pathologique (fracture) l.f.
achat pathologique l.m.
pathological purchase
Achat d'objets souvent inutiles, parfois en plusieurs exemplaires, sans rapport avec les besoins de la personne ni avec ses moyens.
On observe une majorité féminine (achat de vêtements, de produits de maquillage, d'appareils électroniques). L'utilisation des objets est rare. Ils sont parfois seulement amassés. Ces conduites d'assujettissement peuvent mettre en question la situation financière et sociofamiliale du sujet.
Les personnalités rencontrées dans ces "addictions sans drogue" sont très hétérogènes, souvent décrites comme limites ou narcissiques. Dans leur étiopathogénie - multidimensionnelle comme dans la plupart des "nouvelles addictions"-, un rôle de lutte contre la dépression, qu'elle soit endogène ou non, semble jouer tout particulièrement.
[H3]
Édit. 2016
anatomie pathologique l.f.
pathology
Discipline permettant l’étude des lésions cellulaires et tissulaires qui conduit au diagnostic des maladies, oriente le pronostic et, participe à la compréhension des causes et des mécanismes.
Elle s’appuie sur des techniques morphologiques examens macroscopique, microscopique photonique (« optique ») et électronique, immunohistochimique, avec hybridation in situ, parfois quantifiées (morphométrie) et sur d’autres méthodes utilisées parallèlement (PCR sur coupes ou cellules isolées, microbiologie...).
La microscopie virtuelle, nouvelle technologie consiste en la numérisation des lames, dénommées
[« lames virtuelles ». Cela s’accompagne du remplacement des microscopes par des ordinateurs. Les applications sont nombreuses dans les domaines de la télémédecine et deI1,Q2]
Édit. 2017
arthropathie nerveuse l.f.
Atteinte pathologique articulaire causée par une lésion du système nerveux
La plus fréquente actuellement est l'arthropathie syringomyélique, alors qu'autrefois il s'agissait de l'arthropathie tabétique. On rencontre également des lésions de ce type au cours de l'acropathie ulcéromutilante (neuropathie héréditaire sensitive), de certaines neuropathies diabétiques, alcooliques.
Leurs principales caractéristiques sont leur survenue au cours de neuropathies comportant une atteinte de la sensibilité profonde, l'atteinte prépondérante des membres inférieurs et l'importance des destructions ostéo-articulaires qui contrastent avec le peu de douleur. L'indolence est le plus souvent à l'origine des mouvements anormaux, des fractures pathologiques, etc.
Les localisations de ces arthropathies varient en fonction de l'étiologie : celles de l'acropathie ulcéromutilante siègent essentiellement au niveau des pieds, celles du tabès, qui étaient désignées sous le nom d'"articulation de Charcot", concernaient plus volontiers les genoux et les pieds.
Étym. gr. arthron : articulation
→ ostéoarthropathie tabétique, acropathie ulcéromutilante
autisme (modèles physiopathologiques) l.m.p.
Les examens neuro-fonctionnels spécialisés, psychologiques et cérébraux, mettent en évidence des altérations du décodage de l'information sensorielle, motrice et émotionnelle.
Certains résultats des études sur les fonctions neurophysiologiques à la base des interactions sociales confirment les liens entre :
- défaut de réciprocité sociale et activation atypique des «systèmes miroirs» ;
- trouble de la communication et anomalie du traitement cortical de l'information sensori-motrice ;
- intolérance au changement et réactivité anormale du cortex cérébral aux événements inhabituels.
Ces anomalies du fonctionnement des réseaux neuronaux ont un impact majeur sur la perception d’autrui, de leurs intentions, de leurs émotions et de leurs réactions. Ces hypothèses «neuronales» rejoignent les modèles proposés par les psychologues décrivant les particularités du fonctionnement intellectuel et relationnel dans ce syndrome. Des travaux concernent actuellement la mise en évidence de corrélats cérébraux des déficits de l'empathie, de la théorie de l'esprit (« theory of mind »), de la fonction exécutive, de la cohérence centrale. Cette double approche réunit les cliniciens non seulement sur les modèles neuro-psycho-physiologiques mais aussi sur des propositions éducatives et thérapeutiques.
Il ne fait plus de doute que les facteurs génétiques contribuent fortement à la survenue de l'autisme. Du fait de la forte hétérogénéité clinique du syndrome autistique, il est nécessaire de constituer des sous-groupes homogènes à partir de variables phénotypiques cliniques et biologiques comme la taille du crâne, l'existence d'une régression du développement, l'épilepsie, les troubles du sommeil... Certaines caractéristiques électro-physiologiques (EEG, potentiels évoqués corticaux) s'intégreront certainement dans cette série de marqueurs.
La combinaison des approches cliniques, de neuro-imagerie et de génétique moléculaire vont permettre d'identifier des périodes critiques du développement cérébral et des fonctionnements neuronaux cibles. L'hypothèse de perturbations de la connectivité avec anomalie des structures et fonctions syn.aptiques est actuellement avancée.
→ autisme
cataracte pathologique l.f.
pathological cataract
Cataracte qui se développe au cours de certaines affections systémiques (maladie de Steinert, tétanie, diabète) ou dans les yeux qui ont été l'objet d'une affection grave (p. ex. uvéite de la maladie de Still).
H. Steinert, médecin interniste allemand (1909) ; G. F. Still, Sir, pédiatre britannique (1896)
[P2,N3]
champ magnétique (artefact de) l.m.
Inhomogénéité du signal IRM sans base anatomopathologique, en rapport avec de nombreuses causes potentielles : sensibilité en émission et en réception des antennes, courants de Foucault, interaction électrodynamiques avec l’objet, ondes de radio-fréquence
Toutes ces inhomogénéités sont susceptibles d’être source d’erreurs diagnostiques si leur origine n’est pas perçue comme artéfactuelle.
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
cyphose (manifestations pathologiques ) l.f.
kyphosis, hunchback
Augmentation anormale de la courbure à convexité postérieure du rachis thoracique.
La cyphose thoracique régulière modérée est souvent qualifiée de « dos rond » ; plus importante, chez l’adolescent, elle peut témoigner d’une épiphysite vertébrale de Scheuermann et chez l’adulte d’une arthrose intersomatique importante. À un degré extrême la cyphose peut entraîner des troubles cardio-respiratoires (cœur pulmonaire).
La cyphose lombaire, inversion de la courbure normale en lordose du rachis lombaire, est mal tolérée et douloureuse. La cyphose cervicale, fréquente chez le sujet âgé est habituellement liée à une discarthrose.
La cyphose angulaire est toujours pathologique : malformation vertébrale, fracture, séquelle d’ostéo-arthrite vertébrale en particulier du mal de Pott, destruction par tumeur.
H. Scheuermann, chirurgien orthopédiste et radiologue danois (1920)
Étym. gr. kuphos : courbé
[I1]
deuil pathologique l.m.
pathological bereavement, mourning
Travail de deuil caractérisé soit par sa durée, (avec impossibilité d'accéder en moins de quatre mois à la phase d'adaptation), soit par sa symptomatologie : état délirant, mélancolie de deuil, manie de deuil, etc.
Des travaux ont montré que les sujets endeuillés étaient immunodéprimés et ainsi plus vulnérables à certaines affections somatiques. Chez les personnes âgées soumises à un veuvage, la mortalité est augmentée durant les six mois suivant cette perte, souvent par maladie cardiovasculaire, accident, cancer, suicide et cirrhose hépatique.
diplopie pathologique binoculaire l.f.
pathological diplopia
Lors de la fixation d'un seul objet avec les deux yeux, perception en deux endroits distincts de l'espace de deux images visuelles identiques.
Elle résulte de la stimulation par un même objet de deux points non correspondants de la rétine des deux yeux. Elle peut être horizontale, verticale ou torsionnelle ou une combinaison des trois.
La diplopie hétéronyme (croisée) est la diplopie rencontrée dans l'exotropie où l'image d'une cible fixée est reçue par la rétine temporale de l'œil dévié et donc localisée dans l'espace du côté nasal. Quand les axes visuels "se décroisent", les images "se croisent".
La diplopie homonyme (non croisée) est la diplopie rencontrée dans l'ésotropie où l'image de la cible fixée est reçue par la rétine nasale de l'œil dévié et donc localisée dans l'espace du côté temporal. Quand les axes visuels "se croisent", les images "se décroisent".
Étym. gr. diploos : double ; ops : vue
drainage n.m.
Évacuation d’une collection pathologique assurée par un drain ou une lame en caoutchouc;
Le drainage aspiratif de Redon évite les hématomes postopératoires en luttant contre les espaces morts.
dysharmonie évolutive psychopathologique l.f.
developmental dysharmonia
Dénomination employée par des psychiatres psychanalystes, sans qu'en soient toujours précisés le contenu ni les limites, et qui rend compte des difficultés rencontrées à cerner dans leurs mécanismes et leur évolution des perturbations complexes de l'enfant.
Ce cadre rassemble des présentations et des modes de regroupement disparates. En situant la place importante prise par certains traits structuraux dans une organisation qui reste fondamentalement "en mosaïque", on peut isoler les dysharmonies évolutives de structure psychotique, de type névrotique, celles faisant redouter une évolution vers la psychopathie et celles conduisant à une organisation déficitaire.
fracture pathologique l.f.
pathological fracture
Fracture facilitée par une lésion préexistante de l’os, qu’elle soit tumorale, constitutionnelle ou acquise.
Les plus fréquentes sont les fractures sur un os ostéoporotique, ostéomalacique, sur une tumeur osseuse primitive ou métastatique, sur des dystrophies comme le kyste osseux ou en cas de maladie osseuse constitutionnelle comme l’ostéogénèse imparfaite.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture, ostéoporose, ostéomalacie, kyste essentiel de l'os, ostéogénèse imparfaite
[I2]
Édit. 2
grossesse pathologique l.f.
pathological pregnancy
Grossesse présentant une anomalie maternelle ou fœtale avérée faisant craindre des complications pour son évolution et pour l’accouchement.
homicide pathologique l.m.
pathological homicide
Conduite rare parmi celles provoquant la mort d'un être humain de façon préméditée (assassinat) ou non préméditée (meurtre).
Elle est observée notamment dans :
- les schizophrénies surtout paranoïdes, parfois révélées par un crime apparemment immotivé (parricide, matricide, en particulier) ;
- les délires chroniques, principalement passion
- le meurtre altruiste de ses enfants par une femme mélancolique, qui désire leur épargner les conséquences dramatiques de ses fautes délirantes
- les états catatoniques ou épileptiques ;
- les pulsions meurtrières de certaines psychoses, puerpérales notamment ;
- les crimes sadiques par des pervers, crimes rares mais comportant un risque de récidive (tueurs en série);
- l'infanticide, habituellement moins chargé en pathologie, commis par de jeunes mères célibataires.
En ce qui concerne la pathologie, rappelons seulement les liens entre homicide et suicide qui serait finalement une forme d'agressivité retournée contre soi-même : le sadisme en se retournant vers l'intérieur peut passer de l'objet perdu au moi, reliant ainsi l'impulsion criminelle et suicidaire.
En situation d'urgence, la décision d'hospitali
→ suicidaire (conduite), suicidant (soins au).
[H3]
jalousie pathologique l.f.
pathological jealousy
Appréhension, voire conviction de l'infidélité de la personne aimée.
Tous les degrés peuvent s'observer depuis de simples soupçons ou des préoccupations anxieuses jusqu'à la conviction du délire de jalousie (D. Lagache).
Le rôle de l'alcoolisme dans la jalousie morbide est en fait moins fréquent que classiquement. Par contre, celle-ci s'exprime principalement lors d'ivresses simples et principalement pathologiques.
Plutôt qu'une hypothétique homosexualité latente, le retentissement affectif de défaillances sexuelles liées à l'intoxication alcoolique peut intervenir.
D. Lagache, psychiatre et psychanalyste français (1947)
jeu pathologique l.m.
pathological gambling
Besoin urgent et répété de jouer de l'argent, dominant l'existence, et qui se réalise en dépit de la conscience du sujet et de ses efforts, souvent de sa souffrance, au risque de transgression de valeurs et de devoirs socioprofessionnels, matériels, familiaux, voire légaux, de sorte que le rétablissement de la situation financière n'est envisagé essentiellement que par le jeu.
Fréquente, surtout masculine, cette "addiction sans drogue" est souvent rapprochée des toxicomanies, celles-ci en tant qu'instrument d'aléa, de jeu avec la vie et la mort, associé à la recherche de plaisir, d'anesthésie et d'oubli. Un rôle contra-dépressif est souvent relevé.
Comme ces dernières, et en dehors de troubles mentaux préexistants ou consécutifs possibles, on doit se demander si ces conduites complexes et encore insuffisamment cernées relèvent exclusivement, sinon principalement, de la psychiatrie. En tout cas, ce sont surtout les thérapies cognitivo-comportementales, plutôt pratiquées en groupe, qui sont retenues actuellement. Davantage que l'abstinence totale, l'objectif d'un "jeu contrôlé" est admis par beaucoup.
Syn. jeu compulsif (bien qu'il ne s'agisse pas d'un comportement compulsif proprement dit)
knobs n.m.p.
Protubérances apparaissant à la surface des hématies parasitées par certaines souches de Plasmodium falciparum et qui jouent un rôle aussi bien physiopathologique qu’immunologique
luxation pathologique l.f.
pathological dislocation
Déplacement articulaire lié à un état morbide particulier : infectieux (ex. luxation ostéomyélitique) ; paralytique (ex. luxation poliomyélitique ou autre) à l'exclusion des affections congénitales ou traumatiques.
nystagmus de fixation pathologique l.m.
fixation nystagmus
Nystagmus déclenché par la fixation, de rythme très rapide, de durée brève.
Étym. gr. nustazô : je m'incline
pelvilogie n.f.
Etude obstétricale du bassin normal ou pathologique de la femme
préhension forcée pathologique (comportement de, réflexe de) l.m.
grasping behaviour
rétrécissement valvulaire l.m.
Diminution pathologique du calibre d’un des orifices valvulaires du cœur, soit par malformation congénitale, soit par maladie acquise (rhumatisme articulaire le plus souvent)
Syn. sténose valvulaire
→ rétrécissement aortique, rétrécissement mitral, rétrécissement tricuspidien
rosacée granulomateuse l.f.
Forme anatomopathologique de la rosacée caractérisée, dans des papules évoluées de la maladie, par une organisation granulomateuse des cellules de l'infiltrat inflammatoire avec présence d'histiocytes de grande taille et de cellules géantes multinuclées
sillon unguéal pathologique l.m.
pathological nail groove
Modification de la surface de la tablette unguéale caractérisée par des dépressions linéaires longitudinales ou transversales (lignes de Beau).
Les sillons longitudinaux s'observent dans plusieurs types d'affections chroniques et sont uniques ou multiples. Uniques, ils résultent de tumeurs du repli susunguéal comprimant la matrice unguéale (p. ex. : kyste mucoïde, verrues vulgaires), d'une dystrophie unguéale de Heller, ou de microtraumatismes répétés. Multiples, ils correspondent, soit à une simple accentuation du relief des lignes longitudinales de l'ongle (qui sont physiologiques au cours de la sénescence, mais peuvent se voir dans le lichen plan, la polyarthrite rhumatoïde, etc.), soit à de fins sillons longitudinaux parallèles, comme tracés au poinçon, dans l'onychorrhexie.
J. Beau, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1806-1875)
→ Beau (lignes de), Heller (dystrophie unguéale de), onychorrhexie