accepteur d'oxygène l.m.
oxygen acceptor
Facteur d’une réaction chimique capable de se combiner avec un ou plusieurs atomes d’oxygène au cours de cette réaction, par ex. substrats des hydroxylases.
[C1]
Édit. 2016
accès n.m.
attack, fit
1) En médecine, apparition brusque d'un phénomène morbide généralement de courte durée.
Par ex. accès de fièvre, de toux.
En psychiatrie, cet état pathologique aigu ou subaigu peut avoir tendance à la récidive.
2) Voie d'abord chirurgicale, en vue d'une intervention.
Étym. lat. accessus : arrivée, survenue
[H5,N1]
Édit. 2016
accès aux documents administratifs l.m.
access to the administrative documents
Possibilité donnée à tout citoyen de consulter certains documents administratifs d’intérêt général ou le concernant : qualité des eaux de consommation, plan d’occupation des sols, dossiers fiscaux, etc.
Les documents administratifs liés à une situation d’ordre médical (factures, relevés d’hospitalisation, etc.) ne font pas exception et peuvent être consultés par l’intéressé ; seuls les documents contenant des données et des informations proprement médicales, tels que éléments diagnostiques ou pronostiques, comptes-rendus opératoires, sont communiqués selon des règles particulières.
Étym. lat. accessus : arrivée
[E3]
Édit. 2016
accès aux informations à caractère médical l.m.
acces to medical information
Le droit de toute personne d’obtenir un accès direct à son dossier comportant des informations à caractère médical, concernant uniquement sa santé, est établi par la Loi du 4 mars 2002.
Ces informations, détenues par des professionnels et établissements de santé, sont formalisées ou ont fait l’objet d’échanges écrits entre professionnels de santé (alinéa 1 er de l’article L.1117-7 du Code de la santé publique).
Selon le Décret du 26 décembre 2016, toute personne ou structure, publique ou privée, à but lucratif ou non, peut sous certaines conditions, accéder aux données du Système national des données de santé (SNDS), après autorisation de la CNIL.
Le patient peut confier l’accès direct à ces données de santé à un médecin ou à toute personne de son choix, par exemple un avocat, disposant d’un mandat de l’intéressé. S’il s’agit d’un mineur le droit à l’accès des données est confié à la personne ayant l’autorité parentale. Dans le cas d’une tutelle, c’est le tuteur qui exerce le droit d’accès au nom de la personne. Dans le cas d’une curatelle, le patient peut avoir un accès direct aux données le concernant. Si la personne est décédée, les ayants droits peuvent avoir accès aux données, à condition que la personne décédée ne se soit pas de son vivant, opposée à cette communication, que le demandeur ait qualité d’ayant droit et que la demande soit motivée par une ou plusieurs des justifications suivantes : connaitre les causes de la mort, défendre la mémoire du défunt, faire valoir ses droits. La communication doit être faite au plus tard dans les huit jours suivant la demande et au plus tôt dans les 48 heures. Ce délai est de 2 mois, lorsque le dossier a plus de 5 ans.
Le décret d’autorisation de l’accès aux données du SNDS précise les institutions dotées « d’un accès permanent » et celles bénéficiant d’un accès ponctuel, sur autorisation de la CNIL. Le texte autorise la Caisse nationale des travailleurs salariés à contractualiser avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale) en tant que "coordinateur national d'infrastructures de recherche utilisant des données de santé". Un deuxième décret publié le 28 décembre, fixe "les modalités de demande d'autorisation de traitement de données à caractère personnel ayant pour fin la recherche, les études et les évaluations dans le domaine de la santé".
→ caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, système national des données de santé
[E3]
Édit. 2018
accès aux soins l.m.
health care accessibility
Faculté, pour une personne ou une population, de pouvoir bénéficier de services de soins : médecins, hôpitaux, etc.
L’accès aux soins peut être entravé par de nombreuses conditions : matérielles (éloignement des lieux de soins), financières (coût des soins), culturelles (ignorance des possibilités de soins offertes aux malades), etc.
Étym. lat. accessus : arrivée, accessibilité
[E3]
Édit. 2016
accès goutteux l.m.
acute gout
Apparition brutale d'une inflammation d'origine goutteuse.
L'accès goutteux typique s'installe en quelques heures au niveau de l'articulation métatarsophalangienne du gros orteil qui est tuméfié et prend une coloration pivoine. La douleur, à recrudescence nocturne, disparaît en 5 à 10 jours. L'inflammation est provoquée par la présence de cristaux d'acide urique au sein de l'articulation.
Étym. lat. accessus : arrivée
[I1]
Édit. 2016
accès hyperphagique l.m.
binge eating
Trouble du comportement qui consiste à manger une grande quantité d’aliments en très peu de temps.
[H3,R2]
Édit. 2016
accès palustre l.m.
malaria attack
Manifestation clinique la plus typique du paludisme à la période d’état, caractérisée par sa périodicité, tierce (paludisme à Plasmodium falciparum, P. vivax ou P. ovale) ou quarte (P. malariae) et par la succession de trois phases : frissons, chaleur, sueurs.
Étym. lat. accessus : arrivée
[D1]
Édit. 2020
accès pernicieux l.m.
cerebral malaria, neurological malaria
Complication gravissime, souvent mortelle, du paludisme à Plasmodium falciparum chez des sujets dépourvus de toute immunité acquise (prémunition).
Sa physiopathologie est encore imparfaitement connue. Cliniquement, il s’agit le plus souvent d’un coma d’intensité variable.
Étym. lat. accessus : arrivée
Syn. neuropaludisme, paludisme cérébral
[D1,F3,H1]
Édit. 2016
accessibilité à une sanction pénale l.f.
capacity of understanding a penal sanction
Possibilité pour un délinquant de changer de comportement social sous l'effet d'une sanction.
Question habituellement posée à l'expert psychiatre, dont la signification est controversée.
Certains y voient une façon redondante de demander si le sujet est "dément" ou non au sens de l'article 64 de l'ancien code pénal. Il semble préférable d'interpréter cette locution comme une tentative de compréhension de la valeur que la sanction peut avoir pour le délinquant : est-il susceptible de supporter une incarcération, peut-il en comprendre le sens, la sanction est-elle à même d'être efficace et de modifier le comportement ultérieur du sujet ?
Étym. lat. accessus : arrivée
[E3,H3]
Édit. 2016
accessoire n. et adj.
accessory, supplemental
1) Qui suit ou qui accompagne une chose principale.
Complément d’un élément principal destiné à aider à son fonctionnement. En médecine, accessoire de dispositif médical.
2) En anatomie désigne ce qui vient après ou avec ce qui est principal.
Ex. canal accessoire.
Étym. lat. accessorius : adjoint
→ accessoire de dispositif médical
[A1, B3]
Édit. 2016
accessoire de dispositif médical l.m.
accessory of medical device
Les accessoires et logiciels intervenant dans le fonctionnement d'un dispositif médical sont soumis aux mêmes exigences réglementaires que les dispositifs médicaux (Art. L 5211-1 du Code de la santé).
[B3,E3]
Édit. 2016
accident n.m.
accident, injury
1) En général, évènement inopiné cause de dommages matériels ou corporels d'une certaine gravité et qui fait peur.
On distingue trois phases dans la survenue d'un accident :
I - avant l'accident : accumulation des risques (probabilité des causes), dont le dernier est dit «déclenchant», sans correspondre à une cause unique ;
II - pendant l'accident : action nocive pouvant provoquer des dommages corporels ;
III - après l'accident : phase de secours et de soins des dommages corporels.
À ces trois phases correspondent trois préventions :
- primaire, pour éviter l’accident en supprimant un ou des facteurs de risque, ce qui réduit l’accumulation des risques et retarde ou évite l’accident ;
- secondaire, pour éviter les dommages lorsque l'accident se produit ;
- tertiaire, destinée à éviter les complications, avant et pendant les soins (s'il n'y a pas eu de dommages corporels cela se résume aux précautions pour éviter le sur-accident).
Les accidents peuvent être prévisibles ou imprévisibles, évitables (par la prévention primaire) ou inévitables (acceptation d'un risque normal).
Schéma montrant l'accumulation des facteurs de risque au cours de la première phase d'un accident, la constitution des dommages au cours de la deuxième phase et l'évolution ensuite.
Ce schéma, qui concerne un accident de la route, reste valable pour les accidents de toute nature (accident thérapeutique ou infectieux, notamment).
Si l'on connaît la probabilité des risques avant l'accident, par une démarche bayésienne on peut estimer la probabilité des causes qui y ont concouru, notamment celles de nature humaine (perte de vigilance due à une incapacité subite ou subtile, etc.).
Quand les dommages sont minimes ou inexistants, l'évènement n'est pas un accident, mais un incident. Si l'on a frôlé de près l'accident, c'est un incident critique.
2) En médecine, épisode morbide inattendu, survenant ou non au cours d'une maladie.
Ex. accident vasculaire cérébral.
L'évolution se fait toujours selon les 3 phases décrites, appelées classiquement incubation, crise et résolution (par convalescence ou par décès). S'il reste des dommages permanents on parle de séquelles qui peuvent entraîner une incapacité physique et un handicap social.
3) En génétique, aberration chromosomique due à une anomalie méiotique ou mitotique.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident corporel, crise, démarche bayésienne, risque (facteur de), gravité, incapacité subtile, incident, incident critique, peur, prévention, risque
[E1,G2,N1,Q1]
Édit. 2016
accident (victime d') l.f.
accident (victim of)
Avoir été victime d'un accident, entraîne un remaniement plus ou moins important de l'expérience vécue, susceptible de modifier la position subjective.
Outre d'éventuelles complications neuropsychiatriques encéphaliques, la symptomatologie psychique peut être soit en relation avec les blessures subies, s'exprimant surtout sous la forme de manifestations hystériques de conversion à point d'appel somatique (hystérie post-traumatique) ; soit liée au traumatisme psychique que l'accident a représenté pour le sujet, qu'il y ait eu ou non des lésions physiques. Ces deux aspects cliniques (le second aigu ou différé) peuvent se combiner dans des attitudes de revendication et de régression qui fixent le sujet dans son statut de victime, sans toutefois se confondre.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
[H4,G2]
Édit. 2016
accident catastrophique à effets limités l.m.
disaster accident with limited effects
Accident de cause naturelle, technique ou humaine, dont les effets matériels et corporels sont limités dans le temps comme dans l'espace.
Ils nécessitent l'intervention de moyens de secours professionnels dans le cadre d'un plan d'intervention particulier, appelé « plan rouge », en France.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
Édit. 2016
accident chez l'enfant l.m.
children's accident
Cause la plus fréquente de morbidité et de mortalité chez l'enfant à partir de l'âge d'un an, avec un maximum à l'adolescence : en France le quart des accidents concerne des mineurs.
Les principales causes d'accident chez l'enfant sont les intoxications, les traumatismes (défenestrations, accident du trafic, brulures) et les noyades. De nombreux facteurs favorisent l'accident : l'enfant n'a pas terminé la maturation de ses fonctions sensorielles, il n'a pas conscience du danger.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
[G2,O1,O2]
Édit. 2016
accident chromosomique l.m.
chromosome damage, chromosome aberration
Evénement modifiant la structure d'un ou plusieurs chromosomes d'une garniture chromosomique, ou leur nombre.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
[Q1]
Édit. 2016
accident corporel l.m.
corporeal accident, corporal accident
Accident causant des dommages au corps humain.
Causé en général par un traumatisme entrainant des atteintes anatomiques ou fonctionnelles, il peut laisser des séquelles, notamment des troubles psychiques retardés. En milieu civil, on décrit des accidents de la circulation, du travail, du sport, de l'école, de la maison, etc. Dans le domaine militaire, on rencontre surtout des blessures par engins de guerre ou par accidents de la circulation.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident, risque, risque (facteur de), risque «zéro», traumatisme psychique
[E1,E2,E3,G2,H3,H4,I2]
Édit. 2016
accident d'anesthésie l.m.
anaesthetic accident
Accident péri-anesthésique se produisant au cours de l’anesthésie (générale, locorégionale ou locale), de sa mise en train et de ses suites immédiates.
Il peut être imputable à l’anesthésie proprement dite, aux conditions opératoires (notamment aux pertes de sang), à l’état antérieur du patient (qui a dû être évalué lors de la consultation préopératoire) ou à une combinaison de ces trois causes donnant des risques souvent intriqués.
Si l'accident est entièrement lié à l'anesthésie il peut s'agir soit d'une défaillance humaine ou matérielle (notamment par non-respect des normes), soit d'une réaction anormale lors de l'administration d'un produit anesthésique (choc anaphylactique ou anaphylactoïde, hyperthermie maligne). La consultation anesthésique préopératoire, la normalisation de l'appareillage, le contrôle des distributions de gaz avant la mise en service et les vérifications qui doivent être faites avant toute anesthésie ont considérablement réduit le nombre des accidents.
Étym. lat. accidens : ce qui survient ; gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
→ accident, ASA (classification), certification d'un dispositif médical, contrôle de qualité des dispositifs médicaux, contrôle de qualité des soins, risque
[E3,G1]
Édit. 2017
accident d'exposition au sang l.m.
accidental blood exposure
Contact avec du sang ou un liquide biologique contaminé, lors d'une piqûre avec une aiguille, d'une coupure avec un objet tranchant ou provenant d'une plaie ou d’une muqueuse.
Il expose au risque de transmission des virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et des virus responsables des hépatites B et C (VHB, VHC). Les soignants sont particulièrement exposés. Ceux-ci peuvent aussi être contaminés par divers agents pathogènes, à l'occasion de blessures accidentelles, lors de soins prodigués à des patients présentant une infection transmissible par contact direct. Les principales mesures à respecter pour éviter de tels accidents ont fait l'objet de plusieurs circulaires de la Direction générale de la santé et de la Direction des hôpitaux.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
[E2]
Édit. 2016
accident de la circulation l.m.
traffic accident
[G2]
Édit. 2016
accident de la route l.m.
traffic accident
Traumatismes liés à la circulation routière.
Ils entraînent surtout des blessures, des tachytraumatismes, des écrasements et, moins fréquemment, des brûlures. Ils sont en général dus aux effets de décélération lors du choc, les dommages sont d'autant plus grands que la vitesse du véhicule était plus grande avant l'accident.
La prévention primaire passe par la normalisation des véhicules, l'amélioration du réseau routier, la réglementation de la circulation, le contrôle policier (vitesse, etc.), la formation des conducteurs et la surveillance de leur hygiène (contrôle de l'alcoolémie, etc.). Le «facteur humain» est très important : les erreurs de conduite ont une grande part dans la survenue des accidents, c'est pourquoi la prévention passe par une bonne formation des conducteurs, leur surveillance et une stricte observance de l'hygiène (consommation alimentaire, boisson, respect d'un repos nécessaire, etc). Notamment les substances psychotropes (alcool, drogues, médicaments tels les benzodiazépines, etc.) sont souvent impliqués, aussi leur détection est faite par la police lors de contrôles pour excès de vitesse (éthylotest) ou par la justice (recherche des toxiques lors des autopsies). Les recherches de substances psychotropes devraient être systématiques à l'autopsie et surtout lors de l'admission des blessés à l'hôpital, malheureusement elles sont rarement effectuées.
Ces recherches devraient être systématiques à l'autopsie et surtout lors de l'admission des blessés à l'hôpital, malheureusement elles sont rarement effectuées. L’usage du téléphone au volant responsable d’un accident corporel sur 10 est interdit qu’il soit tenu à la main ou porté à l’oreille.
La prévention secondaire consiste en l'aménagement du véhicule, l'usage de la ceinture de sécurité et l'air-bag.
La prévention tertiaire passe par l'organisation des secours avec une médicalisation précoce et une meilleure organisation des services d'accueil hospitaliers.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accélération, accident, éthylotest, syndrome d'écrasement, blessé, SAMU, tachytraumatisme, urgence
[G2]
Édit. 2016
accident de mission l.m.
accident of mission
Accident survenant, au cours d’une mission professionnelle, sur le parcours aller-retour entre le domicile ou le lieu de travail et un lieu inhabituel d’activité.
Un tel accident est considéré par le règlement de la Sécurité sociale comme un accident de travail et non comme un accident de trajet.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
[E2]
Édit. 2016
accident de plongée l.m.
accident of dive
[C2,G2]
Édit. 2016
accident de trajet l.m.
accident on the way to work
Accident survenant à un travailleur pendant le trajet aller- retour entre son domicile et son lieu de travail (CSS, art. L. 411-2).
Sont considérées comme domicile la résidence principale, une résidence secondaire stable ou tout autre lieu où la personne se rend de façon habituelle pour des motifs d’ordre familial. Le trajet doit être le plus direct sauf si le détour effectué est en rapport avec un covoiturage régulier.
Est également considéré comme le lieu de travail le lieu où sont habituellement pris les repas : cantine, restaurant, sous réserve que le trajet n’ait pas été modifié pour des raisons d’ordre personnel.
L’accident de trajet ouvre les mêmes droits qu’un accident du travail.
Un recours selon le droit commun est possible contre l’auteur de l’accident, fût-il l’employeur ou un de ses préposés.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
[E2]
Édit. 2016