Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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air alvéolaire l.m.

alveolar gas

Mélange de gaz et vapeur d'eau saturante contenu dans les alvéoles pulmonaires.
La ventilation alvéolaire, qui équilibre les échanges gazeux entre l'air et le sang, maintient stable la PCO2 artérielle et celle de l'air alvéolaire.
Du fait de la pesanteur, les parties hautes des poumons sont mieux ventilées et moins irriguées que les basses (sauf en microgravité), ainsi le sang allant au cœur droit n'est pas homogène et ne correspond pas exactement à l'air alvéolaire «moyen» : il en résulte un écart alvéolocapillaire normal (de l'ordre de 2 à 3 mm de Hg = 3 à 4 hPa), mais cet écart peut être important dans les pneumopathies et les atteintes de la paroi thoracique ou du diaphragme, les changements de position peuvent alors entraîner une forte hypoxie.

Étym. lat. alveolus : petite cavité

→ altitude, décubitus, ventilation/perfusion (rapport), conditions alvéolaires

[C2,K1]

Édit. 2017

viscosité de l'air alvéolaire l.f.

alveolar viscosity of alveolar gas

La viscosité des gaz ne dépend pas de la pression. Sur un intervalle de température d'une cinquantaine de°C elle croît à peu près linéairement avec la température. La viscosité d'un mélange gazeux est à peu près égale à la somme des viscosités partielles (viscosité x concentration du gaz) : ainsi, la viscosité de l'air alvéolaire est de 178 µPo (micropoise) au niveau de la mer, celle de l'air sec est de 170,8 µPo à 0°C, 182,7 µPo à 18°C et 195,8 µPo à 40°C. Au niveau de la mer la viscosité de l'air inspiré est de 177,7 µPo à 18°C, celle de l'air alvéolaire et donc de la portion finale de l'air expiré est de 178,4 µPo à 37°C. Du fait de l'enrichissement en vapeur d'eau de l'air alvéolaire avec l'altitude, la viscosité diminue (elle est de 171,5 µPo à 5 000 m). La baisse de la viscosité en altitude (8% dans l'exemple précédent) réduit d'autant le travail ventilatoire : l'altitude est favorable aux patients atteints d'un syndrome pulmonaire obstructif.

→ viscosité

volume alvéolaire l.m.

alveolar volume

Volume des alvéoles pulmonaires participant aux échanges gazeux.

Sigle VA

air n.m.

air

Mélange d'oxygène, d'azote, de vapeur d'eau et d'autres gaz.
L'air, constituant l'atmosphère respirée par les êtres vivants, véhicule de nombreuses aérosols solides (poussières, neige) ou liquides (brouillards, pluie, etc.) sa composition en vapeur d'eau varie selon la température et l'humidité. Mais l'air trachéal et pulmonaire est dépoussiéré et saturé en vapeur d'eau. La composition gazeuse de l'air pur et sec est stable et varie peu avec l'altitude mais il peut être souillé par du gaz carbonique et des polluants dont les concentrations sont variables.

→ aérosol, altitude, gaz, vapeur d'eau

[B1,C1]

Édit. 2017

air complémentaire l.m.

inspiratory reserve air

→ volume de réserve

[C2,K1]

Édit. 2017

air courant l.m.

tidal volume

→   volume courant

[C2,K1]

air de réserve l.m.

expiratory reserve air

→ volume de réserve

[C2,K1]

Édit. 2017

air gap l. angl.

en français : espace d'air

Technique destinée, en radiographie, à diminuer les inconvénients du rayonnement diffusé en maintenant un espace d'air entre le sujet et le film (habituellement une dizaine de centimètres).
Fondé sur la rapide diminution du rayonnement diffusé dès son émission par le sujet (alors que le rayonnement primaire diminue plus lentement), ce procédé a été tenté en radiographie pulmonaire puis abandonné en raison de ses médiocres résultats.
Cette méthode est actuellement peu usitée.

[B2,B3]

Édit. 2020

air médical l.f.

medical air

Air sec épuré des poussières et autres aérosols, des gaz et des vapeurs qui sont en quantités variables, destiné à l'usage médical (respirateurs, instruments de chirurgie à moteur pneumatique).
Pollué par des gaz toxiques (CO, CO2, SO2, etc.) et par des aérosols d'huiles septiques et toxiques, l'utilisation de l'air comprimé industriel a entraîné des complications pulmonaires (oléomes) au cours des ventilations artificielles ou l'infection de plaies chirurgicales (instruments alimentés à l'air comprimé).
Pour éviter ces complications il y a lieu d’utiliser l'air médical distribué dans l'hôpital avec les gaz médicaux. Cet air est, soit reconstitué à partir d'O2 et d'N2 liquéfiés, soit, le plus souvent, extrait de l'air ambiant par des compresseurs sans huile. L'air passe ensuite sur des filtres bactériologiques (tamis moléculaires) qui garantissent sa pureté, s'ils sont changés régulièrement.

→ air, aérosol, oléome pulmonaire

[B3]

Édit. 2017

air résiduel l.m.

residual air

→ volume résiduel

[C2,K1]

Édit. 2017

air trapping l. angl.

→ piégeage

[K1]

Édit. 2017

équivalent-air, équivalent-eau l.m.

air-equivalent, water-equivalent

En physique, se dit d'une substance dont la composition atomique est telle que l'énergie déposée par unité de masse par le rayonnement y est très voisine de celle déposée dans l'air (ou dans l'eau).
Des substances solides équivalent-air sont utilisées pour constituer la paroi de chambres d'ionisation et des substances équivalent-eau pour les fantômes solides

[B1]

Édit. 2018 

mal de l'air l.m.

airsickness

→ cinétose

pléthysmographie à air l.f.

air plethysmography

Pléthysmographie qui utilise un manchon pneumatique en forme de botte pour enregistrer les variations de volume induites par un changement de position, une contraction musculaire ou un garrot veineux.

poche à air gastrique l.f.

→ fundus de l'estomac

rapport tissu air l.m.

tissue air ratio

Rapport de la dose en un point du milieu sur l'axe d’un faisceau électronique et de la dose délivrée au même point de l’espace au centre d'un petit volume équivalent-air assurant l'équilibre électronique.

Sigle RTA

windkessel (réservoir à air) l.m.

Modèle physique proposé par Otto Frank pour représenter la chambre d'accumulation élastique que représente l’aorte à la sortie du ventricule gauche.
L’intérêt de ce modèle est de fournir une bonne image de la restitution d’énergie aortique quand le flux ventriculaire est interrompu.

O. Frank, physiologiste allemand (1899)

équivalent-air, équivalent-eau l l.m.

air-equivalent, water-equivalent

En physique, se dit d'une substance dont la composition atomique est telle que l'énergie déposée par unité de masse par le rayonnement y est très voisine de celle déposée dans l'air (ou dans l'eau).
Des substances solides équivalent-air sont utilisées pour constituer la paroi de chambres d'ionisation et des substances équivalent-eau pour les « fantômes » solides utilisés en radiothérapie.

→ fantôme

[B1]

Édit. 2020

courbe débit-volume l.f.

flow-volume curve

Enregistrement du débit en fonction du volume au cours des manœuvres d'expiration et d'inspiration forcées rapides.
L'analyse de la courbe débit-volume et de ses paramètres est particulièrement utile pour la reconnaissance des troubles ventilatoires obstructifs.

[C2,K1]

dose au volume cible l.f.

target volume dosis

Dose maximale absorbée dans le volume-cible.

Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)

dystocie par excès de volume fœtal l.f.

dystocia due to excessive fetal volume

→ dystocie par disproportion fœtopelvienne

effet de volume partiel l.m.

partial volume effect

Dans les imageries en coupes avec reconstruction matricielle, effet dû à l’existence au sein d’un même pixel de structures, de densité (scanographie) ou de signal (IRM) très différents.
La densité ou le signal global du pixel (moyenne des densités qui le composent) ne correspond plus  à la nature des structures anatomiques étudiées. Par exemple un voxel contenant pour moitié du calcium (densité = + 200 unités Hounsfield) et pour moitié de la graisse (densité = -200 unités Hounsfield) aura une densité moyenne de 0, soit celle de l’eau .
Le seul moyen de pallier cet inconvénient consiste à faire des coupes suffisamment fines pour diminuer la taille des pixels.

→ pixel,voxel, Hounsfield (unité), image matricielle

[B2, B3]

Édit. 2019

excès de volume du fœtus l.m.

overweight fetus

Macrosomie fœtale, d'origine génétique ou due au diabète.

[03,06]

Édit. 2018  

excès de volume foetal localisé l.m.

excessively large fetal part

Développement excessif d'un organe fœtal responsable de dystocie : de la tête (hydrocéphalie), du cou (kystes congénitaux), de l'abdomen (ascite, anasarque, tumeur rénale), ou du sacrum (tumeurs sacrococcygiennes).

Syn. dystocie par disproportion fœtopelvienne

[03,06]

Édit. 2018  

mesure du volume globulaire l.m.

red cells volume (measure of)

→ volume globulaire (mesure du)

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