Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

27 résultats 

énolase spécifique des neurones l.f.

neuron specific enolase

Isoforme de l'enzyme énolase trouvée principalement dans les neurones et les cellules neuro-endocrines.
La concentration sérique de cette enzyme augmente au cours des neuroblastomes et de plusieurs types de cancers, en particulier les cancers bronchiques à petites cellules. Elle constitue un biomarqueur intéressant pour le diagnostic et le suivi de cette pathologie.

Sigle angl. NSE

énolase, neuroblastome, cancers bronchiques à petites cellules

[H1, O4]

Édit. 2018

énolase n.f.

enolase

Enzyme catalysant la déshydratation réversible de l'acide phospho-2-glycérique en acide phosphoénol-pyruvique.
Cette enzyme de la glycolyse, qui nécessite la présence d'ions Mg2+, Mn2+ ou Zn2+, est inhibée par les fluorures qui forment un complexe fluorophosphomagnésien.

[C1]

Édit. 2020

neurone n.m.

neuron  (TA)

neuron

Unité cellulaire fondamentale morphologique et fonctionnelle du tissu nerveux.
Elément cellulaire des centres nerveux (substance grise du névraxe  et des ganglions), de taille très variable (de 4 à 130µ), il est de forme sphérique, ovoïde ou polyédrique. On lui distingue un prolongement constant unique, l’axone, et des prolongements protoplasmiques inconstants et en nombre variable, les dendrites, dont le cytoplasme est identique à celui du corps cellulaire. Le corps cellulaire (péricaryon) est formé d’un cytoplasme qui contient le plus souvent des granulations de substance chromophile (corps de Nissl), des  grains spumeux lipoïdiques, des chondriochontes, un appareil réticulaire de Golgi et des neurofibrilles.

Syn. cellule nerveuse

neurone en miroir l.m.

mirror neurone

Neurone activé à la fois quand l’animal agit et quand il observe le même mouvement effectué par un autre, le terme miroir venant du fait que l’animal observateur est « le miroir » de l’animal actif.
Les neurones en miroir ont été décrits initialement chez le macaque. Ils ont été localisés dans la partie inférieure du gyrus frontal et celle du lobe pariétal. Chez l’homme, l’utilisation de l’imagerie fonctionnelle par résonnance magnétique a montré que la partie inférieure du cortex frontal et la partie supérieure du lobe pariétal s’activaient simultanément chez l’individu agissant et celui le regardant agir. Plusieurs fonctions ont été prêtées aux neurones en miroir : apprentissage en particulier du langage, empathie vis à vis de son prochain, imitation automatique.

neurone

neurone n.m.

neuron, nerve cell

Cellule spécialisée du système nerveux, assurant la perception, la mémoire et la commande motrice en fonction de la diversité de leurs modes de connexion plutôt que de leur diversité, qui est très faible.
Dépourvue de pouvoir de division, elle comporte:
- un corps cellulaire ou soma, centre métabolique mesurant de 45 à 100 µm de diamètre, avec son noyau contenant les éléments génétiques (acide désoxyribonucléique, ADN, acide ribonucléique, ARN) qui contrôlent le fonctionnement de la cellule par l'intermédiaire des protéines provenant d'un ARN spécifique ;
- issus de celui-ci, des dendrites : fines arborisations réceptrices des informations émises par d'autres neurones ;
- également né du corps cellulaire, l'axone, prolongement unique de taille très variable (quelques µm à environ un mètre), unité conductrice du neurone transportant jusqu'à sa terminaison, les molécules élaborées dans le corps cellulaire.
L’appellation impropre de fibre nerveuse est utilisée pour désigner l'axone, entouré ou non de myéline et d'une gaine de Schwann. La myéline tient un rôle essentiel dans la rapidité de conduction de l'influx nerveux (vitesse de conduction, VC).
Les contacts établis par les prolongements neuronaux avec d'autres neurones sont dénommés synapses. L'énorme réseau ainsi réalisé (de 10 à 100 milliards de cellules nerveuses selon les auteurs) est d'une immense complexité (jusqu'à 15 000 informations par neurone) et en tout cas bien supérieur à celui d'un ordinateur.

neuron specific enolase l.f.

Sigle NSE

énolase spécifique des neurones

[H1, O4]

Édit. 2018

anticorps spécifique de tissu l.m.

specific antibody of tissue

Anticorps dirigé contre les antigènes des tissus de l'organisme du sujet ayant produit ces anticorps.
Il s'agit donc d'auto-anticorps, qui peuvent être soit spécifiques d'un organe ou d'un type cellulaire (anticorps anticellule pariétale gastrique, anticorps antithyroïdiens, anticorps anti-canaux salivaires, etc.), soit non spécifiques (anticorps antimitochondries, antimuscle lisse, antinucléaires, etc.). Dans la majorité des cas, ces auto-anticorps sont la conséquence d'une maladie auto-immune et leur détection peut contribuer à son diagnostic.

antigène spécifique de prostate l.m.

prostatic specific antigen (PSA)

Protéase sécrétée par les cellules épithéliales bordant les acinus prostatiques et les glandes péri-uréthrales, dont le rôle physiologique est la liquéfaction du liquide séminal, et dont le taux sérique est utilisé comme marqueur de l'activité du tissu prostatique normal et pathologique.
Le PSA, protéine d'un poids moléculaire de 33Dd, circule dans le sérum sous plusieurs formes : deux sont complexées, l'une principale liée à l'alpha1-antichymotrypsine, dosable, l'autre liée à l'alpha2 macroglobuline, non détectable et sans pouvoir enzymatique, une troisième forme est libre et dosable. Le PSA est très faiblement exprimé dans d'autres tissus que la prostate : endomètre, sein, sérum féminin, tumeurs du sein et du rein.
Les dosages de PSA s’effectuent par techniques immuno-néphélémètriques. Le dosage du PSA total mesure le PSA complexé avec l’alpha1-antichymotrypsine et le PSA libre. La concentration sérique normale est classiquement de 2,5 à 4 ng/mlL. Le seuil d’alerte augmente toutefois avec l’âge.
D’une manière générale, il existe une corrélation entre la concentration de PSA et le volume du tissu prostatique présent. Tout processus pathologique, tumoral, inflammatoire, infectieux, augmente cette teneur dans des proportions très variables. Par ex. le tissu carcinomateux secrète dix fois plus de PSA à poids égal que l'HBP. Des variétés individuelles sont néanmoins fréquentes. Son taux peut également être altéré par divers agents pharmacologiques et manœuvres urologiques locales.
Le PSA est un marqueur du tissu prostatique mais non de l'adénocarcinome pour lequel sa sensibilité est bonne, mais sa spécificité médiocre. L'on essaie d'affiner la signification des variations de taux de PSA par l'étude de son rapport avec le poids prostatique, sa courbe d'évolution, le rapport de ses différentes fractions. Ainsi, lorsque le PSA total est élevé, une diminution du rapport PSA libre /PSA total est en faveur de l’existence d’un cancer de la prostate.
Le PSA est un marqueur très précieux dans la surveillance de l'évolution des cancers traités. Il est utilisé en immunohistochimie pour la reconnaissance des cellules prostatiques.

PSA (densité du), PSA libre, PSA (vélocité du), cancer de la prostate

compliance spécifique l.f.

specific compliance

Compliance pulmonaire rapportée au volume pulmonaire auquel elle a été mesurée : habituellement la compliance est rapportée à la capacité résiduelle fonctionnelle.

Sigle Csp

[C2,K1]

conductance spécifique l.f.

specific conductance

Valeur de la conductance divisée par le volume auquel elle a été mesurée.

[C2]

constante spécifique gamma l.f.

gamma-rate constant

Caractéristique d’un radionucléide exprimant l’intensité de son émission gamma par le débit d’exposition (en R/min.) à la distance de 1m. d’une source de 1 mCi.
Abandonnée, remplacée par la constante de débit de kerma.

[B1]

désensibilisation spécifique l.f.

specific desensibilization

Injections de doses faibles et progressivement croissantes d’un allergène, destinées à traiter et à supprimer la sensibilisation d’un individu vis-à-vis de cet allergène.

gène spécifique neurorétinien l.m.

neural retina-specific gene NRL

Gène spécifique de cellules nerveuses de la rétine, identifié en 1991, et codant une protéine candidate d'union de la famille des "leucine zipper" jouant un rôle dans le développement et la différenciation rétinienne et probablement dans certaines maladies de la rétine.
Locus en 14q11.1 (MIM 162080).

A. Swaroop, ophtalmologiste américain (1991)

Sigle NRL

indice spécifique de gravité l.m.

specific gravity index

Indice permettant d'évaluer la gravité d'une affection particulière ou l'efficacité des moyens diagnostiques et thérapeutiques utilisés.
La gravité d'une affection particulière s'évalue par le score de Glasgow-Liège pour les comas, par l'indice de McCabe pour absence ou présence de maladies chroniques, plus ou moins graves, par le score de Ranson ou l'indice d'Imrie, pour les péritonites et les pancréatites aigües.
L'efficacité des moyens diagnostiques et de traitement mis en œuvre s'évalue à partir d'indicateurs : pour la charge des soins on utilise l'indice de Cullen ou TISS (therapeutic intervention system score) recueillant 76 actes de soins cotés de 1 à 4 selon leur complexité, les risques afférents, le temps nécessaire à leur réalisation.
Le système OMEGA (Ω), utilisé en France, recense 51 actes médicaux techniques assortis de coefficients de pondération, répartis en trois groupes :
- actes enregistrés une seule fois même s'ils sont effectués plusieurs fois (Ω 1),
- actes enregistrés chaque fois qu'ils sont réalisés (Ω 2),
- nombre de jours pendant lesquels ils sont techniquement réalisés (Ω 3).

T. J. McCabe Sr, mathématicien américain (1976) ; J. H. Ranson, chirurgien américain (1974) ; C. W. Imrie, chirurgien britannique (1978) ; D. J. Cullen, anesthésiste réanimateur américain (1974)

Étym. lat. indicium : indication ; Glasgow, ville d’Écosse ; Liège, ville de Belgique

Cullen (indice de), Glasgow Liège (score de), gravité, Imrie (système d'), McCabe (indice de), OMEGA (système), Ranson (score de), Tiss (indice)

inflammation spécifique l.f.

specific inflammation

Variété d'inflammation réalisant une image morphologique microscopique qui permet de suspecter ou d'affirmer, avec le contexte clinique, une cause particulière ou un groupe de causes.
Une affirmation n'est apportée sur le plan anatomopathologique que par la mise en évidence de la cause déclenchante.

Étym. lat. flamma : flamme

milieu de culture spécifique l.m.

Milieu mis au point pour la culture et l’isolement d’espèces bactériennes ne se développant pas sur les milieux usuels.
Le milieu de Löwenstein, destiné à la culture des mycobactéries, en est un exemple.

phobie spécifique l.f.

specific phobia

Peur persistante, nettement limitée à un objet ou à une situation donnée.
Le stimulus phobogène est constitué par : certains animaux (serpents, souris, chiens, etc.), des endroits clos (claustrophobie), les hauteurs (acrophobie), la traversée d'un pont, la montée à une échelle, et aussi les orages, l'obscurité, les armes, le sang et les blessures (avec syncope vagale fréquente), la contamination par des maladies spécifiques (irradiations, affections vénériennes, sida).
Apparaissant habituellement dans l'enfance ou chez l'adulte jeune, ce handicap reste relativement minime quand l'élément anxiogène peut être évité. Il amène alors rarement le patient à consulter, mais peut persister pendant des décennies.

Étym. gr. phobos : crainte

Syn. phobie simple, isolée

pneumonie interstitielle non spécifique l.f.

pneumopathie interstitielle non spécifique

pneumopathie interstitielle non-spécifique l.f.

non specific interstitial pneumonia

maladie infiltrative diffuse pulmonaire

préjudice d'agrément spécifique l.m.

Syn.  préjudice d’agrément

Sigle  :  PAS

recombinaison spécifique d'un site l.f.

site-specific recombination

Mode de recombinaison génétique ayant lieu entre deux séquences spécifiques courtes appelées sites appartenant à une même molécule ou à deux molécules différentes d'ADN double brin.
Cette recombinaison nécessite la reconnaissance des sites par une protéine spécifique, une recombinase, qui réalise à leur niveau une recombinaison de type conservatif : p. ex., l'intégration et l'excision du prophage lambda.

résolvase

spécifique adj.

specific

Qui appartient en propre à une espèce vivante, à une chose.
1).En clinique et en biologie médicale, se dit d’un symptôme qui n’est observé que dans une maladie donnée : p.ex. la douleur précordiale de la maladie coronarienne.
2).En biologie : qui se rapporte à une espèce, qui concerne une espèce.     
3).En microbiologie : se dit d’un milieu favorisant le développement d’un micro-organisme donné par rapport aux contaminants éventuels.
4).En infectiologie : se dit d’un agent infectieux qui n’est capable de se développer que chez une seule espèce d’hôte, ou d’un arthropode hématophage ne se gorgeant de sang que sur une seule espèce de vertébré.
5).En immunologie : se dit d’un anticorps ne réagissant qu’avec un seul antigène.
6).En thérapeutique : se dit d’un médicament particulièrement et constamment efficace contre une maladie : p.ex. la colchicine utilisée contre la crise de goutte.
7).Dénomination édulcorée désignant une infection syphilitique (obsolète).

Étym. lat. species : espèce

spécificité d'hôtes, barrière d'espèces, spectre d'hôtes

spécifique (granule) l.m.

specific granule

Granule des neutrophiles.

Syn. granule secondaire

spécifique (maladie) l. f.

Maladie toujours provoquée par les mêmes causes et sensible aux mêmes traitements

Exemple historique : la syphilis.

système musculaire spécifique l.m.

système de conduction du cœur

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