Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

514 résultats 

fimbriectomie n.f.

fimbriectomy

Exérèse de la trompe et de son extrémité (pavillon ou fimbria) ainsi que de la  partie de l’ovaire adhérant au pavillon, mais laissant en place la plus grande partie de l’ovaire.
Cette technique est utilisée dans la prévention des carcinomes pelviens séreux (cancers de l’ovaire, des trompes de Fallope et du péritoine)  chez les femmes porteuses des mutations BRCA1 ou BRCA2. Cette technique réduit le  risque de cancer tout en préservant la fonction hormonale ovarienne. 

W. F. Kroener Jr, gynécologue américain (1969)

Étym. lat. fimbria : frange

Syn. Kroener (technique de)

Kroener (technique de), BRCA gene

[O3]

Édit. 2019

fissure anale l.f.

anal fissure

Ulcération superficielle, longitudinale, au niveau des plis radiés de l'anus, caractérisée par des douleurs rythmées par la défécation et une contracture du sphincter interne.
La fissure anale, le plus souvent unique, polaire, postérieure sauf chez la femme et n'atteint pas la ligne pectinée. Elle est ovalaire à large pôle inférieur cutané. Dans sa forme évoluée, elle peut être surmontée, au pôle externe par une marisque et prolongée au pôle interne par une papille hypertrophiée (complexe fissuraire). Le fond de la fissure atteint les fibres circulaires du sphincter interne.
Son extrémité inférieure peut être œdémateuse et recouverte d'un petit condylome ou fibrome "sentinelle".
La traduction clinique de la fissure anale est la douleur déclenchée par la défécation. La contracture du sphincter interne et l'intensité de la douleur rendent l'exploration difficile sans anesthésie locale ou régionale. La fissure anale peut se compliquer d'une infection sous-fissuraire et sur les berges de la lésion.
Le traitement est basé sur la leïomyotomie (section partielle du sphincter interne) dans la majorité des cas.
Le problème diagnostique est de savoir distinguer la fissure anale, lésion bénigne souvent en rapport avec des difficultés de la défécation, des autres fissurations de la région : cancer de l'anus à forme fissuraire, maladie de Crohn, fissurations ou ulcérations vénériennes.
L'examen anatomopathologique des fissures anales excisées est impératif.

B. B. Crohn, gastroentérologue américain (1932)

Étym. lat, fissura : fente, crevasse 

condylome, cancer de l'anus, maladie de Crohn

[L1]

Édit. 2019

fistule cervicovaginale l.f.

cervico-vaginal fistula

Communication anormale entre le col de l’utérus et le fond du vagin.
Elle succède à une déchirure obstétricale ou chirurgicale, à la suite d’une hystérectomie ou d’une césarienne, plus rarement d’une curiethérapie pour un cancer du col de l’utérus.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,O3]

Édit. 2018

fistule colovésicale l.f.

colovesical fistula

Fistule faisant communiquer le côlon avec la vessie.
Elle résulte le plus souvent de l'inflammation d'un diverticule ou d’un cancer du côlon sigmoïde ou encore d’une maladie de Crohn.

Étym. lat. fistula : canal

fistule sigmoïdovésicale, Crohn (maladie de), côlon sigmoïde

[A3,M2,L1]

Édit. 2018

fistule gastrocolique l.f.

gastrocolic fistula

Fistule faisant communiquer l'estomac avec le côlon transverse, conséquence de la perforation d'un ulcère ou d’un cancer gastrique dans le côlon.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,L1]

Édit. 2018

fistule rectovaginale l.f.

recto-vaginal fistula

Communication anormale entre le vagin et l’ampoule rectale.
Elle se traduit par l’issue de matières fécales par le vagin. Elle succède en général à une déchirure obstétricale, plus rarement à un cancer du col et du vagin ou une complication de son traitement, chirurgical ou radiothérapique. Quand son origine est traumatique, elle s’opère par voie basse pour le tiers inférieur du vagin, par voie abdominale pour les fistules hautes.
Edit 2018

Étym. lat. fistula : canal

[L1,O3]

fistule vésico-intestinale l.f.

vesico-intestinal fistula

Communication anormale entre la vessie et un segment intestinal, grêle ou côlon, liée habituellement à l'évolution d'une affection digestive primitive : diverticulose colique, maladie de Crohn, cancer du côlon.
Elle se traduit par pneumaturie, fécalurie, infection vésicale, écoulement urinaire par le rectum. Les modalités de son traitement, chirurgical, varient avec la maladie causale.

B. B. Crohn, gastroentérologue américain (1932)

Étym. lat. fistula : canal

[L1,M2]

Édit. 2018

fluorescence induite par la tétracycline (test de) l.m.

tetracyclin-induced fluorescence test

Méthode d’évaluation de la surface d’un cancer de la vulve dont les tissus deviennent fluorescents en lumière de Wood après injection intraveineuse de tétracycline.

fluorescence, Wood (lumiére de)

[O3]

Édit. 2018

Forgue (signes de) l.m.p.

Forgue’s signes

1) Différenciation d’une ascite localisée dans la partie antérieure de l’abdoment et d’un kyste de l’ovaire: la position assise fait apparaître une saillie entre entre les muscles droits abdominaux en cas d’ascite mais pas en cas de kyste de l’ovaire.
2) Ascension du mamelon en cas de cancer du sein.

E. Forgue, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1860-1943)

[F2, L1, O3 ]

Édit. 2018

formestane n.m.

formestane

Stéroïde synthétique, Inhibiteur de l’aromatase de seconde génération.
De part son action anti-œstrogène, il est indiqué dans le traitement de cancer du sein des femmes ménopausées, dans ses formes relativement agressives ou évoluées, dont les cellules sont porteuses de récepteurs d’ œstrogènes. Utilisé essentiellement en intra-musculaire ayant une faible disponibilité orale, il est actuellement retiré du marché.

cancer du sein, anti-aromatases.

[F2, G5, O5]

Édit. 2018

Fox et Buckley (classification de) l.f.

Classification en cinq stades de gravité croissante des hyperplasies de l’endomètre allant de l’hyperplasie glandulokystique au cancer in situ.

H. Fox et C. H. Buckley, anatomopathologistes britanniques (1985)

hyperplasie de l'endomètre, hyperplasie glandulokystique de l'endomètre, cancer de l'endomètre

[O3]

Édit. 2018

fundoplicature n.f.

Traitement chirurgical du reflux gastro-œsophagien (RGO) acide.
La chirurgie comporte un montage anti-reflux pour la correction de l’incompétence mécanique du sphincter inférieur de l’œsophage. Les fundoplicatures utilisent la grosse tubérosité qui enveloppe totalement l’œsophage abdominal (intervention de Nissen) ou partiellement entre 180 et 270 ° (intervention de Toupet). Les interventions sont réalisées sous cœlioscopie.
L’alternative à la chirurgie est le traitement par les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), au long cours, pouvant être prescrit à la demande.
Les meilleurs résultats de la chirurgie sont obtenus chez les patients chez lesquels les IPP sont efficaces, mais dont le RGO récidive à l’arrêt. La chirurgie ne doit pas être proposée en cas d’inefficacité du traitement par IPP car dans la majorité de ces cas, les symptômes ne sont pas liés au RGO.
La chirurgie peut être proposée en cas de régurgitations invalidantes ou quand le  RGO s’associe à une volumineuse hernie hiatale. La chirurgie doit être précédée par des examens, l’endoscopie évidemment ainsi que la manométrie et la phmétrie. Le RGO est particulièrement fréquent en cas d’obésité. Lorsque l’IMC est > 30, les taux de récidive symptomatique du RGO après fundoplicatures sont  > 25 %. Si les patients ont un IMC > 35, donc compatible avec l’indication d’une chirurgie bariatrique, il ne faut pas réaliser une
sleeve gastrectomy qui favorise le RGO mais un by-pass. Le RGO peut se compliquer d’endobrachyœsophage et de cancer. La fundoplicature ne prévient pas la dégénérescence de l’endobrachyœsophage.  Syn. Fundoplication→ reflux gastro-œsophagien, hernie hiatale, endobrachyœsophage, inhibiteurs de la pompe à protons.

Syn. fundoplication

Réf.

reflux gastro-œsophagien, Nissen (opération de), Toupet (opération de), nhibiteurs de la pompe à protons,  hernie hiatale, chirurgie bariatrique, endobrachyœsophage

[G5, L1, L2]

Édit. 2019

FUS sigle pour Fused in Sarcoma

Protéine nucléaire se liant à l’ADN pour réguler sa transcription et aux ARN pour réguler leur épissage.
Des mutations de FUS sont impliquées dans la sclérose latérale amyotrophique et dans certaines formes de démences fronto-temporales et dans plusieurs types de cancer.

Syn. FUS RNA-binding protein

ADN, ARN, épissage, sclérose latérale amyotrophique, démence fronto-temporale

[Q1]

Édit. 2019

Gardner (syndrome de) l.m.

Gardner’s syndrome, FPC (Familial Polyposis of the Colon)

Génopathie rare à transmission autosomique dominante, caractérisée par l’association d’une polypose colique du type de la polypose adénomateuse familiale (PAF) à des polypes duodénaux, des anomalies dentaires, des ostéomes bénins de la face, du crâne et des os longs, ainsi qu’à des tumeurs cutanées à type de kystes épidermoïdes, à des tumeurs desmoïdes et plus rarement des lipomes, léiomyomes, neurofibromes ou carcinomes basocellulaires.
Les polypes intestinaux présentent des risques très élevés de transformation maligne
Des lésions hamartomateuses du fond d’œil (hypertrophie congénitale de l’épithélium pigmentaire rétinien) sont présentes dans environ 70% des cas et peuvent précéder l’apparition des polypes et du cancer colo-rectal.
La fréquence est de 1 à 6/10.000 naissances ; dans 70% des cas il existe des antécédents familiaux. L’affection est liée à une mutation du gène APC (Adenomatous Polyposis Coli) situé sur le bras long du chromosome 5 en 5q21-q22, La pénétrance est complète, l’expression variable. Ce gène suppresseur de tumeur code pour la protéine APC produite dans de nombreux tissus. La plupart des mutations connues conduisent à la production d’une protéine tronquée incapable de bloquer la prolifération cellulaire.
La détection des porteurs sains est possible en biologie moléculaire.

E. J. Gardner, médecin généticien américain (1950) ; E. J. Gardner médecin généticien et R. C. Richards chirurgien américains (1953)

Syn. syndrome de Gardner et Richards, syndrome ostéomatose-polypose intestinale, polypose adénomateuse familiale, polypose intestinale héréditaire

polypose adénomateuse familiale

[L1,Q2,P3,I1,J1]

gastrite chronique antrale (B) l.f.

chronic antral gastritis

Gastrite fréquente localisée à l'antre, diffuse et caractérisée par une augmentation de la population lymphoplasmocytaire du chorion et par la présence de polynucléaires dans les cryptes, ce qui signe l'activité de la maladie.
Une deuxième caractéristique est la modification des glandes qui peuvent être normales (gastrite superficielle) ou plus ou moins atrophiques.
On classe cette atrophie en légère, modérée ou sévère ; la métaplasie intestinale est fréquente. La gastrite chronique antrale accompagne très fréquemment l'ulcère duodénal. Elle se voit également dans l'ulcère et le cancer gastriques. On reconnaît maintenant qu'elle est liée à la présence d'Helicobacter pylori, germe dont la niche est le mucus gastrique.

goudron (cancer du) l.m.

Tumeur cutanée maligne, généralement d'origine professionnelle, due à une action prolongée du goudron sur la peau et dont la structure histologique rappelle celle du carcinome spinocellulaire.
Le cancer du goudron du ramoneur, qui atteint le scrotum, en était l'exemple classique le plus connu.

grossesse môlaire l.f.

molar pregnancy

Dégénérescence vésiculaire proliférante du trophoblaste, due à une dispermie et à une lyse du pronucléus femelle, entraînant l'absence de masse cellulaire interne, et donc d'embryon.
Elle se termine spontanément par un avortement très hémorragique et évolue une fois sur dix vers un cancer du placenta, le choriocarcinome gestationnel. Il existe des grossesses môlaires embryonnées qui sont dues à une triploïdie et aboutissent à la naissance d'enfants vivants.

avortement môlaire, môle hydatiforme, maladie trophoblastique

Halsted (opération de) l.f.

Halsted's procedure

Amputation du sein, mastectomie ou mammectomie radicale avec ablation du grand et du petit pectoral, accompagnée d'un curage axillaire habituellement en monobloc.
Elle représentait autrefois le traitement de base du cancer du sein mais n'a plus que quelques rares indications actuellement.

W. S. Halsted, chirurgien américain (1894)

[N2,F2,O5]

Édit. 2015

Helicobacter pylori l.m.

Helicobacter pylori
Bactérie à Gram négatif, à transmission intra-familiale essentiellement oro-orale et feco-orale, siégeant dans le mucus gastrique, jouant un rôle important dans la pathogénie des affections gastroduodénales.
Elle se caractérise par sa morphologie (forme spiralée, flagelles polaires), sa physiologie (multiplication en milieu acide, métabolisme micro-anaérobie, absence d’utilisation des substrats sucrés).
Sa prévalence dans la population générale, augmente avec l’âge. Elle est plus élevée dans les pays en voie de développement que dans les pays développés. Son incidence diminue régulièrement dans les pays industrialisés. Sa localisation gastrique est responsable de lésions pouvant conduire à long terme à une gastrite atrophique. La gastrite chronique atrophique est à risque d’évoluer vers la métaplasie puis l’adénocarcinome de siège antral. L'infection est un cofacteur de l'ulcérogénèse gastrique et surtout duodénale. L'éradication du germe s'accompagne d'une quasi disparition des récidives ulcéreuses. L'infection à H. pylori est également mise en cause dans la genèse des cancers gastriques de type intestinal et de certains lymphomes du type MALT.
La bactérie a été reconnue comme facteur étiologique du cancer gastrique et du lymphome en 1994 par l’OMS.
Le diagnostic d’infection à HP repose sur des tests réalisés au cours d’une endoscopie et des tests non endoscopiques.
Les tests endoscopiques sont réalisés sur des biopsies gastriques. Au moment de l’endoscopie, des biopsies antrales et fundiques sont pratiquées et adressées à l’anatomopathologiste qui pose le diagnostic d’infection à HP, la bacterie est aisément reconnaisable. Le test rapide à l’uréase permet d’obtenir un résultat en moins d’une heure. Le fragment biopsique prélevé au cours de l’endoscopie est placé dans un tube contenant de l’urée. La détection colorée repose sur la présence d’une activité uréase de HP. La culture avec antibiogramme est un examen de deuxième intention en cas d’échec d’une antibiothérapie antérieure. L’amplification génique par PCR est utilisée dans le cadre d’études.
Les tests non endoscopiques reposent sur le test respiratoire à l’urée marquée. Il est utilisé en pédiatrie et pour contrôler l’éradication lorsqu’une endoscopie n’est pas nécessaire. La sérologie HP est surtout utilisée pour les études épidémiologiques. Elle peut être proposée dans les situations qui réduisent la sensibilité des techniques sur biopsies (traitement récent par inhibiteurs de la pompe à protons ou antibiothérapie récente, hémorragie, atrophie gastrique).
H. pylori est sensible à l’amoxicilline, à la clarithromycine et au métronidazole.

ulcère gastrique, ulcère duodénal, cancer gastrique

[D1,L1]

Édit. 2015

hématosalpinx n.m.

hematosalpinx

Hématome développé dans la trompe de Fallope, témoin habituel d'une grossesse extra-utérine, ou plus rarement d'un cancer de la trompe chez la femme ménopausée.

Étym. gr. haïma : sang, salpinx : trompe

[O3]

hémisomatectomie n.f.

hemicorporectomy

Amputation de la moitié inférieure du corps en présence d’un cancer pelvien.

Étym. gr. hêmi : moitié ; sôma : corps ; ektomê : ablation

[O3]

hémolytique et urémique (syndrome) l.m.

hemolytic uremic syndrome (HUS)

Variété de micro-angiopathie thrombotique dans laquelle l'atteinte rénale est prédominante.
L’insuffisance rénale s’associe à une hémolyse mécanique et à une coagulation intravasculaire disséminée. Les formes du nourrisson et de l'enfant sont les plus souvent secondaires à une toxi-infection alimentaire due à Escherichia coli. Les formes de l'adulte sont secondaires à des affections variées, notamment dans le cadre du postpartum ou d'un cancer. En cas d'oligoanurie prolongée, le recours aux méthodes d'épuration extrarénale est justifié. L'insuffisance rénale est le plus souvent réversible.

Symb. SHU

hémolyse, microangiopathie thrombotique, insuffisance rénale aigüe, coagulation intravasculaire disséminée (syndrome de)

[M1]

hémopneumopéricarde n.m.

h(a)emopneumopericardium

Épanchement dans la cavité péricardique d’un mélange de sang et d’air ou de gaz.
Il peut être traumatique (provoqué par une blessure du péricarde, ou une agression chirurgicale), ou spontané répondant à l’effraction du péricarde par le processus pathologique d’un organe creux (cancer bronchique ou œsophagien, rupture d’une caverne pulmonaire ou d’un pyopneumothorax). En dehors de la lésion causale, l’hémopneumopéricarde, peut tirer sa gravité de la compression du cœur par l’épanchement péricardique.

tamponnade

[K2]

hémoptysie n.f.

haemoptysis

Souvent à l'occasion d'une quinte de toux, rejet par la bouche d'une quantité de sang provenant de la portion sous-glottique de l'appareil respiratoire.
Ce sang est rouge, aéré, spumeux, ce qui distingue l'hémoptysie de l'hématémèse. On doit préciser son abondance et sa fréquence, mais de simples stries sanglantes colorant les crachats possèdent la même valeur diagnostique qu'une hémoptysie franche. Quand l’hémoptysie est abondante, elle éclabousse les récipients. Comme toutes les hémorragies, elles peuvent entraîner un retentissement cardiovasculaire et général (pâleur, anxiété, tachycardie, hypotension, sudation, soif). L'inondation bronchique peut amener une asphyxie.
Les causes peuvent être évidentes (traumatisme, cancer irradié), mais l'hémoptysie peut être le premier symptôme d'une affection pulmonaire (tuberculose, bronchiectasie, aspergillose, tumeur bronchique, dilatation des bronches, etc.), cardiaque ou générale. Les hémoptysies sont dites graves (moins de 100 mL), de moyenne abondance (de 100 à 250 mL), de grande abondance (de 250 mL à 1 L) et foudroyantes (supérieure à 1 L).
Toute hémoptysie, quelle que soit son abondance, impose une enquête cardiobronchopneumologique minutieuse, dont la bronchoscopie est l'examen de base.
L'hémoptysie doit être distinguée de l'hématémèse, de l'épistaxis, et de l'hémosialémèse.

Étym. gr. haima : sang ; ptein : cracher

Syn. crachement de sang

hématémèse, épistaxis, hémosialémèse

[K1]

hémorroïdes n.f.

haemorrhoid

Complexe vasculaire associant à l'extrémité des branches terminales de l'artère hémorroïdale supérieure des dilatations veineuses, un shunt artérioveineux (le saignement hémorroïdaire est de type artériel) et des lacs vasculaires.
Ces complexes vasculaires, sous la muqueuse anale, réalisent des coussinets élastiques qui s'effacent lors de la défécation et participent à l'obturation du canal anal.
La maladie hémorroïdaire associe le facteur vasculaire (saignement, thrombose), le facteur inflammatoire (anite) et surtout le facteur mécanique. La procidence hémorroïdaire (extériorisation des paquets hémorroïdaires) est liée à la déficience de l'appareil de soutien et accentuée par les troubles de la défécation. Les hémorroïdes sont alors définies par leur extériorisation, partielle ou circulaire, permanente ou transitoire. C'est alors que peuvent survenir les épisodes aigus réalisant la crise hémorroïdaire.
On divise habituellement les hémorroïdes en "internes" et "externes" selon qu'elles siègent au-dessus ou au-dessous de la ligne pectinée.
Les hémorroïdes internes se traduisent, au début, par des rectorragies de sang rouge englobant les selles, quelque fois abondantes. Même si l'anuscopie suffit à faire le diagnostic, il convient toutefois de s'assurer de l'absence de lésions sus-jacentes comme une polypose ou, beaucoup plus grave, un cancer du rectum.
À un stade plus avancé, les hémorroïdes se développent et s'extériorisent. La protrusion se produit lors des efforts de défécation et le malade la réduit sans difficulté. Puis elle devient permanente et entraîne des douleurs, des écoulements muqueux et une irritation périnéale.
Les hémorroïdes externes forment de simples saillies bleuâtres molles et indolores tant que n'apparaît pas une complication très fréquente : la thrombose hémorroïdaire externe. La veine dilatée devient alors tendue, dure et très douloureuse. Si le malade est vu rapidement, l'incision et l'excision du caillot soulagent immédiatement la douleur.
Une bonne hygiène et un régime alimentaire approprié suffisent dans les cas bénins. Les hémorragies sont une bonne indication des infiltrations sclérosantes. En cas d'échec, il faut avoir recours à la chirurgie ; la disposition des veines hémorroïdaires en paquets bien individualisés facilite leur exérèse. Le traitement des prolapsus hémorroïdaires est exclusivement chirurgical.
À noter une éventualité très particulière : les plexus hémorroïdaires constituant une anastomose naturelle entre les systèmes porte et cave, les hémorroïdes font donc partie du tableau classique dbe l'hypertension portale.

Étym. gr. haïma : sang ; rhéô : je coule

fissure anale, hypertension portale

[L1]

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