Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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asthme (génétique de l') l.f.

asthma genetics

Étude des facteurs de risque relevés dans les antécédents familiaux considérés comme les plus prédisposants à l'asthme ou à l'atopie.
Ni les études de liaison permettant pour chaque locus ou région génique d'établir un lien non fortuit avec l'affection, ni la génétique moléculaire par l'utilisation des marqueurs, n'ont permis d'individualiser avec certitude les gènes de susceptibilité de l'asthme et des allergies respiratoires.
Deux études sont poursuivies en parallèle. Celle des gènes-candidats cherche une relation entre le phénotype particulier et des marqueurs localisés dans des régions de gènes connues comme impliquées dans la maladie ; cette technique a localisé 5 locus de susceptibilité. La méthode de criblage du génome scrute l'ensemble du génome humain sans idée préconçue sur une région particulière ; elle a confirmé une association pour 5 régions déjà connues, et suspecté 9 régions jusqu'alors inconnues. Les connaissances demeurent donc fragmentaires.
Asthme et atopie sont des maladies liées à l'interaction de nombreux gènes entre eux, et à celle de l'environnement : une extrême variabilité phénotypique en résulte.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

atrésie tricuspidienne l.f.

tricuspid atresia

Malformation congénitale du cœur droit caractérisée par une atrésie complète ou une hypoplasie sévère de la valve tricuspide, la survie n’étant possible que grâce à l’association d’un défaut septal.
Elle représente une cardiopathie très cyanogène de traitement difficile : la correction chirurgicale complète n’étant pas possible, le seul traitement consiste à court-circuiter le ventricule droit en construisant un drainage direct du sang des veines caves vers le lit artériel pulmonaire (opération de Fontan). Cette opération difficile et incertaine a vu sa technique se modifier avec les années et demeure sujette à des déboires hémodynamiques secondaires.

Étym. gr. : privatif ; trêsis : trou

Auchincloss (opération d') l.f.

Auchincloss’ operation

Technique chirurgicale de mastectomie pour cancer élargissant l'opération de Patey à l'aponévrose du petit pectoral et aux nœuds lymphatiques interpectoraux de Rotter.

H. Auchincloss, chirurgien américain (1981)

Patey (opération de)

[F2,J2,N2,O5]

auto-analyse n.f.

self-analysis

Investigation sur soi-même par une technique qui se réfère aux fondements de la psychanalyse (association libre, interprétation des rêves, etc.) tout en excluant le tiers considéré comme indispensable à une analyse : le psychanalyste.
Pour S. Freud, fondateur de la psychanalyse, la logique singulière de son auto-analyse se comprend bien. Cependant, non seulement il en a situé les limites, mais toute l'orientation de son œuvre démontre que la psychanalyse n'a de sens que dans le dispositif analytique : celui qui inclut le psychanalyste et son corollaire incontournable, le transfert.

autodialyse n.f.

self care dialysis

Technique d'hémodialyse périodique effectuée sous le contrôle du malade dans un centre ou se regroupent quelques patients qui ne peuvent se soigner à leur domicile.

dialyse à domicile

autopsie cadavérique l.f.

cadaveric autopsy, post-mortem examination, forensic autopsy

Examen de toutes les parties d’un cadavre humain ou animal et, par extension, description de l’état de ces différentes parties.
1 – L’autopsie médicale à caractère scientifique a pour but de reconnaître les altérations morbides qui ont abouti à la mort. La confrontation entre la connaissance des symptômes observés pendant la maladie et des traitements qui ont été appliqués, médicaux ou chirurgicaux, avec les lésions macroscopiques ou microscopiques et les anomalies biologiques constatées est à la base de la méthode anatomo-clinique qui a fait faire de grands progrès dans la connaissance des maladies.
Les contraintes apportées par les articles L 1232 – 1 à 1232-4 du code de la santé publique (Loi n° 2004-800 du 6 août 2004) ont malheureusement restreint cette pratique au détriment des progrès scientifique en médecine.
2 – L’autopsie médico-légale, réalisée sur demande judiciaire en cas de mort brutale ou suspecte, a pour indication les recherches des causes et du mécanisme de la mort, l’identification, la datation de la mort et la réalisation des prélèvements organiques et humoraux en vue d’expertises ultérieures.
Le corps humain s’altérant rapidement après la mort, l’autopsie médico-légale et le rapport du médecin légiste sont un mode de préservation de la preuve judiciaire. Cela exige, pour le médecin légiste de réelles connaissances médicales et un apprentissage de la technique de l’autopsie afin d’acquérir une expérience indispensable à la mission de justice.

Syn. nécropsie

virtopsie

autoradiographie n.f.

autoradiography

Technique de révélation de molécules radioactives par exposition à un film sensible aux radiations ionisantes.
On place une source radioactive de faible épaisseur sur un film. Elle permet de révéler la distribution des molécules marquées séparées par chromatographie ou par électrophorèse.

autosondage urinaire intermittent l.m.

self catheterization

Méthode de rééducation des vessies neurologiques, s'appliquant également aux situations de rétention chronique avec distension, consistant à faire effectuer par le patient lui-même, à intervalles réguliers, une évacuation vésicale par sondage urétral.
La méthode nécessite un apprentissage, connaît certaines impossibilités telles que tétraplégie, blocage psychologique, et peut être mise en œuvre dans les deux sexes. La diffusion large de cette technique et sa bonne tolérance même chez l'homme la font utiliser pour le drainage vésical temporaire mais prolongé que nécessitent certaines situations postopératoires, et elle est devenue pour certaines situations neurologiques un mode mictionnel définitif.

hétérosondage urinaire intermittent

aversion n.f.

aversion.
Dans son acception médicale, technique de thérapie comportementale ayant pour objectif la disparition d'un comportement inadapté (alcoolisme, toxicomanie, comportement sexuel déviant, etc.) par association de stimulus désagréables.
Progressivement tombés en désuétude au profit de techniques accordant une part de plus en plus grande à la relation médecin-malade, de nombreux procédés ont été utilisés pour induire le dégoût des boissons alcooliques : ingestion d'eau de mer, d'un mélange de vin et d'ipéca ou d'émétine, chocs électriques, apomorphine, disulfirame, etc.

Syn. dégoût

Baclesse (technique de) l.f.

Baclesse technique

Irradiation à doses "protractées" (étalées) sur un fractionnement plus long que le temps classique, permettant d'atteindre des doses reconnues comme tumoricites, tout en réduisant les risques de complications au niveau de la peau et des muqueuses.
Cette technique a prouvé son efficacité à l'époque de la radiothérapie classique à 200 kV, puis de la télécobaltthérapie des tumeurs malignes du sein et de la sphère ORL.

F. Baclesse, médecin radiothérapeute français (1896-1967)

[F2]

Édit. 2019

Baermann (méthode de) l.f.

Baermann’s technique

Technique coprologique de référence pour le diagnostic direct de strongyloïdose (anguillulose).

G. Baermann, microbiologiste néerlandais (1917)

strongyloïdose, coprologie

Édit. 2017

ballon intra-aortique l.m.

intraaortic balloon

Ballon gonflable, placé dans l’aorte descendante thoracique à l’aide d’un cathéter introduit par voie artérielle fémorale.
Technique de réanimation cardiaque permettant de compenser temporairement une insuffisance circulatoire aigüe ou un choc cardiogénique. L’inflation du ballon, synchrone de la diastole ventriculaire gauche, augmente la pression aortique améliore la perfusion coronaire et carotidienne et chasse le sang de l’aorte vers les territoires périphériques. Le dégonflage présystolique rapide évite d’accroître le travail du ventricule gauche.

S. D. Moulopoulos (1962), A. Kantrowitz (1968), médecins américains

Syn. assistance circulatoire, contrepulsion aortique

contrepulsion aortique

Édit. 2017

balnéopuvathérapie n.f.

psoralen bath therapy

Technique de photochimiothérapie utilisée dans le psoriasis, consistant en l'immersion d'une zone cutanée dans un bain contenant un psoralène topique dilué à faible concentration, suivie d'une irradiation par des UVA.
L'intérêt de cette méthode par rapport à la puvathérapie n'est pas unanimement apprécié : bien qu'elle ait une meilleure tolérance, du fait d'une dose cumulative moindre d'UVA, avec comme conséquence la possibilité de traiter certains sujets à risque, notamment hépatique. Elle est moins efficace et l'absence de risque oculaire n'a pas été vérifiée.

photochimiothérapie, psoriasis, psoralène, UVA, puvathérapie

Édit. 2017

bandelettes urinaires réactives l.f.

dipstick urinalysis

Bandelettes de papier qui, trempées dans l'urine, permettent de détecter, par les variations de couleur des zones réactives, en fonction de leurs spécificités, des anomalies telles que : protéinurie, glycosurie, hématurie, infection.
Elles peuvent être utilisées dans le cadre d'une consultation médicale et par le patient lui-même pour assurer une surveillance au long cours. L’utilisation des bandelettes réactives nécessite toutefois de respecter strictement les conditions techniques préconisées par le fabricant, sous peine de résultats faussement positifs ou faussement négatifs. Pour cette raison, le dépistage d'une anomalie par la technique des bandelettes justifie une exploration de contrôle par les méthodes usuelles.

Édit. 2017

Barter (technique de) l.f.

Barter’s procedure

Cerclage du col utérin par voie vaginale modifiant la technique de Shirodkar.
Après une petite incision vaginale de la région cervico-isthmique antérieure et postérieure et refoulement de la vessie, on fait passer d'une incision à l'autre, à l'aide d'un passe-fil, une bandelette ou un fil de Nylon non résorbable qui sont amarrés à la sous-muqueuse par un fil de catgut et noués à la face antérieure du col utérin puis coupés court et enfouis sous la muqueuse.

R. H. Barter, gynécologue américain (1958)

  Shirodkar (technique de), Easterday (technique de)

Édit. 2017

Baumgarten (technique de) l.f.

Baumgarten’s procedure

Technique chirurgicale de cerclage du col utérin par voie vaginale.
On ne réalise pas de colpotomie mais un fil de Nylon est faufilé en cordon de bourse en trois fois en restant strictement sous-muqueux sans pénétrer dans l'épaisseur du tissu cervical.

K. Baumgarten, gynécologue obstétricien autrichien (1965)

Édit. 2017

BCG (complications cutanées du) l.f.p.

cutaneous complications of BCG vaccination

Ensemble des manifestations dermatologiques pouvant, exceptionnellement, faire suite à une vaccination par le bacille de Calmette-Guérin, dont les unes sont liées à la technique d'inoculation et d'autres au terrain.
Certaines sont dites spécifiques : ulcération extensive, retard de cicatrisation, abcès sous-cutané résultant d'une injection trop profonde, adénite pouvant se fistuliser, développement d'un lupus tuberculeux in situ, voire bécégite généralisée grave chez les immunodéprimés. Des réactions cutanées non spécifiques peuvent s'observer : érythémateuse, papuleuse, urticarienne, etc. ; on range également dans ce cadre celles qui sont à type de tuberculide.

Syn. BCGite

BCG

Édit. 2017

Bengt-Johanssen (procédé de) l.m.

Bengt-Johanssen's technique

Technique d'uréthroplastie cutanée en deux temps proposée dans la cure des rétrécissements inflammatoires de l'urèthre.

B. Johanssen, chirurgien urologue suédois (1952)

uréthroplastie cutanée en deux temps

Édit. 2017

Berman (position de) l.f.

Berman's position

Position de la femme utilisée lors de la radiopelvimétrie pour réaliser un cliché de face du détroit supérieur.
Le tronc n'est incliné qu'à 25° par rapport à l'horizontale, un coussin dans le dos permettant de le maintenir en lordose ; le tube est centré verticalement au milieu de la ligne joignant les épines iliaques antéro-supérieures. Les clichés ont un aspect comparable à ceux de la technique de Thoms, mais l'irradiation du fœtus serait moindre.

R. Berman, gynécologue obstétricien américain (1955)

radiopelvimétrie

Édit. 2017

bicuspidisation n.f.

bicuspidization

Procédé chirurgical de plastie d’une valvule cardiaque tricuspide, consistant à réduire l’anneau valvulaire par plicature où résection d’une cuspide, de façon à la transformer en valvule bicuspide.
Cette technique, qui n’est plus guère utilisée, a été proposée pour le traitement conservateur de certaines insuffisances valvulaires par dilatation de l’anneau.

Édit. 2017

Biesenberger (opération de) l.f.

Biesenberger's procedure

Technique de mammoplastie de réduction, pouvant être réalisée pour la correction d'une hypertrophie ou d'une ptose mammaire.
Elle comporte une exérèse cutanée à la fois dans le sens vertical et horizontal, associée à une exérèse glandulaire, laissant une cicatrice en ancre de marine dont la branche inférieure se situe dans le sillon sous-mammaire.

H. Biesenberger, chirurgien autrichien (1928)

Édit. 2017

bilan musculaire l.m.

manual muscle test

Technique d'évaluation manuelle de la force d'un muscle.
Parmi les nombreuses méthodes d'évaluation proposées, sont présentées ici les cotations suivantes :
0 : aucune contraction visible ni palpable ;
1 : contraction perceptible mais insuffisante pour engendrer un mouvement ;
2 : mouvement partiel contre la pesanteur ou mouvement complet sans intervention de la pesanteur ;
3 : mouvement contre la pesanteur d'amplitude complète ;
4 : mouvement d'amplitude complète contre une résistance modérée,
5 : mouvement d'amplitude complète contre une forte résistance (force musculaire normale).
Une précision supérieure peut être apportée par des cotations intermédiaires, affectées des signes + ou -. Cette classification s'applique plus spécialement aux atteintes périphériques.
Dans les atteintes motrices centrales où, notamment, le muscle reste le plus souvent apte à une mise en tension de puissance normale, le bilan devra porter sur :
- la commande volontaire, en particulier : force, amplitude, vitesse du mouvement, syncinésies ;
- le tonus : intensité et persistance de la spasticité ; amplitude d'apparition du mouvement et vitesse du mouvement déclenchant dans les troubles supramédullaires (bilan rendu difficile par la variabilité de la spasticité dans le temps, qui doit comporter notamment l'évaluation de l'exagération du réflexe d'étirement, de la faiblesse de la contraction musculaire, du maintien postural et des troubles gestuels) ; appréciation de la spasticité par exagération du réflexe myotatique et des contractures spontanées ou liées à l'exagération des réflexes ostéotendineux dans les troubles médullaires (quantification par des échelles adaptées).

Syn. testing musculaire (anglicisme)

Édit. 2017

bioénergie n.f.

bioenergy

1) Énergie renouvelable obtenue par transformation chimique de la biomasse.
2) En psychologie clinique, technique thérapeutique faisant appel au concept d' « énergie fondamentale », qui se manifeste dans les émotions comme dans la motricité.
La bioénergie, analyse et psychothérapie, a été développée par A. Lowen à partir des théories de W. Reich valorisant le travail du corps ("La fonction de l'orgasme").
Pratiquée individuellement et en groupe, elle comporte des mouvements spécifiques de relaxation, de respiration, de mise en mouvement du corps, dans le but de libérer les sentiments en diminuant les tensions et de réduire les tensions en exprimant les sentiments.

W. Reich, psychiatre autrichien (1927) ; A. Lowen, psychiatre américain (1975)

Édit. 2017

biopsie cérébrale l.f.

cerebral biopsy

Prélèvement de tissu cérébral réalisé par intervention neurochirurgicale.
La technique classique comporte un trou de trépan après anesthésie locale et incision du cuir chevelu. Le fragment de cortex et/ou de substance blanche est prélevé au bistouri ou à la curette tranchante. Les risques opératoires et postopératoires sont ceux de toute intervention neurochirurgicale : hémorragie, œdème, infection, épilepsie. Les indications principales sont les encéphalopathies subaigües ou chroniques et les démences.
La biopsie cérébrale en condition stéréotaxique se fait à l'aiguille, dont la direction et la profondeur sont guidées par les coordonnées précises de la lésion, obtenues sur les images tomodensitométriques ou surtout d'IRM. L'intervention se fait sous anesthésie locale et légère prémédication, utilisant un cadre guideur. Les indications sont surtout les tumeurs cérébrales. Les risques opératoires sont faibles (hémorragie surtout). L'essentiel réside ensuite dans une bonne analyse neuropathologique. La suspicion de maladie transmissible (virale, prion) justifie d'importantes mesures de protection du personnel et du matériel.

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

biopsie

Édit. 2017

biopsie liquide l.f.

liquid biopsy

Prélèvement et analyse d’un échantillon de plasma portant sur l’ADN circulant sans cellule, appelé cell-free DNA (cf DNA) afin de détecter des mutations somatiques traduisant la présence d’un cancer ou chez la femme enceinte l’existence de mutations dans l’ADN fœtal.
Chez les personnes saines, le cf DNA non tumoral est trouvé dans le plasma à taux faible (10 à 15 ng/ml).
Chez les patients atteints d’un cancer, le
cf DNA est libéré des cellules tumorales est appelé ct DNA pour DNA circulant tumoral ; il constitue seulement une partie du cf DNA. La fraction du ct DNA parmi le cf DNA chez les patients ayant un cancer varie beaucoup, de 0,1 à plus de 90 %. L’analyse d’autres fluides biologiques que le sang est également possible (liquide cérébrospinal, salive, fluide pleural, péritonéal, selles et urines). Les applications en cancérologie sont prometteuses. L’analyse du cf DNA du plasma, pratique mini invasive, évite les risques et complications potentielles des biopsies tumorales. La présence de mutations somatiques dans l’ADN circulant est un test hautement spécifique de la présence d’un cancer. Déterminer le profil moléculaire pour la sélection du traitement est devenu essentiel. La concordance entre les résultats des biopsies standard et des biopsies liquides doit être bonne. Les biopsies liquides ont l’avantage de pouvoir être répétées, soit lorsque le matériel obtenu par les biopsies standard n’est pas suffisant, soit pour adapter le traitement lorsqu’après une ou plusieurs lignes de chimiothérapie, une résistance acquise survient. Le plus souvent, les résistances acquises proviennent de clones, qui préexistaient et qui émergent du fait de la pression de sélection du traitement. Ces clones résistants peuvent coexister dans la même lésion ou dans des sites métastatiques distincts. La biopsie standard, contrairement à la biopsie liquide, sous-estime de façon majeure cette hétérogénéité. La recherche de ct DNA est utile pour évaluer la réponse thérapeutique au traitement. En effet, la demi-vie du cf DNA est très courte, approximativement une heure ; la persistance de mutations tumorales dans le cf DNA en post opératoire doit faire craindre une maladie résiduelle, qui peut ultérieurement conduire à une rechute tumorale. Une augmentation des taux de ct DNA peut précéder la progression de l’imagerie de plusieurs semaines ou mois. Par rapport aux marqueurs tumoraux antigène carcinoembryonnaire, antigène CA 125, par exemple, dont la demi-vie est longue et la spécificité et la sensibilité médiocres, le suivi des altérations des clones tumoraux est supérieur. La rareté des cellules portant un ADN muté dans des cancers débutants rend cette recherche peu utilisable dans le dépistage. En outre, elle ne permet pas l’identification de l’organe atteint.
Dans le cas du diagnostic prénatal, la technique permet de détecter la présence chez le fœtus d’une mutation connue dans la famille et de posséder ainsi les éléments d’un conseil génétique aux parents.

ADN, diagnostic génétique, diagnostic génétique préconceptionnel, diagnostic génétique prénatal, CA 125

[A4, F2, Q1]

Édit. 2019

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