaque l.f.

heart pressure curve

Tracé dessinant l’évolution dans le temps de la pression existant dans une cavité cardiaque.
Une telle courbe est obtenue à l’aide d’un cathéter introduit dans la cavité cardiaque concernée, et relié à un manomètre électronique. La courbe de pression est directement visible sur le cadran d’un oscilloscope. Elle peut être enregistrée sur un papier se déroulant à vitesse constante. Elle objective et mesure les conditions hémodynamiques régnant dans les diverses cavités du cœur.

[K2,C2]

flexible de raccordement basse pression (tuyau) l.m.

low-pressure flexible connecting assembly, hose assembly

En anesthésie-réanimation, tuyau muni de façon permanente de raccords spécifiques au gaz utilisé, l'un à partir de la source d'alimentation, l'autre vers le dispositif médical.
Il est conçu pour acheminer un gaz médical donné ou pour faire le vide.

Syn. tube flexible

DISS

glaucome à pression normale l.m.

normal pressure glaucoma

Glaucome défini par la progression d'une excavation papillaire glaucomateuse et par la présence d'altérations typiques du champ visuel, alors que la pression se maintient au-dessous de 21 mm Hg durant le nycthémère.

A. von Graefe, ophtalmologiste allemand (1828-1890)

Syn. maladie de von Graefe

gradient de pression l.m.

pressure gradient

Différence pathologique de pression entre deux points d’un circuit cardiovasculaire qui devraient normalement se trouver à la même pression.
Le gradient de pression confirme et mesure un obstacle circulatoire congénital ou acquis, dont il est un moyen objectif d’apprécier l’importance. Le cathétérisme cardiaque permet la mesure du gradient de pression transvalvulaire (gradient instantané maximal et moyen) dans le rétrécissement aortique, entre le ventricule gauche et l’aorte et le calcul de la surface aortique selon la formule de Gorlin. Les techniques actuelles d’exploration non sanglantes par écho-doppler dispensent de la pratique du franchissement par cathéter de l’orifice aortique rétréci.

R. Gorlin, médecin cardiologue américain (1951)

Gorlin (formule de)

gradient de pression uréthrovésical l.m.

Différence de pression entre l'urèthre et la vessie.
Ce gradient est en faveur des pressions uréthrales pendant la phase de remplissage, et s'inverse durant la phase d'évacuation.

hydrocéphalie à pression normale l.f.

normal pressure hydrocephalus

Principale cause, avec les tumeurs intracrâniennes et l'hématome sous-dural chronique, de démence neurochirurgicale , caractérisée cliniquement par la triade : altérations cognitives , urination liées à un syndrome frontal, troubles de la marche et de l'équilibre.
Trouble de l'hydrodynamique du liquide cérébrospinal (LCS) dû à un obstacle à son écoulement, au niveau de la convexité du cerveau, vers les zones de résorption.
Sur le plan physiopathologique, elle correspond à une hydrocéphalie communicante obstructive par défaut de résorption du LCS. L'absence de gradient de pression entre les sites de sécrétion et de résorption se manifeste par une dilatation homogène, progressive, des quatre ventricules cérébraux, sans atrophie corticale, sans véritable hypertension intracrânienne et une résorption transépendymaire du LCS vers la substance blanche périventriculaire.
Sécrété principalement par les plexus choroïdes du système ventriculaire, le LCS s'écoule par les trous de Magendie et de Luschka dans les citernes de la convexité. L'absence de gradient de pression, entre les sites de sécrétion et de résorption, entraîne une dilatation quadriventriculaire, sans véritable hypertension intracrânienne.
Dans la moitié des cas environ, la cause est reconnue : antécédents d'hémorragie méningée ou de méningite, intervention neurochirurgicale.
Dans certains cas, l'amélioration clinique peut être obtenue par une ponction lombaire évacuatrice unique ou par des ponctions itératives. Une dérivation neurochirurgicale du LCS (notamment ventriculopéritonéale, parfois ventriculo-atriale, ou lombopéritonéale) s'avère habituellement efficace.
R.D. Adams neuropathologiste américain et S. Hakim Dow, neurochirurgien colombien (1965

Étym. gr. hudor : eau ; kephalê : tête

Syn. syndrome d'Adams et Hakim, hydrocéphalie communicante (discutable)

hydrocéphalie

[H2]

Édit. 2015

mesure ambulatoire de la pression artérielle l.f.

ambulatory blood pressure measurement

Dispositif permettant d'enregistrer automatiquement la pression artérielle par voie non effractive à une cadence choisie, toutes les 15, 20 ou 30 minutes, pendant 24 heures consécutives ou sur les périodes d'activité d'éveil ou de sommeil.
Les dispositifs actuellement disponibles utilisent un brassard placé au niveau d'un bras. La mise en mémoire et l'exploitation des données sont faites par une extension informatique. L'affichage des résultats donne les valeurs brutes, les pressions systoliques et diastoliques moyennes et leur écart type, la fréquence cardiaque moyenne et son écart type, le pourcentage des mesures supérieures à une valeur choisie, etc. Des histogrammes, des tableaux de moyennes horaires peuvent être imprimés. Les applications pratiques sont multiples : surveillance d'un traitement antihypertenseur, appréciation des modifications nycthémérales, avec mesure des variations tensionnelles en période d'activité et de sommeil, diagnostic des fausses hypertensions par effet «blouse blanche», dépistage des hypertensions paroxystiques ou réfractaires.

N. S. Korotkoff, chirurgien de l’armée russe (1905)

Sigle MAPA

pression artérielle

[K2]

mesure de la pression artérielle l.f.

measure of the blood pressure

Examen clinique fondamental, la mesure de la pression artérielle est le plus souvent réalisée avec un sphygmomanomète ou de façon préférentielle avec un appareil électronique mais elle peut être effractive dans des circonstances particulières.
En clinique on mesure la pression artérielle par la méthode auscultatoire, de l’artère humérale chez le sujet assis ou couché (ce qui correspond approximativement à la pression régnant à la sortie du cœur gauche) en utilisant un sphygmotensiomètre ou un appareil électronique.
Le dégonflement progressif de ce manchon initialement gonflé au maximum est suivi par l’auscultation des battements artériels. L’apparition de battements audibles puis leur disparition marquent les niveaux de la pression artérielle systolique et de la pression diastolique. L’emploi d’un appareil électronique dispense de l’auscultation.
La mesure de la pression artérielle peut être effectuée de manière ambulatoire pendant 24 heures (mesure automatisée). Elle peut aussi être réalisée par le malade lui-même (automesure tensionnelle).
En anesthésiologie, particulièrement lors chirurgie cardiaque, et en réanimation on utilise souvent la mesure effractive par cathétérisme artériel. Beaucoup plus précise elle apporte par  son enregistrement des informations supplémentaires.

pression artérielle, sphygmomanomètre, sphygmomanomètrie, mesure automatisée de la pression artérielle, auto-mesure tensionnelle, mesure effractive de la pression artérielle

mesure effractive de la pression artérielle l.f.

invasive measure of the blood pressure

Méthode de mesure de la pression artérielle, par cathétérisme artériel, utilisée en anesthésiologie, en particulier à l’occasion d’une intervention de chirurgie cardiaque, et en réanimation.
Beaucoup plus précise que la méthode clinique, elle apporte par son enregistrement des informations supplémentaires.

pression artérielle

neuropathie sensible à la pression l.f.

responsive to pressure neuropathy

neuropathie allantoïdienne

oxygène (pression partielle d') l.f.

oxygen partial pressure

pression partielle d'oxygène

Édit. 2017

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