classification de Caldeyro-Barcia l.f.
Classification des ralentissements du rythme cardiaque fœtal pendant le travail en deux groupes ou « dip » :
- le dip 1 définit un ralentissement strictement contemporain, et image en miroir, d’une contraction utérine ;
- le dip 2 définit un ralentissement dont le nadir est retardé par rapport au zénith de la contraction utérine et qui persiste après la fin de la contraction.
R. Caldeyro-Barcia, gynécologue uruguayen, membre de l’Académie de médecine (1921-1996)
[O3,K2]
cliché tangentiel l.m.
tangential film
Cliché radiographique, utilisant la loi de tangence, pour visualiser le contour d'une structure ou d'un organe afin d'y rechercher une éventuelle image d'addition ou de soustraction.
Cette technique s'utilise dans toutes les explorations radiologiques, plus particulièrement pour recherche d'anomalie des contours osseux (ostéomes, images lacunaires) ou lésions des parties molles périosseuses ou périarticulaires (calcifications, appositions périostées, hématomes, etc.) En radiologie thoracique, on détermine sous radioscopie télévisée la position qui dégage au mieux les contours cardio-aortiques et surtout les régions pleurales ou costales, en partie masquées par des superpositions.
Syn. incidence tangentielle
collagénome perforant verruciforme l.m.
verrucous perforating collagenoma
Dermatose très rare faite de papules kératosiques posttraumatiques comportant, à l'examen histologique, un aspect de perforation épidermique avec élimination de fragments de gros faisceaux collagènes mêlés à des polynucléaires altérés et à des cellules malpighiennes nécrotiques, image très proche de celle de la collagénose perforante réactionnelle acquise ou congénitale de Mehregan.
Il s'agit vraisemblablement d'un mode réactionnel très particulier à une substance étrangère introduite par effraction dans la peau.
P. Laugier et F. Woringer, dermatologistes français (1963) ; A.H. Mehregan, dermatologiste américain (1967)
→ collagénose perforante réactionnelle
[J1]
compression urétérale l.f.
ureteral compression
Technique utilisée au cours d'une urographie intraveineuse, consistant en une compression bilatérale et symétrique des uretères sur le promontoire, obtenue par divers artifices : sangle abdominale avec ballon unique ou ballonnets séparés, etc.
Son but est d'améliorer la réplétion des cavités hautes afin d'en obtenir une meilleure image. Ses indications ont fait l'objet de nombreuses controverses portant sur le moment de son installation et même sur son opportunité. Elle ne doit être installée qu'après s'être assuré de la bonne élimination bilatérale de l'urine, de la perméabilité des uretères et de l'opacification insuffisante des cavités pyélocalicielles sur les premiers clichés de l'examen. Il existe des contrindications : opération récente, grossesse, crise de colique néphrétique, traumatisme, etc.
[M3]
conscience du corps l.f.
body consciousness
Expérience qu'acquiert l'individu de son propre corps et de l'agencement spatial des différentes parties de celui-ci, grâce à l'intégration des données acquises au cours de la maturation biologique (sensosorimotricité, afférences proprioceptives), du développement instinctivoaffectif et de la socialisation.
Elle a été désignée par divers termes de signification identique ou proche, comme ceux de schéma corporel (P. Schilder, 1923, 1925) ou de somatognosie (ce dernier comportant une fonction sensorielle dominante). La notion d'image du corps concerne plutôt le registre symbolique imaginaire et ses perpétuels remaniements. Elle est "fondamentalement verbe, langage signifiant" (S. Follin). En tout cas, une fois suffisamment constituée, elle devient relativement indépendante des processus qui ont contribué à la former, comme le montre, après l'âge de huit ans, la si fréquente illusion du membre fantôme chez les amputés.
En dehors des asomatognosies, généralement observées lors de lésions neurologiques pariétales, la psychiatrie retient en particulier diverses altérations du vécu corporel dans les états psychotiques, à type dominant de dépersonnalisation (expériences délirantes aiguës, surtout toxiques, schizophrénies, syndrome de Cotard, etc.), mais aussi certains troubles tels que les cénestopathies, douleurs psychogènes et dysmorphophobies.
P. Schilder, psychiatre américain (1923) ; S. Follin, psychiatre français (1911-1997) ; J. Cotard, neuropsychiatre français (1880)
Syn. syndrome de Cotard, délire de négation
[H4]
construction de Putti l.f.
Putti's construction
Sur une radiographie du bassin d'un nourrisson ou d'un nouveau-né, construction géométrique destinée à dépister une dysplasie ou une luxation congénitale de la hanche, avant l'apparition du noyau épiphysaire fémoral.
Elle consiste à tracer la ligne des cartilages en Y et sa perpendiculaire tangente au bord interne de la diaphyse fémorale (ligne de Putti). A l'état normal, cette dernière coupe l'image du toit cotyloïdien en son milieu et la métaphyse fémorale supérieure reste en dessous de la ligne des cartilages en Y, de manière symétrique. Technique en partie abandonnée au profit du repérage échographique.
V. Putti, chirurgien italien (1880-1940)
[B2,I2,O1]
contraste n.m.
contrast
1) Caractéristique qui différencie un signal de son environnement (contraste simultané) ou qui différencie deux états du même signal (contraste successif).
Le contraste permet de mesurer le degré de perception d'un signal. On parle de contraste pour la luminance, pour la couleur, pour le son, pour le toucher et plus généralement pour toute information. Le contraste seuil est le contraste minimum assurant la perception de l'information
2) En imagerie médicale, écart de luminance entre les différentes plages d'un document iconographique.
On le définit mathématiquement, pour deux plages homogènes caractérisées par des signaux SM et Sm par le paramètre C = définition identique à celle de la modulation d'un signal sinusoïdal ayant SM pour valeur maximale et Sm pour valeur minimale.
→ atténuation, courbe sensitométrique, densité optique, fonction transfert de modulation, sensibilité aux contrastes lumineux, vision du contraste
[B2,B3,A2]
Édit. 2018
crâne mité l.m.
image radiologique du crâne avec des lacunes multiples à l’emporte-pièce de grandeur variable caractéristique du myélome multiple.
→ myélome multiple, Kahler (maladie de)
[B2,F1 ]
CVI sigle angl. pour Color Velocity Imaging
Système échographique permettant de déterminer en temps réel la vitesse du flux circulatoire sanguin en chaque point d'une image; il est basé sur le calcul informatique du décalage temporel entre deux échos successifs réfléchis par les hématies en mouvement.
Différent de l'échographie doppler, ce système a l'avantage d'être indépendant de la fréquence d'émission ultrasonore, de ne pas présenter de problème d'aliasing et de posséder une bonne résolution spatiale.
[B2]
cyclophotocoagulation endoscopique l.f.
endoscopic cyclophotocoagulation
Photothérapie laser sur procès ciliaires, sous contrôle direct endoscopique, dans le traitement des glaucomes compliqués réfractaires.
Les longueurs d'onde utilisées sont véhiculées par la sonde endoscopique, soit directement dans le canal image, soit en parallèle dans un canal annexe. Cette approche laser sagittale par endoscopie est dénommée ab interno par opposition aux techniques ab externo,à travers la sclère, sans contrôle (couronne ciliaire) ou avec contrôle (rétine) de la zone traitée.
Syn. photocoagulation endoscopique
[G5,P2]
cylindrome n.m.
cylindroma, dermal cylindroma, dermal eccrine cylindroma, turban tumour, Spiegler's tumour
En dermatologie, tumeur épithéliale d'origine sudorale, apocrine pour les uns, mais eccrine pour d'autres, à caractère souvent familial et héréditaire transmis en dominance, surtout localisée au cuir chevelu et au visage, habituellement multiple, d'évolution bénigne ou tout au moins très lente, mais facilement récidivante après exérèse et pouvant atteindre un très gros volume et alors s'ulcérer.
Les nodules tumoraux, grossièrement sphériques, sont souvent juxtaposés ou peuvent plus ou moins confluer en formant des masses de couleur normale ou rosées, parfois alopéciques, irrégulièrement bosselées qui, lorsqu'elles sont nombreuses, réalisent l'aspect de tumeur en turban de Ronchese. L'image histologique est caractéristique, montrant de très nombreux lobules épithéliaux intradermiques, parfois creusés de cavités bordées par une double assise cellulaire, et séparés les uns des autres par une épaisse gaine hyaline ou vitrée, fortement colorable par le PAS. Le traitement, chirurgical, peut nécessiter des interventions larges et répétées.
cylindroma, dermal cylindroma, dermal eccrine cylindroma, turban tumour, Spiegler's tumour
A. Poncet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1890) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1895 et 1899) ; F. Ronchese, dermatologiste américain (1892-1976)
Syn. tumeur de Poncet-Spiegler, tumeur en turban de Ronchese, nævus epitheliomato-cylindromatosus (obs.)
[J1,F5,Q2]
cystogramme n.m.
cystogram
Image radiologique de la vessie obtenue par urographie intraveineuse ou opacification rétrograde.
[B2,M3]
débit expiratoire de pointe l.m.
peak expiratory flow (PEF)
Débit expiratoire maximal après une inspiration maximale.
Mesuré au début de la manœuvre d'expiration forcée, c'est le débit maximum que puisse réaliser un sujet. Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.Un appareillage très simple suffit pour sa mesure, le malade peut à tout moment contrôler lui-même sa fonction ventilatoire, ce qui permet aux asthmatiques d'ajuster leur traitement. Le débit de pointe normal est égal ou supérieur à 500 L/min = 8 L/s, il est très sensible à l’obstruction des voies aériennes dont le diamètre est inférieur à 2 mm. Il est utilisé pour l’autosurveillance des asthmatiques.
A. Strohl, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1919)
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEP
[K1]
Édit. 2019
décès n.m.
decease
Mort naturelle d’une personne physique.
Elle met fin à la personnalité juridique, sous réserve de la protection posthume des dernières volontés, de l’image, du cadavre et de la mémoire du décédé.
Étym. lat. decessus décès, de decedere décéder
→ mort
déconnexion interhémisphérique (syndrome de) l.m.
interhemispheric disconnection, callosal disconnection, split brain
Conséquences de la section du corps calleux ou d'une lésion de fibres calleuses et éventuellement extracalleuses, mais passées par celui-ci.
Parmi les signes observés chez le droitier, seront cités les suivants : l'image d'un mot, projetée sur écran pour n'apparaître que sur la moitié du champ visuel, est lue seulement si elle parvient à l'hémichamp droit, donc au cortex visuel de l'hémisphère gauche (pseudohémianopsie) ; la même procédure permet d'explorer les fonctions "émotionnelles" de l'hémisphère droit ; il existe également une anomie tactile gauche ; l'"apraxie diagonistique" résulte d'un conflit ouvert entre les deux hémisphères : la main gauche vient contrarier certains gestes volontaires de la main droite, ou bien elle effectue des actes non voulus par le sujet.
Cependant ces patients semblent se comporter normalement dans la vie quotidienne. Il est vrai que seul le cortex se trouve "coupé en deux" et qu'une certaine capacité d'intégration, encore mal précisée, est assurée par les structures sous-corticales.
Les lésions spontanées responsables de ces troubles sont les infarctus du corps calleux, les tumeurs du corps calleux, la maladie de Marchiafava-Bignami et les agénésies du corps calleux.
E. Machiafava et A. Bignami, anatomopathologistes italiens (1903)
Syn. cerveau dédoublé, cerveau divisé, disconnexion interhémisphérique
→ calleux (corps), dominance hémisphérique, pseudohémianopsie
définition (en imagerie) l.f.
Definition (in imaging)
Qualité d'un support d'information mesuré en nombre d'éléments significatifs.
Par extension, qualité de l'information codée sur ce support exprimée en nombre d'informations élémentaires, au maximum égale à celle de son support.
P. ex., la définition d'un écran s'exprime en nombre de points par ligne et en nombre de lignes (640 x 480 pour le standard informatique VGA). Par extension, une image codée sur cet écran qui utiliserait tous les points de l'écran aura une définition de 307 200 pixels (640 x 480).
défocalisation n.f.
defocalisation
Circonstance où l'objet fixé par l'œil ne forme plus une image nette sur la rétine.
Elle peut être amétropique liée à une anomalie de la réfraction, anisométrique en rapport avec une inégalité de réfraction entre les deux yeux, forcée quand elle est induite par un verre, ou cycloplégique et il s'agit dans ce cas d'une forme de pénalisation.
dégénérescence maculaire juvénile l.f.
macular degeneration juvenile
Dystrophie maculaire juvénile isolée, lentement évolutive, avec dépigmentation maculaire, silence choroïdien de Bonnin et image maculaire angiographique en œil de bœuf.
L'affection débute vers sept ans avec un fond d'œil qui paraît encore normal. En quelques mois l'acuité visuelle diminue considérablement pour, en cinq ans, chuter à 1/10. L'ERG est au début normal, mais il est ensuite altéré en photopique. L'angiographie fluoresceinique est précocement altérée avec, comme premier signe, le silence choroïdien (absence d'imprégnation de la choroide). L'évolution se fait avec l'apparition de taches flavimaculées plus ou moins nombreuses, une atteinte mixte de l'ERG et une extension du scotome central.
Le locus du gène (STGD1) a été localisé par J. Kaplan par clonage positionel sur le bras court du chromosome 1 en 1p13-p21. Allikmets ont identifié dans cette région le gène ABCR (ATP binding cassette retina, MIM 601691) responsable de la maladie qui code une protéine transmembranaire spécifique à la rétine. Elle appartient à la superfamille de protéines ABC. Elle est constituée de deux domaines hydrophobes transmembranaires (régulation de la protéine) et de deux domaines cytoplasmiques hydrophiles (fonctionnalité) liant l'ATP. Cette protéine est retrouvée uniquement dans les cellules photoréceptrices (hybridation in situ). L’affection est autosomique récessive (MIM 248200).
M.-P. Bonnin, ophtalmologiste française (1971) ; Josseline Kaplan, médecin généticienne française (1993) ; R. Allikmets, chercheur américain (1997) ; K. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
Syn. STG1, Stargardt (maladie de), dystrophie maculaire avec taches, Stargardt flavimaculée (maladie de)
délire localisé l.m.
localized delusion
Terme appliqué à l'anorexie mentale du fait de la quasi-constance d'un vécu pathologique de l'image du corps chez ces adolescentes.
La perception du corps plus gros qu'il ne l'est, avec notamment une méconnaissance de sa maigreur, s'associe à la peur permanente de grossir. Celle-ci, appuyée sur un désir absolu de minceur, peut être globale ou se focaliser (ventre, seins, cuisses, etc.).
La profondeur du trouble, l'inaccessibilité à une argumentation logique et le déni de la réalité de l'apparence physique s'inscrivent dans le sens de cette conception, qui fait de l'anorexie mentale une forme de psychose monosymptomatique. Mais ce délire reste stéréotypé, ne s'enrichit ni ne produit.
Mara Palazzoli-Selvini, psychiatre italienne (1963)
Étym. lat. delirium : délire
[H3]
Édit. 2018
densité radiologique l.f.
X ray density
Caractéristique d'un milieu traduisant, sur l'image radiologique, l'absorption des rayons X qui le traversent.
Elle dépend de sa masse volumique et de sa composition atomique.
Sur un film radiographique, les milieux de densité radiologique très élevée (métaux, produits de contraste) entraînent un très faible noircissement et les milieux de très faible densité (gaz), un important noircissement. Les densités radiologiques intermédiaires des différents milieux organiques (liquides, parenchymes, graisses, muscles, os spongieux et os compact) se traduisent par toute une gamme de gris.
G. N. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine en 1979 (1919-2004)
→ densité optique, Hounsfield (unités)
dentascan n.m.
dentascan
Logiciel de scanographie maxillomandibulaire permettant d'obtenir une reconstruction bi ou tridimensionnelle de l'image des maxillaires et des dents, en vue d'un traitement d'orthodontie ou d'implantologie.
dent flottante (aspect de) l.m.
floating teeth appearance
Sur une radiographie, image d'une dent qui paraît isolée de son support alvéolaire et semble flotter dans les parties molles.
Secondaire à une ostéolyse localisée de la mandibule, un tel aspect s'observe en particulier dans une parodontolyse évoluée et dans l'histiocytose langerhansienne.
dépression de l'adolescent l.f.
depression in adolescence
Manifestations dominées, comme chez l'adulte, par une souffrance morale, une importante tendance à la culpabilisation et une dévalorisation tant au plan intellectuel que physique ou esthétique et un ralentissement psychomoteur.
Cependant, peuvent s'adjoindre, voire se substituer : morosité hargneuse, agitation, passages à l'acte antisocial et réactions paradoxales à l'envahissement dépressif ; préoccupations centrées sur l'image corporelle et troubles somatiques (sommeil, comportement alimentaire, etc.) ; attitudes de déni, voire de mutisme oppositionnel. Autant de masques possibles de la dépression. C'est aussi la durée des troubles qui distingue ces états des moments de "cafard", de "déprime", d'ennui. On relève rarement une explication acceptable (deuil, problèmes familiaux, déception sentimentale).
De telles dépressions peuvent être à l'origine de conduites suicidaires.
Traitements médicamenteux et psychothérapies sont le plus souvent associés. Une action thérapeutique familiale est généralement indispensable.
dermatite bulleuse chronique bénigne de l'enfant l.f.
chronic benign bullous disease of childhood
Dermatose décrite par Bowen en 1901 comme une éruption bulleuse de l'enfant, peu prurigineuse, avec des lésions essentiellement péribuccales et périgénitales et longtemps considérée comme une dermatite herpétiforme de l’enfant avant d'en être différenciée par Kim et Winkelmann en 1961 et de recevoir, de Jordon, son nom actuel en 1970.
Cliniquement, elle est distinguable de la dermatose à IgA linéaire de l'enfant, avec des bulles tendues, sur peau saine ou érythémateuse, à disposition souvent annulaire, prédominant dans les régions péribuccale et périgénitale et à la partie basse de l'abdomen. Les lésions muqueuses buccales et oculaires ne sont pas rares. L'image histologique est habituellement proche de celle d'une pemphigoïde. Dans la peau malade, on retrouve à la jonction dermoépidermique un dépôt linéaire d'auto-anticorps, le plus souvent IgA, parfois IgG ou les deux, localisé dans la lamina lucida ou le plus souvent sous la lamina densa, dans le derme papillaire. L'évolution et le traitement sont habituellement ceux de la dermatose à IgA linéaire de l'enfant.
J. T. Bowen, dermatologiste américain (1857-1940) ; R. Kim et R. K. Winkelmann, dermatologistes américains (1961) ; R. E. Jordon, dermatologiste américain (1970)
Étym. gr. derma : peau ; ite : inflammation
dermatite exsudative discoïde et lichénoïde de Sulzberger-Garbe l.f.
exsudative discoid lichenoid chronic dermatosis
Affection très rare, d'autonomie discutée qui atteindrait les hommes de 30 à 50 ans, israélites et atteints de troubles neuropsychiques, caractérisée par une éruption évoluant en plusieurs phases successives ou simultanées : phase exsudative et discoïde rappelant l'eczéma nummulaire; phase lichénoïde correspondant à la lichénification de certaines plaques et à la survenue de papules lichénoïdes de type folliculaire ; phase d'infiltration de certaines plaques; phase urticarienne.
L'atteinte du gland serait constante. L'image histologique n'est pas spécifique, pouvant montrer des aspects d'eczéma ou de lichen. La cause est inconnue. Le traitement repose essentiellement sur la corticothérapie locale.
M. B. Sulzberger, dermatologue américain et W. Garbe, dermatologue canadien (1937)
Étym. gr. derma : peau ; ite : inflammation