Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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anévrysme cutané l.m.

capillary aneurysm

Angiome micronodulaire, habituellement unique, apparaissant chez l'enfant ou chez le jeune adulte sous forme d'un petit nodule hémisphérique, rouge foncé ou bleu-noir, siégeant le plus souvent sur le visage.
La lésion est due à une dilatation importante d'un ou de plusieurs capillaires dermiques.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

Syn. anévrysme capillaire

[J1,K4]

Édit. 2017

angio-endothéliosarcome infantile l.m.

malignant endovascular papillary angioendothelioma

Tumeur vasculaire de faible malignité, frappant l'enfant et se présentant sans localisation préférentielle comme un nodule intradermique ou comme une tumeur cutanée profonde.
Histologiquement, la tumeur se compose de lacunes vasculaires délimitées par des cellules endothéliales souvent vacuolisées formant par endroits des proliférations endovasculaires comparables à des formations glomérulaires. Le pronostic est favorable : malgré la présence de métastases régionales ganglionnaires, l'excision chirurgicale donne d'excellents résultats.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; endon : intérieur ; sarkôma : excroissance de chair

[F2,J1,K4,N3,O1]

Édit. 2017  

angiome immature tubéreux pur l.m.

subcutaneous immature angioma

Angiome survenant chez le nourrisson ou le jeune enfant, recouvert d'une peau normale, se présentant comme une tuméfaction bilatérale profonde des régions parotidiennes, déformant les joues et causant un préjudice esthétique important.
Comme il n'y a aucune tendance à la régression, un traitement chirurgical est indiqué dans les cas prononcés.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur

Syn. angiome Louis-Philippe biparotidien volumineux

angiome tubéreux

[A3,K4,O1]

Édit. 2017  

angiome Louis-Philippe biparotidien volumineux l.m.

Louis-Philippe’s voluminous bilateral parotid angioma

Angiome survenant chez le nourrisson ou le jeune enfant, recouvert d'une peau normale, se présentant comme une tuméfaction bilatérale profonde des régions parotidiennes, déformant les joues et causant un préjudice esthétique important.
Comme il n'y a aucune tendance à la régression, un traitement chirurgical est indiqué dans les cas prononcés.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur

angiome tubéreux

[K4,O1]

Édit. 2017  

angiomes multiples et progressifs de Darier l.m.p.

Darier’s progressive multiple angiomas

Forme particulière d'angiomes qu'on observe surtout sur le visage et sur les membres de l'enfant et de l'adolescent, apparaissant comme des nodosités sous-cutanées de volume inégal, qui se multiplient et soulèvent la peau, dont la teinte d'abord normale devient ensuite ardoisée.
Les nodosités évoluent en quelques semaines ou en quelques mois vers la formation de bourgeons violacés saignant facilement et simulant des granulomes pyogéniques. Certains angiomes disparaissent spontanément, tandis que d'autres restent stationnaires. L'évolution s'étalerait sur une période d'environ six mois à deux ans. L'électrocoagulation précoce guérit les lésions.

F.-J. Darier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1856-1938)

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur

Syn. hémangiomatose diffuse multiple

[J1,K4,O1]

Édit. 2017  

angiome stellaire l.m.

spider nævus

Type d'angiome fréquent, apparaissant à tout âge, mais principalement dans l'enfance et l'adolescence, pouvant survenir chez l'adulte par poussées successives, siégeant de préférence sur la face, le cou, le dos des mains et se présentant comme un point rouge central d'où rayonnent des arborisations télangiectasiques.
Son centre correspond à une artériole ascendante qui s'élargit dans la région sous-épidermique. Chez l'enfant et l'adolescent, l'angiome stellaire n'a qu'un inconvénient esthétique. Chez l'adulte, il peut survenir en grand nombre au cours de la grossesse ou être un des symptômes cutanés de la cirrhose hépatique et de la sclérodermie généralisée.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur

Syn. étoile vasculaire, nævus araneus (obs.), nævus télangiectasique ponctué (obs.)

[J1,K4]

Édit. 2017  

angle calcanéum-cinquième métatarsien l.m.

fifth metatarsian-calcaneus angle

Sur un cliché de profil du pied, angle formé par la projection de la corticale inférieure du corps du calcanéum et celle de la corticale inférieure du cinquième métatarsien.
Chez l'enfant sa valeur varie normalement de 150 à 175°.

[A1,B2]

Édit. 2017

angle CE .m.

Wiberg’s angle (CE)

Angle tracé sur une radiographie de la hanche de face son sommet est au centre de la tête fémorale, un côté est vertical à partir de ce centre, l’autre est oblique passant par l’extrémité latérale du toit du côtyle osseux.
Cet angle mesure la couverture externe de la tête fémorale. Sa valeur varie avec l’âge de 15 à 20° chez l’enfant, il atteint 25° au minimum à l’âge adulte. Une valeur au-dessous de 20° traduit une dysplasie du côtyle.

G. Wiberg, chirurgien orthopédiste suédois (1939)

Syn. angle de Wiberg

[A1,B2,I2]

Édit. 2017

angle costovertébral l.m.

rib vertebral angle difference (RVAD), Mehta index

Construction géométrique sur une radiographie de face du rachis du nourrisson ou du jeune enfant scoliotique permettant d’apprécier l’importance de la courbure et son évolutivité.
L’angle est formé, d’une part, par la droite passant par le milieu de la tête et du col de la côte située au sommet de la courbure scoliotique et, d’autre part, par la ligne perpendiculaire au plateau inférieur de la vertèbre apicale. Il est comparé à l’angle symétrique du côté opposé. Le pronostic est favorable si la différence reste de moins de 20° sur deux radiographies prises à trois mois d’intervalle. C’est le cas de la plupart des attitudes scoliotiques qui sont réversibles.

M. H. Mehta, chirurgien orthopédiste britannique d’origine indienne (1972)

scoliose résolutive

[A1,B2]

Édit. 2017

angle mandibulaire l.m.

mandibular angle

Angle formé par les tangentes aux bords postérieur et inférieur de la mandibule.
Il varie avec l'âge : d'environ 119° chez l'adulte, il est plus ouvert chez l'enfant avant la dentition (130 à 140°) et chez le vieillard édenté.

[A1]

Édit. 2017

angoisse de castration l.f.

castration anxiety

Crainte éprouvée par l'enfant, dans l'évolution du complexe d’Œdipe, face à ce qu'il perçoit comme une menace de l'adulte à l'endroit de son sexe. L'issue œdipienne doit normalement en amener la résolution.
Se dit aussi, par extension, de manifestations d'angoisse survenant chez des sujets névrosés dans des situations rappelant la problématique œdipienne.

angoisse

[H3,H4]

Édit. 2017

ankylostomose n.f.

hookworm disease, ancylostomiasis

Nématodose due à la présence dans le duodéno-jéjunum de l’une ou l’autre des deux espèces d’ankylostomes (Ancylostoma duodenale et Necator americanus), vers hématophages spécifiques de l’Homme.
Faisant suite à une contamination trans-cutanée (identique à celle de l’anguillulose à laquelle elle peut être associée), l’affection est notamment caractérisée par des douleurs pseudo-ulcéreuses et par une anémie hypochrome microcytaire hyposidérémique, résultant de l’hématophagie de ces helminthes.
Elle sévit dans toutes les régions chaudes et humides (prévalence : jusqu'à 70% de la population) ; A. duodénale est présent aussi dans quelques régions tempérées, mais a disparu des mines ou des tunnels en percement en Europe.
À la phase de pénétration cutanée des larves, on observe un exceptionnel érythème papulomaculeux et prurigineux aux membres inférieurs ou supérieurs (classique "gourme des mineurs") et à la phase de migration larvaire, rarement toux et dysphonie ("catarrhe des gourmes") ; en cas de pauciparasitisme intestinal, on note une absence de symptôme, dyspepsie, douleurs pseudo-ulcéreuses ou diarrhée ; les fortes infestations, surtout chez l'enfant malnutri provoquent une anémie hypochrome microcytaire hyposidérémique en raison de l'hématophagie des vers et une hyperéosinophilie sanguine fréquente ; la découverte d'œufs à l'examen parasitologique des selles assure le diagnostic. On traite par les benzimidazolés ; l’anémie se corrige par l’administration orale de fer ; le recours à des transfusions sanguines est très exceptionnel.

ankylostome, Necator americanus

[D1,J1,L1]

Édit. 2017

annexe embryonnaire l.f.

small parts

L’une des formations embryonnaires, puis fœtales, permettant les relations avec l'organisme maternel : l’amnios, l'allantoïde, la vésicule ombilicale, le placenta, le cordon ombilical, le chorion ou l’amnios.
Elles sont éliminées après la naissance de l'enfant, sous le terme de « délivre » ou « arrière-faix ».

[A4,O3,O6]

Édit. 2017

anticholinergique n.m.

anticholinergic drug

Médicament qui s'oppose à l'action de l'acétylcholine (par ex. atropine et atropiniques).
Ces substances agissent surtout au niveau des récepteurs muscariniques du système parasympathique. Elles induisent une tachycardie et inhibent les sécrétions salivaires, digestives, bronchiques et sudorales (ce qui peut être dangereux chez l'enfant en hyperthermie). Elles sont bronchodilatatrices et mydriatiques (ce qui peut être dangereux pour les patients atteints de glaucome à angle fermé).
Certains médicaments de synthèse, analogues de l'atropine sur le plan structural, utilisés dans le traitement de la maladie de Parkinson sont actifs sur le tremblement, à faibles doses.
Les anticholinergiques induisent facilement des états confusionnels

Syn. vagolytique

parasympatholytique, atropine

antimitotique topique l.m.

topical antimitotic agent, topical cytotoxic drug

Produit cytotoxique agissant par inhibition de la mitose, appliqué directement sur la peau pour limiter ses effets systémiques et utilisé dans le traitement de viroses ou d'états précancéreux ou cancéreux cutanéomuqueux.
Ces substances sont formellement contre-indiquées chez la femme enceinte ou allaitante et sont très rarement employées chez l'enfant ; elles provoquent souvent des réactions inflammatoires intenses. Les principales sont le 5-fluoro-uracile, la chlorméthine, la podophyllotoxine, la bléomycine et le BCNU ou nitroso-urée, voire la colchicine.

antireflux (opération) l.f.

1 – En chirurgie urologique, intervention destinée à recréer une valve antireflux pour la cure d’un reflux vésico-urétérorénal

Les modalités techniques de ces interventions sont nombreuses :
- préservation du méat urétéral normal (HutchI, Grégoir, plastie muqueuse de Bischoff) ;
- désinsertion et avancement du méat (Innes Williams, HutchII) ;
- désinstion du méat, attraction de l’uretère terminal glissé dans un tunnel sous-muqueux (Cohen, Glenn-Anderson) ;
- véritables réimplantations urétérovésicales après désinsertion et résection plus ou moins étendue de l’uretère terminal (Leadbetter-Politano, Paquin, Mathisen, Lich-Grégoir), le dispositif antireflux reposant sur la confection d’un tunnel sous-muqueux ou d’une trompe urétérale.
Certaines de ces opérations, s’adressant à la cure du méga-uretère refluant de l’enfant, comportent également un modelage urétéral (Hendren).
2 – En chirurgie digestive, intervention destinée à la cure du reflux gastro-œsophagien.
Elle a pour but de pallier l’insuffisance de la contention cardiale en créant un néosphincter du cardia et en reconstituant l’angle de His pour éviter les complications œsopharyngiennes, voire pulmonaires du reflux gastro-œsophagien. Les modalités techniques de ces interventions sont diverses. Certaines, réalisables en cœliochirurgie, sont parmi les plus couramment pratiquées.

R. Nissen, chirurgien suisse (1956); A. Toupet, chirurgien français (1963)

antireflux (dispositif), antireflux endoscopique (technique), Coffey (technique de), Cohen (technique de), Leadbetter-Politano (technique de), Lich-Grégoir (technique de), Petit-Leadbetter (technique de), réimplantation urétérovésicale, résection transvésicale de l'uretère terminal

[M2]

Édit. 2017

apnée du nouveau-né ou du nourrisson l.f.

apnea of the newborn or infant

Apnée du jeune âge qui, si elle se répète souvent, risque de compromettre l'oxygénation du cerveau dès qu'elle dépasse vingt secondes.
Elle peut se voir d'emblée à la naissance, notamment en cas de mort apparente ou sous l'effet de médicaments dépresseurs administrés à la mère. Elle peut survenir dans les minutes qui suivent la naissance après césarienne ou en cas de détresse respiratoire. Tant qu'un prématuré n'a pas atteint 36 semaines d'âge fœtal, de courtes apnées sont quasi physiologiques, mais c'est un diagnostic d'exclusion qui justifie l’administration de caféine et le monitorage. Chez le nouveau-né à terme, elles peuvent être l’unique manifestation de convulsions ou révéler une hypoglycémie, une hypocalcémie, une hémorragie intracrânienne, une infection (méningite), une entérocolite nécrosante. Chez le nourrisson elles sont toujours pathologiques, révélant outre les causes précédentes, un hématome sous-dural, une coqueluche, un reflux gastro-œsophagien, un obstacle sur les voies aériennes supérieures. Elles accompagnent souvent les bronchopneumopathies infectieuses (surtout si l’enfant est né prématuré). La plupart des morts subites se produisent à l'occasion d'une apnée prolongée.

Étym. gr. apnoia : absence de vent (à distinguer d'apneustia : arrêt volontaire de la respiration).

infection néonatale, mort subite du nourrisson

aprosexie n.f.

aprosexia

Insuffisance ou perte de la faculté volontaire d'attention.
Prise au sens large, elle se rencontre dans la fatigue et dans la majorité de la pathologie mentale, surtout les états confusionnels, les démences organiques et les états crépusculaires. On l'observe également, en particulier, dans les troubles de l'humeur (monoidéisme triste du mélancolique et, à l'inverse, dispersion du maniaque), certaines phases psychotiques (allure paradoxale dans les états schizophréniques), l'angoisse paroxystique, les formes psychasthéniques sévères et l'hystérie. L’aprosexie a été décrite initialement dans les confusions mentales de guerre (forme aprosexique)
Chez l'enfant, l'instabilité de l'attention est un signe essentiel de l'hyperactivité, ou hyperkinésie.

P. Chavigny, psychiatre militaire français (1915)

Étym. gr. aprosexia : inattention, négligence

artère thyroidea ima l.f.

arteria thyroidea ima (TA)

thyroid ima artery

Artère grêle, inconstante, qui naît directement de la crosse de l’aorte et se distribue à l’isthme de la glande thyroïde.
C’est un vestige de l’artère thymothyroïdienne médiane de l’enfant dont elle constituait la branche ascendante thyroïdienne.

J. Neubauer, anatomiste et chirurgien allemand (1742-1777)

Syn. anc. artère thyroïdienne moyenne de Neubauer

arthrite à parvovirus l.f.

parvovirus arthritis

Polyarthrite aigüe pouvant compliquer chez l’adulte une infection par le parvovirus humain (HPV).
Responsable chez l’enfant de la cinquième maladie ou érythème infectieux, le parvovirus B19 peut chez l’adulte être responsable d’une polyarthrite aigüe ou subaigüe, plus fréquente chez la femme que chez l’homme, touchant les mains et les genoux mais aussi les poignets, les pieds, les coudes et les épaules, accompagnée parfois d’un discret qyndrome pseudo-grippal et d’un rash érythémateux. Rapidement résolutives le plus souvent, ces arthrites peuvent parfois persister des semaines ou des mois, ce qui peut poser un problème diagnostique délicat avec une polyarthrite rhumatoïde débutante. Dans certains cas, le virus a pu être isolé directement à partir du sang ou d’une articulation atteinte ; la présence d’anticorps IgM spécifiques, au décours de la phase aigüe ou pendant la convalescence, est très en faveur du diagnostic.

Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation

parvovirus B19

arthrite bactérienne l.f.

bacterial arthritis

Arthrite infectieuse causée par une bactérie présente dans l’articulation.
Les arthrites bactériennes peuvent être dues surtout à des pyogènes (staphylocoque, gonocoque, streptocoque, pneumocoque, méningocoque, bactéries à Gram négatif, Salmonella, Hemophilus influenzae surtout chez l’enfant, etc.), au bacille tuberculeux, à Brucella melitensis et, exceptionnellement, à des germes tels que Pasteurella multocida ou Streptobacillus moniliformis. L’infection articulaire résulte le plus souvent d’une diffusion hématogène. Elle peut aussi résulter d’une inoculation directe de l’articulation au cours d’une ponction ou d’une infiltration articulaire ou encore de la diffusion d’une infection de voisinage (ostéomyélite par ex.). Il faut enfin rapprocher des arthrites infectieuses l’infection survenant sur une prothèse articulaire de remplacement.

Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation

arthrites juvéniles idiopathiques l.f.p.

Ensemble des atteintes inflammatoires articulaires sans cause reconnue, débutant avant l'âge de 16 ans et de durée supérieure à 6 semaines.
En l'absence de mécanisme connu il est fondamental d’éliminer toutes les arthrites d'origine infectieuse, inflammatoire, auto-immune et hémato-cancérologique. L'incidence de ces affections est d'environ 0,01 à 0,2/1 000 enfants, et leur prévalence d'environ 0,3 à 3/1 000 enfants.
La réunion internationale d'Edmonton en 2001 a identifié six maladies : la polyarthrite systémique (maladie de Still), l'oligoarthrite juvénile, la polyarthrite avec facteur rhumatoïde, la polyarthrite sans facteur rhumatoïde, les arthrites avec enthésites (spondylo-arthropathies) et le rhumatisme psoriasique auxquelles s’ajoutent des arthrites non-classées.
Les critères définissant ces affections sont essentiellement cliniques. Les études génétiques (notamment les liaisons avec les antigènes du groupe HLA), confirment qu'il s'agit bien de maladies différentes et non de formes cliniques d'une même affection. Le risque d'uvéite évoluant à bas bruit, pouvant avoir des conséquences graves en l'absence de traitement précoce, impose une surveillance ophtalmologique régulière avec examen à la lampe à fente tous les 3 mois, dans les arthrites sans facteur rhumatoïde du petit enfant.
Les biothérapies, ciblant certaines cytokines inflammatoires dont le TNF-alpha, ont révolutionné la prise en charge et le pronostic des formes les plus sévères de ces maladies. Le méthotrexate reste le traitement de seconde ligne de référence. D'autres traitements sont actuellement utilisés et/ou en cours d'étude : le thalidomide, l'antagoniste du récepteur de l'interleukine-1, l'anticorps monoclonal anti-récepteur de l'interleukine-6.

Chantal Job Deslandre, médecin rhumatologue française (2007)

Réf. Orphanet, 2007

biothérapie, anti TNF alpha, HLA, HLAB27, Still (maladie de), oligoarthrite juvénile, polyarthrite avec facteur rhumatoïde, polyarthrite sans facteur rhumatoïde, arthrites avec enthésites, rhumatisme psoriasique, polyarthrite, polyarthrite rhumatoïde, spondylo-arthropathie, spondylo-arthropathies; méthotrexate, thalidomide

[I1,O1]

Édit. 2017

assurance maternité l.f.

Système légal d’assurance prenant en charge les frais engagés à l’occasion de la grossesse, de l’accouchement et de ses suites normales, par une assurée, la conjointe ou la concubine non assurée d’un assuré, un ou des enfants à charge d’un assuré.
1) Le système impose un suivi médical régulier pour la mère dès le troisième mois de la grossesse et pour l’enfant jusqu’à l’âge de six ans.
2) Des indemnités en espèces pour perte de salaire sont versées à l’assurée elle-même.

assurance veuvage l.f.

widowhood insurance

Allocation du régime général et du régime agricole octroyé aux survivants d’assurés sous certaines conditions d’âge (moins de 55 ans), de résidence en France, de ressources limitées, ayant la charge d’au moins un enfant en l’absence de remariage et de concubinage.
Cet avantage est dégressif et cesse d’être versé au bout de trois ans.

asthme d'effort l.m.

exercise induced asthma

Variété d'asthme survenant quelques minutes après le début d'efforts brutaux et violents telle une course, maximale entre la 5ème et 10ème minute et cédant souvent spontanément en 20 à 30 minutes.
C'est une éventualité fréquente, particulièrement chez l'enfant (60 à 75% des cas), et les porteurs de rhinites allergiques (35 à 40% des cas). On peut en rapprocher l'asthme déclenché par le fourire, la danse, les odeurs inhalées, etc. Il convient de distinguer cet asthme d'effort vrai (ne survenant qu'à l'effort chez un individu aux valeurs spirographiques de base normales), de la dyspnée à l'effort chez un individu obstructif au repos.
Le diagnostic est confirmé par un test à l'effort.
Le traitement est celui de tout asthme, associé à la prévention médicamenteuse (cromones ou bêta2-mimétiques), à l'éducation (entrée progressive dans l'effort par l'échauffement), au réentrainement à l'effort.
Cet asthme d'effort constitue souvent une entrave à la pratique du sport chez l'asthmatique.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

Syn. asthme après exercice

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