Guanarito (virus)
Guanarito virus
Virus à ARN de la famille des Arenaviridae responsable de la fièvre hémorragique du Venezuela.
→ fièvres hémorragiques virales
Haff (maladie du) l.f.
Haff disease
Maladie d'étiologie inconnue, caractérisée par une rhabdomyolyse avec myalgies aiguës parfois très douloureuses, sans arthralgies ni fièvre.
Les examens biologiques mettent en évidence une myoglobinurie, des taux de créatine kinase, d'aspartate aminotransférase, d'alanine aminotransférase et de lactate déhydrogénase très élevés.
La maladie survient par petites épidémies souvent familiales. Les premiers cas ont été observés en 1924, chez l’Homme et chez les animaux séjournant à proximité du lac du Haff (lagune de la mer Baltique), après ingestion de poissons de ce lac. D'autres épidémies sont survenues en Amérique du Nord (Etats-Unis) et du Sud (Brésil). Cette maladie est clairement liée à l'ingestion de certains poissons d'eau douce mais aussi à des poissons marins appartenant aux familles des Serranidés et des Gadidés. Les troubles apparaissent environ douze heures après l'ingestion de poisson, même consommé cuit.
On peut en rapprocher des lésions nécrotiques de rhabdomyolyse chronique (myofibrogranulomes avec phénomènes inflammatoires) observées au Canada et aux Etats-
Étym. du lac du Haff
[G4]
Édit. 2015
Haemagogus
Haemagogus
Moustiques (culicidés) vivant dans la grande forêt équatoriale et qui jouent un rôle dans la transmission de la fièvre jaune selvatique.
Étym. nom générique
[D3,D4]
Édit. 2015
Hantavirus
Hantavirus
Genre de virus à ARN de la famille des Péribunyaviridae, hébergés chroniquement par des rongeurs Muridae et Cricetidae ou, pour certains, par des insectivores (Soricidae, Talpidae), et transmis à l’Homme par inhalation de poussières souillées par les excreta de ces animaux.
Au total, on connait une cinquantaine d'Hantavirus différents. En Eurasie, ils sont responsables des diverses formes de fièvre hémorragique, de gravité variable, souvent accompagnées d'un syndrome d'insuffisance rénale aigüe et dues notamment aux virus Hantaan, Séoul, Puumala, ou Dobrava. Sur le continent américain, les Hantavirus entraînent des syndromes cardiopulmonaires aigus (virus Sin Nombre et Andes par ex.). Ces virus peuvent être isolés en culture cellulaire.
Étym. Hantaan, nom de la rivière qui sépare les deux parties de la Corée, donné au premier virus de ce genre isolé dans ce pays
→ fièvre hémorragique avec syndrome rénal, syndrome pulmonaire à Hantavirus
[D1]
Édit. 2018
hantavirose n.f.
hantavirosis
Maladie zoonotique due à un virus du genre Hantavirus.
Ces infections se présentent, chez l'Homme, sous deux tableaux cliniques en rapport avec une augmentation de la perméabilité vasculaire : la fièvre hémorragique avec syndrome rénal en Eurasie, et le syndrome pulmonaire à Hantavirus en Amérique. Les réservoirs naturels des virus sont des rongeurs ou des insectivores chroniquement infectés dont les excreta sont contaminants.
→ Hantavirus, fièvre hémorragique avec syndrome rénal, syndrome pulmonaire à Hantavirus
[D1]
Édit. 2015
Hautant (triade de) l.f.
Hautant’s set of three
Association de dysphagie douloureuse, emphysème cervical et fièvre qui signe la perforation œsophagienne.
A. Hautant, otorhinolaryngologiste français, membre de l’Académie de médecine (1877-1947)
[L1]
Édit. 2015
haverhilliose n.f.
rat bite fever, Haverhill fever, erythema arthriticum epidemicum
Maladie infectieuse due à Streptobacillus moniliformis, bacille à Gram négatif, contractée par morsure de rat après une incubation de un à cinq jours, ou après ingestion d'aliments contaminés, et associant une fièvre élevée, des céphalées, des arthrites et un exanthème maculopapuleux ou pétéchial.
Le traitement utilisé est une pénicilline .
Étym. de Haverhill, ville du Massachusetts où s'est produite une épidémie à partir de lait contaminé en 1926
Syn. fièvre de Haverhill, erythema arthriticum, streptobacillose
→ streptobacillose, Streptobacillus moniliformis
[D1]
Édit. 2015
hémoglobinurie paroxystique a frigore l. f.
paroxysmal cold hemoglobinuria
Accès d’hémoglobinurie déclenchés par le froid, précédés de frisson, de fièvre.
Le sérum contient une hémolysine (Ig G) qui détruit les hématies porteuses d’un anticorps froid anti-P (spécificité anti-P des auto-anticorps IgG qui sont des anticorps anti- protéines ribosomales P).
J. Donath, médecin interniste autrichien et K. Landsteiner, immunologiste américain, prix Nobel de médecine de 1930 (1904)
[F1, F3]
Édit. 2018
hémolyse immuno-allergique médicamenteuse l.f.
Hémolyse survenant à la suite d’une réaction immuno-allergique vis-à-vis d’un médicament.
L’anticorps n’est pas dirigé contre le globule rouge mais contre le médicament ou un de ses métabolites. Le mécanisme de l’hémolyse est de deux ordres : - fixation du médicament sur la membrane du globule rouge - formation dans le plasma de complexe médicament-antimédicament avec adhésion secondaire au globule rouge. La séquence anamnestique classique est prise du médicament - arrêt - reprise de la thérapeutique avec hémolyse aigüe intravasculaire parfois fatale. De très nombreux médicaments ont été incriminés parmi lesquels les pénicillines, la céfalotine, la rifampicine, la phénacétine, la quinine lors de la fièvre bilieuse hémoglobinurique. Le test de Coombs est positif de type complément mais l’auto-anticorps élué n’a pas de spécificité anti-globule rouge.
[F1,F3]
hémorragie méningée l.f.
meningeal hemorrhage, subarachnoide haemorrhage
Épanchement sanguin dans l'espace sous arachnoïdien.
En dehors d'un traumatisme cranio-encéphalique, l’hémorragie méningée est due dans la grande majorité des cas, à la rupture d’une malformation vasculaire intracrânienne : angiomes artérioveineux ou surtout anévrismes artériels. Ces derniers sont localisés au niveau du polygone de Willis (artère communicante antérieure, artère sylvienne) ou du tronc basilaire.
Les autres étiologies sont communes avec celles de l'hémorragie cérébrale, notamment l'hypertension artérielle. Une hémorragie cérébroméningée est fréquente.
Parfois provoquée par un effort physique, son début est brutal, par une intense céphalée et des troubles de la vigilance. La raideur méningée, majorée à la nuque, peut être retardée de quelques heures. La recherche de signes de localisation neurologique, en particulier d'une paralysie du III, doit être systématique. Selon les échelles de la World Federation of Neurological Surgeons ou de Hunt et Hess, la gravité est estimée en 5 degrés, allant de 1, (absence de symptômes), à 5 (coma avec décérébration). L'absence initiale de fièvre est un élément majeur, mais des signes centraux secondaires sont possibles tels que des élévations thermique, hypertensive ou glycémique. Des formes moins typiques (comateuses, confusionnelles, convulsives, céphalalgiques simples) peuvent être observées.
L’examen du fond d'œil permet d’observer un œdème papillaire et parfois des hémorragies péripapillaires. La ponction lombaire n'est pratiquée qu’en cas de tableau clinique atypique ou de suspicion de méningite. L'imagerie cérébrale doit être effectuée en priorité. Montrant une hyperdensité dans les espaces sous-arachnoïdiens et le système ventriculaire, elle peut faciliter la recherche étiologique et extérioriser des associations parenchymateuses. C'est l'angiographie cérébrale par voie fémorale qui offre les résultats les plus significatifs.
Si ces investigations sont négatives, il s'agit fréquemment d'une hémorragie méningée périmésencéphalique. Dans de pareils cas, les récidives sont rares.
Le traitement comporte la prévention du spasme vasculaire par les inhibiteurs calciques (nimodipine) et l'emploi de la neuroradiologie interventionnelle : embolisation ou occlusion par ballonnet, angioplastie artérielle par spirales métalliques (microcoils). L'intervention chirurgicale est indiquée pour l’ablation d'un angiome ou d'un anévrisme ou encore pour la mise de clips sur ce dernier.
Les principales complications sont :
- la récidive de l'hémorragie dans les premières semaines après l'épisode initial,
- le spasme artériel (vasospasme cérébral)
- une hydrocéphalie, une épilepsie, un syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique.
W. E. Hunt et R. M. Hess, neurochirurgiens américains (1968)
Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis
Syn. hémorragie sous-arachnoïdienne
→ hormone antidiurétique (sécrétion inappropriée d')
[H1]
Édit. 2015
Hendra (virus)
Hendra (virus)
Virus à ARN du genre Henipavirus (famille des Paramyxoviridae, sous-famille des Paramyxovirinae), responsable, chez l'Homme et le Cheval, de pneumonies aigües zoonotiques.
Le virus Hendra est connu depuis 1994. Les infections humaines et équines peuvent se traduire par des syndromes respiratoires bénins (fièvre, céphalées, myalgies, toux) ou une pneumonie sévère menant à une détresse respiratoire, parfois par une atteinte neurologique (méningite, encéphalite). Survenant par cas sporadiques relativement peu fréquents, les pneumonies à virus Hendra sont, chez l'Homme comme chez le Cheval, des affections graves, fréquemment mortelles (létalité : 50 % chez l'Homme, 75 % chez le Cheval). A la faveur d'un contact assez étroit, le virus peut se transmettre directement du Cheval à l'Homme; il demeure toutefois peu contagieux.
Répandu sur la côte Est de l'Australie, ce virus admet probablement pour réservoir des chauves-souris frugivores du genre Pteropus qui éliminent le virus dans leur salive ou leur urine. La prévention consiste surtout à se protéger des contacts avec les chevaux infectés avant de les abattre. Un vaccin est à l'étude.
Etym.: Hendra, faubourg de Brisbane, en Australie
Sigle HeV
[D1]
hépatite amarile l.f.
amaril hepatitis
Atteinte du foie au cours de l'infection par le virus de la fièvre jaune.
[D1,L1]
hépatite B l.f.
Atteinte inflammatoire du parenchyme hépatique liée à l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) à l’origine d’hépatites qui peuvent être asymptomatiques, aigües ou chroniques.
La transmission du virus a lieu par le sang, le matériel d’injection souillé, les autres fluides corporels (salive, sperme, urine, fèces, lait), ou encore par voie materno-fœtale. Les cas asymptomatiques sont très fréquents. L’hépatite aigüe apparaît quatre à huit semaines après un contage. Elle se manifeste par de la fièvre, des douleurs abdominales, des nausées, une fatigue, un ictère. L’atteinte hépatique se caractérise par une hypertransaminasémie élevée, classiquement à plus de 10 fois la limite supérieure de la normale, associée dans 10% des cas à un ictère. La détection de l’antigène de surface HBs, et des IgM anti-HBc témoigne du caractère récent de l’infection. L’apparition des anticorps anti-HBs neutralisants, associés dans 90 à 95% des cas aux anti-HBc, signe la guérison de l’infection, affirmée par la disparition de l’antigène HBs.
Le risque de l’hépatite aigüe B est l’hépatite fulminante (observée dans 1% des cas, plus souvent en cas de co-infection B-Δ) avec coma et insuffisance hépatocellulaire (taux de prothrombine <30%), justifiant une transplantation hépatique en urgence.
L’infection chronique est marquée par la persistance de l’antigène HBs après un délai théorique de six mois. L’hépatite chronique est caractérisée par trois phases successives :
- phase dite de tolérance immunitaire avec une forte réplication virale et une faible activité histologique de l’hépatite chronique (lésions histologiques de nécrose et d’inflammation absente ou minime). A ce stade le traitement antiviral n’est pas recommandé ;
- phase dite de réaction immunitaire avec une diminution de la réplication virale moins importante qu’au stade précédent. A ce stade le traitement antiviral doit être discuté ;
- une troisième phase dite « non réplicative » avec une faible réplication virale et l’absence d’activité histologique ce qui justifie l’absence de traitement
Le terme de « porteur sain » qui est faussement rassurant est remplacé par celui de « porteur non répliquant » ou inactif. L’état de porteur inactif du VHB est caractérisé par des transaminases normales, l’antigène HBe est négatif, les anticorps anti-HBe sont positifs et l’ADN du VHB est présent en faible quantité (< 2.000 UI/ml).
L’hépatite chronique se caractérise par une hypertransaminasémie et, à la biopsie hépatique, par des signes de nécrose, d’inflammation et de fibrose.
Le score Métavir est unanimement adopté pour classer les lésions histologiques du foie. Il apprécie deux éléments : l’activité et la fibrose. L’activité est classée en grades : A0 : absence d’activité, A1 : activité minime, A2 : activité modérée, A3 : activité sévère. La fibrose est classée en stades : F0 sans fibrose, F1 fibrose portale sans septa, F2 : fibrose portale avec quelques septa. F3 : fibrose portale avec de nombreux septas et ébauches de nodules. F4 : cirrhose.
En cas d’hépatite chronique avec réplication virale, le traitement est recommandé chez les patients ayant un score d’activité d’au moins A2 et/ou un score de fibrose d’au moins F2.
Les traitements par les analogues nucléosidiques ou nucléotidiques sont des traitements de longue durée, qui annulent la réplication virale. La positivité de l’AgHBs persiste. Si le traitement est arrêté, le risque est très élevé que la réplication virale réapparaisse. Même en l’absence de multiplication virale, la cirrhose justifie une surveillance attentive du fait du risque d’hépato-carcinogénèse lié à la cirrhose et au VHB lui-même.
L’infection par le VHB conditionne la possibilité d’une atteinte concomitante par le
virus delta.
La prévention est possible en évitant les contacts avec le sang ou les fluides infectieux, par l’utilisation de matériel à usage unique et surtout par la vaccination.
→ hépatite fulminante, virus des hépatites, vaccination contre l'hépatite B, virus de l'hépatite B, carcinome hépatocellulaire
[L,D3]
Édit. 2015
d' Hérelle (phénomène de) l.m.
Twort-d’Hérelle phenomenon
L’addition d’une trace de filtrat de selles de convalescents d’une dysenterie ou d’une fièvre typhoïde provoque la dissolution d’une émulsion de bacilles dysentériques ou typhiques.
Cette action est provoquée par des bactériophages présents dans les selles des convalescents.
F. d’Hérelle, médecin français (1917) ; F. W. Twort, bactériologiste britannique (1877-1950)
[D3,D1]
Herpesvirus humain 7 l.m.
Human Herpesvirus 7
Virus à ADN du genre Roseolovirus (famille des Herpesviridae, sous-famille des Betaherpesvirinae), infectant de manière latente les cellules sanguines mononucléées.
L'infection par ce virus est le plus souvent asymptomatique, qu'il s'agisse de primo-infections ou de réinfections. En réalité, son rôle pathogène est imprécis (responsabilité suspectée dans quelques cas d’exanthème subit, de fièvre avec éruption, de syndrome mononucléosique).
Sigle : HHV-7
[D1]
Herxheimer (réaction d') l.f.
Herxheimer’s reaction
Réaction aigüe, transitoire, fréquemment observée en début de traitement chez des patients ayant une syphilis, une borréliose ou une leptospirose, et comportant : exacerbation des lésions, fièvre, céphalées, augmentation des anticorps.
Elle pourrait être due à une réaction de type III produite par la libération de grandes quantités d'antigènes dans la circulation par lésion des microorganismes en présence d'anticorps circulants spécifiques de ces antigènes.
K. Herxheimer, dermatologue allemand (1902) ; A. Jarisch Sr, dermatologue autrichien (1895)
Syn. réaction de Jarisch-Herxheimer
[D3,F3]
Édit. 2015
hidradénite palmoplantaire idiopathique récidivante l.f.
idiopathic recurrent palmoplantar hidradenitis
Dermatose uni- ou bilatérale marquée par l’apparition brusque, accompagnée de fièvre, chez un enfant en bonne santé, sur les plantes et plus rarement les paumes de nodules érythémateux douloureux qui disparaissent spontanément en une à trois semaines, mais récidivent souvent.
Cette affection uni- ou bilatérale, d’origine inconnue, correspond histologiquement à une accumulation de polynucléaires neutrophiles autour des pelotons sudoripares.
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande
Syn. hidradénite plantaire, urticaire plantaire traumatique
[P2]
histiocytose multicentrique l.f.
multi-centric reticulohistiocytosis
Forme d'histiocytose non langerhansienne de la peau, des muqueuses ou des articulations atteignant préférentiellement la femme plutôt que l'homme, caractérisée par la survenue de lésions cutanées prenant la forme d'un nodule rougeâtre unique ou de multiples lésions papulonodulaires siégeant le plus souvent sur le dos des doigts mais également sur la face et les oreilles ; l'atteinte articulaire se traduit par une polyarthrite sévère; il s'y associe souvent de la fièvre, un amaigrissement et des polyadénopathies.
L'examen histologique montre un infiltrat fait d'histiocytes uni- ou multinucléés avec un cytoplasme abondant éosinophile, finement granuleux ; la microscopie électronique montre l'absence de granules de Birbeck.
R. W. Goltz, C. W. Laymon, dermatologistes américains (1954) ; M. R. Caro et F. E. Senear, dermatologistes américains (1952) ; H. Portugal, dermatologiste brésilien (1944) ; F. Parkes-Weber et W. Freudenthal, dermatologistes britanniques 1937 ; R. P. Warin, dermatologiste britannique (1957) ; H. M Johnson et I. L. Tilden, dermatologistes américains (1957) ; H. Montgomery et P. A. O’Leary, dermatologistes américains (1934)
Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule
Syn. réticulohistiocytose multicentrique (Goltz et Laymon, 1954), histiocytomatose gigantocellulaire généralisée (Portugal, 1944), réticulohistiocytose cutanée (Caro et Senear), dermatoarthrite lipoïdique (Parkes-Weber et Freudenthal, Warin, granulome réticulo
→ ganglioneurome de Montgomery et O'Leary, histiocytose, Birbeck (corps de)
[I1, J1]
Édit. 2018
histiocytose X pulmonaire l.f.
pulmonary histiocytosis X
Granulomatose à cellules de Langerhans, à manifestations pulmonaires prédominantes.
Parfois asymptomatique, ailleurs révélée par une toux non productive, moins fréquemment par une dyspnée d'effort, cette affection y associe souvent une fièvre modérée, une asthénie, un amaigrissement. Une fois sur dix c'est un pneumothorax uni ou bilatéral qui la révèle.
La radiographie pulmonaire montre de nombreux nodules le plus souvent inférieurs à 5 mm ou une réticulonodulation diffuse. Les nodules peuvent s'excaver à un stade avancé. La tomodensitométrie pulmonaire en haute résolution précise les lésions élémentaires qui prédominent au sommet et à la partie moyenne des poumons. Le lavage bronchoalvéolaire révèle une hypercellularité où l'on recherche des cellules de Langerhans par immunomarquage ou en microscopie électronique. On s'enquiert toujours de localisations extrathoraciques de la granulomatose, en particulier osseuse (le plus souvent crânienne, humérale ou fémorale).
L'évolution est imprévisible, une fois sur deux elle est favorable, une fois sur dix apparaît une insuffisance respiratoire progressive. On discute l'utilité des corticoïdes.
Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule
Syn. granulomatose pulmonaire à cellules de Langerhans, histiocytose langerhansienne
[K1]
hyperargininémie n.F.
hyperargininemia
Déficit congénital en arginase avec accumulation d'arginine tissulaire, fièvre, vomissements, hépatomégalie.
Le diagnostic anténatal se fait par l'étude du liquide amniotique.
[O1,Q2]
hyperhidrose n.f.
hyperhidrosis
Production excessive de sueur.
Elle peut être généralisée et alors consécutive à une fièvre ou à une émotion : dans ce dernier cas, elle prédomine aux paumes, aux plantes et aux creux axillaires. Une hyperhidrose palmoplantaire, continue ou non, est parfois trouvée en l'absence de facteurs déclenchants émotionnels bien individualisés ; elle peut être suffisamment intense pour gêner considérablement la vie sociale ou même être à l'origine de complications telles qu'eczéma de contact ou surinfection par des corynebactéries et justifier dans les formes rebelles et invalidantes la sympathectomie. Une hyperhidrose asymétrique doit faire rechercher une lésion du système nerveux sympathique, du cortex jusqu’aux nerfs périphériques.
Étym. gr. hyper : excès ; hîdros : sueur
[J1,H1]
iléite n.f.
ileitis
Lésion inflammatoire, spécifique ou non, située principalement de la partie terminale de l’iléon.
L’iléite peut être symptomatique, aigue ou subaiguë se manifestant par des douleurs abdominales de la fosse iliaque droite, de la diarrhée et de la fièvre et des signes échographiques ou scannographiques compatibles avec une atteinte de l’iléon terminal. Elle peut être asymptomatique, de découverte fortuite lors d’une coloscopie avec iléoscopie faite souvent pour dépistage des polypes.
En cas d’iléite aigue, le diagnostic de maladie de Crohn du grêle doit être évoqué en première intention, mais d’autres causes sont possibles. L’iléite infectieuse est le principal diagnostic différentiel de la maladie de Crohn en cas d'iléite aiguë. Les microorganismes incriminés sont yersinia enterocolitica, campylobacter jejuni, salmonella enteritidis ou anisakis simplex, causes les plus fréquentes dans les pays européens. Les autres causes d’iléite aigue sont vasculaires, tuberculeuse parasitaires ou gynécologiques (annexite, endométriose). Les causes d’iléite subaiguë sont les tumeurs du grêle, la maladie de Crohn, l’iléite radique, la tuberculose, l’endométriose.
Les lésions de l’intestin grêle sont très fréquemment détectées chez les patients qui prennent des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
La visualisation d'anomalies muqueuses iléales est devenue de plus en plus fréquente avec le développement des techniques d'exploration de l'intestin grêle. La cause des lésions iléales asymptomatiques est rarement identifiée.
B. B. Crohn, gastroentérologue américain (1932)
[L1]
Ilesha (virus)
Ilesha (virus)
Virus à ARN du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae), répandu en Afrique sub-saharienne.
Le virus Ilesha est responsable de syndromes fébriles avec céphalées, myalgies, rash érythémateux, habituellement très bénins ; parfois, cependant, il peut entraîner une fièvre hémorragique ou une méningo-encéphalite. Il est transmis par différents moustiques.
Sigle : ILEV
impaludation n.f.
impaludation
Transmission naturelle du paludisme par piqûre d’anophèle infecté ou, bien plus rarement, inoculation artificielle ou accidentelle par injection de sang contenant des Plasmodium (paludisme post-transfusionnel).
L’impaludation thérapeutique ou malariathérapie était jadis utilisée dans le traitement de la paralysie générale syphilitique ou la maladie de Burger. Les accès francs et répétés (fièvre tierce) produits par Plasmodium vivax étaient suivis de résultats satisfaisants dans un tiers des cas environ, mais sans guérison complète.
J. Wagner Jauregg, Ritter, neuropsychiatre autrichien, prix Nobel de Médecine en 1927 (1918)
impétigo n.m.
impetigo, impetigo contagiosa, impetigo vulgaris, impetigo neonatorum
Epidermite microbienne fréquente chez l'enfant, contagieuse, auto-inoculable, non immunisante, due le plus souvent au streptocoque A (impétigo de Tilbury Fox), au staphylocoque doré (impétigo de Bockhart) ou à l'association des deux bactéries, se propageant par petites épidémies familiales ou scolaires.
L'impétigo streptococcique de W.T. Fox (impetigo contagiosa) est d'abord bulleux puis pustuleux et croûteux, siégeant sur le visage, volontiers périorificiel, le cuir chevelu et les extrémités, s’accompagnant d'une adénopathie; il n'y a pas de fièvre. L'impétigo staphylococcique de M. Bockhart, qui est souvent de siège folliculaire, est pustuleux d'emblée. La distinction entre impétigo staphylococcique et impétigo streptococcique est en fait difficile, d'où la règle de traiter à la fois par un antibiotique antistaphylococcique local et une antibiothérapie générale antistreptococcique pour éviter la complication majeure, la glomérulonéphrite streptococcique. L'impétigo peut correspondre à la surinfection d'une dermatose préexistante telle que eczéma, gale, pédiculose : c'est l'impétiginisation. L'impétigo ecthyma est une variété creusante, ulcéreuse d'impétigo.
W. T. Fox, dermatologue anglais (1864), M. Bockhart, médecin allemand (1887)
Étym. lat. impetigo : dartre, de impeto : attaquer
→ impétigo staphylococcique du nouveau-né, pemphigus épidémique du nouveau-né