El Mahgoub (technique de) l.f.
El Mahgoub technique
Intervention de transposition des ovaires sont transposés en avant du ligament large dans le but st d'assurer une stérilisation réversible.
S. El Maghoub, gynécologue égyptien (1978)
[O3]
Édit. 2019
empreinte du ligament costo-claviculaire l.f.
impressio ligamenti costoclavicularis (TA)
impression for costoclavicular ligament
Zone de rugosité de l’extrémité médiale de la face inférieure de la clavicule qui donne attache à l’extrémité crâniale du ligament costo-claviculaire.
Syn. anc. tubérosité costale de la clavicule
[A1]
Édit. 2018
endométriose n.f.
endometriosis
Maladie définie par la présence, en dehors de la muqueuse utérine, d’éléments épithéliaux identiques à ceux de la muqueuse utérine, et qui se développent dans des tissus plus ou moins distants de cette muqueuse.
Selon la localisation, on distingue des endométrioses internes ou adénomyose (proche de la cavité utérine) et des endométrioses externes (péritoine pelvien, ovaires, cloison rectovaginale, ligament utérosacré…). Elles peuvent provenir soit d’une métaplasie cœlomique, soit du matériel tissulaire endométrial utérin disséminé vers un lieu ectopique par reflux menstruel, par traumatisme ou par voie lymphatique ou vasculaire. L’endométriose se traduit par des saignements utérins, par des dysménorrhées ou des dyspareunies ainsi que par des douleurs pelviennes au toucher vaginal. Elle favorise la stérilité. Le diagnostic en est fait par la cœlioscopie qui montre un semis de taches ou de noyaux bleutés sur le péritoine pelvien et parfois des kystes ovariens. Elle se localise parfois dans la vessie ou, hors du pelvis, sur l'ombilic, dans les bronches ou sur l'intestin. Favorisée par les œstrogènes, elle se traite par les progestatifs de synthèse ou par les médicaments analogues de la LH-RH, voire par l'ovariectomie dans les cas très sévères. La grossesse en atténue les symptômes.
→ adénomyose, American Fertility Society (classification de l')
[O3]
Édit. 2019
entorse n.f.
sprain
Lésion traumatique d’un ou de plusieurs ligaments.
S’il s’agit d’une simple élongation ou d’une rupture partielle du ligament, on parle d’entorse bénigne). S’il s’agit d’une rupture totale ou de l’avulsion de son enthèse, on parle d’entorse grave.
L'entorse aigüe résulte d'un traumatisme brutal. Elle est douloureuse et s'accompagne souvent d'un œdème et d'une ecchymose. L'entorse chronique résulte d'une sollicitation habituelle de l'articulation en mauvaise position ; elle est la séquelle d'une entorse aigüe ou liée à un dysfonctionnement articulaire. Le bilan et le traitement de ces deux entités diffèrent.
Étym. lat. in : en dedans ; torquere: tordre
[I2]
Édit. 2020
épaule gelée l.f.
frozen shoulder
Phase d’état de la capsulite rétractile de l’épaule, qui se traduit par une douleur et une limitation des mouvements passifs et actifs de l'épaule.
A la phase initiale de cette affection, l’épaule est simplement douloureuse, sans limitation franche de sa mobilité. C’est à ce stade que l’affection est la plus difficile à diagnostiquer et où elle risque d’être confondue avec d’autres causes de scapulalgie : tendinopathie calcifiante ou non. Or c’est aussi à cette phase que le traitement (infiltration ira-articulaire d’un dérivé cortisoné) est le plus efficace. Le diagnostic peut être confirmé initialement par l’échographie (épaississement du ligament coraco-huméral) ou surtout l’IRM (épaississement hypersignal en T2 et prise de contraste du récessus axillaire et de l’intervalle des rotateurs). A la phase d’état, il peut être confirmé par une arthrographie qui met en évidence une réduction du volume articulaire lors de l'injection du produit de contraste. A ce stade, l’arthro-distension couplée à une infiltration cortisonée intra-articulaire et suivie d’une rééducation douce a régulièrement une bonne efficacité.
S. E. Duplay médecin français, membre de l'Académie de médecine (1872) ; E. A. Codman, chirurgien orthopédiste américain (1934)
Syn. épaule bloquée, capsulite rétractile d'épaule
[I1]
Édit. 2018
épicondyle latéral du fémur l.m.
epicondylus lateralis femoris (TA)
lateral epicondyle of femur
Saillie de la face latérale du condyle latéral du fémur.
Il s’y insèrent le chef latéral du muscle gastrocnémien et le ligament collatéral fibulaire.
Syn. anc. tubercule condylien externe du fémur, tubérosité externe du fémur
[A1]
Édit. 2020
épicondyle médial de l'humérus l.m.
epicondylus medialis humeri (TA)
medial epicondyle of humerus
Processus osseux aplati d’avant en arrière, situé au-dessus et en dedans de la trochlée humérale, à l’extrémité inférieure du bord médial du corps de l’humérus.
Sa face antérieure donne insertion aux muscles épicondyliens médiaux et son bord inférieur au ligament collatéral médial de l’articulation du coude. Sa face postérieure, lisse, est en rapport avec le nerf ulnaire.
Syn. anc. épitrochlée
[A1]
Édit. 2020
épicondyle médial du fémur l.m.
epicondylus medialis femoris (TA)
medial epicondyle of femur
Saillie de la face médiale du condyle interne du fémur.
Il s’y insèrent le chef médial du muscle gastrocnémien et le ligament collatéral tibial.
Syn. anc. tubercule condylien interne du fémur, tubérosité interne du fémur
[A1]
Édit. 2020
épididyme n.m.
epididymis (TA)
Organe allongé d’avant en arrière, situé sur le bord supérieur du testicule, à la manière d’un« cimier de casque ».
On lui reconnaît trois parties : une partie antérieure renflée, la tête ; une partie moyenne, le corps ; une extrémité postérieure, la queue. La tête, arrondie, est unie à l’extrémité antérieure du testicule par les conduits épididymaires, par du tissu cellulo-fibreux et par la vaginale. De l’extrémité antérieure de la tête se détache parfois l’appendice épididymaire. Le corps, prismatique triangulaire, est recouvert, sur sa face supéro-latérale convexe, par la vaginale et est séparé du testicule, à sa face inférieure concave, par un prolongement de la vaginale, la fossette interépididymo-testiculaire. La queue est aplatie de haut en bas ; sa face inférieure est unie au testicule par du tissu fibreux émané du ligament scrotal ; son extrémité postérieure, située en dehors de la vaginale, se continue par le canal déférent, formant avec lui l’anse épididymo-déférentielle. L’épididyme est formé par les enroulements du canal épididymaire. Il est recouvert par l’albuginée épididymaire.
Étym. gr. epi : sur ; diduma : testicule
[A1, M3]
Édit. 2020
épine ischiatique l.f.
spina ischiadica (TA)
ischial spine
Saillie aplatie et triangulaire du bord postérieur de l’os coxal, située entre la grande incisure ischiatique au-dessus et la petite incisure ischiatique au-dessous.
Sa face médiale donne insertion au muscle élévateur de l’anus et au muscle coccygien. Sur son sommet s’insère le ligament sacro-épineux.
Syn. anc. épine sciatique
[A1]
Édit. 2020
époophoron n.m.
epoophoron
Vestige embryonnaire mésonéphrique chez la femme, situé dans le ligament large.
J. C. Rosenmüller, anatomiste allemand (1802)
Syn. organe de Rosenmüller
[A1, A3, O6]
Édit. 2020
espace de Bogros l.m.
Espace prismatique triangulaire constituant un élargissement de l’espace sous-péritonéal au-dessus du ligament inguinal.
Il est limité par le fascia transversalis en avant, le fascia iliaca en bas et le péritoine en arrière. Il est comblé par de la graisse. C’est au niveau de cet espace que s’engagent les hernies pro-péritonéales dites « hernies de Krönlein »
A-J. Bogros, anatomiste français (1786-1823) ; R. Krönlein, chirurgien suisse (1847-1910)
[A1]
Édit. 2018
expansion fibreuse du muscle droit latéral du bulbe de l'œil l.f.
lacertus musculi recti lateralis bulbi (TA)
check ligament of lateral rectus muscle of eyeball
Expansion orbitaire la plus dense et la plus résistante de tous les prolongements orbitaires de l’aponévrose orbitaire.
Ses fibres se détachent de la face externe de la gaine du muscle droit latéral du bulbe de l’œil près de son extrémité antérieure. De là, cette expansion fibreuse se porte en avant et latéralement, en s’élargissant et s’insère sur le rebord et la paroi latérale de l’orbite, en arrière et au-dessus du ligament palpébral latéral.
Syn. anc. aileron externe du muscle droit externe de l’œil ; aileron ligamenteux externe du muscle droit externe de l’œil
[A1,P2]
Édit. 2018
facette articulaire de la partie calcanéo-naviculaire du ligament bifurqué l.f.
facies articularis partis calcaneonavicularis ligamenti bifurcati (TA)
facet for calcaneonavicular part of bifurcate ligament
Segment inférieur de la surface articulaire antérieure de la tête du talus qui s’articule avec la partie calcanéo-naviculaire du ligament bifurqué.
[A1]
Édit. 2017
facette articulaire du ligament calcanéo-naviculaire plantaire du talus l.f.
facies articularis ligamenti calcaneonavicularis plantaris tali (TA)
facet for plantar calcaneonavicular ligament of talus
Segment moyen de la surface articulaire antérieure de la tête du talus qui s’articule avec le ligament calcanéo-naviculaire plantaire.
[A1]
Édit. 2017
faîte du ligament large l.m.
ridge of the broad ligament
Bord supérieur du ligament large occupé par la trompe de Fallope et ses vaisseaux.
[A1,O3]
Édit. 2018
fascia axillaire l.m.
fascia axillaris (TA)
axillary fascia
Ensemble des deux lames aponévrotiques qui ferment la base de l’aisselle.
L’une, fascia axillaire superficiel, est une mince lame discontinue s’étendant du bord inférieur du muscle grand pectoral au bord inférieur du muscle latissimus du dos et du muscle grand rond ; elle fait suite au fascia brachial. L’autre, fascia axillaire profond, est une lame quadrilatère unie en avant au feuillet profond du ligament suspenseur de l’aisselle et suturée en arrière au fascia du muscle latissimus du dos et du muscle grand rond, avant de s’insérer sur le bord latéral de la scapula. En dedans, ce fascia croise le fascia du muscle dentelé antérieur dont il est séparé par du tissu graisseux ; en dehors il s’unit en avant à l’aponévrose du muscle coraco-brachial et du muscle biceps brachial, et forme en arrière l’arc axillaire en regard du paquet vasculo-nerveux de l’aisselle.
[A1]
Édit. 2018
fascia clavi-pectoro-axillaire l.m.
Fascia qui s’étend de la clavicule à la base de l’aisselle en engainant successivement le muscle subclavier et le muscle petit pectoral.
Il est donc constitué de haut en bas par les deux feuillets du fascia du muscle subclavier, par le fascia clavi-pectoral, par les deux feuillets du fascia du muscle petit pectoral et par le ligament suspenseur de l’aisselle.
Syn. anc. aponévrose clavi-coraco-axillaire
[A1]
Édit. 2018
fascia endopelvien l.m.
fascia pelvis parietalis, fascia endopelvina (TA)
parietal pelvic fascia, endopelvic fascia
Fascia qui ferme l’excavation pelvienne en bas et latéralement et la sépare du périnée.
Il est constitué par le fascia supérieur des muscles élévateur de l’anus et ischio-coccygien, par le fascia du muscle piriforme et par la partie supérieure du fascia du muscle obturateur interne. Il recouvre les parties molles de la paroi de l’excavation pelvienne : les muscles, le plexus sacré, le plexus honteux et le plexus coccygien. Sa face supérieure est séparée du péritoine par la fosse ischio-rectale où cheminent l’uretère, le conduit déférent et les vaisseaux et nerfs des viscères pelviens. Le fascia endopelvien comporte trois épaississements qui rayonnent à partir de l’épine ischiatique : la bandelette ischiatique en haut, l’arc tendineux du fascia endopelvien en avant et un renforcement postérieur qui n’est autre que la face profonde du ligament sacro-épineux, entre les fascias de recouvrement du muscle ischio-coccygien et du muscle élévateur de l’anus.
Syn. anc. aponévrose pelvienne supérieure, aponévrose périnéale profonde, aponévrose périnéale supérieure, aponévrose profonde du périnée.
[A1]
Édit. 2018
fascia lata l.m.
fascia lata (TA)
fascia lata
1-Gaine faciale superficielle de la cuisse, très épaisse dans sa partie latérale où elle constitue le fascia lata proprement dit (2-).
Elle engaine le muscle sartorius et, par ses deux feuillets dédoublés constitue le canal fémoral ; la partie médiale de la paroi antérieure de ce canal forme le fascia cribriformis. En haut et en avant le fascia lata (fascia superficiel de la cuisse) se fixe au ligament inguinal ; en arrière et en dehors il se continue avec l’aponévrose glutéale, et en bas, autour du genou, avec le fascia crural, sauf au niveau de la patella sur laquelle il s’attache. En profondeur il est relié au fémur par le septum intermusculaire fémoral latéral et le septum intermusculaire fémoral médial.
2-Portion très épaissie du fascia lata (1-) qui constitue le fascia lata proprement dit.
Elle enveloppe la face latérale de la cuisse et fait suite au muscle tenseur du fascia lata en avant et au tractus ilio-tibial en arrière. Elle se fixe en bas sur le condyle externe du tibia ; par certaines de ses fibres elle s’unit en arrière au septum intermusculaire fémoral latéral ; elle envoie des faisceaux antérieurs sur le bord latéral de la patella, le surtout fibreux prépatellaire et le fascia lata (1-) dans la région juxta-patellaire médiale.
Syn. anc. aponévrose fémorale, aponévrose crurale (impropre)
[A1]
Édit. 2018
fascia ombilical de Richet l.m.
fascia umbilicalis (TA)
umbilical fascia
Épaississement du fascia extra-péritonéal au-dessus et en arrière de l’anneau ombilical et des vaisseaux ombilicaux ou du ligament rond du foie.
Cette lame de fibres transversales se confond latéralement avec la gaine du muscle droit de l’abdomen ; son bord supérieur situé à 3 ou 4 centimètres au-dessus de l’ombilic se perd dans le fascia sous-péritonéal ; son bord inférieur recouvre complètement ou non l’orifice de l’anneau ombilical ; dans cette dernière disposition il existe, en regard de la partie découverte de l’anneau et en dehors du repli de la veine ombilicale, une dépression qui peut être l’amorce d’une hernie ombilicale. Ce fascia ne doit pas être confondu avec le fascia ombilico-prévésical.
D. Richet, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1816-1891)
[A1]
Édit. 2018
fascia pénis l.m.
fascia penis (TA)
fascia of penis
Enveloppe fibro-élastique qui engaine les corps caverneux et le corps spongieux, et recouvre les vaisseaux profonds et les nerfs dorsaux de la verge.
Elle se confond en avant avec l’albuginée des corps caverneux et du corps spongieux, en arrière avec le fascia superficiel du périnée et avec le ligament suspenseur du pénis, en bas avec la tunique fibreuse superficielle du scrotum.
G. Buck, chirurgien américain (1848)
Syn. anc. enveloppe élastique de la verge, enveloppe fibro-élastique de la verge, fascia de Buck
Édit. 2018
fascia supra-épineux l.m.
fascia supraspinata (TA)
supraspinous fascia
Fascia qui recouvre le muscle supra-épineux.
Epais en dedans où il donne insertion aux fibres superficielles du muscle, il s’unit en dehors à la séreuse sous-deltoïdienne et au ligament coraco-acromial.
Syn. anc. aponévrose du sus-épineux
[A1]
Édit. 2018
fenêtre du vestibule l.f.
fenestra vestibuli (TA)
oval window
Orifice en gueule de four de la paroi labyrinthique de la cavité tympanique situé au-dessus et en arrière du promontoire.
Il mesure 3 à 4 millimètres de long sur 1,5 millimètre de haut. Il communique avec le vestibule de l’oreille interne. Il est fermé par la base du stapès et le ligament annulaire qui l’unit au bord de l’orifice.
Syn. anc. fenêtre ovale
[P1]
Édit. 2018
fibrilline n.f.
fibrillin
Glycoprotéine de masse moléculaire 350 kDa, principal composant des microfibrilles extracellulaires de nombreux tissus de soutien, tels que la peau, les parois vasculaires, le cartilage, le ligament suspenseur du cristallin, les parois alvéolaires.
Cette protéine a la propriété de pouvoir se polymériser. Une mutation du gène correspondant, appelé FBN1, a été reconnue responsable d'un syndrome de Marfan.
A. B. Marfan, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1896)
[A2,C1]
Édit. 2018