bloc de conduction l.m.
conduction block
Défaut de propagation d'un potentiel d'action à un endroit localisé sur le trajet du nerf.
Réduction de l'amplitude ou de la surface du potentiel évoqué d'au moins 30% après stimulation proximale par rapport à la stimulation distale, à condition qu'il n'y ait pas de dispersion trop importante de la réponse : l'élargissement de celle-ci doit être inférieur à 15%. En pratique électromyographique, les blocs de conduction sont recherchés au niveau des fibres motrices. Ils sont caractéristiques des lésions démyélinisantes focales.
Par stimulation "haute" au-dessus de la lésion, l'amplitude et surtout la surface sont réduites par rapport à la stimulation "basse" au-dessous de la lésion. En cas d'absence de potentiel d'action global du muscle (PAM) par stimulation haute, on a un bloc de conduction dit complet. Le bloc complet est accompagné cliniquement par une paralysie du muscle où un PAM normal est recueilli par stimulation basse.
Certains processus démyélinisants segmentaires comportent des blocs de conduction multiples, soit moteurs purs, soit sensitivomoteurs, d'évolution prolongée. Il s'agit de formes cliniques de polyradiculonévrites démyélinisantes chroniques.
→ blocs de conduction (neuropathie focale avec), Uthoff (phénomène d')
Édit. 2017
bord antérieur de l'ulna l.m.
margo anterior ulnae (TA)
anterior border of ulna
Il sépare la face antérieure de la face médiale de l’os.
Mousse, il donne insertion en haut au muscle fléchisseur profond des doigts et en bas au muscle carré pronateur.
Édit. 2017
bord latéral de l'humérus l.m.
margo lateralis humeri (TA)
lateral margin of humerus
Situé à l’aplomb de la face latérale du grand tubercule de l’humérus, le bord latéral de l’humérus, effacé à sa partie haute, interrompu à sa partie moyenne par le sillon du nerf radial, devient saillant au-dessous de ce sillon.
Il donne insertion à ce niveau à la membrane intermusculaire latérale, au muscle brachio-radial et au muscle long extenseur radial du carpe.
Syn. anc. bord externe de l’humérus
Édit. 2017
bord médial de la scapula l.m.
margo medialis scapulae (TA)
medial border of scapula
Bord qui sépare en dedans les faces antérieure et postérieure de la scapula.
Il dessine un angle très ouvert en dehors dont le sommet répond à l’extrémité médiale l’épine
de la scapula. Le muscle petit rhomboïde s’insère au-dessus de l’épine, le muscle grand
rhomboïde au-dessous.
Syn. anc. bord spinal de l’omoplate
Édit. 2017
bourse du muscle coraco-brachial l.f.
bursa musculi coracobrachialis (TA)
coracobrachial bursa
Bourse synoviale inconstante située entre le tendon d’origine du muscle coracobrachial et le muscle subscapulaire.
Syn. anc. bourse séreuse du muscle coraco-biceps
Édit. 2017
bourse du muscle semi-membraneux l.f.
bursa musculi semimembranosi (TA)
semimembranosus bursa
Bourse séreuse située entre le muscle semi-membraneux d’une part, et le tendon d’origine du muscle gastrocnémien médial et l’articulation du genou d’autre part.
Syn. anc. bourse séreuse du demi-membraneux
Édit. 2017
bourses trochantériques du muscle moyen glutéal l.f.p.
bursae trochantericae musculi glutei medii (TA)
trochanteric bursae of gluteus medius
Bourses séreuses qui séparent le tendon terminal du muscle moyen glutéal du muscle petit glutéal et du bord supérieur du grand trochanter sur lequel il se réfléchit.
Syn. bourses séreuses trochantériennes du muscle moyen fessier
Édit. 2017
bourse subtendineuse du muscle obturateur interne l.f.
bursa subtendinea musculi obturatorii interni (TA)
subtendinous bursa of obturator internus
Bourse séreuse située au point de réflexion du tendon du muscle obturateur interne sur la petite échancrure sciatique.
Il peut également s’en développer une entre la terminaison du tendon du muscle et le fémur au niveau de son insertion.
Syn. anc. bourse séreuse du muscle obturateur interne
Édit. 2017
canal du tube auditif l.m.
semicanalis tubae auditivae, semicanalis tubae auditoriae (TA)
canal for auditory tube
Canal osseux creusé dans la partie antérieure de la portion pétreuse de l’os temporal, au-dessous du canal du muscle tenseur du tympan et au-dessus et en dehors du canal carotidien.
Son orifice antérieur s’ouvre sur la face exocrânienne antérieure de la portion pétreuse de l’os temporal, dans l’angle formé par la partie squameuse et la partie pétreuse de l’os temporal. Son orifice postérieur s’ouvre sur la paroi antérieure de la caisse du tympan, au-dessous de la saillie du canal du muscle tenseur du tympan. Il représente le segment postérieur osseux de la trompe auditive.
Syn. anc. canal osseux de la trompe d’Eustache, canal tubaire
[A1,P1]
Édit. 2015
chef court du muscle biceps fémoral l.m.
caput breve musculi bicipitis femoris (TA)
short head of biceps femoris
Courte portion du muscle biceps femoral qui s’insère sur la partie distale de l’interstice de la ligne âpre.
Il fusionne à son extrémité distale avec le chef long du muscle biceps fémoral et se fixe par un tendon commun sur la tête du la fibula, le condyle latéral du tibia et le fascia crural.
[A1]
chef latéral du muscle gastrocnémien l.m.
caput laterale musculi gastronemii (TA)
lateral head of gastrocnemius
Corps musculaire latéral du muscle gastrocnémien.
Il se détache de la partie postéro-latérale du condyle latéral du fémur, de la tubérosité supracondylienne latérale et de la face postérieure de la capsule de l’articulation du genou dans sa partie latérale (coque condylienne externe). Avec le chef médial du muscle gastrocnémien il se porte sur la face postérieure d’une aponévrose qui, elle-même, fusionne avec l’aponévrose du soléaire pour former le tendon calcanéen.
Syn. anc. muscle jumeau externe
[A1]
chef long du muscle biceps brachial l.m.
caput longum musculi bicipitis brachii (TA)
long head of biceps brachii
Corps musculaire du muscle biceps brachial qui s’insère sur l’angle latéral de la scapula, au-dessus de la glène.
A son extrémité distale il fusionne avec le chef court du muscle et se termine par un tendon commun sur la tubérosité du radius.
[A1]
chef médial du muscle gastrocnémien l.m.
caput mediale musculi gastrocnemii (TA)
medial head of gastrocnemius
Corps musculaire médial du muscle gastrocnémien.
Il se détache de la partie postéro-médiale du condyle médial du fémur, de la tubérosité supra-condylienne médiale et de la face postérieure de la capsule de l’articulation du genou dans sa partie médiale (coque condylienne interne). Avec le chef latéral du muscle gastrocnémien il se porte sur la face postérieure d’une aponévrose qui, elle-même, fusionne avec l’aponévrose du soléaire pour former le tendon calcanéen.
Syn. anc. muscle jumeau interne
[A1]
chef oblique du muscle adducteur du pouce l.m.
caput obliquum musculi adductoris pollicis (TA)
oblique head of adductor pollicis
Faisceau carpien du muscle adducteur du pouce qui s’insère sur les faces antérieures du trapézoïde et du capitatum.
Il converge vers un tendon commun avec le chef transverse du muscle et se termine sur le tubercule médial de l’extrémité proximale de la phalange proximale du pouce et sur l’os sésamoïde médial.
Syn. anc. muscle adducteur oblique du pouce
[A1]
chef réfléchi du muscle droit de la cuisse l.m.
caput reflexum musculi rectus femoris (TA)
reflected caput of rectus femoris
Faisceau musculaire né d’un tendon inséré sur la partie moyenne du sillon supra-acétabulaire.
Il fusionne avec le chef direct du muscle et participe à la constitution du muscle quadriceps fémoral.
[A1]
chef ulnaire du muscle fléchisseur ulnaire du carpe l.m.
caput ulnare musculi flexoris carpi ulnaris (TA)
ulnar head of flexor carpi ulnaris
Faisceau musculaire d’origine du muscle fléchisseur ulnaire du carpe qui s’insère sur le bord interne de l’olécrâne, sur la face médiale du processus coronoïde et sur les deux tiers du bord postérieur de l’ulna.
Il se termine, avec le chef huméral, sur le pisiforme, sur les ligaments piso-hamatum et piso-métacarpien ainsi que sur le rétinaculum des fléchisseurs.
chef ulnaire du muscle ulnaire médial
Syn. anc. chef cubital du muscle cubital antérieur, chef cubital du muscle cubital interne,
[A1]
chiasma tendineux des doigts de la main l.m.
chiasma tendinum digitorum manus (TA)
tendinous chiasm of fingers of hand
Entrecroisement des deux bandelettes tendineuses terminales de chacun des tendons du muscle fléchisseur superficiel des doigts au-devant de la première articulation interphalangienne correspondante et en arrière du tendon terminal homologue du muscle fléchisseur profond des doigts.
P. Camper, anatomiste, anthropologue et chirurgien néerlandais (1722-1789)
Syn. anc. chiasma tendineux de Camper
[A1]
Édit. 2015
cœur n.m.
cor (TA)
heart
Organe central moteur de la circulation, sanguine.
C’est un muscle creux, le myocarde, tapissé intérieurement par l’endocarde et recouvert extérieurement par le péricarde séreux. Il a la forme d’une pyramide triangulaire. On lui décrit trois faces : une face sternocostale, antérieure, une face diaphragmatique, inférieure, une face pulmonaire, latérale gauche et une base postérieure. Son grand axe est oblique en avant, à gauche et en bas. Le sommet est antéro-gauche. Ses quatre cavités, deux atriums et deux ventricules se groupent en un cœur droit dans lequel circule le sang veineux et un cœur gauche dans lequel circule le sang artériel. Ces deux parties du cœur sont séparées par un septum qui comporte trois portions : le septum interventriculaire, le septum interatrial et un petit segment de septum atrioventriculaire. Atriums et ventricules communiquent par les ostiums atrioventriculaires droit et gauche. Chacun muni d’une valve atrioventriculaire (mitrale à gauche, tricuspide à droite). Le cœur est un muscle doué de contractions automatiques involontaires réglées par un système autonome, le système de conduction du cœur qui est soumis à la double influence des nerfs vagues, cardio-modérateurs et de la partie sympathique du système nerveux autonome, cardio-accélératrice.
[A1]
Édit. 2015
conduit parotidien l.m.
ductus parotideus (TA)
parotid duct
Canal excréteur de la glande parotide.
Il mesure 4 cm de long et 3 mm de diamètre.
Il nait de la glande par l’union de deux racines et émerge du bord antérieur de celle-ci. Il traverse la région massétérine en passant un cm sous l’ processus zygomatique ; puis il contourne le bord antérieur du muscle masséter , passe en avant de la boule graisseuse de Bichat, enfin il traverse le muscle buccinateur. Il s’ouvre dans la cavité buccale par un orifice situé en regard du collet de la première ou deuxième molaire supérieure. Dans la rougeole, le signe de Koplik est la présence de tachse blanchatres autour de l’orifice du conduit parotidien.
N. Sténon (Steno, Stenonius ou Stensen) anatomiste et théologien danois (1638-1686)
Syn. canal parotidien, canal de Sténon
[A1, P1]
Édit. 2019
corps adipeux pararénal l.m.
corpus adiposum pararenale (TA)
paranephric fat ; pararenal fat body
Couche graisseuse qui s’étend en arrière de la loge rénale et descend jusque dans la fosse iliaque.
Elle est interposée entre le feuillet rétrorénal et l’aponévrose des muscles rétrorénaux. Abondante dans l’angle dièdre du muscle psoas iliaque et du muscle carré des lombes, elle comble la fosse lombaire en arrière, en dehors et au-dessous du rein.
D. Gerota, anatomiste et chirurgien roumain (1867-1939)
Syn. anc. graisse pararénale de Gerota
[A1]
Édit. 2015
corps utérin l.m.
uterine body
Partie supérieure de l'utérus qui se prolonge vers le bas par le col utérin.
A sa face externe, de manière symétrique, convergent les ligaments ronds, les ligaments utéro-ovariens et le conduit tubaire qui traverse l'organe pour s'ouvrir dans sa cavité. Le corps utérin est recouvert de péritoine adhérent. Il comporte trois couches musculaires donnant la forme de ce muscle creux. La face interne est tapissée par l'endomètre à muqueuse cylindrique. Avant la première grossesse, l'utérus, muscle creux, a une capacité de 2 à 3 ml. Pendant la grossesse, le corps utérin correspond à la chambre d'incubation ovulaire : sa contenance évolue, proche de 5 l au voisinage du terme, avec une épaisseur qui atteint environ 2 cm. Après la naissance et la délivrance, l'utérus commence son involution pour retrouver, six semaines après environ, ses caractéristiques anatomiques antérieures.
[A1]
Édit. 2015
courant de lésion l.m.
ischemic eletrical wave
Courant électrique produit par un muscle lésé, en raison de la différence de potentiel qui s’établit entre la partie saine et la partie altérée du muscle.
Un courant de lésion apparaît à la phase aigüe de l’infarctus du myocarde et s’inscrit sur l’électrocardiogramme par un décalage du segment ST.
[K2]
crampe musculaire l.f.
muscular cramp
Contraction involontaire intense, douloureuse et transitoire (quelques secondes à quelques minutes) d'une partie de muscle, d'un muscle ou d'un groupe musculaire, souvent précédée de fasciculations, et qui se produit à l'occasion d'une contraction volontaire en position de raccourcissement.
Sa traduction électrique consiste en potentiels d'allure normale, battant à grande fréquence (200 à 300 hertz), avec habituellement un début et une fin brusques
La physiopathologie de cette hyperexcitabilité musculaire reste mal déterminée.
En clinique, il s'agit d'une manifestation fréquente des polyneuropathies, notamment diabétiques. Elle peut se rencontrer également au cours des atteintes de la corne antérieure (sclérose latérale amyotrophique en particulier, souvent très précocement), dans le cadre d'une pathologie primitivement musculaire (plutôt dans les myopathies métaboliques : déperdition sodée, carence thiaminique),et à la période avancée des insuffisances rénales chroniques. Elle est favorisée par une ischémie musculaire. Mais dans sa majorité, elle est bénigne, sans signification pathologique.
De ces formes essentielles, sera rapprochée la rare "maladie des crampes", survenant chez des hommes adultes surmenés et qui peut durer plusieurs mois ou années (Wernicke et Wilder).
C. Wernicke, neuropsychiatre allemand (1848-1905).
Étym. all. krämpen : retrousser
[I4]
créatine phosphokinase (CPK) n.f
creatine phosphokinase
Enzyme trouvée essentiellement dans les muscles intervenant dans la mise en réserve de l’énergie par la phosphorylation de la créatine à partir de l’adénosine triphosphate (ATP) pour donner la créatine phosphate ou phosphagène, lequel, par une réaction inverse, va redonner de l’ATP par phosphorylation de l’adénosine diphosphate (ADP) en cas de besoin énergétique du muscle.
On connaît trois types de créatine phosphokinase : CPK- BB dans le cerveau, CPK-MB dans le cœur et CPK-MM dans les muscles (97 à 99% de la CPK totale). La concentration normale dans le plasma de la CPK est très faible (moins de 195 UI /L chez l'homme et moins de 170 UI /L chez la femme). Cette concentration s’élève en cas de nécrose du muscle (infarctus du myocarde où son dosage est maintenant supplanté par celui de la troponine), de traumatisme musculaire, d’exercice musculaire extrême et d’administration de statines. Il s’élève également dans de nombreuses maladies neuromusculaires : dystrophies musculaires progressives et myopathies métaboliques (glycogénoses).
crête infra-temporale de la grande aile de l'os sphénoïde l.f.
crista infratemporalis alaris majoris ossis sphenoidalis (TA)
infratemporal crest of greater wing of sphenoid
Crête rugueuse, antéro-postérieure, qui subdivise la face temporo-zygomatique de la grande aile du sphénoïde en deux parties, une supérieure, la face temporale, verticale, et une inférieure, la face infra-temporale, horizontale.
Cette crête présente à son extrémité antérieure une saillie, l’épine du sphénoïde qui donne insertion à des faisceaux du muscle temporal et du muscle ptérygoïdien latéral.
Syn. anc. crête sphéno-temporale, crête sous-temporale
→ face temporo-zygomatique, face temporale, face infra-temporale, épine du sphénoïde
[A1]
Édit. 2015