Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cardiocinétique adj.

cardiokinetic

Qualifie l’activité du cœur.

[K2,C2]

cardiodynamique n.f.

cardiodynamism

Étude des phénomènes mécaniques de l’activité cardiaque.

[K2,C2]

cardiométrie n.f.

cardiometry

Mesure de la puissance de la contraction cardiaque.

[K2,C2]

cardiorespiratoire adj.

Qui intéresse à la fois la fonction du cœur et la fonction respiratoire

[C2,K2,K1]

cardiospasme n.m.

Syn. achalasie œsophagienne

achalasie œsophagienne

[C2,H1,L1]

Édit. 2016

cartographie endocavitaire l.f.

electroanatomic mapping

Établissement de la topographie de la dépolarisation endocavitaire en fonction du temps, réalisable en trois dimensions, afin de repérer à la fois anatomiquement et fonctionnellement un site électif à supprimer par ablation physique, une voie lente ou une voie accessoire de conduction.

[B2,C2,K2]

cascade ischémique l.f.

Échelle temporelle des évènements conduisant du défaut de privation d’oxygène au sein du cardiomyocyte à l’évènement clinique (angor, infarctus, mort), via la privation de mouvement des protéines contractiles, l’altération du remplissage ventriculaire, les modifications de l’ECG, la baisse de la performance systolique.

[C2,K2]

Cdyn sigle f. pour

Compliance dynamique

[C2]

cellules mésangiales du glomérule n.f.p.

glomerular mesangial cells

Cellules présentes dans les capillaires glomérulaires avoisinant les cellules endothéliales et la membrane basale, de structure voisine de celle des cellules musculaires lisses, intervenant dans la contraction des capillaires, la synthèse des protéines de la membrane basale et source de nombreux médiateurs à action autocrine ou paracrine.
Les cellules mésangiales assurent un triple rôle, celui de support des capillaires glomérulaires contrôlant leur contraction, celui de source de nombreux médiateurs locaux et celui de synthèse des composants de la membrane basale glomérulaire. Les cellules mésangiales expriment des protéines retrouvées dans les cellules musculaires lisses comme l’actine, la myosine et la vimentine. Elles possèdent des récepteurs de l’angiotensine II et sous l’effet de cette hormone se contractent et réduisent la surface de filtration et, ainsi, le débit de filtration glomérulaire. Elles produisent des formes actives de l’oxygène, des prostaglandines et des cytokines proinflammatoires agissant localement et, en particulier, sur le recrutement et l’activation de macrophages. Les cellules mésangiales jouent donc un rôle majeur dans les processus inflammatoires dans les glomérules. Elles participent à la synthèse des protéines de la membrane basale glomérulaire comme le collagène de type IV et dans les glomérulonéphrites à celle des collagènes de type I et III spécifiques de la sclérose glomérulaire. Les glomérulonéphrites mésangioprolifératives sont souvent associées au dépôt d’immuns complexes. La forme la plus fréquente est la glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d’IgA ou Maladie de Berger.

glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d'IgA, mésangium glomérulaire, actine, myosine, vimentine, angiotensine II

[M1,A2,C2,C3]

champ récepteur l.m.

receptive field

Étendue de l'espace dans laquelle un stimulus module l'activité électrique d'une cellule enregistrée par une technique neurophysiologique.
L'étude des champs récepteurs consiste à préciser les modalités du stimulus qui influent sur la réponse comme p. ex. sa localisation dans l'espace, sa structure spatiale en termes de forme, d'extension, de texture, d'orientation et de mouvement, son contraste, sa luminance, sa composition chromatique. Depuis la description initiale, la notion de champ récepteur a évolué pour inclure les influences exercées sur l'activité de la cellule par des stimulations présentées dans la périphérie du champ récepteur proprement dit. Ces dernières ne sont pas suffisantes pour déclencher des potentiels d'action mais peuvent moduler le taux de décharge, en général en l'inhibant.
Le champ récepteur des cellules ganglionnaires de la rétine et du corps géniculé latéral est constitué de deux zones, antagonistes et concentriques : le centre et le pourtour. On parle de champs récepteurs circulaires concentriques. Dans le corps géniculé latéral, ces cellules ne répondent qu'à la stimulation d'un seul œil, elles sont dites monoculaires.
Le champ récepteur des cellules rétiniennes ou géniculées est caractérisé par ses dimensions, la répartition des zones répondant à l'illumination ou à l'extinction, la latence de la réponse, la linéarité de la réponse en fonction de la position du stimulus, sa sensibilité au contraste et à la composition chromatique du stimulus.
Le champ récepteur des cellules des aires V1 ou V2 est constitué d'une mosaïque de zones dont la stimulation individuelle modifie le taux de décharge de la cellule soit lors de l'illumination (zones ON), soit lors de l'extinction (zones OFF), parfois dans les deux circonstances (zones ON-OFF). Le champ récepteur des cellules de l'aire V1 est caractérisé par l'organisation simple ou complexe des zones qui le constituent, l'orientation du stimulus qui déclenche la réponse la plus vigoureuse (orientation préférée), la fréquence spatiale la plus élevée qui est détectée (résolution spatiale). On peut ajouter à cette liste la sensibilité au mouvement et la résolution temporelle. Ces cellules répondent plus ou moins à la stimulation de chaque œil, ce qui définit leur classe de binocularité. On dit qu'elles appartiennent à une classe de dominance oculaire.
La distribution dans l'espace des zones ON et OFF permet de reconnaître plusieurs catégories de champs récepteurs. Les zones ON et OFF des cellules simples sont groupées formant des plages adjacentes. Les zones ON et OFF des cellules complexes n'obéissent pas à une règle de groupement et se chevauchent.
Dans la couche IV de l'aire V1 les champs récepteurs des cellules qui reçoivent les axones de projection du corps géniculé latéral n'ont pas d'orientation préférée et conservent la plupart des caractéristiques des cellules de cette structure. On les dit "non orientées".

dominance oculaire, cellule simple, cellule complexe, rétinotopie

[B1,C2]

chémorécepteur n.m.

chemoreceptor

chimiorécepteur

[C2]

chémotaxis n.m.

chimiotactisme

[C2]

chimiocinèse n.f.

chemokinesis

Propriété d'un organisme de répondre par une activité motrice à un stimulant chimique.

[C2 ]

chimiocinétique adj.

chemokinetic

Qui est en rapport avec la chimiocinèse.
P. ex., un facteur chimiocinétique est une molécule qui modifie la vitesse de déplacement d'un organisme vivant tel qu'un polynucléaire neutrophile.

[C2 ]

chimioluminescence n.f.

chemiluminescence

Phénomène de transformation énergétique se traduisant par l'émission de lumière.
Cette propriété est utilisée pour le suivi de réactions biologiques génératrices d'énergie sous forme d'ATP, grâce auquel une protéine la luciférine et l'enzyme qui l'accompagne, la luciférase, transforme cette énergie en photons, qui peuvent être eux-mêmes détectés par des photomultiplicateurs, dont le signal sert de mesure du produit de la réaction.
En immunologie, la mesure de la chimioluminescence est un paramètre utile pour mesurer la génération de radicaux libres lors de l'explosion oxydative des polynucléaires neutrophiles et des phagocytes mononucléés.

[C2,C3 ]

chlorure de sodium l.m.

sodium chloride

D’origine marine ou minière (sel gemme), servant à assaisonner ou à conserver les aliments, il constitue la forme essentielle de l’apport de sodium à l’organisme.
Les besoins physiologiques, sous un climat tempéré, sont de 6g par jour. Son usage excessif par la population générale est actuellement bien établi. Sa suppression de l’alimentation, prescrite en présence d’une insuffisance cardiaque, d’une hypertension artérielle ou d’œdèmes, s’avère difficile en raison de sa présence « masquée » dans de nombreux aliments sans goût salé. L’élimination urinaire est accrue par la prescription de diurétiques.
Symb. Na Cl

sodium, diurétique (traitement)

[C2,R2]

cholestase intrahépatique progressive familiale de type 2 l.f.

progressive familial intrahepatic cholestasis (PFIC2)

Cholestase apparaissant dans la période néonatale, caractérisée par une concentration élevée en acides biliaires dans le sang et une activité sérique de la gamma-glutamyl transférase (γ-GT) normale.
Les signes de cholestase (selles décolorées et urines foncées) apparaissent souvent dans les premiers mois de vie avec un ictère récurrent ou permanent, une hépatomégalie et un prurit sévère ou un syndrome de malabsorption. La PFIC2 fait partie des cholestases à γ-GT normale. La concentration des acides biliaires primaires très élevée dans le plasma, est très basse dans la bile. Habituellement la concentration sérique d'alpha-fœtoprotéine est élevée et l'activité sérique de l'alanine-amino-transférase est 5 fois supérieure à la normale. L'échographie hépatique montre parfois une vésicule biliaire volumineuse lithiasique. L'histologie hépatique montre une cholestase canaliculaire, une métaplasie biliaire des hépatocytes périportaux sans réelle prolifération ductulaire, une nécrose et une transformation en cellules géantes des hépatocytes, une fibrose et une inflammation lobulaires et périportales prononcées. L'immunomarquage de BSEP (bile salt export pump) est le plus souvent négatif. La cholangiographie montre un arbre biliaire normal (sauf en cas de lithiase) et permet un prélèvement de bile. L'apparition d'une insuffisance hépatique (IH) et/ou la progression vers un carcinome hépatocellulaire (CHC) pendant la première année de la vie est possible. L'évolution est souvent péjorative avant l'âge adulte.
La PFIC2 est héréditaire à transmission autosomique récessive. Le caractère familial est facilement reconnu lorsque plusieurs enfants de la même fratrie sont atteints. La consanguinité des parents est fréquente. La maladie est due à des mutations du gène ABCB11 (ATP binding cassette subfamily B member 1), situé sur le locus 2q24, codant la protéine BSEP, qui permet l'export des sels biliaires dans la bile. La mutation explique les constatations biologiques, BSEP étant exclusivement exprimée au pôle canaliculaire des hépatocytes, cela explique qu’il n'y a pas d'atteinte extra-hépatique dans la PFIC2.
Le diagnostic prénatal peut être proposé si une mutation est identifiée chez les deux parents. Un traitement par l'acide ursodésoxycholique (AUDC) doit être initié mais son efficacité n'est pas totale. La rifampicine aide à contrôler le prurit. Un drainage naso-biliaire peut aider à la sélection des répondeurs potentiels à une dérivation biliaire externe. Du fait de l'évolution vers une cholestase sévère, une IH ou l'apparition d'un CHC, 50% des patients sont candidats à la transplantation hépatique avant l'âge adulte. L’évolution vers le CHC doit être surveillée dès la première année de vie. L'évolution de la PFIC2 semble être plus sévère que celle de la PFIC1. Le traitement précoce par l'AUDC ou par dérivation biliaire externe permet de prévenir la morbidité et la mortalité liées à l'IH terminale.
Une mutation du gène ABCB11 est aussi responsable de formes moins sévères de cholestase appelées cholestase récurrente bénigne intrahépatique (BRIC2), cholestase médicamenteuse, cholestase gravidique.

Syn. cholestases intrahépatiques progressives familiales,  cholestase familiale récurrente cirrhogène, cholestases intrahépatiques familiales, cholestases fibrogènes familiales , cholestases intrahépatiques progressives familiales, PFIC

ABCB11 gene, protéine BSEP, Byler (maladie de),  cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 3, acide ursodésoxycholique, alpha-fœtoprotéine, alanine-amino-transférase cholestase récurrente bénigne intrahépatique, cholestase médicamenteuse, cholestase gravidique, gamma-glutamyl transférase

[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]

cholestérolémie n.f.

cholesterolemia

Concentration du cholestérol dans le plasma ou le sérum sanguin.
Chez l'adulte normal, elle est comprise entre 4 et 5,4 mmol/L (1,5 à 2 g/L). Elle varie avec l'âge, croissant rapidement dans les premières semaines, puis plus lentement jusqu'à 70 ans chez l'homme, elle reste plus basse chez la femme pendant toute la période de vie génitale active, s'élevant après la ménopause pour rejoindre celle de l'homme, voire la dépasser à 6,7 mmol/L (2,6 g) ou plus. Le cholestérol se trouve dans les différentes lipoprotéines du plasma, de telle sorte que la signification de la cholestérolémie totale apporte moins d'information que la mesure des fractions LDL ou HDL-cholestérol.
Actuellement, le dosage de la cholestérolémie isolée n’a plus d’intérêt. Il doit faire partie du bilan appelé « exploration des anomalies lipidiques », qui associe le dosage du cholestérol total, des triglycérides et du cholestérol-HDL, ainsi que le calcul du cholestérol-LDL par la formule de Friedewald. Le dosage doit être effectué chez le patient à jeun depuis plus de 12 h.

W. T. Friedewald, biochimiste américain (1972)

exploration des anomalies lipidiques 

[C2]

cholestérol-estérase n.f.

cholesterol esterase

Enzyme catalysant l'hydrolyse des esters du cholestérol.
Il existe une cholestérol-estérase dans l'intestin capable d'hydrolyser les stérides alimentaires. Dans les cellules où se trouvent des cholestérides de "réserve", leur hydrolyse qui libère le cholestérol est catalysée par des cholestérol-estérases "hormonosensibles" qu'une phosphorylation par une protéine-kinase A et l'AMP cyclique rend actives après stimulation par l'hormone spécifique.

[C1,C2]

cholesteryl ester transfer protein (CETP) n. angl.f.

protéine de transfert des esters de cholestérol

[C1,C2]

cholinestérase n.f.

choline esterase

Mot unanimement (et improprement) employé à la place d’acétylcholinestérase pour désigner l’enzyme qui hydrolyse l‘acétylcholine en choline et en acide acétique.
A côté de la cholinestérase proprement dite, surtout présente dans les cellules nerveuses et les érythrocytes, on connaît de nombreux enzymes moins spécifiques auxquels on donne le nom de pseudocholinestérases. La cholinestérase du sérum sanguin est une pseudocholinestérase ; sa concentration dans le sérum est diminuée dans les hépatites avec ictère et dans les cirrhoses ; elle augmente dans la néphrose lipoïdique. La cholinestérase est inhibée par l'ésérine et certains composés organophosphorés utilisés comme insecticides ou comme gaz de combat. Elle est aussi inhibée par les composés ammoniums quaternaires.

déficit en cholinestérase

[C1,C2]

chronotrope adj.

chronotropic

Caractérise la régularité et la fréquence du rythme de fonctionnement d’un organe.
Il est le plus souvent employé à propos de l’influence des moyens médicamenteux sur le rythme cardiaque.

Étym. gr. khronos : temps ; trépein : tourner

[C2]

chyle n.m.

chyle

Liquide laiteux blanchâtre présent dans les voies chylifères (lymphatiques du péritoine, canal thoracique) résultant de la digestion.
Les triglycérides provenant des graisses alimentaires s'y trouvent sous forme de particules, les chylomicrons, émulsionnés grâce à des phospholipides choliniques et certaines protéines, telles que l'apoB 48 et l'apoA-IV.

Étym. gr. khulos : suc

vaisseau chylifère

[K4,C2 ]

chylémie n.f.

chylemia

Présence de chyle dans le sang.
Normalement le chyle provenant du canal thoracique se déverse dans la circulation sanguine au niveau de la veine sous-clavière gauche, dans les heures qui suivent les repas ; les chylomicrons qui sont les constituants caractéristiques du chyle, sont formés à partir des lipides alimentaires, mais aussi des lipides synthétisés par les entérocytes.

[C2,K4]

chyleux adj.

chylous

Qui appartient au chyle ou en contient.

[C2]

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