Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

26 résultats 

SDGT sigle pour syndrome douloureux du grand trochanter

périarthrite de la hanche

[I1]

syndrome douloureux du grand trochanter l.m.

Sigle SDGT

périarthrite de la hanche

[I1]

syndrome douloureux régional complexe l.m.

regional painful syndrome complex

La taxonomie internationale actuelle retient la terminologie de syndrome douloureux régional complexe de type 1 qui correspond aux syndromes douloureux habituels de l’algodystrophie et de type 2 qui pourrait s’assimiler à l’algoneurodystrophie mais qui est en réalité un syndrome douloureux lié à une pathologie neuropathique (par exemple, après intervention chirurgicale ayant lésé une structure nerveuse).

Sigle SDRC

algodystrophie

syndrome douloureux pelvien l.m.

pelvic pain syndrome

syndrome douloureux ostéomusculo-articulaire abdominopelvien bénin

névralgie trigéminale, prosopalgie, tic douloureux l.f.

névralgie faciale

nodule douloureux de l'hélix l.m.

chondrodermatitis nodularis chronica helicis

Nodule généralement kératosique, très douloureux à la moindre pression, siégeant à la partie supérieure du rebord de l’hélix et souvent récidivant.

Syn. chondrodermatite nodulaire chronique de l’hélix

nodule douloureux de l'oreille l.m.

chondrodermatitis nodularis chronica helicis, painful nodular growth of the ear

Nodule généralement kératosique, le plus souvent unique, mais parfois bilatéral, situé au sommet du bord libre de l'hélix, d'environ 0,5 à 1 cm de diamètre, de la couleur de la peau adjacente ou rosée, souvent très douloureux à la pression et récidivant.
Touchant plus souvent les hommes d'âge moyen, il est causé par une dégénérescence du derme et/ou du cartilage. Le traitement fait appel aux injections de corticoïdes, à la cryothérapie ou à l'exérèse chirurgicale.

M. Winkler, dermatologiste suisse (1915)

Syn. chondrodermatite nodulaire chronique de l'hélix, chondrodermatitis nodularis helicis, nodule de

nodule douloureux de l'hélix

relâchement douloureux de la symphyse pubienne 1.m.

painful relaxation of the pubic symphysis

Douleur pubienne de la fin de grossesse mise sur le compte du relâchement ostéofibreux symphysaire.

relâchement douloureux des symphyses l.m.

painful relaxation of symphysis

Douleur de la ceinture osseuse en fin de grossesse, touchant la symphyse et les articulations sacro-iliaques.

tic douloureux de la face l.m.

Tic douloureux.

névralgie du trijumeau

Trousseau (tic douloureux de la face, de) l.m.

Tic douloureux.

A. Trousseau, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1861)

névralgie du trijumeau

accident du travail bénin l.m.

light injury

Accident n'entraînant ni arrêt de travail, ni soins médicaux donnant lieu à une prise en charge administrative par les organismes de Sécurité sociale. 
L'entreprise peut être autorisée à ne pas déclarer les accidents bénins sous réserve de tenir un registre ouvert à cet effet.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

[E2,E3]

Édit. 2016

angioréticulome bénin l.m.

benign angioréticuloma

angiome cellulaire compact

[F5,K4]

Édit. 2017

déciduome bénin l.m.

benign deciduoma

Tumeur utérine bénigne formée de cellules déciduales provenant d'une rétention de fragments placentaires.

Étym. lat. deciduus, qui tombe

dysembryome (bénin, malin) l.m.

dysembryoma (benign, malignant)

tératome (bénin, malin)

îlot osseux condensant bénin l.m.

enostosis, bony island


Ilôt d'os compact siégeant au sein d'un os spongieux.
Cet hamartome (tissu normal en situation anormale), appelé aussi énostose, est une ostéocondensation homogène, pleine, de un à trois centimètres de diamètre, dense (densité voisine de celle de l’os cortical), à contours nets, finement spiculés (en oursin). Les  spicules se prolongent avec les travées normales de l’os spongieux voisin. En IRM, la lésion apparaît en hyposignal en T1 et en T2. Elle est entourée d’os spongieux normal, souvent excentrée et accolée à une corticale, fréquemment multiple.
Cette lésion, asymptomatique, est le plus souvent de découverte fortuite.

Syn. énostose

énostose

[I1, A3, F5]

Édit. 2020

lipoblastome bénin l.m.

benign lipoblastoma

Tumeur bénigne du tissu adipeux, rare, survenant dans les trois premières années de la vie avec prédilection chez le garçon, siégeant au cou, dans la région inter-scapulaire, les aisselles, le creux poplité et parfois le médiastin, réalisant une tuméfaction bien circonscrite, souple et indolore.
Elle est composée d'amas d'adipocytes immatures ronds ou fusiformes à cytoplasme multi-vacuolaire et finement granuleux avec un noyau rond central, séparés par des cloisons conjonctives : elle se rapproche ainsi de l'hibernome.

Étym. gr. lipos : graisse ; blastos : germe ; ôma : tumeur

Syn. lipome foetal, lipome embryonnaire

mélanome bénin l.m.

melanocytic naevus

nævus nævocellulaire

mésothéliome bénin de la trompe de Fallope l.m.

benign mesothelioma of the Fallopian tube

Tumeur musculaire bénigne de la paroi musculaire de la trompe utérine, incluant des cryptes glandulaires et des follicules lymphoïdes.

Étym. gr : mesos : au  milieu ; thêlê : construit d’après épithêlium : qui recouvre (le mamelon) : -ome indique la tumeur

Syn. tumeur adénomatoïde de la trompe de Fallope

nævus kystique bénin l.m.

cystic benign nevus

Variante de nævus composé où existent de nombreux kystes épithéliaux situés dans le chorion superficiel, mêlés aux cellules næviques.

Étym. lat. nævus : marque, tache

Syn. dermo-épithéliome de Parinaud

Hailey-Hailey (pemphigus chronique bénin familial de) l.m.

familial benign chronic pemphigus, Hailey-Hailey’s disease, pemphigus familiaris chronicus benignus

Dermatose bulleuse acantholytique primitive héréditaire à transmission autosomique dominante à pénétrance variable, caractérisée par la formation de bulles par acantholyse intra-épidermique supra-basale et par l'absence de dépôts d'anticorps dans les espaces interkératinocytaires, ce qui la distingue des pemphigus auto-immuns.
Elle débute à l'adolescence ou l'âge adulte dans les zones de friction, telles que le cou, les plis axillaires et inguinaux, et, plus rarement, atteint d'autres régions comme le cuir chevelu et, exceptionnellement, les muqueuses. La lésion élémentaire est une vésiculobulle flasque, facilement rompue, laissant une érosion rapidement recouverte d'une croûte jaunâtre. Par confluence les lésions constituent de larges nappes suintantes, croûteuses, macérées, malodorantes, souvent parcourues de fissures ou "rhagades". L'examen histologique montre, au sein d'un épiderme papillomateux, une acantholyse intra-épidermique supra-basale avec formation de fentes ou de bulles, sans kératinocytes monstrueux, associée de façon variable à une dyskératose kératinocytaire. Aucun dépôt intra-épidermique d'anticorps n'est observé en immunofluorescence directe. L'évolution spontanée est chronique se faisant par poussées favorisées par la transpiration, la macération et la surinfection, avec une tendance à la diminution au cours des années. Le traitement est avant tout préventif : éviction des frottements et désinfection locale.

H. Hailey et W. Hailey, dermatologistes américains (1939) ; H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1933)

Syn. maladie de Hailey-Hailey, maladie de Gougerot-Hailey-Hailey

acantholyse, pemphigus,rhagade, dyskératose

[J1]

Édit. 2018

synovialome bénin l.m.

synovite villonodulaire pigmentaire

tératome bénin du médiastin l.m.

benign mediastinal teratoma

Tumeur dysembryoplasique formée d'un mélange de tissus adultes sans organisation.
Il s'agit :
- soit de tératomes matures multi-tissulaires, tumeur contenant les dérivés de tous les feuillets embryonnaires, avec la présence des dérivés de l'ectoderme (peau, dents, cheveux, sébum) de l'endoderme (épithélium digestif), du mésoderme (os, cartilage, muscle, graisse) ;
- soit d'une tumeur à un seul feuillet dont le type habituel est le kyste dermoïde (sébum, poils, épithélium malpighien, parfois dents).
Ces tumeurs siègent dans le médiastin antérieur et moyen. Elles sont sphéroïdes, bien limitées mais sans capsule propre, débordant le médiastin, le plus souvent à gauche. La présence radiologique de calcifications permet d'affirmer le diagnostic.
L'indication opératoire est formelle du fait du risque d'une fistulisation dans les voies aériennes. Au cours de leur exérèse, les tératomes bénins n'ayant pas de capsule propre et s'accompagnant d'une importante réaction inflammatoire en périphérie, le nerf phrénique gauche, s'il n'est pas préalablement repéré, risque d'être sectionné.
À côté des tératomes bénins et des tératomes malins, il est des tératomes mixtes à contingents matures et immatures. La bénignité ne peut être affirmée que par un examen histologique complet de la pièce d'exérèse.
Anc. dénom. dysembryome bénin, kyste dermoïde

Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur

Syn. tumeur germinale bénigne du médiastin

tératome kystique bénin l.m.

Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur

kyste dermoïde de l'ovaire

vertige paroxystique positionnel bénin l.m.

Vertige rotatoire bref (quelques secondes), intense, déclenché par la prise rapide d'une position particulière de la tête dans l’espace, toujours la même (typiquement lorsque le patient se tourne dans son lit sur un côté) et lié dans la grande majorité des cas à une pathologie d’un canal semi-circulaire postérieur.
Ce vertige dit de positionnement est l’un des plus fréquents vertiges périphériques. Ses deux caractéristiques essentielles tiennent à l’existence d’une manoeuvre diagnostique et au mécanisme invoqué dans sa survenue et qui est à la base de certains procédés kinésithérapiques.
Le diagnostic, évoqué à l’interrogatoire, peut en effet être confirmé par une manœuvre décrite par Dix et Hallpike : elle consiste à placer rapidement le malade dans la position déclenchante décrite par le malade et à constater la survenue, après une latence de quelques secondes, d’un violent vertige accompagné d'un nystagmus rotatoire et vertical, concomitant de la sensation vertigineuse. Ces manifestations s’estompent en moins d’une minute mais la remise du malade dans la position initiale de l'examen déclenche à nouveau une sensation vertigineuse et un nystagmus battant en  sens inverse.
Le reste de l'examen est négatif : pas de nystagmus spontané, épreuves fonctionnelles vestibulaires normales, aucun signe déficitaire cochléaire.
Le mécanisme classiquement invoqué incrimine une lithiase du canal semi-circulaire postérieur. Pour des raisons diverses (traumatisme, infection, après stapédectomie, etc.), les otoconies, petits cristaux situés sur la macule de l’utricule, s’en détachent et soit se déposent sur la cupule du canal semi-circulaire postérieur (cupulolithiase) soit  pénètrent dans la lumière de celui-ci (canalolithiase). Sous l’effet  de la gravité, la prise de position entraînerait l’inclination de la cupule devenue trop lourde ou le déplacement des cristaux dans la lumière du canal, ce qui, par entraînement, mobiliserait la cupule et provoquerait le vertige.
Un autre mécanisme incrimine une atteinte du nerf vestibulaire, virale ou tumorale : la dégénérescence d’une partie du nerf vestibulaire serait responsable de l’excitation  excessive du canal semi-circulaire par levée d’inhibition.
La guérison survient en règle spontanément en quelques jours. Elle semble être accélérée par  une ou deux manoeuvres dites libératoires consistant à mobiliser la tête du patient soit brutalement soit très progressivement. Le mécanisme allégué est qu’elles « repositionneraient » les otoconies hors du canal.
Classiquement « bénin », ce type de vertige de positionnement peut révéler une affection  grave, type neurinome de l’acoustique, tumeur du tronc cérébral, etc. Il convient donc, lorsque le tableau clinique n’est pas typique, de demander une IRM. 
Sigle VPPB

Margaret R. Dix et C. S. Hallpike, otorhinolaryngologistes britanniques (1952)

Étym. lat. vertere : tourner

vertige, otolithe, cupulolithiase, Dix et Hallpike (manœuvre de), stapédectomie, névrite vestibulaire, neurinome de l'acoustique

[H1, P1]

Édit. 2019

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