chylomicron n.m.
chylomicron
Lipoprotéine plasmatique de taille volumineuse, de 70 à 500 nm de diamètre, contenant généralement près de 90% de triglycérides, provenant de l'absorption intestinale des lipides et caractérisée, chez l'Homme, par la présence d'une apolipoprotéine B48.
Arrivés dans le sang par les voies chylifères, les chylomicrons donnent au plasma un aspect plus ou moins lactescent. Leur dégradation rapide par l'action de la lipoprotéine-lipase des tissus adipeux, puis du foie, fait que leur durée de vie dans le sang est inférieure à 30 mn, hormis les cas d'hyperlipidémie de type I, dans lesquels la lipoprotéine-lipase est déficiente. La composition des chylomicrons comporte, outre les triglycérides, des phosphatidylcholines (4%), du cholestérol libre et des esters de cholestérol (6%), de l'apolipoprotéine B48 (0,2%), des apolipoprotéines C-III, C-II et C-I (0,6%), des apolipoprotéines A-I, A-II et A-IV (0,1%), et des apolipoprotéines E.
[R2,C2 ]
chymosine A n.f.
chymosine A
Enzyme du suc gastrique des nouveau-nés qui hydrolyse la caséine en un site spécifique de la chaine К pour coaguler le lait.
La chymosine active est formée à partir d'une prochymosine, zymogène activé par le milieu gastrique après la secrétion du suc gastrique. Son action spécifique est similaire à celle de la pepsine A. La faible activité protéolytique de la chymosine permet aux nourrissons au cours des premières semaines, de recevoir des immunoglobulines du lait maternel sans que celles-ci soient inactivées par la digestion.
La chymosine agit sur la К -caséine en libérant un caséinoglycopeptide de masse moléculaire 8 kDa contenant 28% de glucides.
Elle catalyse l'hydrolyse de liaisons peptidiques et phosphamide (pH opt. 4-5). Elle est sécrétée par l'estomac des mammifères jeunes et par la caillette des jeunes ruminants à partir de laquelle elle a été obtenue à l'état cristallisé (masse moléculaire 40 kDa). On l'utilise dans la fabrication de fromages.
Syn. rénnine A
→ présure
[C1,C2,O1]
chymotrypsinogène n.m.
chymotrypsinogen
Zymogène sécrété par le pancréas, précurseur de la chymotrypsine.
C'est une protéine de masse moléculaire voisine de 25 kDa, formée d'une seule chaine qui est scindée par la trypsine en trois chaînes peptidiques maintenues ensemble par deux ponts disulfure.
C.I. sigle pour
1) Conversion Interne
2) Capacité Inspiratoire
[B1,C2,K1]
cible biologique l.f.
biological target
1) En physiologie, cette expression désigne les organes qui sont soumis à l’action des différentes hormones.
Ainsi les hormones hypophysaires ont pour cibles les différentes glandes endocrines dont les sécrétions exercent à leur tour un rétro-contrôle sur l’hypophyse qui est ainsi, elle-même un organe cible.
2) En thérapeutique, la prescription est ciblée par les manifestations pathologiques.
3) En toxicologie, la cible est constituée par les organes sensibles à la substance concernée.
Ainsi les drogues illicites sont actives sur les structures encéphaliques.
4) En entomologie médico-vétérinaire, il s’agit d’une espèce d'insecte ou d'acarien d'importance médicale contre laquelle est dirigée une action de lutte.
Ainsi, un traitement insecticide doit être dirigé contre un insecte vecteur mais ne doit pas se montrer toxique pour les espèces non cibles.
5) En infectiologie, il s'agit d'une espèce de bactérie ou de parasite contre laquelle est dirigé un traitement antibactérien, antiparasitaire ou antifongique.
Un tel traitement ne doit pas affecter les espèces non cibles comme celles qui composent les différents microbiotes.
6) En génétique, un gène cible est l’objet d’une manipulation génétique.
[C2, D1, G4, G5, Q1]
Édit. 2019
cinca n.f.
cryopyrin
Protéine cytoplasmique intervenant dans le contrôle de l’inflammation par la production et la régulation du récepteur de l’interleukine-1 bêta.
Elle est codée par le gène CIAS/NLPR3 en 1q44 dont les mutations sont responsables des syndromes du groupe CAPS (Cryopyrine-Associated Periodic Syndromes). Sa surproduction conduit à une production non contrôlée de IL-1β provoquant des phénomènes inflammatoires.
Syn. NALP3 (NAcht-Leucine-repeat Protein 3)
→ interleukine -1, syndromes CAPS, NLPR3 gene, syndrome CINCA
[C1,C2]
circularité n.f.
circularity
Appréhension de la causalité selon un processus circulaire (influence de a sur b, de b sur c, de c sur a), et non linéaire.
La saisie de telles interactions et de leurs modalités réciproques permet une meilleure approche de la complexité du fonctionnement humain, qui en dépend davantage que de la force des "entrées" ("inputs"). Ainsi, une modification fortuite ou thérapeutique d'un élément (cognitif, affectif, social, biologique, notamment) suscite une modification globale. Par contre, la prévision est d'autant plus incertaine que les boucles causales s'accroissent et s'emmêlent.
La notion de circularité fait partie de la conception systémique actuelle (P. Delattre, 1971). Elle est à la base d'une technique d'entretien dans les psychothérapies familiales.
P. Delattre, ingénieur français (1971)
→ systèmes (théorie générale des)
[H4,C2]
circulation cérébrale (régulation de la) l.f.
regulation of the cerebral circulation
→ régulation de la circulation cérébrale
[H5,K4,C2]
circulation rénale l.f.
renal circulation
Système circulatoire comportant l'apport au rein du sang artériel, la circulation à l'intérieur du parenchyme, puis le retour du sang dans le système veineux général.
Cette circulation est particulièrement complexe liée à la structure néphronique. Le flux sanguin rénal chez l'adulte est de l'ordre de 1 litre minute, soit environ un cinquième du débit cardiaque.
L'artère rénale nait de l'aorte au niveau du bord supérieur de la deuxième vertèbre lombaire. Elle se divise habituellement aux abords du parenchyme rénal en cinq branches, dites segmentaires, qui n'ont pas d'anastomose entre elles. Ces branches donnent naissance aux artères interlobaires qui pénètrent dans les colonnes de Bertin et cheminent entre les pyramides rénales jusqu'à la jonction corticomédullaire. Les artères interlobaires se prolongent par les artères arciformes ou arquées. Celles-ci donnent naissance aux artères interlobulaires qui traversent le cortex en direction de la capsule et qui se divisent en de très nombreuses petites branches qui constituent l'artériole efférente du glomérule. Du pôle vasculaire de chaque glomérule nait une artériole afférente de longueur variable suivant le siège du glomérule. Certaines de celles-ci plongent dans la médullaire et s'unissent au réseau veineux. Elles donnent naissance aux "vasa recta".
Le système veineux suit l'arbre artériel et lui emprunte sa nomenclature, il aboutit à la veine rénale. Il faut signaler l'existence d'un système veineux superficiel sous capsulaire qui rejoint les veines interlobaires et qui peut se dilater donnant naissance aux "étoiles de Verheyen". Il existe de larges anastomoses veinoveineuses près de la surface externe des calices.
Le système lymphatique est double, l'un superficiel capsulaire, l'autre profond lui-même divisé en un réseau cortical, le plus important et un réseau médullaire.
→ cortex rénal, médullaire rénale, néphron
[M1,C2]
circulation sanguine l.f.
blood circulation
Système circulaire qui transporte le sang.
On distingue la grande circulation qui distribue le sang aux tissus et qui a un rôle nutritif : ventricule gauche, artères, artérioles, capillaires, veinules, veines et oreillette droite ; et la petite circulation qui sert à la réoxygénation du sang : ventricule droit, artère pulmonaire, capillaires pulmonaires, veines pulmonaires et oreillette gauche.
[A2,C2,F1]
cisapride n.m.
cisapride
Benzamide substitué, modificateur de la motricité digestive dont le mécanisme d'action est lié à une stimulation de la libération physiologique d'acétylcholine à partir des terminaisons nerveuses, au niveau des plexus myentériques.
Il augmente l'activité péristaltique œsophagienne et la pression du sphincter inférieur de l'œsophage, accélère la vidange gastrique et augmente l'activité propulsive intestinale.
Après administration par voie orale, il est rapidement et complètement absorbé. Il est utilisé dans le traitement du reflux gastroœsophagien, de l'œsophagite par reflux et dans les troubles de l'évacuation gastrique (gastroparésie). En accélérant la vidange gastrique, il peut modifier l'absorption de certains médicaments (tels que anticoagulants oraux, benzodiazépines, etc.). Des troubles du rythme cardiaque ont été décrits après surdosage, chez l'insuffisant rénal, ou en cas d'association avec des médicaments imidazolés ou des antibiotiques de la classe des macrolides qui inhibent le cytochrome P 450.
[C1,C2,L1]
CKD-EPI (formule) sigle angl pour Chronic Kidney Disease Epidemiology Collaboration Equation
→ débit de filtration glomérulaire, clairance urinaire
[M1,C2]
clairance n.f.
clearance
La clairance pour une substance est mesurée par le rapport entre le débit urinaire de cette substance par minute à sa concentration dans le plasma sanguin.
Cette mesure est utilisée pour explorer la fonction rénale : normalement pour une substance qui n'est ni réabsorbée, ni excrétée par les tubes, elle est égale au volume de l'ultrafiltrat par minute, soit environ 120 mL. Pour l'urée qui subit une réabsorption passive elle est normalement comprise entre 75 et 80.
On parle aussi de clairance intestinale, de clairance hépatique ou autres, lorsqu'on mesure l’épuration d'une substance plasmatique par d'autres organes que le rein.
La clairance plasmatique totale est un paramètre pharmacocinétique qui mesure l'élimination d'un médicament ou d'une autre substance par l'organisme.
D. W. Cockcroft et M. H. Gault, médecins canadiens (1976)
Étym. angl. clearance : évacuation, passage, du vieux fr. cler (clair), du lat. clarus : clair (qualificatif appliqué d'abord au son)
→ pharmacocinétique, créatinine (clairance de la), MDRD, Cockcroft et Gault (clairance de), cystacine
[M1,C2]
clairance de la créatinine l.f.
Méthode courante d'exploration de la fonction rénale.
La créatinine endogène, produit du métabolisme musculaire étant éliminée par les reins par un processus quasi exclusif de filtration, la détermination de sa clairance, est un procédé courant, cliniquement utile, de mesure du taux de filtration glomérulaire.
Sa valeur normale chez un sujet adulte de moins de 40 ans est d’environ 120 mL/min/1,73 m2. Elle diminue d’environ 1mL/min/1,73m2par année au-delà de 40 ans. Elle est augmentée de 30 à 50 % au cours de la grossesse. Elle est basse chez l’enfant à la naissance et augmente progressivement pour atteindre le niveau de l’adulte vers 2 à 3 ans
La clairance de la créatinine peut être calculée à partir des concentrations mesurées de créatinine dans le plasma, dans l’urine des 24 h et du débit urinaire selon la formule : UV/P dans laquelle V est le volume des urines, U la concentration de la créatinine dans les urines exprimée en unités identiques à P concentration de la créatinine dans le plasma. Actuellement, elle fait l’objet d’estimations rapides calculées à partir d’un prélèvement sanguin par l’utilisation de formules de Cockcroft et Gault ou CKD-EPI (Chronic Kideney Disease Epidemiology Collaboration Equation) et surtout du MDRD (Modification of Diet in Renal Diseases).
→ inuline (clairance de l'), DFG, Cockroft et Gault (formule), MDRD
[C2,M1]
clairance de l'albumine l.f.
Volume virtuel de plasma totalement débarrassé de son contenu en albumine par unité de temps.
Il s'agit d'une clairance métabolique, l'albumine disparaissant du plasma du fait essentiellement de son catabolisme tissulaire. On la calcule d'après l'analyse de la courbe de décroissance de la concentration plasmatique d'albumine marquée (habituellement par un isotope radioactif de l'iode) en fonction du temps suivant l'injection intraveineuse de ce traceur.
Elle est égale au rapport de la quantité de radioactivité injectée sur l'aire délimitée par la courbe et s'exprime en mL/min. Le produit de la clairance métabolique par la concentration d'albumine dans le plasma donne la quantité d'albumine catabolisée par minute qui est égale à celle synthétisée lorsque le sujet étudié est en état stationnaire. La clairance urinaire de l'albumine représente une part négligeable de la clairance métabolique, l'excrétion urinaire physiologique d'albumine ne dépassant pas 50 mg/jour à comparer avec une concentration plasmatique de 45 g/L. Elle augmente à la phase précoce du diabète et dans toutes les néphropathies glomérulaires, en particulier au cours du syndrome néphrotique.
[C2]
clairance de l'eau libre l.f.
free water clearance
Pouvoir d'épuration rénale de l'eau libre qui correspond à la différence entre le débit urinaire et la clairance osmolaire.
Elle peut être positive ou négative.
→ eau liée
[C2,M1]
clairance efficace de l'eau l.f.
effective clearance of water
Portion de la diurèse (positive ou négative) qui correspond à l'excrétion d'eau non nécessaire à la sortie des électrolytes.
La sortie ou la réabsorption de cette portion (exprimée en termes de natrémie) modifie la tonicité de l'organisme.
[C2,M1]
clairance hépatique l.m.
hepatic clearance
Il est apprécié par l’épreuve à la brome-sulfone-phtaléine.
→ vert d'indocyanine (épreuve au), brome-sulfone-phtaléine (épreuve à la)
[C2,L1]
clairance métabolique l.f.
metabolic clearance
Volume virtuel de plasma totalement débarrassé d'une substance donnée par unité de temps que ce soit par excrétion hors de l'organisme ou par destruction tissulaire.
La clairance métabolique s'exprime habituellement en litre par minute ou millilitre par minute. Sa mesure repose sur l'analyse de la courbe de décroissance de la concentration de la substance étudiée dans le plasma après injection intraveineuse du traceur radioactif correspondant ou de la substance naturelle en excès. La notion de clairance métabolique a été particulièrement utilisée dans l'étude du catabolisme des hormones.
[C2]
clairance mucociliaire bronchique l.f.
muco-ciliary clearance
[C2,L1]
clairance osmolaire l.f.
osmolar clearance
Pouvoir d'épuration rénale des substances osmotiquement actives obtenues en divisant l'excrétion urinaire osmolaire par minute (U osm x V) par la concentration osmolaire du plasma P.
[C2,M1]
clairance rénale l.f.
renal clearance
Volume virtuel de plasma totalement débarrassé d'une substance donnée par extraction rénale.
La clairance rénale est à distinguer de la clairance urinaire qui en représente seulement la part provenant de l'excrétion dans l'urine. La clairance rénale comporte en outre la part provenant de la destruction par le tissu rénal. La clairance rénale est obtenue en multipliant le flux sanguin rénal par la différence des concentrations de la substance étudiée dans le sang artériel et le sang veineux rénal.
[C2,M1]
clairance urinaire l.f.
urinary clearance
Volume virtuel de plasma totalement débarrassé d'une substance donnée par unité de temps par excrétion dans l'urine.
Est à distinguer de la clairance rénale qui inclut l'excrétion dans l'urine et le catabolisme par le tissu rénal.
La clairance urinaire d'une substance est calculée en divisant son débit urinaire par sa concentration plasmatique. Elle s'exprime habituellement en ml/min. Les clairances urinaires sont rapportées à la surface corporelle comme la plupart des débits, la surface corporelle de référence étant égale à 1,73 m2. La clairance d'une substance filtrée mais ni sécrétée, ni réabsorbée, mesure le débit de filtration glomérulaire. L'inuline est la substance de référence remplissant ces conditions. La comparaison de la clairance d'une substance donnée à celle de l'inuline permet de savoir si cette substance est réabsorbée ou sécrétée. Si la clairance est supérieure à celle de l'inuline, la substance est à la fois filtrée et sécrétée. Si la clairance est inférieure à celle de l'inuline, la substance est réabsorbée dans le tubule rénal.
[C2,M1]
clairance urinaire du lithium l.f.
lithium clearance
Clearance urinaire mesurée habituellement après administration au sujet d'un sel de lithium afin d'apprécier les parts respectives du tubule proximal et du tubule distal dans la réabsorption tubulaire du sodium.
Le lithium est un cation monovalent réabsorbé dans le tubule proximal de façon semblable au sodium mais, en revanche, échappant à la réabsorption distale. Sa clairance urinaire rapportée au débit de filtration glomérulaire est donc un index de la quantité de sodium disponible à la fin du tubule proximal.
[C2,M1]
CMOAT1 sigle angl. pour Canalicular Multispecific Organic Anion Transporter 1
Syn. MRP2, ABCC2
→ MRP2
Cockcroft et Gault (formule de) l.f.
Cockcroft and Gault’formula
D. W. Cockcroft et M.H.Gault, médecins canadiens (1976)
→ débit de filtration glomérulaire, clairance rénale
[C2, M1]
Édit. 2018