oncogène n.m.
oncogen
Gène codant pour une protéine qui provoque une prolifération cellulaire capable d’induire une tumeur, et donc responsable de la cancérogenèse.
De tels gènes peuvent être apportés par des virus cancérigènes (oncogènes viraux ou onc-v), ou préexister dans les génomes cellulaires (oncogènes cellulaires ou onc-c).
Ces protéines sont souvent plus connues sous le nom de « Facteurs de Croissance ou growth factors. Ces gènes dérivent généralement de l’activation d’un proto-oncogène, qui résulte de l’intégration très ancienne de séquences virales ou provirales. Ces gènes sont l’objet de mutations, de délétions, de translocations qui déclenchent et entretiennent cette prolifération. Cette activité est contrebalancée spécifiquement par des anti-oncogènes (ou gènes suppresseurs). La perte d’un anti-oncogène (perte d’hétérozygotie), par délétion, libèrant l’activité d’oncogènes est responsable d’un nombre élevé de cancers chez l’Homme. L’identification d’une séquence oncogénique (une tyrosine-kinase ou son récepteur par exemple) peut conduire à une thérapeutique ciblée.
Étym. gr. ogkos : enflure, tumeur ; gennan : engendrer
Édit. 2017
orphon n.m.
orphon
Séquence d’ADN ayant la structure d’un gène mais dont l’expression est inconnue.
Édit. 2017
palindrome n.m.
palindrome
1- En didactique, mot ou groupe de mots qui peut être lu indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche sans en modifier la signification (ex. : Ésope reste ici et se repose).
2- En biologie moléculaire, séquence de nucléotides d'ADN bicaténaires, présentant une symétrie axiale, et reconnue par des enzymes de restriction, comme le site de l'enzyme
EcoR I :
- GAATTC-
- CTTAAG-
Étym. gr. palindromos, de palin : de nouveau, et dromos : course
paramètres d'acquisition en IRM l.m.p.
acquisition parameters (MRI)
En IRM, paramètres servant à réaliser une séquence d'impulsion, par opposition aux paramètres tissulaires T1 et T2.
→ temps d'écho, temps de répétition
[B2,B3]
Édit. 2018
paroxysmes électroencéphalographiques l.m.p.
electroencephalographic paroxysms
Graphoéléments de morphologie plus ou moins complexe, à début et fin brusques, exprimant d'emblée leur maximum d'amplitude.
Localisés à une zone circonscrite du scalp sur un ou deux hémisphères, ils peuvent être isolés ou survenir d'une manière rythmique ou périodique, et aussi sur un mode synchrone ou asynchrone dans deux zones homologues. Ils peuvent également se disperser dans le temps et l'espace (paroxysmes plurifocaux).
Répondent à cette définition les éléments suivants :
- pointe, à type d'onde rapide inférieure à 50 millisecondes ou lente (50 à 100 millisecondes), dont la composante principale négative est d'amplitude variable, et qui peut être mono, bi ou triphasique ;
- polypointe, séquence de deux ou trois pointes consécutives ;
- pointe-onde, pointe suivie d'une onde lente ;
- polypointe-onde, succession de pointes, suivie d'un onde lente ;
- onde à front raide ("sharp wave"), élément paroxystique transitoire d'une durée égale ou supérieure à 100 millisecondes, d'amplitude variable ;
- pointe-onde lente, pointe plus ou moins rapide, suivie d'une onde lente, ample et large, rencontrée, mais non exclusivement dans le syndrome de Lennox-Gastaut.
Paroxysme n'est pas synonyme d'épilepsie.
partie variable l.f.
variable region
En génétique, partie N-terminale des molécules d'immunoglobulines porteuse du site anticorps et présentant une séquence d'acides aminés différente pour chaque spécificité.
pathogénie n.f.
pathogenesis
Étude du mécanisme causal des maladies ; séquence d'évènements dans la réponse des cellules ou des tissus ou de tout l'organisme à une cause (étiologie).
Son étude est un des domaines de l'anatomie pathologique.
Étym. gr. pathos : souffrance, genesis : formation, origine
peptide-leader n.m.
leader peptide
1) Chez les Bactéries, petit peptide codé par la séquence-leader des opérons de biosynthèse et participant à la régulation de leur expression.
2) Syn. fautif de peptide-signal.
→ atténuation, séquence encadrante
peptide signal n.m.
signal peptide
Chaîne peptidique d'une vingtaine d'acides aminés synthétisée au début de la traduction d'un ARN messager, destinée à être détachée de la protéine correspondante après son passage dans la citerne du réticulum endoplasmique et qui constitue un signal pour la machinerie cellulaire indiquant que cette protéine est destinée à l'exportation.
Cette séquence riche en acides aminés hydrophobes permet à la protéine de traverser la membrane du réticulum et sert de peptide d'adressage. De telles séquences sont spécifiques des protéines qui doivent être sécrétées ou insérées dans les membranes cellulaires.
Syn. séquence signal
personnalité cycloïde l.f.
cycloid personality
Accentuation pathologique du tempérament normal cyclique ou cyclothyme dans la séquence cyclothyme-cycloïde-cyclophrène.
Elle est caractérisée par l'alternance de phases où l'activité physique et psychique du sujet est plus ou moins intense. Les phases d'hyperactivité s'accompagnent habituellement d'un sentiment de bien-être.
La personnalité cycloïde peut aussi se présenter sous l'aspect d'une hyperthymie permanente (personnalité hypomaniaque). Ce concept est parfois utilisé pour décrire certains sujets qui développent ultérieurement une psychose maniacodépressive, sans que cette dernière soit considérée comme aboutissement évolutif d'une telle personnalité
Il reste qu'elle n'a plus la faveur des psychiatres et qu'elle est évoquée au moins avec des réserves.
E. Kretschmer, neuro-psychiatre allemand (1921)
Syn. cycloïdie
pharmacologie inverse l.f.
Pharmacologie de développement récent, qui résulte de l'isolement dans le génome de gènes identifiés par homologie avec d'autres gènes ou à la suite de séquençages industriels sans sélection préalable.
Ces gènes exprimés dans les cellules pouvant les rendre sensibles à l'action de certaines substances, on en déduit qu'ils codent pour des enzymes ou des récepteurs actifs pharmacologiquement.
Cette pharmacologie suit donc une démarche qui va du gène à la fonction, alors que la pharmacologie moléculaire traditionnelle procédait de la fonction à la protéine puis au gène : elle recherchait une protéine douée d'activité biologique dite pharmacologique, en se fondant sur l'effet de substances sur certaines cellules. Le biochimiste isolait la protéine et, par synthèse d'oligonucléotides basés sur la séquence, localisait le gène correspondant.
La pharmacologie inverse a ainsi identifié de nombreux sous-types de récepteurs, par ex. de la sérotonine (14 sous-types au lieu de 3 ou 4 attendus de la pharmacologie classique) ou de la dopamine (7 au lieu des 2 connus), etc.
photorestauration n.f.
photorestoration, photoreactivation
Chez certaines Bactéries, système de réparation de l'ADN dans lequel un dimère de thymine est éliminé par exposition à la lumière visible, et la séquence originelle restaurée.
Chez Escherichia coli, cette restauration est l'œuvre d'un enzyme : l'ADN-photolyase.
polyA n.m.
polyA
Séquence polyadénylique formée de 200 ou 250 nucléotides qui sont attachés à l'extrémité 3' des ARN messagers ; cette « queue » joue un rôle dans le passage de l'ARNm du noyau au cytoplasme.
Étym. gr. polus : nombreux
polyadénylation n.f.
polyadenylation
Modification post-transcriptionnelle de nombreux ARNm eucaryotes consistant en l'addition d'une séquence poly A à une extrémité de la molécule.
Cette nouvelle extrémité est appelée queue poly A, l'autre extrémité formant la coiffe.
polyglutamine n.m.
polyglutamine
Séquence d’acides aminés formée de la répétition de glutamine.
La présence de séquences polyglutamine dans une protéine est due à une variété de mutation causant la répétition de codons CAG qui codent l’acide aminé glutamine. Ce type de mutation est responsable de plusieurs maladies neurodégénératives.
polymorphisme mononucléotidique l.m.
single nucleotide polymorphism (SNP)
Variation d’une seule base de la séquence nucléotidique du même locus entre des individus d’une population.
Dans la plupart des cas, il y a deux alternatives (A ou C en position X du génome). Cependant, un nombre croissant de cas avec plusieurs alternatives apparaissent dans les bases de données (A, C, T en position X du génome).
Syn. snp
[Q1]
Édit. 2017
polypeptide analogue au glucagon l.m.
glucagon related peptide, glucagon like peptide
Chacun des deux polypeptides dont la séquence codante est voisine de celle du glucagon, et dont la synthèse dans les cellules bêta des îlots du pancréas est ainsi couplée à celle de l'hormone.
Sigle : GLP-1 et -2
polytraumatisé n.m.
- les unes sont superficielles, parfois profondes, quelquefois minimes, et sont en rapport avec l'impact ;
- les autres sont internes, inapparentes, mais elles peuvent être cause d'hémorragies graves et de lésions viscérales.
Ce risque latent ou patent d'évolution fatale ne doit pas être méconnu.
Les lésions internes résultent de l'effet nocif des accélérations ou décélérations lors d'un choc, elles peuvent intéresser toutes les parties du corps.
Des syndromes voisins par écrasement ou par onde de choc (blast) comportent aussi des lésions internes inapparentes.
Il est difficile de faire un bilan anatomique complet de toutes les lésions (crâne, encéphale et moelle, face, thorax, abdomen, appareil locomoteur). Un examen clinique soigneux est nécessaire (conscience, respiration, circulation, douleur) pour détecter le début d'un collapsus, d'un état de choc et prévoir l'évolution possible vers une détresse vitale. Le blessé a toujours été victime d'un accident (notion de variation de vitesse et de choc brutal), il réagit vite à l'hémorragie et à l'attrition des tissus. Si l'on n'enraye pas rapidement la séquence des processus pathologiques, un syndrome d'insuffisance cardiocirculatoire avec hypoxie tissulaire évolue vers une défaillance multiviscérale. La connaissance des circonstances de l'accident apporte de précieuses informations (direction et importance des accélérations ou décélérations subies, nature de l'impact). qui orientent l'exploration topographique.
La médicalisation des secours par des équipes spécialisées en urgence préhospitalière, l'organisation des services d'accueil (SMUR) et des services de chirurgie (spécialisée en traumatologie si possible), ont permis une amélioration spectaculaire du pronostic vital et fonctionnel grâce à une prise en compte globale par une équipe efficace, connaissant la hiérarchie des gestes d'urgence.
M. Arnaud, neurochirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1961)
Étym. gr. polus : multiple ; trauma : blessure
→ accélération, défaillance multiviscérale, polyfracturé, tachytraumatisme
pondération n.f.
1) En IRM, caractéristique des contrastes obtenus pour une séquence donnée d'imagerie
1) En IRM, caractéristique des contrastes obtenus pour une séquence donnée d'imagerie.
Ex. pondération en T1, en T2, en densité protononique…
2) En biostatistique, attribution à chacun des éléments servant à élaborer une moyenne ou un indice ou un score, d’un coefficient qui exprime son importance relative.
Par ex. dans la prédiction d’une lithiase de la voie biliaire principale au cours d’une cholécystectomie, le score de Huguier a permis grâce à une analyse multifactorielle utilisant la régression logistique d’attribuer à chaque variable un facteur de pondération et de calculer un score prédictif de lithiase de la VBP.
M. Huguier, chirurgien frnçais, membre de l’Académie de médecine (1991)
[B2, E1]
Édit. 2020
pondéré adj.
weighted
En IRM, type de contraste obtenu pour une séquence donnée d'imagerie.
Ex. Sur une image pondérée en T1 l’eau apparaît noire et la graisse blanche, tandis que sur une image pondérée en T2, l’eau est blanche.
[B2,B3]
Édit. 2018
prépro-
Préfixe réservé à une protéine telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes possédant du côté NH2-terminal une séquence signal lui permettant de traverser la membrane du réticulum, et destinée à être transformée secondairement en une autre protéine (pro-), elle-même précurseur d'une protéine active, par ex. hormonale.
prépro-albumine n.f.
preproalbumin
Protéine précurseur de la sérumalbumine telle qu'elle est synthétisée à partir de l'ARN messager par les cellules hépatiques, et contenant une séquence-signal qui est destinée à être clivée après le passage de la protéine du réticulum endoplasmique dans la citerne, où une protéinase spécifique catalyse cette protéolyse qui libère la pro-albumine.
préprocollagène n.m.
preprocollagen
Protéine précurseur du procollagène telle qu'elle est synthétisée dans les fibroblastes, les ostéoblastes et d'autres cellules du mésenchyme au niveau des ribosomes à partir d'un ARN messager comportant plus de 4500 bases.
Cette protéine subit un clivage protéolytique qui détache le peptide signal, puis les effets de plusieurs enzymes avant de pouvoir être sécrétée sous forme de procollagène : détachement de la séquence signal, hydroxylations par des prolyl-4- et 3-hydroxylases, par une lysyl-hydroxylase, fixation d'unités glucidiques sur des hydroxylysines.
préproglucagon n.m.
preproglucagon
Protéine précurseur du proglucagon, telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes des cellules α ou A des îlots de Langerhans du pancréas, ainsi que dans les muqueuses gastriques et intestinales.
Sa protéolyse limitée qui élimine une séquence signal de 15 acides aminés, conduit à un proglucagon stocké dans des granulations intracellulaires, qui n'est clivé en glucagon qu'au moment de sa sécrétion.
prépro-bêta-NGF n.m.
prepro-bêta-NGF
Protéine précurseur du pro-bêta-NGF, telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes des cellules productrices du facteur de croissance des neurones (NGF).
Cette protéine comporte 307 acides aminés, dont les 25 premiers constituent la séquence signal, qui est destinée à être clivée pour la formation du pro-bêta-NGF.
→ facteur de croissance du nerf, pro-bêta-NGF
[C1, C3, H1]
Édit. 2019