Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

53 résultats 

calcification sclérale l.f.

scleral calcification

Surcharge calcaire de la sclère observée dans divers états d'hypercalcémie acquise.

hypercalcémie

[P2]

coque sclérale l.f.

scleral shell

Coque de contact admettant une zone sclérale.

[P2]

ectasie sclérale postérieure l.f.

posterior scleral ectasia

Ectasie du pôle postérieur de la sclère qui peut être observée dans le "morning glory syndrome "( papille en fleur de liseron), dans certaines myopies congénitales ou spontanément.

Étym. gr. ektasis : dilatation

morning glory syndrome,  papille en fleur de liseron

[P2]

Édit. 2019

fasciite nodulaire sclérale l.f.

scleral nodular fasciitis

Lésion bénigne apparaissant au limbe ou sur un muscle oculomoteur et d'évolution rapide.
Histologiquement, on observe une prolifération de fibroblastes dans un fond assez inflammatoire.

[P2]

Édit. 2018

gouttière sclérale l.f.

scleral groove

Espace scléral antérieur compris entre l’éperon scléral et le septum scléral.
Occupé par le trabeculum cornéoscléral, il constitue le sulcus scléral interne dont la projection camérulaire, dans l’angle iridocornéen, correspond à la rainure de Schwalbe.

Syn. sulcus scléral interne

sclère

implant à fixation sclérale l.m.

scleral-fixated-posterior chamber intra-ocular lens

Implant de chambre postérieure où l'absence de support capsulaire antérieur ou postérieur peut et doit être compensé par une fixation à la sclère.

Étym. lat. plantare : ficher dans le sol

incision sclérale tunnellisée l.f.

scleral tunnel incision

Incision en sclère située de 1 à 3 mm du limbe, réalisée après délamination de la sclère.

indentation sclérale externe l.f.

external scleral buckle

Compression externe de la sclère par mise en place d’un matériel synthétique extrascléral pour permettre un contact entre les structures externes (sclère, choroïde et épithélium pigmentaire) avec le neuro-épithélium décollé.
Associée à une cryopexie des déhiscences rétiniennes, c’est la méthode classique de traitement d’un décollement de rétine, qu’il s’agisse d’une indentation localisée (parallèle au limbe ou radiaire) ou circulaire.

lentille sclérale l.f.

scleral lens

Lentille de contact conçue pour corriger un défaut de réfraction et dont la surface, une fois en place, se projette à la fois sur la cornée et sur la conjonctive bulbaire.
On parlera alors de lentille cornéosclérale ou sclérocornéenne en fonction de l'importance du recouvrement de la conjonctive bulbaire ; le verre scléral est un cas particulier de cette dernière.

verre scléral, verre scléral moulé, verre scléral préformé

[P2]

Édit. 2019

plaque hyaline sclérale l.f.

focal senile translucy of the sclera

Modification acquise dégénérative de la sclère observée chez les sujets âgés, se traduisant par une plaque grisâtre en avant de l'insertion des muscles droits horizontaux, avec histologiquement une zone calcifiée suspendue dans l'épaisseur sclérale.

plicature sclérale l.f.

raccourcissement scléral

poche sclérale l.f.

scleral pocket

Dissection d’une poche à l’intérieur de l’épaisseur sclérale pour la remplir d’un matériel synthétique ou organique dans le but de créer une indentation localisée (poche lamellaire).
Un tel montage peut être aussi réalisé en suturant à la sclère un greffon scléral (poche rapportée).

sclère

transillumination sclérale l.f.

transcleral illumination

Illumination du contenu oculaire à l'aide d'une puissante source de lumière froide, permettant le repérage de masses sombres comme les tumeurs mélaniques de l'uvée ou un corps étranger intraoculaire.
Cet examen peut aussi être réalisé, pour le repérage de tumeurs antérieures, à la lampe à fente avec un éclairage transpupillaire (transillumination pupillaire).

trappe sclérale l.f.

volet scléral

fasciite nodulaire sclérale l.f.

scleral nodular fasciitis

Lésion bénigne apparaissant au limbe ou sur un muscle oculomoteur et d'évolution rapide.
Histologiquement, on observe une prolifération de fibroblastes dans un fond assez inflammatoire.

[P2]

Édit. 2018

antigène urothélial de surface l.m.

urothelial cell surface antigen

Molécule antigénique de l'urothélium.
Leur persistance ou leur disparition pourrait avoir une corrélation avec l'évolution plus ou moins maligne des tumeurs de vessie. On a tenté d'en faire un indice pronostique, qui s'avère peu fiable.

antigène variable de surface l.m.

variable surface antigen

Antigène de surface de Trypanosoma brucei gambiense ou de T.b. rhodesiense qui constitue la base d’un mécanisme d’échappement immunologique développé par le parasite face aux défenses immunitaires de l’hôte.

Syn. variable surface glycoproteins

film hydrolipidique de surface l.m.

skin surface hydrolipidic film

Mince couche qui, à la façon d'un film protecteur, s'étale à la surface de la peau et représente un ensemble complexe formé de substances d'origine sudorale et sébacée ainsi que d'agrégats cellulaires provenant de la desquamation du stratum corneum.
Ce film comporte une partie aqueuse qui correspond à l'élimination de la sueur et une partie lipidique d'origine sébacée et épidermique. Il a un pH acide, d'où son ancien qualificatif de « manteau acide » de la peau, et participe à sa fonction barrière, s'opposant à la pénétration d'agents extérieurs; il régule l'hydratation de la couche cornée.

[C1,J1]

Édit. 2018

hypothermie de surface l.f.

cutaneous hypothermia

Technique de refroidissement corporel par immersion, permettant d'abaisser la température aux environs de 31 degrés, pour une durée d'arrêt circulatoire de 5 minutes.

image 3 D de surface l.f.

représentation 3 D de surface

marqueur de surface l.f.

surface marker

Molécule fonctionnelle reflétant l’état de différenciation cellulaire, située à la surface des lymphocytes B et T, des macrophages, des neutrophiles et des cellules NK, et reconnue par des anticorps monoclonaux.
C’est notamment dans la caractérisation des lymphocytes B et T que la reconnaissance des marqueurs de surface est importante, par l’utilisation d’anticorps monoclonaux permettant p. par exemple de reconnaître les lymphocytes T et leurs sous-populations. On a donné au groupement d’épitopes identiques, identifiés sur les lymphocytes par différents anticorps monoclonaux, le nom de classe de différenciation leucocytaire (CD ou Cluster Designation ou Cluster Determinant). Utilisés sur tissu dans les études immunohistochimiques pour le diagnostic des lymphomes, ces CD suivis d’un chiffre sont définis par l’antigène dont le poids moléculaire est connu et correspondent à des populations ou des lignées cellulaires particulières. Ainsi CD4 est un marqueur de la sous-population des lymphocytes T auxiliaires qui facilitent l’activation et la maturation des lymphocytes B ainsi que des lymphocytes T cytotoxiques.

CD

partie vertébrale de la surface costale du poumon l.f.

pars vertebralis facies costalis pulmonis (TA)

vertebral part of costal surface of lung

surface costale du poumon

reformation de surface l.f.

volume rendering

Edit. 2018

reformatage, représentation 3D de surface

[B1,B2,B3]

représentation 3D de surface l.f.

volume rendering

En scanographie moderne (mais aussi en échographie et en IRM) possibilité de montrer la surface des structures observées en créant l'impression d'une représentation en trois dimensions.
En TDM, la plus usitée, cette représentation inclut quatre phases :
1) Détermination d'un seuil de densité. L'impression tridimensionnelle est obtenue par un système d'ombrage qui simule l'existence d'une source lumineuse ponctuelle, la surface la plus proche de cette source étant la plus blanche sur l'image. Ainsi, l'échelle de gris n'est plus utilisée pour coder la densité des voxels, mais leur topographie. Cela suppose le choix d'un seuil de densité, les voxels ayant une densité supérieure à celui-ci étant les seuls à être représentés. Ainsi, pour représenter en 3D un massif facial, si l’on choisit un seuil assez élevé, l'image visualisera la surface du squelette. Si l’on choisit un seuil faible, elle représentera la peau du visage. Si l'on veut représenter les axes vasculaires, il faut choisir un seuil correspondant à la densité des vaisseaux opacifiés.
2) Segmentation spatiale. Cette étape permet de définir le volume à représenter et de supprimer les structures inutiles. Par exemple, lors de l'examen d'une hanche, on peut supprimer la tête fémorale pour visualiser l'arrière-fond de l’acétabulum ou, pour étudier le processus odontoïde en vue postérieure, supprimer les arcs neuraux des vertèbres cervicales. En acquisition hélicoïdale à visée angiographique, on peut supprimer toutes les structures autres que les vaisseaux.
3) Interpolation. Avec la plupart des appareils modernes, de nouvelles coupes peuvent être recalculées par interpolation linéaire à partir des coupes déjà reconstruites afin de générer un volume de données isotropiques (voxels cubiques).
4) Visualisation. Celle-ci permet de montrer l'image sur l'écran et de la faire pivoter dans l'espace sous tous les angles désirés, en supprimant certaines structures gênantes (fonction "cut scalpel" ou "scalpel électronique").

filtre de traitement d'image, reformatage

[B2,B3]

Édit. 2020

résonance plasmonique de surface l.f.

La résonance plasmonique de surface est une technique optique permettant la détection d’un ligand (molécule organique, biologique, micro-organisme, …) se fixant à un récepteur immobilisé (adsorbé) à la surface d'une couche métallique.
Le système de détection SPR mesure la variation de l'indice de réfraction au voisinage de l'interface quand le ligand se fixe aux récepteurs. Le plasmon de surface est une onde à décroissance exponentielle des deux côtés de l’interface séparant un métal (or, argent, etc.) d’un milieu diélectrique sans pertes (milieu biologique par exemple), parallèlement à laquelle elle se propage. Le champ électromagnétique dans le milieu biologique présente un caractère d’onde évanescente, c’est-à-dire d’amplitude décroissant exponentiellement avec la distance à l’interface. La fixation de molécules sur l’interface va modifier l’information contenue dans l’onde tant au niveau de sa phase que de son amplitude. L’onde plasmon joue le rôle de sonde dans le milieu où se situe la réaction biomoléculaire. L’information pourra alors être recueillie soit sur la phase soit sur l’amplitude du faisceau réfléchi. Généralement, l’onde incidente, polarisée transverse magnétique (TM), traverse d’abord un prisme de verre d’indice de réfraction élevé et se réfléchit sur l’interface recouverte de métal sous un angle d’incidence supérieur à l’angle critique défini par rapport au milieu biologique. Ce prisme constitue le dispositif de couplage de l’onde incidente avec l’onde de surface (plasmon de surface).
La résonance plasmonique de surface ne nécessite aucun marquage préalable des molécules cibles, permet une détection en temps réel qui peut être quantitative. En outre, les capteurs SPR peuvent être régénérés par injection d’une solution dite de régénération.

interactomique

[B,B2,B3]

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