dermatose neutrophilique du dos des mains l.f.
neutrophilic dermatosis of dorsum of the hands
Affection caractérisée par la survenue brutale, en l’absence de facteur étiologique reconnu, surtout sur le dos des mains, de lésions douloureuses bullo-pustuleuses, inflammatoires, aseptiques, laissant place à des ulcérations purulentes, mais guérissant facilement par applications de corticoïdes locaux.
L’image histologique, très proche de celle du syndrome de Sweet, en fait parfois considérer cette affection comme une simple forme clinique.
Syn. vascularite pustuleuse du dos des mains
[J1, K4]
Édit. 2020
déroulement aortique l.m.
buckling aorta
Sur une radiographie pulmonaire de profil, visibilité des bords de l'aorte descendante sur une hauteur plus ou moins importante.
Avec l'âge, l'aorte se distend et s'allonge progressivement, ce qui explique la saillie de ce vaisseau vers le poumon gauche qui s'insinue en avant et en arrière de lui. L'image de la portion descendante de l'aorte déborde donc à gauche chez le sujet âgé alors qu'elle est habituellement invisible chez le jeune car elle est intramédiastinale.
Sur le cliché de face, l'élargissement aortique se traduit par une augmentation de la taille du bouton aortique et un déplacement latéral de la ligne paraaortique gauche.
Desbuquois (syndrome de) l.m.
Dysplasie ostéoligamentaire de transmission autosomique récessive caractérisée par un nanisme, une dysmorphie faciale, une hyperlaxité ligamentaire, des dystrophies osseuses et un retard mental,
La laxité articulaire entraîne des luxations multiples. La dysmorphie faciale se traduit par une micrognatie, des yeux globuleux, les cils sont longs et épais. Le retard de croissance osseux porte surtout sur le segment moyen des membres (nanisme mésomélique) avec des altérations des épiphyses et des métaphyses en particulier aux extrémités proximales de la fibula et du fémur où la forte saillie du trochanter minor forme avec le col fémoral une image en «clé anglaise» ( Le Merrer). Il existe des anomalies des extrémités: phalanges delta avec déviations des doigts, brachymétacarpie, ossifications précoces et irrégulières des os du carpe, malformations du rachis, dystrophies du bassin, du thorax avec retentissement respiratoire. La taille définitive ne dépasse pas 120cm.
L’affection est autosomique récessive, et est causée par la mutation du gène CANT1 situé sur le locus en 17q25.3. La dystrophie est décelable en prénatal.
G. Desbuquois, pédiatre français, membre de l'Académie de médecine (1966)
détecteur l.m.
detector (CT)
Dispositif mesurant le rayonnement X avant et après l'atténuation de celui-ci par le sujet examiné.
Les détecteurs constituent un des points clefs de la qualité de l'image et de la performance des appareils. Sur les installations anciennes, ils étaient constitués par des cristaux photoluminescents associés à des photomultiplicateurs. Un détecteur primaire mesurait l'intensité du faisceau incident et une batterie de détecteurs secondaires l'intensité du faisceau émergent. Le calculateur de l'appareil faisait la différence, mesurant ainsi, pour chaque position du tube, l'atténuation du faisceau.
Ce type de détecteurs, assez encombrant, ne permettait pas d'en augmenter considérablement le nombre. Ils ont été remplacés successivement par des chambres d'ionisation au xénon sous pression séparées par des cloisons de tungstène, par des détecteurs solides au tungstate de cadmium, puis des céramiques dont le rendement et la stabilité sont excellents. Sur les appareils modernes à acquisition hélicoïdale, leur nombre oscille autour de 1 000, disposés en arc de cercle en face du tube à rayons X, avec lequel ils tournent de 360° autour du patient.
2) En médecine nucléaire :
détection oculaire n.f.
eye detection
En ophtalmologie, recherche d’une cible, objet ou image.
Les éléments essentiels à la détection sont un champ visuel normal, des mouvements de la tête et des yeux normaux, un sens lumineux normal, un sens des contrastes de luminance temporels et spatiaux normaux.
diaphragme continu (signe du) l.m.
Levin’s sign
Sur un cliché thoracique de face, visibilité de la face supérieure de la coupole diaphragmatique sur toute sa longueur, traduisant un pneumo-médiastin ou un pneumopéritoine.
Chez le sujet normal, l'image de la coupole est effacée au contact du cœur (signe de la silhouette).
En cas de pneumo-médiastin, l'air peut s'interposer entre la coupole et le cœur, entraînant la visibilité du diaphragme sur toute son étendue. Un aspect analogue est réalisé par un pneumopéritoine libre soulignant la face inférieure de la coupole, à condition que le sujet soit radiographié en orthostatisme.
B. Levin, médecin radiologue américain (1973)
Étym. gr. diaphragma : séparation, cloison
Syn. signe de Levin
Dirofilaria immitis
Dirofilaria immitis
Filaire parasite cosmopolite du système cardio-vasculaire de carnivores, notamment du Chien, et infectant parfois l'Homme chez lequel elle entraîne une dirofilariose pulmonaire.
Chez le Chien, les microfilaires sont sanguicoles ; les vers adultes mesurent 150 à 180µ m (vers males) et 200 à 300 µm (vers femelles). Cette filaire est cosmopolite et ses vecteurs sont des moustiques.
Elle peut être en impasse parasitaire chez l’Homme. L’infection humaine est le plus souvent asymptomatique ou se traduit par des signes respiratoires modérés et une hyperéosinophilie sanguine inconstante. L'examen radiologique montre une image de lésion nodulaire du parenchyme pulmonaire d'aspect pseudo-tumoral.
→ dirofilariose, dirofilariose pulmonaire, Dirofilaria
dirofilariose pulmonaire l.f.
pulmonary dirofilariasis
Helminthose provoquée par Dirofilaria immitis, filaire de carnivores susceptible de parasiter l'Homme en se localisant dans les vaisseaux pulmonaires.
D. immitis est un parasite cosmopolite du système cardio-vasculaire de carnivores, fréquent chez le Chien. Ses vecteurs sont des moustiques. Chez l'Homme, son évolution ne peut se poursuivre ; elle n'émet pas de microfilaires. La filaire se localise généralement dans les artères pulmonaires. Elle y entraîne une thromboses et donc un infarctus pulmonaire. L’infection humaine est le plus souvent asymptomatique ou se traduit par des signes respiratoires modérés et une hyperéosinophilie sanguine inconstante. La lésion granulomateuse abritant la filaire est généralement unique. L'examen radiologique montre une image de lésion nodulaire du parenchyme pulmonaire d'aspect pseudo-tumoral. Le traitement repose sur l'ablation chirurgicale de la lésion contenant le parasite.
→ dirofilariose, Dirofilaria, Dirofilaria immitis
disparité rétinienne l.f.
retinal disparity
Différence de la projection des éléments de l'image sur chaque rétine résultant de l'écartement des deux yeux.
La disparité spatiale entre les deux rétines augmente au fur et à mesure que l'on s'éloigne en avant ou en arrière du point de fixation lors d'une convergence parfaite. Certains neurones, surtout localisés dans l'aire V1, sont sensibles à cette disparité qui est interprétée par le système en sensation de profondeur. C'est le fondement de la vision stéréoscopique. La plus petite disparité perçue est le seuil de l'acuité stéréoscopique.
diverticulaire (image) l.f.
diverticulum pattern
Image d'addition plus ou moins arrondie, reliée à un organe creux par un fin canal (pédicule), elle peut s'opacifier en même temps que la cavité sur laquelle elle est implantée (œsophage, colon, vésicule, vessie, etc.).
Étym. lat. diverticulum : chemin détourné
diverticule n.m.
diverticulum
Cavité anatomique en forme de sac de taille variable, communiquant avec un conduit naturel, correspondant le plus souvent à l'évagination d’une muqueuse à travers la tunique musculaire lisse de l’organe intéressé altéré, tel que côlon, rectum, appendice, œsophage, vessie,trompe utérine.
En radiologie, cette cavité réalise une image d’addition sacciforme, bien limitée, sessile ou pédiculée, implantée sur une cavité ou un conduit naturel avec lequel elle communique.
Certains diverticules sont d’origine congénitale, comme le diverticule de Meckel, vestige du canal omphalomésentérique de l’intestin grêle. La plupart d’entre eux sont dits idiopathiques et en particulier, au niveau du cadre colique. Chez des personnes âgées s’observent, de nombreuses hernies sacculaires constituant la maladie diverticulaire ou diverticulose. Les diverticulites, inflammation des diverticules peuvent provoquer des tableaux cliniques plus ou moins aigus.
F. von Zenker, anatomopathologiste allemand (1867) ; J. F. Meckel Jr, anatomiste allemand (1809)
Étym. lat. diverticulum : chemin détourné
→ diverticulose, diverticulite, Zenker (diverticule de), Meckel (diverticule de)
dominance hémisphérique l.f.
hemispheric dominance
Distribution asymétrique des fonctions cérébrales entre les deux hémisphères.
La latéralité, dominance fonctionnelle d'un hémicorps sur l'autre, se réfère surtout, mais non exclusivement, aux séquences motrices, particulièrement manuelles. Du fait du croisement des voies, et bien qu'intervienne une activité bimanuelle, c'est l'hémisphère cérébral opposé à la main prévalente qui est dominant dans la "manualité". Mais la relation entre prévalence manuelle et latéralisation du langage est imparfaite.
Chez un sujet droitier, l'hémisphère gauche, dit aussi majeur, est classiquement spécialisé dans le traitement du langage articulé ("cerveau parlant"), particulièrement dans le traitement séquentiel de l'information, caractéristique des composantes phonologiques et syntaxiques de la parole, comme il l'est dans la commande manuelle droite. Si bien qu'il a été considéré comme dominant sur l'hémisphère droit, dit mineur ("cerveau muet"). À cet égard, il est admis que dès la naissance, la surface du planum temporale (région des circonvolutions temporales supérieures qui environnent la zone de Heschl) est plus étendue au niveau de l'hémisphère gauche.
Il apparaît qu'en fait, un certain partage s'exerce entre les deux hémisphères au sujet des aspects sémantiques et lexicaux du langage. L'activité de l'hémisphère droit semble concerner plutôt le domaine visuospatial (perception des rapports spatiaux entre les objets, notamment), perceptivo-mnésique (reconnaissance des couleurs, des visages, traitement rapide, global, perceptivomoteur, non analytique, de l'information), et la mise en jeu de processus émotionnels (perturbations profondes de la personnalité et de l'affectivité en cas de lésion). Mais on ne relève pas de comportement qui lui soit propre. Bien des inconnues persistent.
De telles spécificités fonctionnelles de part et d'autre supposent une complémentarité des deux hémisphères selon, en particulier, la nature de la tâche à assumer. Même si les fonctions des deux hémisphères sont rarement équivalentes, une complémentarité est désormais admise, au moins pour une grande part.
Les recherches bénéficient de l'observation anatomoclinique, des études expérimentales chez le sujet normal – tachytoscopie, présentation raide d'images dans un hémichamp visuel, et écoute dischotique, sons brefs envoyés sur chaque oreille — ainsi que des apports de l'image fonctionnelle (TEP et IRMf).
R. Heschl, anatomiste autrichien (1878)
→ ambidextre, cerveau divisé (effets du), gaucher, latéralisation, calleux (corps), calleux (syndrome), déconnexion interhémisphérique (syndrome de)
Doppler couleur l.m.
Technique échographique permettant de déterminer en temps réel la vitesse du flux circulatoire sanguin en chaque point d'une image.
Elle est basée sur le calcul de la fréquence doppler déterminée à partir des échos réfléchis par les hématies en mouvement. Elle permet d’apprécier outre la vitesse des hématies, leur direction, vers ou loin de la sonde. Les vitesses sont représentées sur l'écran suivant une échelle de couleurs (par exemple rouge pour les vitesses positives, bleu pour les vitesses négatives). La coloration des courants sanguins est habituellement superposée à l'image échotomographique classique en noir et blanc.
Elle est surtout utile en échocardiographie pour déterminer le sens des shunts et l’ampleur des flux de régurgitation mitrale
Syn. doppler à codage couleur
doppler puissance l.m.
power doppler sonography
Mode de détection des flux sanguins en chaque point d'une image : un traitement approprié du signal doppler permet de présenter sur l'écran uniquement les cibles mobiles (hématies).
Dans ce mode, l'échelle de couleur ne code pas la vitesse mais l'énergie des échos provenant de ces cibles mobiles.
Cette technique privilégie la sensibilité afin de mieux étudier les parois vasculaires, les sténoses, les plaques d'athérome etc., sans analyser la direction ni la vitesse du flux sanguin.
Syn. doppler énergie
double contraste (technique du) l.f.
double contrast
Technique de radiologie permettant de visualiser la muqueuse d'un organe creux, par l'utilisation successive d’un produit de contraste et une insufflation de gaz.
Elle persiste surtout pour l'examen du côlon après préparation alimentaire et médicamenteuse, permettant d'apprécier sa souplesse et d'avoir une bonne image de la muqueuse en vue de la détection des petites lésions, en particulier des polypes coliques.
→ couches minces, lavement baryté, mucographie
dyskératose acantholytique focale l.f.
focal acantholytic dyskeratosis
Entité purement histologique d'individualité discutée, correspondant à une image de kératinisation anormalement précoce et individuelle des cellules (« dyskératose ») aboutissant à une ségrégation cellulaire ( «acantholyse ») avec formation de fentes étroites ou de véritables cavités situées généralement au-dessus de la couche basale de l'épiderme.
Cet aspect peut se rencontrer occasionnellement de façon locale dans certaines affections, notamment les kératoses actiniques dans leur forme dite acantholytique.
A. Ackerman, dermatopathologiste américain (1972)
dyskératose pagétoïde labiale l.f.
pagetoid dyskeratosis of the lips
Image histologique rencontrée occasionnellement, mais relativement souvent, dans l’épithélium malpighien d’une lèvre sur toute la hauteur du corps muqueux, mais surtout en position suprabasale, correspondant à la modification de kératinocytes, soit isolés soit en groupes, dont la taille s’agrandit tandis que leur cytoplasme devient clair et leur noyau petit et pycnotique, ce qui les fait ressembler à des cellules de Paget mais sans colorabilité par le muci-carmin.
Elle est interprétée comme traduisant une kératinisation précoce de certaines cellules malpighiennes vraisemblablement favorisée par des facteurs locaux tels que mouvements des lèvres, humidité, et n’implique donc pas de caractère néoplasique ni même prénéoplasique.
J. Paget, Sir, chirurgien et physiologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)
dystrophie maculaire en ailes de papillon l.f.
butterfly-shaped macular dystrophy
Affection maculaire rare et peu évolutive où l'épithélium pigmenté maculaire est remanié et présente des travées radiaires d'hyperplasie, aux extrémités renflées, centrées sur la fovéola et de la longueur d'un diamètre papillaire, formant ainsi une image en croix ou en ailes de papillon.
Apparition de la maladie entre la deuxième et la cinquième décennie. L'aspect est discret en ophtalmoscopie et évident en angiographie. L'acuité visuelle est assez bien conservée et se situe entre 8 et 5/10ème. A long terme une atrophie fovéolaire apparaît ainsi qu'une atrophie de la rétine périphérique. L’affection est autosomique dominante (MIM 153860). Deux mutations distinctes ont été localisées en 6p12 au niveau du gène RDS (inclus dans le gène de la périphérine), par Nichols et col. en 1993 (MIM 179605.0009 et 179605.0010).
A. F. Deutman, ophtalmologiste néerlandais (1970)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie maculaire en ailes de papillon de Deutman, dystrophie maculaire en forme de papillon
ébauche 2,5 D l.f.
2,5 template
Hypothèse selon laquelle l'étape du traitement cérébral d'une image est caractérisée par un intermédiaire entre la représentation bidimensionnelle et la représentation tridimensionnelle.
Cette étape dépend du point de vue actuel de l'observateur. Le passage à l'étape suivante en trois dimensions requiert que l'observateur reconnaisse que l'objet appartient à une catégorie dont il possède une représentation mentale l'autorisant à extraire l'orientation et la profondeur. La représentation en trois dimensions est centrée sur l'objet, c'est-à-dire indépendante du point de vue actuel de l'observateur.
D. C. Marr, spécialiste en neurosciences et psychologue britannique (1945-1980)
[B2, H1]
Édit. 2019
ébauche primaire l.f.
template
Première étape de la perception qui désigne le codage des éléments locaux et globaux d'une image, avant le processus mental d'identification de l'objet qui permettra sa reconnaissance.
L'ébauche est extraite de la perception des inducteurs constitués par les contrastes, les barres, les terminaisons de lignes ou d'angles, la discontinuité des traits, des courbures, ou les principes qui permettent de grouper ces éléments entre eux.
[H1, P2]
Édit. 2019
échelle de gris l.f.
gray scale
Représentation des différents niveaux des signaux d'une image à l'aide d'une série de teintes grises variant par paliers du blanc au noir.
[B2, B3]
Édit. 2019
écho de gradient rapide avec gradient rephaseur l.m.
steady state coherent gradient echo
Groupe de séquences d'écho de gradient rapide dans lesquelles, au lieu de détruire l'aimantation transversale résiduelle, on la renforce par l'application en fin de cycle d'un gradient rephaseur appelé rewinder.
Ces séquences portent des noms différents suivant les constructeurs (FISP, GRASS, FFE, FAST etc.). Elles fournissent, à condition que l'angle de bascule soit suffisant (>30°), un signal composé de deux échos superposés : l'un produit par la bascule de l'aimantation longitudinale donc pondéré en T1 ; l'autre produit par l'aimantation transversale et pondéré en T2*. Le contraste de l'image est complexe et la différenciation tissulaire faible. Mais les tissus à T2* très long, donc les liquides (eau, œdème etc.) auront leur signal renforcé par cette séquence, avec laquelle celui-ci apparaîtra hyperintense. Une variante de ces séquences (true FISP) permet de rendre la séquence moins sensible aux artéfacts de mouvements, donc de renforcer le signal des liquides en mouvement ; d'où son utilisation en angiographie par RM.
[B2, B3]
Édit. 2019
écho de gradient ultrarapide l.m
ultra rapid gradient echo
Version ultrarapide de la séquence FLASH, dans laquelle la durée de commutation des gradients est améliorée, de sorte qu'avec une matrice de 128 lignes l'image est obtenue en moins d’une seconde.
Cette séquence (turbo FLASH, Fast GRASS, Fast SPGR) est pondérée en densité de protons du fait du très petit angle de bascule θ. Une pondération en T1 est cependant possible en faisant précéder cette séquence par une impulsion de 180° qui va moduler la pondération en T1 comme dans une séquence d'inversion-récupération traditionnelle (séquence IR Turbo FLASH, FSPGR prepared, TFE). Comme en écho de spin rapide, l'acquisition peut se faire en un seul passage (single shot) ou en plusieurs (acquisition segmentée). Ces acquisitions en écho de gradient ultrarapide permettent d'obtenir des images de cinécardiaque de bonne qualité ; ou de réaliser des reconstructions 3D en des temps de l'ordre d'une dizaine de minutes (séquence MP RAGE 3D).
A. Haase, biophysicien allemand (1986)
[B2, B3]
Édit. 2019
écho de spin l.m.
spin echo
Séquence la plus utilisée en IRM consistant à faire suivre l'impulsion d'excitation de π/2 (90°), quelques millisecondes après celle-ci, par une impulsion de π (180°).
Cette impulsion remet les spins en phase (après les avoir inversés) et fait réapparaître pendant un court instant, comme un écho, le signal qui avait disparu (d'où le nom d'écho de spin donné à ce signal). On peut utiliser un seul écho (méthode de Hahn), mais on peut également répéter les impulsions de 180° pour produire plusieurs échos (méthode de Carr et Purcell). L'amplitude maximale des échos successifs décroît alors progressivement. La courbe qui relie entre elles les amplitudes maximales des échos successifs est une exponentielle décroissante dont la constante de temps est le temps de relaxation T2. Le temps qui s'écoule entre l'impulsion de 90° et le recueil du signal réapparu en écho, ou entre deux échos successifs, est le temps d'écho TE; le temps qui sépare deux séquences successives, autrement dit deux impulsions de 90°, est le temps de répétition TR ; le temps entre l'impulsion de 90° et la première impulsion de 180° (ou entre deux impulsions de 180° successives) est égal à TE/2 ; il est appelé temps d'inversion (TI). Si la séquence d'écho de spin est réalisée avec des TE courts (de l'ordre de 30 ms) et des TR courts (de l'ordre de 300 à 500 ms), elle se rapproche de la saturation partielle et met en évidence les différences de T1 des tissus; elle est dite pondérée en T1 et n'utilise qu'un seul écho. Si la séquence est réalisée avec des TE longs (de l'ordre de 60 à 120 ms) et des TR longs (de l'ordre de 2 s), elle met en évidence les différences de T2 ; elle est dite pondérée en T2 et utilise 2 ou 3 échos. Si enfin on utilise des TE courts (de l'ordre de 30 ms) avec des TR longs (de l'ordre de 2 s), l'image fait apparaître surtout les différences de concentration r des protons; mais celle-ci est en général peu contrastée. L'écho de spin est la seule séquence qui permette d'explorer les différences de T2 des tissus.
E.L. Hahn, physicien américain (1950)
Sigle angl. ES
→ écho (en IRM), temps d'écho, temps de répétition
[B2, B3]
Édit. 2019
échogramme fœtal l.m.
fetal echogram
Image recueillie par échographie de l'embryon ou du fœtus.
Syn. écho embryonnaire
[B2, B3, 06]
Édit. 2019