cinacalcet n.m.
Calcimimétique qui se fixant aux récepteurs sensible au calcium, réduisent les taux circulants de parathormone.
Il est indiqué dans le traitement des hyperparathyroïdies et en particulier celle de l’insuffisance rénale chronique traitée par hémodialyse.
→ hormone parathyroïdienne, récepteur sensible au calcium, hyperparathyroïdie, insuffisance rénale chronique
[O4,M1]
Édit. 2018
cinchonisme n.m.
Syndrome survenant lors des traitements par la quinine naturelle (extraite de l’écorce de Cinchona spp.), de quinine de synthèse ou de leurs dérivés
Ensemble de symptômes incluant acouphènes, baisse aigüe de l’acuité auditive, vertiges, céphalées, nausées, troubles de la vision risque d’anémie hémolytique compliquée parfois d’insuffisance rénale aigüe. Le mécanisme de survenue n’est pas connu.
[G3,G4]
cisplatine n.m.
cisplatin
Agent cytotoxiques, inscrit sur la liste des Médicaments essentiels de l'OMS, utilisé, en association avec d’autres composés antinéoplasiques pour traiter de nombreuses tumeurs solides (testicule, ovaire, col utérin, endomètre, sphère ORL, œsophage, vessie, cancers épidermoïdes).
Son administration est réalisée par voie intraveineuse avec une hyperhydratation avant et pendant le traitement, afin de réduire le risque d’insuffisance rénale. D’autres toxicités sont dues au cisplatine : ototoxicité, troubles
hydroélectrolytiques, atteintes des trois lignées sanguines, nausées et vomissements, neuropathies, agueusie.
B. Rosenberg (1965)
Syn. cisplatinum
clairance n.f.
clearance
La clairance pour une substance est mesurée par le rapport entre le débit urinaire de cette substance par minute à sa concentration dans le plasma sanguin.
Cette mesure est utilisée pour explorer la fonction rénale : normalement pour une substance qui n'est ni réabsorbée, ni excrétée par les tubes, elle est égale au volume de l'ultrafiltrat par minute, soit environ 120 mL. Pour l'urée qui subit une réabsorption passive elle est normalement comprise entre 75 et 80.
On parle aussi de clairance intestinale, de clairance hépatique ou autres, lorsqu'on mesure l’épuration d'une substance plasmatique par d'autres organes que le rein.
La clairance plasmatique totale est un paramètre pharmacocinétique qui mesure l'élimination d'un médicament ou d'une autre substance par l'organisme.
D. W. Cockcroft et M. H. Gault, médecins canadiens (1976)
Étym. angl. clearance : évacuation, passage, du vieux fr. cler (clair), du lat. clarus : clair (qualificatif appliqué d'abord au son)
→ pharmacocinétique, créatinine (clairance de la), MDRD, Cockcroft et Gault (clairance de), cystacine
[M1,C2]
clairance de la créatinine l.f.
Méthode courante d'exploration de la fonction rénale.
La créatinine endogène, produit du métabolisme musculaire étant éliminée par les reins par un processus quasi exclusif de filtration, la détermination de sa clairance, est un procédé courant, cliniquement utile, de mesure du taux de filtration glomérulaire.
Sa valeur normale chez un sujet adulte de moins de 40 ans est d’environ 120 mL/min/1,73 m2. Elle diminue d’environ 1mL/min/1,73m2par année au-delà de 40 ans. Elle est augmentée de 30 à 50 % au cours de la grossesse. Elle est basse chez l’enfant à la naissance et augmente progressivement pour atteindre le niveau de l’adulte vers 2 à 3 ans
La clairance de la créatinine peut être calculée à partir des concentrations mesurées de créatinine dans le plasma, dans l’urine des 24 h et du débit urinaire selon la formule : UV/P dans laquelle V est le volume des urines, U la concentration de la créatinine dans les urines exprimée en unités identiques à P concentration de la créatinine dans le plasma. Actuellement, elle fait l’objet d’estimations rapides calculées à partir d’un prélèvement sanguin par l’utilisation de formules de Cockcroft et Gault ou CKD-EPI (Chronic Kideney Disease Epidemiology Collaboration Equation) et surtout du MDRD (Modification of Diet in Renal Diseases).
→ inuline (clairance de l'), DFG, Cockroft et Gault (formule), MDRD
[C2,M1]
clairance de l'eau libre l.f.
free water clearance
Pouvoir d'épuration rénale de l'eau libre qui correspond à la différence entre le débit urinaire et la clairance osmolaire.
Elle peut être positive ou négative.
→ eau liée
[C2,M1]
clairance osmolaire l.f.
osmolar clearance
Pouvoir d'épuration rénale des substances osmotiquement actives obtenues en divisant l'excrétion urinaire osmolaire par minute (U osm x V) par la concentration osmolaire du plasma P.
[C2,M1]
clairance urinaire l.f.
urinary clearance
Volume virtuel de plasma totalement débarrassé d'une substance donnée par unité de temps par excrétion dans l'urine.
Est à distinguer de la clairance rénale qui inclut l'excrétion dans l'urine et le catabolisme par le tissu rénal.
La clairance urinaire d'une substance est calculée en divisant son débit urinaire par sa concentration plasmatique. Elle s'exprime habituellement en ml/min. Les clairances urinaires sont rapportées à la surface corporelle comme la plupart des débits, la surface corporelle de référence étant égale à 1,73 m2. La clairance d'une substance filtrée mais ni sécrétée, ni réabsorbée, mesure le débit de filtration glomérulaire. L'inuline est la substance de référence remplissant ces conditions. La comparaison de la clairance d'une substance donnée à celle de l'inuline permet de savoir si cette substance est réabsorbée ou sécrétée. Si la clairance est supérieure à celle de l'inuline, la substance est à la fois filtrée et sécrétée. Si la clairance est inférieure à celle de l'inuline, la substance est réabsorbée dans le tubule rénal.
[C2,M1]
clichés minutés précoces l.m.p.
early excretory urography
Technique d'urographie intraveineuse qui consiste à prendre un cliché toutes les minutes jusqu'à la 5e minute, après le début d'une injection rapide de produit de contraste.
Son but est de rechercher un retard unilatéral et passager de sécrétion, pouvant traduire une sténose de l'artère rénale correspondante. L'hypertension artérielle, surtout du sujet jeune, représentait l'indication de cette méthode aujourd'hui abandonnée au profit de l'échographie doppler ou de l'angiographie numérisée.
[B2,M3]
collagénose perforante réactionnelle l.f.
reactive perforating collagenosis
Dermatose caractérisée par une éruption posttraumatique de papules disposées de façon serpigineuse, dont l'histologie montre un phénomène d'élimination trans-épidermique de tissu collagène dégénéré.
Elle peut être familiale ou associée à une dystrophie élastique, à un syndrome de Down ou à une insuffisance rénale chronique traitée par dialyse. Décrite par Mehregan (1967), elle est très proche du collagénome perforant verruciforme de Laugier et Woringer.
J. L. H. Down, médecin britannique (1866) ; A. H. Mehregan, dermatologue américain (1967) ; P. Laugier, F. Woringer, dermatologues français (1963)
→ collagénome perforant verruciforme
[J1]
colobome de la papille l.m.
coloboma of the disk, morning glory syndrom
Cavité congénitale touchant l'aire papillaire et apparaissant sous forme d'une fente d'une fissure du nerf optique ou d'une cavité intrapapillaire.
Trois aspects sont possibles :
1. le colobome papillaire partiel sur le bord de la papille en général en inférieur, accompagné d'anomalies choriorétiniennes proches et d'un déficit campimétrique ;
2. le colobome papillochoroïdien beaucoup plus étendu, englobant toute la papille et une portion de la rétine dans la région de la fente fœtale ;
3. le syndrome de Morning Glory le plus souvent unilatéral, recouvert d'un tissu blanchâtre et entouré d'un staphylome scléral péripapillaire.
Cette malformation est secondaire à un trouble de la maturation du mésenchyme juxtapapillaire, entraînant une mauvaise fermeture de la fente fœtale lors de l’embryogénèse. Elle est isolée, unilatérale et s'accompagne d'une amblyopie profonde irréversible. Ses étiologies sont multiples :
- hérédité le plus souvent dominante (forme isolée ou associée, voir colobome du nerf optique et maladie rénale et syndrome d'Aicardi-Thieffry),
- fœtopathie (rubéole ou toxoplasmose),
- aberration chromosomique (trisomie 13, 18 ou délétion du 4).
J. Aicardi et S. Thieffry, membre de l'Académie de médecine, pédiatres français (1969)
Syn. colobome du nerf optique, colobome de la tête du nerf optique
[Q2,P2]
colobome du nerf optique avec affection rénale l.m.
coloboma of optic nerve with renal disease
Association d'une malformation papillaire, soit de type "Morning Glory ", soit véritable colobome du nerf optique, avec une affection rénale.
Le locus du gène est en 10q24.3-q25.1, au niveau du gène PAX2 (MIM 167409). L’affection est autosomique dominante (MIM 120330).
R. G. Weaver ophtalmologue américain (1988)
[Q2,P2]
complexes immuns et néphropathies l.m.p.
immune complexes and renal diseases
La présence de complexes immuns circulants sous forme soluble ou sous forme de précipité est à l'origine de divers types de néphropathies expérimentales et humaines, essentiellement glomérulonéphrites.
L'atteinte rénale observée au cours de la maladie sérique de von Pirquet et au cours de la néphrite du shunt illustre le mécanisme. Les dépôts d'immuns complexes dans les glomérules révélés par immunofluorescence sont souvent associés à des dépôts de complément.
C. von Pirquet, Freiherr, pédiatre autrichien (1905 et 1906)
[F3,M1]
corps adipeux pararénal l.m.
corpus adiposum pararenale (TA)
paranephric fat ; pararenal fat body
Couche graisseuse qui s’étend en arrière de la loge rénale et descend jusque dans la fosse iliaque.
Elle est interposée entre le feuillet rétrorénal et l’aponévrose des muscles rétrorénaux. Abondante dans l’angle dièdre du muscle psoas iliaque et du muscle carré des lombes, elle comble la fosse lombaire en arrière, en dehors et au-dessous du rein.
D. Gerota, anatomiste et chirurgien roumain (1867-1939)
Syn. anc. graisse pararénale de Gerota
[A1]
Édit. 2015
corps du pancréas l.m.
corpus pancreatis (TA)
body of pancreas
Partie moyenne et médiane du pancréas comprise entre l’isthme et la queue du pancréas.
Moulé sur les organes voisins il comporte trois faces : une face antéro-inférieure marquée par les empreintes duodéno-jéjunale, de l’intestin grêle et du côlon transverse ; une face antéro-supérieure en rapport avec l’estomac dont la sépare le récessus omental inférieur ; une face postérieure qui répond à droite à l’origine de l’artère mésentérique supérieure, à la veine liénale, à la partie terminale de la veine gastrique gauche et à la veine rénale gauche ; cette face postérieure est parcourue par l’artère liénale et la veine liénale accompagnées des nœuds lymphatiques de la chaîne liénale ; par l’intermédiaire du fascia d’accolement elle répond de droite à gauche aux organes rétropéritonéaux : aorte, pilier gauche du diaphragme, pédicule rénal, glande suprarénale et rein gauches.
[A1]
Édit. 2015
créatininémie n.f.
creatininemia
Concentration de créatinine dans le sang.
La concentration de créatinine peut être mesurée dans le plasma par méthodes colorimétriques ou enzymatiques. Elle est habituellement comprise entre 0,11 et 0,14 mmol/L (12 et 15 mg/L), également répartie entre le plasma et les hématies (mais les valeurs de référence dépendent de la méthodologie utilisée). Elle augmente dans les néphropathies chroniques et sa valeur permet de suivre l’évolution d’une insuffisance fonctionnelle rénale.
D. F. Cockroft et M. H. Gault, médecins canadiens (1976)
→ créatinine (clairance de la), DFG, Cockroft et Gault (formule), MDRD
[C2,M1]
créatininurie n.f.
creatininuria
Concentration de la créatinine dans les urines.
La quantité de créatinine éliminée dans l'urine dans une unité de temps, habituellement 24 h, est relativement constante pour un individu. Elle dépend de la masse musculaire du sujet et peut aller de 9 à 27 mmol/24 h. Son dosage est surtout utilisé à l’heure actuelle pour la mesure du rapport protéines/créatinine dans un échantillon d’urines, afin d’apprécier la valeur d’une micro-albuminurie lors de la recherche d’une atteinte rénale débutante en présence d’un diabète ou d’une hypertension artérielle.
→ micro-albuminurie, créatinine (clairance de la)
[C2,M1]
crise du transplant l.f.
transplant crisis
Ensemble des manifestations cliniques et biologiques caractéristiques d'un rejet aigu réversible observé après transplantation rénale.
[F3]
cristaux d'oxalate de calcium l.m.p.
crystals of calcium oxalate
Cristaux observés au cours des arthrites de l'oxalose, conséquence de l'hyperoxalurie primitive.
L'hyperoxalurie primitive est une génopathie rare de transmission autosomique récessive. L'anomalie métabolique conduit à la production et au dépôt d'oxalate de calcium dans les tissus. Apparaissant dans l'enfance, la manifestation principale est une néphrolithiase accompagnée de néphrocalcinose, évoluant vers l'insuffisance rénale rapidement fatale. Les lésions osseuses sont complexes et réalisent un mélange d'ostéose parathyroïdienne, d'ostéomalacie et d'ostéosclérose. Par ailleurs des arthrites à microcristaux d'oxalate de calcium ont également été décrites chez les hémodialysés.
→ lithiase urinaire, néphrocalcinose, insuffisance rénale
[R1,Q2]
Crome (syndrome de) l.m.
Crome’s syndrome
Association d'une petite taille d'une cataracte congénitale, de crises d'épilepsie, d'un retard mental.
Il existe également une agénésie du cervelet, un retard mental, nystagmus. Le décès est rapide à l’âge de quelques mois par nécrose rénale tubulaire et encéphalopathie.
La symptomatologie ressemble un peu au syndrome de Marinesco et au syndrome de Lowe. L’affection est autosomique récessive (MIM 218900).
L. Crome, neuropathologiste pédiatrique britannique (1963) ; C. U. Lowe, pédiatre américain (1952) ; G. Marinescu, neurologiste roumain (1931)
Syn. cataracte-néphropathie-encéphalopathie, Lowe (syndrome), Marinesco (syndrome de)
[Q2,P2,I1,H1,H4]
cutanéovasculaires (syndromes) l.m.p.
cutaneous and vascular syndromes
Expression qui regroupe les diverses malformations cutanées associées à des accidents vasculaires cérébraux ischémiques ou hémorragiques.
Le syndrome de Sturge-Weber-Krabbe ou angiomatose encéphalotrigéminée, associe à un angiome plan ou tubéreux de la face une malformation angiomateuse leptoméningée et des calcifications parenchymateuses se manifestant par des crises comitiales, des ischémies corticales et/ou des hémorragies sous-arachnoïdiennes.
Le syndrome d'Ehlers-Danlos, affection héréditaire autosomique dominante caractérisée par une anomalie de synthèse du collagène, associe une hyperlaxité articulaire, une hyperélasticité de la peau et des hémorragies sous-arachnoïdiennes par rupture d'anévrismes, ou des ischémies par dissection des artères extra- et intracrâniennes.
La maladie de Fabry, ou angiokératose corporelle diffuse, est une maladie lysosomique héréditaire liée au sexe, avec réduction de l'activité de l'enzyme α-galactosidase A. Elle associe des lésions cutanées (papules pourpres, disséminées sur le tronc et l'abdomen), oculaires, rénales et neurologiques : accidents ischémiques, secondaires à l'accumulation de glycolipides dans la couche musculaire lisse des artérioles, conduisant à leur obstruction progressive, et plus rarement hémorragiques, secondaires à l'hypertension artérielle liée à l'atteinte rénale.
Le syndrome de Grönblad-Stranberg, ou pseudoxanthome élastique, est une maladie systémique héréditaire du tissu conjonctif liée à une anomalie de la synthèse du collagène avec dépôts de mucopolysaccharides. Il est caractérisé par des lésions cutanées (papules jaunes disséminées), oculaires et neurologiques secondaires à la thrombose des artères de moyen et gros calibre, consécutive à la prolifération de la lame élastique.
Le syndrome de Rendu-Osler-Weber, ou télangiectasie héréditaire hémorragique, est une affection autosomique dominante caractérisée par des télangiectasies disséminées des muqueuses, du derme et des viscères, responsables d'hémorragies souvent occultes et de malformations multiples, dont les fistules artérioveineuses pulmonaires. Celles-ci peuvent être la cause d'embolies cérébrales paradoxales et même d'embolies gazeuses.
W. A. Sturge (1879), F. P. Weber (1904), médecins britanniques ; K. H. Krabbe, neurologiste danois (1934) ; E. L. Ehlers, dermatologiste danois (1901) ; H. A. Danlos, dermatologiste français (1908) ; J. Fabry, dermatologiste allemand (1915) ; Ester Elizabeth Grönblad, ophtalmologiste suédoise (1929) ; J. Stranberg, dermatologiste suédois (1929) ; H. Rendu, médecin français, membre de l’Académie nationale de Médecine (1896) ; W. B. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l’Académie nationale de Médecine (1901)
[Q2,J1,H1]
cystatine C n.f.
cystatin C
Protéine basique non glycosylée de masse moléculaire 13 kDa produite par toutes les cellules.
La cystatine C est totalement ultrafiltrée au niveau des glomérules rénaux et est ensuite entièrement réabsorbée au niveau des tubules proximaux.
Sa concentration sérique parait refléter directement le débit de filtration glomérulaire (DFG) et n’est influencée ni par l’âge (chez l’enfant de plus de 1 an), ni par la masse musculaire, ni par des pathologies extra-rénales. Son dosage, par techniques immuno-néphélémétriques, a donc été proposé en remplacement de celui de la créatininémie pour la détection précoce de l’insuffisance rénale chronique et le calcul du DFG.
→ débit de filtration glomérulaire, créatininémie
[C1]
cytodystrophie rénale
familial renal cytodystrophy
Néphropathie familiale très rare, se manifestant entre 20 et 30 ans par une protéinurie et des hématuries microscopiques.
Elle évolue lentement vers l’insuffisance rénale. Les cellules épithéliales des capillaires glomérulaires et celles de nombreux tubes contournées contiennent des vacuoles claires remplies d’inclusions lipidiques très denses et lamellaires.
J. Hamburger, néphrologue français, membre de l’Académie de médecine (1964)
[M1]
Davenport (diagramme de) l.m.
Davenport's diagrams
Diagramme utilisé en réanimation pour préciser la situation physiopathologique, ajuster le traitement et suivre l'équilibre entre la respiration et l'élimination rénale.
Le diagramme (redessiné par le Professeur J.P. Crance) représente l'équation d'Henderson,Hasselbalch d'équilibre acide,base du sang. Le pH est en abscisse,la concentration en bicarbonate HCO3,en ordonnée et le réseau de courbes isobares est coté en PCO2.
H. W. Davenport, physiologiste américain (1974)
→ acidose, alcalose, Henderson-Hasselbalch (équation de), isobare (courbe)
débit urinaire l.m.
urine flow rate
Volume d'urine excrété par unité de temps.
Le débit d'urine excrété par le rein correspond à la diurèse ; elle est normalement de l'ordre de 1,5 L par 24 heures et dépend à la fois de la quantité de liquide absorbée, de la valeur fonctionnelle rénale et de la sécrétion d’hormone anti-diurétique.
Le débit d'urine évacué par la vessie au cours d'une miction est de l'ordre de 300 mL en 20 secondes ; il dépend de la puissance contractile de la vessie et de la résistance à l'écoulement dans l'urèthre.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux