fonctionnel adj.
functional
1) Caractère d’une fonction déterminée.
2) S’emploie aussi pour caractériser une symptomatologie ne répondant à aucune maladie définie.
Ce sont des plaintes portant sur le fonctionnement d'un ou de plusieurs organes (système digestif, cardiovasculaire, ORL, etc.) sans lésions anatomiques pouvant en rendre compte.
Les troubles fonctionnels sont le fait de personnalités anxieuses, histrioniques. Ils peuvent constituer le signe initial d'une autre affection psychique, notamment dépressive.
→ personnalité histrionique, trouble fonctionnel
[H3, N1]
Édit. 2018
fongus n.m.
Tumeur ulcérée et bourgeonnante, ayant l'aspect d'un champignon ou d'une éponge.
Terme désuet.
[N1]
Édit. 2018
fortuité n.f.
serendipity
Circonstance imprévisible de survenue d'un élément d'observation clinique, radiologique ou thérapeutique.
Proche de la sérendipité, elle n'en comporte pas toutes les nuances.
W. B. Cannon, physiologiste américain (1945)
Syn. sérendipité
[N1]
Édit. 2018
fragilité capillaire l.f.
capillar fragility
Diminution de la résistance et hyperperméabilité de la paroi des vaisseaux capillaires.
On reconnaît le fragilité capillaire primitive ou constitutionnelle, sans cause apparente, observée surtout chez la femme, qui se manifeste par des ecchymoses survenant au moindre choc ou à la moindre pression et la forme secondaire au cours des maladies infectieuses telles que la méningite cérébrospinale, la fièvre typhoïde, les septicémies, lors d’intoxication à la quinine, au benzène, à l’antipyrine, au cours de la prise prolongée de glucocorticoïdes, après morsure de serpent, dans le scorbut et au cours d’affections hématologique et hépatique.
La fragilité vasculaire se marque par du purpura caractérisé par des points rouges sur la peau ou les muqueuses correspondant à la rupture de petits vaisseaux et l’extravasation de globules rouges. Les pétéchies ressemblent au purpura mais de plus petite taille. Ces taches ne disparaissent pas à la pression.
La fragilité vasculaire se mesure au dynamomètre capillaire qui montre l’apparition d’un nombre important de pétéchies pour des compressions faibles de l’ordre de 10 à 15 mm Hg.
→ ecchymoses, purpura, pétéchie, méningite cérébrospinale, fièvres typhoïde et paratyphoïdes, septicémie
[F1, K4, N1]
Édit. 2019
frémissement n.m.
thrill
Sensation tactile, perçue à la palpation d’un point quelconque du corps, faite d’un frémissement plus ou moins intense et plus ou moins continu.
Il est caractéristique de certaines lésions ou malformations cardiovasculaires, dont la plus typique est la fistule artérioveineuse mais qui peuvent être d’une autre nature (rétrécissements serrés congénitaux ou acquis, angiomes actifs, etc.). Le frémissement est un signe de grande valeur sémiologique.
→ frémissement cardiaque, frémissement cataire, fistule artérioveineuse, angiome
[K1, N1]
Édit. 2019
fréquence n.f.
frequency, incidence, prevalence
Phénomène périodique ou du moins répétitif, qui se mesure par le nombre de répétitions par unité de temps.
1. En médecine, l'unité usuelle de mesure des temps est la minute, sauf indication contraire.
Par ex. la fréquence du pouls s'exprime en nombre de pulsations par minute.
2. En physique, pour les phénomènes périodiques, l'unité de mesure des fréquences est le hertz (Hz) : une période par seconde. Pour les phénomènes non sinusaux mais répétitifs, en télégraphie notamment, l'unité de mesure, un point Morse/seconde, est le baud (Bd). Le baud sert aussi à mesurer la vitesse de transmission de l'information d'un message, p. ex. une ligne téléphonique ordinaire transmet à une vitesse de l'ordre de 2 000 Bd, ce qui permet aux sons d'une fréquence du même ordre d'être intelligibles.
Pour la transmission de données informatiques il faut utiliser des vitesses bien supérieures.
3. En statistique, on distingue :
- la fréquence absolue (terme désuet), nombre de cas dans une classe ;
- la fréquence relative (appelée plus généralement «fréquence»), quotient du nombre de cas dans la classe sur le nombre total de tous les cas envisagés dans le collectif ;
- la fréquence élémentaire des éléments correspondant à un caractère donné, quotient du nombre de ces éléments psur le nombre total d'éléments ou cas considérés dans le collectif ;
- la fréquence cumulée jusqu'à une valeur donnée, quotient de tous les éléments considérés du plus petit à ceux correspondant à la valeur donnée sur le nombre total d'éléments.
- la fréquence globale, quotient du nombre de tous les éléments considérés sur le nombre total d'éléments.
4. En épidémiologie on emploie les termes de prévalence, pour désigner la fréquence globale d'un événement donné (ex. la mortalité imputable à une maladie donnée) et d'incidence pour désigner celle de l'évènement pendant un temps donné, généralement une année.
H. R. Hertz, physicien et ingénieur allemand (1857-1894); E. Baudot, ingénieur des télégraphes (1845-1903)
Étym. lat. frequens, qualifie aussi bien le rassemblement de nombreuses personnes en un même lieu que la répétition d'un évènement dans le temps.
→ baud, hertz, incidence, prévalence
[B1, E1, N1]
Édit. 2019
froid (allergie au) l.f.
cold allergy
Dénomination impropre à propos de manifestations apparentées à des crises d'urticaire pouvant apparaître lors de l'exposition au froid
L'éruption survient particulièrement au niveau des parties découvertes.
Les grandes poussées peuvent s'accompagner de troubles généraux : céphalées, frissons, dyspnée. Les muqueuses peuvent participer au phénomène lors de l'ingestion de boissons glacées.
On peut parfois clairement faire apparaître le prurit et l'œdème par application locale d'un peu de glace. Le transfert passif par le sérum est positif dans la moitié des cas. Une désensibilisation par accoutumance au froid est parfois possible. Le syndrome est souvent labile sans aucun traitement.
L'hydrocution, phénomène en général grave, peut avoir été précédée par des incidents isolés d'urticaire au froid.
→ chaleur (allergie à la), urticaire au froid
[F3, N1]
Édit. 2019
froidure n.f.
frostbite
Ensemble des lésions cutanées et sous-cutanées induites par le froid, dans lequel sont inclus notamment : "le pied des tranchées" observé pendant la guerre de 1914-1918 (lésions complexes créées par le froid, l'humidité et la macération), le pied d'immersion, la gelure et l'engelure.
Étym. lat. frigidum : froid
[N1, J1]
Édit. 2019
fulgurant adj.
fulgurating
Caratèrise un phénomène rapide comme l’éclair.
Il est surtout employé à propos d’une douleur.
Étym. lat. fulgur : foudre
[N1]
Édit. 2019
Gan gene sigle anglais pour gigaxonin
Gène situé sur le locus chromosomique 16q24.1 codant la gigaxonine, protéine appartenant au système ubiquitine-protéasome qui marque les protéines inutiles ou abîmées avec l’ubiquitine et conduit à leur destruction par un complexe enzymatique appelé protéasome.
Au moins 47 mutations de ce gène ont été identifiées dans la neuropathie à axones géants.
Syn. GAN1, GAN_HUMAN, giant axonal neuropathy (gigaxonin), KLHL16
→ neuropathie à axones géants, protéasome, ubiquitine, gigaxonine
gène SCN1A l.m.
SCN1A gene
[H1,O1,O6,Q2]
Édit. 2017
hauteur utérine l.f.
fundal height
Distance, mesurée avec un mètre en ruban entre la symphyse pubienne et le fond de l'utérus gravide.
Sa mesure fait partie de l'examen clinique obstétrical, est un reflet indirect de la croissance et du poids fœtal, varie en fonction de l'âge gestationnel, mais aussi du contenu utérin : l'hydramnios et les grossesses multiples l'augmentent, l'oligo-amnios la diminue.
[O3,N1]
Édit. 2015
hémangioblastome n.m.
hemangioblastoma
Tumeur vasculaire bénigne, de nature congénitale, unique ou multiple, qui siège en règle dans la fosse postérieure du crâne (cervelet et 4ème ventricule), la moelle épinière ou la rétine.
Elle est difficile à distinguer d’une malformation.
L'hémangioblastome réalise un petit nodule ferme, parfois hémorragique. Histologiquement, il est constitué de volumineuses cellules dites stromales disposées le long d'un réseau de capillaires anastomosés et proliférants. Ces cellules ont un cytoplasme spumeux, vacuolisé, riche en lipides ou finement fibrillaire. Leurs noyaux sont gros, de taille très inégale.
Dans un tiers des cas, les lésions s'intègrent dans la maladie familiale de von Hippel-Lindau qui associe à des degrés divers des hémangioblastomes cérébelleux ou médullaires, une angiomatose rétinienne, des kystes et des tumeurs kystiques du rein souvent malignes, des tumeurs du pancréas, des phéochromocytomes parfois bilatéraux, des tumeurs du sac endolymphatique, justifiant surveillance et dépistage systématiques. L’affection autosomique dominante est liée à des mutaions ponctuelles situées sur le bras court du chromome 3.
Dans quelques cas, l’hémangioblastome cérébellleux est responsable d’une polyglobulie secondaire à la sécrétion d'érythropoïétine. Le pronostic est très favorable après résection chirurgicale. Dans les formes familiales, il est fonction des lésions associées.
Ce terme d’hémangioblastome a remplacé celui d'angioréticulome, mais il ne permet pas d'identifier la cellule d'origine de ces tumeurs qui est toujours inconnue. Il sous-entend à tort, une malignité analogue à celle d'une tumeur du blastème.
E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1895) ; A.V. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926)
Syn. angioréticulome (désuet)
→ maladie de von Hippel-Lindau
[N1,P2]
Édit. 2015
hydrorrhée n.f.
hydrorrhea
Perte aqueuse abondante issue d’une muqueuse enflammée (utérus, conjonctive, etc.)
Étym. gr. hudôr : eau ; rhein : couler
[N1]
hypercolonne n.f.
hypercolumn
Module de traitement de l'information d'orientation, d'ocularité, de couleur et de mouvement dans l'aire V1.
Ce module d'une surface de 2 mm de côté environ comporte une série de colonnes d'orientation et une paire de colonnes de dominance oculaire.
[P2,N1]
hypercomplexité n.f.
hypercomplexity
Propriété de la réponse du champ récepteur de certaines cellules simples ou complexes de l'aire V1 qui atténue la décharge de potentiels d'action lorsque le stimulus excède les limites du champ récepteur.
Cette catégorie est abandonnée en tant que classe de cellules au profit d'un caractère d'hypercomplexité ou inhibition des extrémités qui est retrouvé aussi bien dans les cellules simples que complexes.
Syn. inhibition des extrémités
[N1]
hypertonique adj.
hypertonic
Qui a une tonicité anormalement élevée.
Ce terme peut s'appliquer au tonus musculaire, mais aussi à la pression osmotique d'une solution par rapport à une solution isotonique.
Ant. hypotonique
→ hypertonie musculaire, solution hypertonique
[N1]
hypnogramme n.m.
hypnogram
Enregistrement au cours du sommeil des principales fonctions naturelles afin de mesurer les durées de sommeil lent et paradoxal et de détecter les accidents tels que les apnées, les troubles du rythme cardiaque, les mouvements oculaires.
Les patients sont étudiés dans des laboratoires équipés des moyens nécessaires d'enregistrement et de traitement des données (électrocardiogramme, électroencéphalogramme, pneumogramme, actogramme oculaire, etc).
J.M. Charcot l'expliquait par l'intervention de mécanismes neurophysiologiques et l'employait à des fins expérimentales. H. Bernheim en faisait une technique utilisable en thérapeutique.
J. Braid, chirurgien écossais (1843) ; J-M. Charcot, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1882) ; H. Bernheim, neurologue français (1891)
[N1,H1]
incidentalome n.m.
incidentaloma
Néologisme désignant une masse d’allure tumorale découverte en radiologie, de façon fortuite, chez un patient asymptomatique.
Étym. angl. incidental tumor
Syn. fortuitome
[N1]
Édit. 2018
Inclán (calcinose pseudotumorale d') l.f.
tumoral calcinosis
A. Inclán, chirurgien orthopédiste cubain (1943) ; O. Teutschländer, anatomopathologiste allemand (1935)
→ calcinose, lipocalcinogranulomatose de Teutschländer
[N1]
interleukine 1 n.f.
interleukin-1
Cytokine produite essentiellement par les phagocytes mononucléés activés intervenant de façon déterminante dans l’immunité innée et les réactions inflammatoires au cours desquelles, en synergie avec TNF-α, elle stimule la production des molécules d’adhésion par les cellules endothéliales, la production de chimiokines par ces mêmes cellules et par les macrophages, la biosynthèse hépatique des protéines de la phase aigüe et la fièvre.
L’IL-1ß est une molécule soluble de 17,5 kDa obtenue par protéolyse de la pro-IL-1ß par un enzyme de conversion (ICE ou interleukin-1 converting enzyme) de la famille des caspases. L’IL-1α de masse moléculaire 31 kDa est principalement membranaire. L’IL-1Ra ou antagoniste du récepteur de l’IL-1 est une molécule soluble de 22 kDa. Ces trois formes moléculaires se lient à des récepteurs d’IL-1 de type 1 qui induisent un signal cellulaire ou de type 2 qui n’induisent pas de signal. Les deux récepteurs existent sous forme soluble. Ces récepteurs sont exprimés sur un ensemble de cellules : lymphocytes T et B, hépatocytes, fibroblastes, ainsi que de cellules d’organes tels que le muscle, la moelle osseuse.
L’IL-1 stimule l’hématopoïèse, la synthèse des protéines de la phase aigüe de l’inflammation (protéine C-réactive), la résorption osseuse, la fièvre et l’expression des molécules adhésives à la surface des cellules endothéliales. Dans toutes ces activités elle agit en synergie avec le TNFα.
Sigle : IL-1
→ phagocytes mononucléés (système des), cytokine, protéine C-réactive, TNFα.
interleukine 10 n.f.
interleukin-10
Cytokine produite les monocyto-macrophages activés et certains lymphocytes T auxiliaires (T helper) dont l’activité principale est l’inhibition des macrophages activés, ce qui suggère son rôle dans le contrôle des réactions inflammatoires et immunitaires.
Sigle : IL-10
→ monocyte-macrophages (système des), lymphocyte T
interleukine 11 n.f.
interleukin-11
Interleukine qui a été trouvée dans le milieu de culture de cellules stromales de Singe et qui a une activité proche de celle de l'IL-6.
C'est une protéine basique de 199 acides aminés dépourvue de cystéine, mais riche en leucine et en proline. Elle est identique au facteur inhibant la différenciation des adipocytes (AGIF).
Sigle : IL-11
interleukine 13 n.f.
interleukin-13
Interleukine produite par les cellules T, capable d'activer les cellules B.
Elle inhibe la production d'autres cytokines telles que Il-6, Il-1β, Il-8 et TNFα par les monocytes stimulés. C'est une protéine de 132 acides aminés. Elle paraît douée d'effets multiples, en synergie avec Il-2 pour augmenter la sécrétion d'interféron γ, et elle aurait une action inhibitrice sur le développement du virus VIH.
Sigle : IL-13
→ cytokine, lymphocytes T, lymphocytes-B, Il-6, Il-1, Il-8, TNFα, interféron, monocyte, virus VIH
interleukine 14 n.f.
interleukin-14
Interleukine produite par les cellules T et par certaines cellules B tumorales, capable d'activer les cellules B.
Sigle : IL-14