Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Una (virus)

Una (virus)

Virus à ARN du genre Alphavirus (famille des Togaviridae) présent en Amérique tropicale.
Proche du virus Mayaro, le virus Una entraîne également, chez l'Homme, un syndrome fébrile et algique, caractérisé par des polyarthralgies prolongées.

Sigle UNAV

Unverricht-Lundborg (maladie de) l.f.

Unverricht-Lundborg’s myoclonic epilepsy

Maladie neurodégénérative progressive avec épilepsie et myoclonies, évoluant vers une ataxie cérébelleuse et une tétraplégie avec démence.
Groupe hétérogène comprenant la maladie de Lafora. L’encéphalopathie débute après 7 ans avec épilepsie, mouvements myocloniques continus (qui peuvent être déclenchés par la lumière), paralysie pseudobulbaire, tétraplégie et démence. En ophtalmologie, on rencontre des myoclonies palpébrales, une amaurose avec altération des cellules ganglionnaires de la rétine (corps de Lafora) et parfois une atrophie optique. L’intelligence est conservée ou peu modifiée dans cette forme contrairement à la maladie de Lafora, mais il existe une labilité émotionnelle caractéristique. La survie est courte, l’âge moyen de décès est de 24 ans (dans la maladie de Lafora moins de dix ans), Les pneumopathies et les suicides en sont les principales causes. L’affection est due à une mutation dans le gène CSTB localisé en 21q22.3 qui code pour la cytatine B ; elle est autosomique récessive (MIM 254800).
Syndrome actuellement en voie de démembrement, compte tenu des formes d'expression phénotypiques différentes et de sa distribution géographique particulière.

H. Unverricht, médecin interniste allemand (1891), H. Lundborg, médecin suédois (1903) ; G. R. Lafora, neuropathologiste espagnol (1911)

Syn. épilepsie progressive myoclonique, épilepsie myoclonique-astatique

Lafora (maladie de)

[H1,O1,O6,Q2]

Édit. 2017

Ureaplasma urealyticum

Ureaplasma urealyticum
Variété de mycoplasme saprophyte des voies génitales masculines et féminines, pouvant provoquer chez
l’Homme des urétrites et des épididymites.
Elle semble impliquée dans certaines infections (méningites, pneumopathies) du nouveau-né. Elle pourrait aussi intervenir dans la genèse du syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter. Ureaplasma urealyticum, qui peut être mis en évidence dans les spermocultures et les prélévements cervicovaginaux, est sensible aux tétracyclines et aux macrolides.

N. Fiessinger, médecin interniste français, membre de l'Académie de médecine et É. Leroy, médecin français (1916) ; H. Reiter, bactériologiste allemand (1916)

mycoplasme, urétrite, épididymite, Fiessinger-Leroy-Reiter (syndrome de)

uréthralgie n.f.

urethralgia

Douleur sur le trajet de l'urèthre périnéal ou pénien, apparaissant parfois comme une névralgie isolée, parfois dans le cadre d'une uréthrite chronique ou d'un syndrome uréthropérinéal.

Étym. gr. ourêthra : urèthre

uréthrite chronique, uréthropérinéal de l'homme (syndrome)

uréthrite chronique l.f.

chronic urethritis

Infection chronique de l'urèthre marquée par des écoulements uréthraux intermittents, avec douleurs et dysurie.
Elle peut succéder à une uréthrite aigüe mal traitée, ou prend d'emblée une allure subaigüe récidivante. L'uréthrite postgonococcique, souvent surinfectée à d'autres germes, était la plus fréquente,. Cette évolution doit faire rechercher des facteurs locaux responsables de l'entretien de l'infection : rétrécissement uréthral, infection des glandes uréthrales, prostatite associée, diverticules. L'uréthrographie doit toujours être accompagnée d'une protection antibiotique. La présence de germes authentifie l'uréthrite chronique par rapport à de simples uréthralgies ou un syndrome uréthropérinéal. L'évolution peut néanmoins être longue et avoir un retentissement psychique.

Étym. gr. ourêthra : urèthre

uréthrite aigüe, rétrécissement uréthral, prostatite, diverticule de la voie excrétrice urinaire, uréthrographie, uréthralgie, uréthropérinéal de l'homme (syndrome)

uricémie n.f.

uricemia

Concentration plasmatique en acide urique dont la valeur normale est de 150 à 360 µmol/L chez la femme et de 180 à 420 µmol/L chez l'homme.
L’acide urique est un produit de la dégradation des nucléotides puriniques en acides nucléiques. Les principales conséquences de l’hyperuricémie sont la goutte et la lithiase urinaire. Hormis le syndrome de Lesch-Nyhan dû à un déficit en hypoxanthine-guanine phosphoribosyl-transférase, la maladie goutteuse n’a le plus souvent aucune cause décelable. Une augmentation de l’uricémie peut toutefois être aussi la conséquence d’un traitement diurétique ou cytolytique, d’une insuffisance rénale. L’hypo-uricémie est  essentiellement observée lors des traitements urico-éliminateurs ou urico-freinateur.

M. Lesch, médecin cardiologue et W. L. Nyhan, pédiatre américains (1964)

urique (acide), hyperuricémie, goutte, lithiase urinaire, Lesch-Nyhan (syndrome de), insuffisance rénale, uricoéliminateur

urination n.f.

urination

Miction active de déroulement normal, complète, chez un sujet éveillé, conscient, mais incapable d'endiguer le flot d'urine.
Elle peut survenir spontanément ou à l'occasion de paroxysmes émotionnels (frayeur, colère, orgasme, fou-rire). Elle est en rapport avec les centres mictionnels du système limbique. Elle peut faire partie des signes cliniques d'un syndrome frontal.

Étym. lat. urina (urine)

urine, instabilité uréthrale, instabilité vésicale, impériosité urinaire, frontal (syndrome), limbique (système)

utérus de bois l.m.

uterine tetany

Au cours du syndrome de Couvelaire, lors d’un hématome rétro-placentaire, contracture utérine douloureuse permanente perçue à la palpation.

utérus, apoplexie utéroplacentaire, hématome rétro-placentaire, Couvelaire (syndrome de)

uvéonévraxite n.f.

uveonevraxitis

Groupe d'affections comportant des lésions oculaires inflammatoires à type d'uvéite et des manifestations méningo-encéphalitiques subaigües ou chroniques.
Leur étiologie est inconnue. Les maladies de Vogt-Koyanagi et de Harada sont observées au Japon, et la maladie de Behçet sur le pourtour méditerranéen.
En dehors de ces affections, l'association d'une uvéite à une atteinte neurologique, principalement à un syndrome pyramidal et à un LCR inflammatoire, est possible. Se pose alors notamment le problème des limites de la sclérose en plaques.

A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1906) ; E. Harada, ophtalmologiste japonais (1926) ; Y. Koyanagi, ophtalmologiste japonais (1929); H. Behçet, dermatologiste turc (1937)

uvéite, Vogt-Koyanagi (syndrome de), Harada (maladie de), Behçet (maladie de), sclérose en plaques

uvéoparotidite n.f.

uveoparotid fever, uveoparotitis

Affection associant une iridocyclite, des lésions inflammatoires des parotides et des glandes lacrymales et des troubles nerveux, surtout paralysie faciale.
Ce syndrome s’observe dans la sarcoïdose (maladie de Besnier-Boeck-Shaumann).

C. F. Heerfordt, ophtalmologiste danois (1909) ; E. Besnier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1889) ; C. Boeck, dermatologiste norvégien (1899) ; J. Schaumann, dermatologiste suédois, membre de l’Académie de médecine (1916)

Syn. Heerfordt (syndrome de).

uvéite, sarcoïdose, iridocyclite, paralysie faciale

vaccine n.f.

vaccinia

Maladie virale, due à un Orthopoxvirus, qui provoque une éruption vésiculeuse sur les pis de la Vache.
Elle est transférable à l'Homme chez lequel elle provoque des lésions cutanées similaires. Certaines souches sont employées pour la vaccination antivariolique.
En effet, ce virus immunise contre la variole en suscitant une immunité croisée avec le virus responsable de cette variole.
Chez les immunodéprimés, le virus de la vaccine, injecté pour prévenir la variole dans le cadre de la vaccination antivariolique, peut entraîner des complications (exanthème vésiculeux, syndrome de Kaposi-Juliusberg, vaccine nécrosante).

E. Jenner, médecin britannique (1798) ; M. Kaposi, dermatologiste hongrois, membre de l’Académie de médecine (1887), F. Juliusberg, dermatologiste allemand (1898)

Étym. lat. vaccinus : de la vache, de vacca : vache (latin médical 1749 de variola vaccina)

Syn. cowpox

Orthopoxvirus, variole, vaccin variole, syndrome de Kaposi-Juliusberg,

[D1, D5]

Édit. 2019

syndrome  VACTERL acr. angl. pour : Vertebral anomalies, Anal imperforation ou Atresia, congenital Cardiopathy, Tracheo-Esophageal split, Radial dysplasia, Limb anomalies

Association d’anomalies vertébrales, imperforation ou atrésie anale, fissure trachéo-œsophagienne, cardiopathie congénitale, dysplasie radiale ou anomalies des membres correspondant au VATER (syndrome) auquel s’ajoutent des anomalies du cœur, du rein et des membres.

VATER (syndrome)

[A4, O6, Q2]

Édit. 2020

vagotomie tronculaire et antrectomie l.f.

truncular vagotomy and antrectomy

Vagotomie jouant sur les deux facteurs principaux de stimulation de la sécrétion gastrique acide que sont la stimulation vagale et la stimulation d'origine gastrinique, les cellules à gastrine étant localisées essentiellement au niveau de l'antre gastrique.
Ce type d'intervention est le plus efficace sur la maladie ulcéreuse, mais le plus susceptible de donner des complications postopératoires dues au trouble de la vidange gastrique, notamment le dumping syndrome.

vague (nerf), cellule à gastrine, antre gastrique, dumping (syndrome)

[L2]

Édit. 2019

van Bogaert et Divry (syndrome de) l.m.

van Bogaert-Divry’s syndrome

Syndrome neurocutané héréditaire caractérisé par une angiomatose diffuse du cortex cérébral et des méninges associée à une démyélinisation du centre ovale.
Ces anomalies sont responsables de troubles moteurs pyramidaux et extrapyramidaux, des crises d’épilepsie, une démence, une pigmentation cutanée avec télangiectasies.
La transmission est récessive, liée au sexe.

L. van Bogaert,  baron, membre de l’Académie de médecine et P. Divry, neuropathologues belges (1945)

angiomatose, pyramidal (syndrome), extrapyramidal (syndrome), épilepsie, télangiectasie

Vaquez (maladie de) l.f.

polycythemia vera

Syndrome myéloprolifératif primitif caractérisé par une augmentation de la masse érythrocytaire liée  à une production médullaire non contrôlée et associée habituellement à une augmentation des leucocytes et des plaquettes.
Survenant généralement après 50 ans, cette affection est plus fréquente chez l’homme. La symptomatologie, souvent insidieuse, est la traduction des manifestations liées à l’hyperviscosité sanguine qui perturbe la microcirculation par l’augmentation des éléments cellulaires : céphalées, vertiges, troubles visuels, prurit à l’eau et érythrose cutanée et des muqueuses.
Les circonstances de découverte sont multiples : un hémogramme pratiqué lors d’un examen systématique, des signes cliniques liés à l’hyperviscosité,  des complications thrombotiques veineuses ou artérielles, des manifestations cliniques de l’hyperuricémie…

Le diagnostic repose sur les critères suivants :
- augmentation de l’hématocrite (Hct) et de l’hémoglobine (Hb): chez l’homme Hct ˃ 52%, Hb ˃ 185g/L ; chez la femme Hct ˃ 48%, Hb ˃165g/L ;
- augmentation de la masse globulaire (de plus de 125% de la normale) ;.
- présence d’une mutation somatique JAK2V617F ou d’une mutation de l’exon 12 du gène JAK2 ;.
- concentration d’érythropoïétine abaissée ;
- formation spontanée de colonies par les progéniteurs érythrocytaires ;
- présence d’une myéloprolifération à la biopsie ostéomédullaire.
Les critères majeurs de la maladie de Vaquez sont l’augmentation de l’Hb et la présence de mutation de Jak2 (retrouvée dans plus de 90% des cas). Les critères mineurs sont la baisse de l’érythropoïétine sanguine, la poussée spontanée des progéniteurs érythrocytaires et l’hyperplasie des lignées myéloïdes à la biopsie ostéomédullaire.Le diagnostic formel de la maladie de Vaquez nécessite soit la présence de deux critères majeurs et un critère mineur soit d’un critère majeur et deux critères mineurs.
Le traitement est basé sur les saignées (mieux sur les érythrophérèses) et la myélosuppression par l’hydroxyurée ou le pipobroman. Cette thérapeutique conduit à une normalisation des paramètres sanguins durant de nombreuses années. L’évolution peut se faire vers la myélofibrose ou une leucémie aigüe.

J. H. Vaquez, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1892) ; J. W. Vardiman, anatomopathologiste américain (2008)

Syn. polyglobulie vraie, polyglobulie essentielle, polycythémie vraie

érythroblaste, érythropoïétine, polyglobulie, leucémie aigüe, hydroxyurée, pipobroman, myélofibrose, érythrophérèse

[F1]

Édit. 2020

varicelle (complications neurologiques de la) l.f.p.

neurological complications of varicella

Complications diverses à type de méningoencéphalite, cérébellite, myélite ascendante ou transverse, polyneuropathie ou encéphalopathie du syndrome de Reye.
Le virus de la varicelle et du zona a un tropisme neurologique. A partir d’une vésicule cutanée, le virus, par un nerf sensitif, peut rejoindre un ganglion spinal dorsal et y demeurer latent, ou se réactiver des décennies plus tard pour donner un zona, notamment à l’occasion d’un fléchissement de l’immunité.
Il peut aussi, très rarement (un cas sur 2000 environ,  être à l’origine de complications neurologiques par le biais d’une vascularite du système nerveux central. Il s’agit en général d’une méningo-encéphalite, exceptionnellement d’une cérébellite aiguë, d’une hémiparésie, ou hémiplégie, d’une myélite ascendante et transverse, d’une névrite périphérique, d’une paralysie faciale, d’atteintes oculaires…
La forme encéphalitique est souvent brutale, avec convulsions, troubles de la vigilance, inconstamment fièvre. Une pléiocytose du LCR est possible. La cérébellite est moins aigüe, comportant surtout ataxie, céphalées, vomissements et rarement troubles de la vigilance, signes méningés et élévation thermique.
Le pronostic est fonction, notamment, des autres localisations infectieuses, pneumoniques en particulier, mais il reste réservé dans la forme encéphalitique. Les médicaments  antiviraux sont efficaces.

R. D. K. Reye, anatomopathologiste australien (1963)

Étym. diminutif de variole

varicelle, méningoencéphalite, myélite, polyneuropathie, Reye (syndrome de), vaccin varicelle, cérébellite

[D1, H1]

Édit. 2020

vascularite cutanée l.f.

cutaneous vasculitis

Vascularite où l’atteinte cutanée est prédominante.
Se caractérisant anatomiquement par une vascularite leucocytoclasique touchant les vaisseaux de petite taille, les vascularites cutanées se manifestent cliniquement par un purpura vasculaire comme dans les vascularites d’hypersensibilité et la vascularite à IgA (ex purpura de Schönlein-Henoch) ou une urticaire comme dans le syndrome de McDuffie ou vascularite urticarienne hypocomplémentémique.
A l’atteinte cutanée s’associent souvent des douleurs abdominales, une atteinte rénale, articulaire, pulmonaire infiltrative ou obstructive.
Une étiologie microbienne ou médicamenteuse est parfois trouvée dans les deux premières entités.

J. L. Schönlein, médecin interniste allemand, membre de l'Académie de médecine (1832) ; E. Henoch, pédiatre allemand (1868) ; F. P. McDuffie, médecin rhumatologue américain (1973)

vascularite, vascularite leucocytoclasique, purpura vasculaire, McDuffie (syndrome de), vascularite à IgA

[D1, I1, J1, K1, K4, M1]

Édit. 2020

vascularite livédoïde l.f.

livedo vasculitis

Association d'un purpura des membres inférieurs à disposition réticulée et de lésions nécrotiques laissant des cicatrices à type d'atrophie blanche, faisant parfois partie des manifestations cutanées du syndrome des antiphospholipides.
En fait, en dépit de son nom, la vasculite livédoïde peut correspondre à des microthromboses sans véritable vascularite.

J.W. Bard et R.K. Winkelmann, dermatologues américains (1967)

Syn. vasculite hyalinisante segmentaire

vascularite, syndrome des antiphospholipides

[J1, K4, N3]

Édit. 2020

vascularites et neuropathies l.f.p.

vasculitis and neuropathies

Association, au niveau des nerfs, d'un processus inflammatoire et d'une nécrose des parois vasculaires induisant une ischémie tissulaire.
Il peut s'agir d'aspects aigus, avec infiltration périvasculaire et intrapariétale de cellules inflammatoires, associée à une nécrose de la paroi, ou d'aspects plus chroniques, avec combinaison d'une prolifération de cellules endothéliales, d'une fibrose périvasculaire et d'un rétrécissement ou d'une occlusion de la lumière artérielle. Ces divers aspects peuvent intéresser des artères de calibres différents. Classiquement, les vascularites diffèrent des microvascularites en fonction du calibre des vaisseaux touchés : veinules, capillaires ou artérioles de diamètre inférieur à 70 µm, présence d'une nécrose fibrinoïde avec infiltrats cellulaires de type lymphocytaire. Il est habituellement admis que les microvascularites ne sont que le témoin d'une réaction immunologique, et non directement responsables de l'atteinte des fibres nerveuses dans le cadre des neuropathies périphériques.
Il s'agit de mononeuropathies multiples, dont le diagnostic doit le plus souvent être affirmé par la biopsie nerveuse périphérique. A la neuropathie s’associe un syndrome inflammatoire important et souvent des atteintes multiviscérales, parfois  à une cryoglobulinémie.
Les formes localisées aux nerfs périphériques sont de meilleur pronostic. Le traitement comprend les corticoïdes et/ou les immunosuppresseurs.
Toutes les vascularites peuvent induire des neuropathies périphériques. Les vascularites le plus fréquemment en cause sont la périartérite noueuse, la granulomatos éosinophilique avec polyangéite (ex. angéite de Churg-Strauss) et les connectivites. Les formes localisées aux nerfs périphériques sont de meilleur pronostic. Le traitement comprend les corticoïdes et/ou les immunosuppresseurs.

D. G. Cogan, ophtalmologiste américain (1945) ; T. Kawazaki, pédiatre japonais (1967) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937) ; J. Churg et L. Strauss, anatomopathologistes américains (1951) ; B. T. Horton, médecin interniste américain (1932) ; F. Wegener, anatomopathologiste allemand (1936 et 1939) ; M. Takayashu, ophtalmologiste japonais (1908) ; L. Buerger, chirurgien urologue américain (1908) ;

vascularite, vascularite nécrosante systémique, périartérite noueuse, granulomatos éosinophilique avec polyangéite , connectivite, cryoglobulinémie

[F3, H1, K4, N3]

Édit. 2020

VATER (syndrome) acr. m. pour Vertebral defects, Anal atresia, Tracheo-Esophageal fistula, Radial dysplasia

VATER syndrome

Association d'anomalies congénitales regroupant notamment des malformations vertébrales, une imperforation anale, une fistule trachéo-œsophagienne et des anomalies radiales.
La description d’anomalies associées du cœur, du rein et des membres a fait élargir l’acronyme à VACTEL et VACTERL (Cardiac, Renal, Limbs).
On peut subdiviser les cas en formes « supérieures » incluant les malformations cardiaques et en formes « inférieures » comportant les malformations rénales. Cette polymalformation est sporadique : aucune étiologie tératogène ou chromosomique n’est retenue. Cependant, une étiologie génétique a été rapportée pour des cas de VATER avec hydrocéphalie. Il n’y a pas de déficit neurocognitif.
L’existence d’une entité VATER bien individualisée est encore débattue. On a invoqué la possibilité d’un syndrome sporadique qui serait secondaire à l'interruption du processus intervenant avant le trente-cinquième jour de gestation et relevant d'étiologies multiples.
La prévalence serait évaluée de 1/6250 à 1/3333.

A. Vater, anatomiste allemand (1741) ; F. Pacini, anatomiste italien (1840)

Syn. association malformative VACTERL, association malformative VATER, association VATER, VACTEL (syndrome), VACTERL (syndrome)

Réf. Orphanet,  B. Solomon (2011)

syndrome de Baller-Gerold, syndrome CHARGE, maladie de Currarino, syndrome de microdélétion 22q11.2, anémie de Fanconi, syndrome de Feingold, syndrome de Fryns, association MURCS, spectre oculo-auriculo-vertébral, syndrome Opitz G/BBB, syndrome de Pallister-Hall, syndrome de Townes-Brocks

[A4, O2, Q6]

Édit. 2020

thrombose de la veine rénale l.f.

renal vein thrombosis

Obstruction partielle ou totale de la veine rénale par coagulation intravasculaire.
Cette affection, qui atteint l'enfant et l'adulte, revêt des tableaux cliniques très différents en fonction d'une part de la vitesse d'installation et de l'extension de la thrombose et d'autre part du développement de la circulation collatérale. Elle complique des affections cliniques très diverses telles qu'une déshydratation, surtout chez le nourrisson, des affections rétropéritonéales, une maladie thrombo-embolique, diverses néphropathies notamment les néphropathies amyloïdes et surtout les glomérulonéphrites extramembraneuses. Les signes révélateurs peuvent être une protéinurie, un syndrome néphrotique. Les formes aigües sévères peuvent se compliquer d'infarctus rénal. L'évolution clinique est très variable, fonction de l'extension de la thrombose et du contexte étiologique. Lorsque le parenchyme rénal est normal, une thrombose de la veine rénale, même étendue, est compatible avec une évolution favorable. Le traitement spécifique comporte les anticoagulants et éventuellement la fibrinolyse.

glomérulonéphrites extramembraneuse, syndrome néphrotique, infarctus rénal.

[F4, K4, M1]

Édit. 2020

ventilation maximale l.f.

maximum breathing capacity

Valeur maximale de la ventilation à une fréquence donnée obtenue par une excitation intense, volontaire ou toxique, des centres respiratoires.
Chez le sujet sain, la mécanique ventilatoire fonctionne comme un oscillateur à l'amortissement critique. Dans ces conditions, l'énergie musculaire maximale ayant la même limite constante pour chaque mouvement ventilatoire, le volume courant suit une loi exponentielle (à une approximation du deuxième ordre près), ce qui se vérifie bien expérimentalement : le volume courant maximal, Vmax, à la fréquence f est Vmax = Cv e- f/fo,
avec Cv la capacité vitale et fo la fréquence propre de la mécanique ventilatoire (environ 1,5 Hz = 90/min chez le sujet adulte normal). Elle a sa plus forte valeur pour la fréquence propre. Il en va autrement chez les malades atteints d'un syndrome obstructif (emphysème, etc.) parce que la résistance de la mécanique ventilatoire est plus grande à l'expiration. Cette augmentation des résistances expiratoires se voit par le signe du créneau, lors de l'exécution de l'épreuve de la ventilation maximale : le patient n'arrive plus à expirer normalement.
L'épreuve de ventilation maximale, très utilisée en Allemagne (Knipping) depuis plus de 60 ans, est pénible et difficile à faire exécuter correctement par les patients, mais elle correspond à une valeur essentielle pour l'évaluation de l'insuffisance ventilatoire. C'est pourquoi elle est remplacée par l'épreuve d'expiration forcée d'où l'on tire une valeur approchée dite «ventilation maximale indirecte».

L. Brauer, médecin allemand (1865-1951)

Étym. traduction de l'allemand Atemgrenzwert, «limite de la ventilation» (Brauer, 1932)

emphysème, insuffisance ventilatoire, VEMS, ventilation maximale indirecte, signe du créneau

syndrome du vermis n.m.

vermis syndrome

Syndrome associant une instabilité de l’orthostatisme, une incoordination de la marche et un nystagmus horizontal secondaire à une atteinte isolée du vermis.
Les causes sont infectieuses ou tumorales avec dans ce dernier cas l’association d’une hypertension intracrânienne.

Pierre Marie, membre de l’Académie de médecine , C. Foix et Th. Alajouanine, membre de l’Académie de médecine, neurologues français (1922)

orthostatisme, nystagmus, hypertension intracrânienne.

[F2, H1]

Édit. 2019

syndrome d'insuffisance vertébro-basilaire l.m.

vertebro-basilar artery insufficiency syndrome

Syndrome de déficit de la circulation cérébrale postérieure dû à des lésions obstructives d’une artère vertébrale, du tronc basilaire, ou d’une des branches de l’hexagone de Willis, déficit qui est à l’origine d’une ischémie fonctionnelle ou lésionnelle dans le territoire vertébrobasilaire.
L’insuffisance vertébrobasilaire est responsable d’accidents neurologiques intermittents ou d’un déficit permanent.
La symptomatologie rapportée à l'’insuffisance vertébrobasilaire est très protéiforme : céphalées, anomalies vestibulaires parfois posturales, voire cochléaires, troubles visuels et oculomoteurs, signes cérébelleux, manifestations sensitives et motrices souvent paroxystiques. Des troubles de la vigilance et du sommeil sont aussi décrits.
Le diagnostic clinique est difficile devant des symptômes aussi variés dans leur aspect et leur intensité. Il doit être affirmé sur des arguments paracliniques : examen vélocimétrique Doppler recherchant notamment les vols sous-claviers, angiographie par imagerie en résonance magnétique, voire, si nécessaire et si un acte chirurgical vasculaire ou de radiologie interventionnelle est envisagé, une artériographie vertébrobasilaire.

Sigle IVB

sousclavière voleuse, tronc vertébrobasilaire

[H1]

Édit. 2019

vertige paroxystique idiopathique de l'enfant l.m.

Décrit à la fin du XIXème siècle, ce syndrome se caractérise par la survenue chez un enfan, de deux à quatre ans, de crises de vertiges à début brusque, durant de quelques secondes à quelques minutes, intenses, sans  nausées ni vomissements, suivies de rémission complète et sans éléments cliniques post-critiques.
Ils ne sont pas positionnels et se répètent pendant une période de six à douze mois pour disparaître ensuite. Le point essentiel est que ces manifestations sont isolées sans perte de connaissance, sans douleurs ni aucun signe neurologique d’accompagnement. L’examen clinique inter-critique est toujours normal. Sa physiopathologie est inconnue. Il peut exister une forme de passage entre ce vertige et la migraine mais au moindre doute il convient de pousser les investigations pour éliminer une affection plus grave. Il entre dans le cadre des vertiges récurrents.

Étym. lat. vertere : tourner

vertige récurrent, migraine

[H1]

Édit. 2019

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