hyperostose vertébrale ankylosante l.f.
diffuse idiopathic skeletal hyperostosis, Forestier's disease, Forestier and Rotés-Quérol’s ankylosing hyperostosis
Maladie fréquente d'étiologie inconnue, caractérisée par la formation d'os nouveau au site d'insertion des ligaments, tendons et capsules articulaires (enthèses).
La lésion caractéristique est une ossification en bande le long du flanc antérolatéral droit du rachis dorsal moyen. Mais il existe également des enthésopathies ossifiantes extrarachidiennes pouvant en particulier, réaliser un aspect de bassin hérissé. La maladie de Forestier est souvent associée à un diabète gras.
J. Forestier, médecin rhumatologue français, membre de l'Académie de médecine (1950) et J. Rotés-Quérol médecin rhumatologue espagnol (1950)
Syn. maladie de Forestier, maladie de Forestier et Rotés-Quérol
→ enthèses, enthésopathie, diabète non-insulinodépendant
[I2]
Édit. 2018
spondylarthrite ankylosante l.f.
ankylosing spondylitis, Marie-Strümpell’s disease, Bechterew’s arthritis, Bechterew’s disease, rheumatoid spondylitis
Atteinte articulaire inflammatoire ankylosante du rachis et des articulations sacro-iliaques.
Relativement fréquente (0,1 à 0,2% de la population générale), à nette prédominance masculine (trois hommes pour une femme), débutant le plus souvent entre 20 et 40 ans, cette variante de l’arthrite rhumatoïde est caractérisée par une atteinte axiale pelvi-rachidienne pouvant évoluer vers l’ankylose articulaire, par une fréquente association à une polyenthésopathie périphérique, par une possible agrégation familiale et par la grande fréquence avec laquelle les sujets atteints sont porteurs de l’antigène d’histocompatibilité HLA-B27, ces deux faits indiquant que la pathogénie de la maladie fait intervenir une forte composante génétique.
La maladie commence généralement par des douleurs réveillant le sujet pendant la seconde partie de la nuit, localisées au rachis lombaire, à la charnière dorsolombaire et aux sacro-iliaques, ces dernières douleurs pouvant irradier à la fesse et à la face postérieure de la cuisse sans dépasser le genou, ce qui donne une pseudo-sciatique soit uni- soit bilatérale et parfois à bascule. A l’atteinte axiale s’associent parfois des mono- ou oligoarthrites des grosses articulations des membres inférieurs, inaugurales dans 20% des cas.
L’examen clinique montre une raideur rachidienne avec limitation de mobilité des segments atteints, parfois des signes objectifs traduisant l’atteinte des sacro-iliaques, une diminution de l’ampliation thoracique relevant de l’atteinte des articulations costovertébrales basses. L’importance du syndrome biologique inflammatoire est fonction de l’étendue et de la sévérité des lésions. L’antigène HLA-B27 est présent chez près de 90% des malades alors qu’il ne l’est que dans 5 à 14% de la population générale. Les radiographies montrent une sacro-iliite bilatérale qui évolue en quatre stades allant du simple pseudo-élargissement des interlignes à leur disparition complète par fusion de leurs berges osseuses ; au rachis dorso-lombaire elles montrent des érosions marginales des corps vertébraux qui prennent une forme carrée (« squarring » de Romanus), ainsi que la présence de syndesmophytes qui, partant de deux corps vertébraux adjacents et tendant à se rejoindre, réalisent des ponts intervertébraux dont la présence à de nombreux niveaux donne la classique image de colonne bambou. Les interarticulaires postérieures et les ligaments inter-épineux peuvent également être atteints. Dans les formes vues tôt, les radiographies standard peuvent rester négatives, mais des lésions débutantes seraient décelables par le scanner et surtout par l’IRM, qui peut mettre en évidence un œdème osseux juxta-articulaire et une atteinte inflammatoire des synoviales et des enthèses.
L’évolution se fait par poussées et peut aboutir à une ankylose progressive du rachis d’étendue variable avec parfois une cyphose dorsale très prononcée.
Dans les formes graves peuvent survenir des complications telles que fracture du rachis ankylosé, subluxation atloïdo-axoïdienne cause de compression médullaire, syndrome de la queue de cheval par arachno-épidurite lombaire, ankylose des hanches, plus rarement atteintes extra-articulaires (uvéite, valvulopathie aortique, glomérulonéphrite à IgA, amylose).
Le traitement médicamenteux se résumait autrefois aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les glucocorticoïdes n’ayant qu’une efficacité très limitée et aucun des traitements de fonds essayés n’agissant sur l’atteinte axiale. La sulfasalazine et le méthotrexate auraient une certaine efficacité dans les atteintes périphériques. Dans les formes à fort potentiel inflammatoire et résistantes aux AINS, les antiTNF alpha ont, ces dernières années, bouleversé la prise en charge des malades, permettant d’espérer dans la majorité des cas une rémission portant sur les atteintes à la fois axiales et périphériques ; la mise en route de tels traitements implique, comme dans la polyarthrite rhumatoïde, un bilan de départ et un suivi très stricts.
L'affection est autosomique dominante, mais avec une pénétrance variable, et il y a association fréquente avec l'antigène HLAB27. Le gène (AS) est en 6p21.3.
Pierre Marie, neurologue français, membre de l’Académie de Médecine (1898) ; V. M. von Bechterew (ou von Bekhterew), neurologue russe (1892), E. A. von Strümpell, neurologue allemand (1884 et 1897)
Étym. gr. sphondulos : vertèbre
Syn. pelvispondylite rhumatismale, Bekhterew (maladie de), Marie-Strumpell (syndrome de)
→ HLAB27, spondylarthropathie, syndesmophyte, polyenthésopathie, enthèse, arthrite rhumatoïde, ankylose, anti-inflammatoires non stéroïdiens, sulfasalazine, méthotrexate, sulfasalazine, anti-TNF alpha
articulation sacro-iliaque l.f.
articulatio sacro iliaca
sacro-iliac joint
Diarthrose paire et symétrique unissant le sacrum et l'os iliaque, renforcée par un système ligamentaire puissant, iliosacré en arrière, iliolombaire, iliotransversaire, ilioconjugué, petit et grand sacrosciatique et symphyse pubienne en avant.
articulation sacro-vertébrale l.f.
butée sacro-iliaque (théorie de la) l.f.
sacro-iliac abutment theory
Théorie mécanique expliquant la flexion de la tête au cours de l'accouchement normal du fœtus en présentation du sommet en occipito-antérieure.
La tête fœtale est soumise à l'action des contractions utérines et aux contre-pressions du détroit supérieur ; la partie de la tête située en avant de l'articulation atloïdo-occipitale étant plus longue que la partie située en arrière tend à se fléchir.
Édit. 2017
diamètre sous-sacro-sous-pubien l.m.
subsacro-subpubic diameter, subsacral-subpubic diameter
Diamètre du détroit inférieur, mesuré de la pointe du sacrum au bord inférieur du pubis, soit 12,5 cm selon Magnin.
Il s'agit en fait de l'agrandissement du diamètre antéropostérieur pubococcygien de 9,5 cm par rétropulsion du coccyx et mouvement de nutation du sacrum lors du passage de la présentation.
P. Magnin, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1962)
disjonction sacro-iliaque l.f.
Subluxation de l’articulation sacro-iliaque au cours d’un traumatisme ou des suites d’un accouchement
Étym. lat. dis : séparation : junctio : union
échancrure sacro-iliaque l.f.
sacroiliac notch
En obstétrique et non en anatomie, dépression située de part et d’autre du promontoire, limitée en arrière par l’aileron sacré et l’articulation sacro-iliaque.
Elle limite en arrière les diamètres obliques du bassin obstétrical. Elle représente un des pôles de l’ellipse d’engagement de la présentation fœtale.
[A1]
Édit. 2018
face sacro-pelvienne de l'ilion l.f.
facies sacropelvica ilii (TA)
sacropelvic surface of ilium
Face médiale de l’ilion divisée en deux parties par la ligne arquée de l’ilion.
Au-dessus de la ligne arquée se situe une large surface lisse dont les deux tiers supérieurs donnent insertion au muscle iliaque. Cette zone constitue la fosse iliaque interne. Au-dessous et en arrière de la ligne arquée et de la fosse iliaque interne se situent les reliefs de la surface auriculaire de l’ilion et la tubérosité iliaque.
→ surface auriculaire de l'ilion, tubérosité iliaque
[A1]
Édit. 2017
hiatus sacro-coccygien l.m.
[A1]
Édit. 2015
lame sacro-recto-génito-pubienne l.f.
lamina of the pelvic diaphragm
→ aponévrose pubo-génito-sacrée
lame sacro-recto-génito-pubienne de Delbet l.f.
Delbet’s sagittal fascia of the pelvic diaphragm
Partie fibreuse renforcée du fascia pelvien, à disposition sagittale, tendue à partir du sacrum, en dedans des trous sacrés, se dirigeant en bas et en avant en échangeant des fibres avec les viscères pelviens, et se terminant à l'insertion antérieure rétropubienne du fascia pelvien.
P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)
ligament sacro-coccygien antérieur l.m.
ligamentum sacrococcygeum anterius ; ligamentum sacrococcygeum ventrale (TA)
anterior sacrococcygeal ligament
Lame ligamenteuse mince s’étendant de la partie latérale de la face antérieure de la dernière pièce sacrée à la pointe du coccyx.
Les deux lames fibreuses situées de chaque côté de la ligne médiane convergent et s’entrecroisent.
Syn. ligament sacro-coccygien ventral
ligament sacro-coccygien dorsal profond l.m.
ligamentum sacrococcygeum posterius profondum ; ligamentum sacrococcygeum dorsale profondum(TA)
deep posterior sacrococcygeal ligament
Couche profonde du ligament sacro-coccygien postérieur qui prolonge le ligament longitudinal postérieur.
Il unit les faces postérieures de la dernière pièce sacrée et des deux premières pièces coccygiennes. Il est séparé du ligament sacro-coccygien dorsal superficiel par la terminaison du canal vertébral sacré.
Syn. ligament sacro-coccygien postérieur profond
ligament sacro-coccygien dorsal superficiel l.m.
ligamentum sacrococcygeum posterius superficiale ; ligamentum sacrococcygeum dorsale superficiale (TA)
superficial posterior sacrococcygeal ligament
Couche superficielle du ligament sacro-coccygien postérieur.
Ce ligament est constitué de trois faisceaux : un faisceau médian qui s’insère en haut sur les bords du hiatus sacral et sur les cornes sacrales et qui se termine en bas sur la face postérieure des dernières pièces coccygiennes ; deux faisceaux latéraux ayant les mêmes insertions mais situés en dehors des bords latéraux du faisceau médian. Il est séparé du ligament sacro-coccygien dorsal profond par la terminaison du canal vertébral sacré.
Syn. ligament sacro-coccygien postérieur superficiel
ligament sacro-coccygien latéral l.m.
ligamentum sacrococcygeum laterale (TA)
lateral sacrococcygeal ligament
Chacun des deux trousseaux ligamentaires situés de chaque côté, en arrière et en dehors de l’articulation sacro-coccygienne.
Chacun d’eux est constitué de trois faisceaux ligamenteux : un faisceau médial qui unit la corne du sacrum à la petite corne coccygienne, un faisceau moyen qui relie la corne du sacrum à la grande corne de la première pièce coccygienne et un faisceau latéral, le plus épais, qui s’étend de l’angle latéral du sacrum au sommet de la grande corne du coccyx. Ce dernier faisceau est l’équivalent d’un ligament inter-transversaire.
ligament sacro-coccygien postérieur l.m.
Ligament épais et résistant disposé en deux couches : le ligament sacro-coccygien dorsal profond et le ligament sacro-coccygien dorsal superficiel.
ligament sacro-coccygien postérieur profond l.m.
→ ligament sacro-coccygien dorsal profond
ligament sacro-coccygien postérieur superficiel l.m.
→ ligament sacro-coccygien dorsal superficiel
ligament sacro-coccygien ventral
→ ligament sacro-coccygien antérieur
ligament sacro-épineux de Bichat l.m.
M. Bichat, anatomiste et physiologiste français (1771-1802)
→ ligament sacro-iliaque postérieur
ligament sacro-iliaque antérieur l.m.
ligamentum sacroiliacum anterius (TA)
anterior sacro-iliac ligament
Bande fibreuse mince et étalée reliant la base et la face antérieure du sacrum en dehors des trois premiers foramens sacrés antérieurs, à la partie postérieure de la ligne arquée de l’ilium et à la surface osseuse qui surplombe la grande incisure ischiatique.
ligament sacro-iliaque antéro-inférieur l.m.
Faisceau de renforcement inférieur du ligament sacro-iliaque antérieur.
C’est le frein de nutation inférieur.
ligament sacro-iliaque antéro-supérieur l.m.
Faisceau de renforcement supérieur du ligament sacro-iliaque antérieur.
C’est le frein de nutation supérieur.
ligament sacro-iliaque interosseux l.m.
ligamentum sacroiliacum interosseum (TA)
interosseous sacro-iliac ligament
Plan ligamenteux profond du ligament sacro-iliaque postérieur qui s’insère latéralement sur la pyramide de la tubérosité iliaque, en avant du plan moyen, et se termine en dedans sur les deux premières fosses criblées du sacrum.
Ses faisceaux, placés sans ordre et plus ou moins inclinés les uns sur les autres lui valent la dénomination de ligament vague. Les mouvements de nutation exécutés par le sacrum sur l’os coxal passent par le milieu de ces faisceaux ce qui lui vaut le nom de ligament axile.