Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acide p-aminohippurique l.m.

p-aminohippuric acid

Acide aminé aromatique formé dans le foie ou dans le rein par la combinaison de l'acide p-aminobenzoïque et du glycocolle par une liaison amide.
Utilisé pour mesurer le flux plasmatique rénal et la masse tubulaire de néphrons fonctionnels.
L'acide p-aminohippurique présent dans le plasma est excrété dans l'urine par un double processus de filtration glomérulaire et de sécrétion tubulaire. Comme à faibles concentrations plasmatiques (20-30 mg/L), l'acide p-aminohippurique apporté par le sang artériel rénal est en quasi totalité excrété dans l'urine, sa clairance urinaire permet de mesurer le flux plasmatique rénal (600 mL/mn chez l'adulte).
La masse tubulaire de sécrétion de l'acide paraaminohippurique (Tm) indique le transport maximum de cet acide organique par le tubule rénal. Elle est voisine de 70 mg/mn et se mesure à concentrations élevées d'acide p-aminohippurique dans le plasma saturant le processus de sécrétion. Le Tm de l'acide p-aminohippurique est un index du nombre de tubules fonctionnels.

Syn. paraaminobenzoilglycine, paraaminohippurique

Sigle PAH

[C1, M1]

Édit. 2020

acide palmitoléique l.m.

palmitoleic acid

Acide 9 cis-hexadécènoïque, acide gras insaturé, présent dans les huiles de foie de poisson, dans la plupart des graisses animales et dans certaines huiles végétales : huile de coton (27%), huile d'olive (1%), beurre de karité (50%), graisses animales (1-5%), graisse de beurre (2%), huile de foie de morue (13%).
Il est liquide à la température ordinaire (F = 1°). Sa biosynthèse peut s'effectuer à partir de l'acide palmitique dans les tissus animaux.

Syn. acide lycopodique, acide zoomarique

[C1,R2]

Édit. 2017

acide pantoïque l.m.

pantoic acid

L'acide pantoïque est présent sous forme amidifiée par la bêta-alanine dans l'acide pantothénique, vitamine qui entre dans la structure du coenzyme A et de l'ACP (acyl carrier protein).

[C1,R2]

Édit. 2017

acide pantothénique l.m.

pantothenic acid

L'acide pantothénique dont on utilise le sel calcique est un facteur de croissance.
Il participe à la constitution du coenzyme A.
Présent dans le foie, les reins et de nombreux aliments. Une déficience en vitamine B5 provoque une  fatigue et un état nauséeux.

On l'a préconisé dans l'insuffisance hépatique et dans les affections du cuir chevelu ; administration par voie orale.
 

Syn. facteur antidermatitique des gallinacés (désuet), vitamine B5

[C1, G5, J1, L1]

Édit. 2020

acide para-aminobenzoïque l.m.

paraaminobenzoic acid

Syn. acide p-aminobenzoïque

Sigle s. PAB, PABA

acide p-aminobenzoïque

[C1, D1, G5, J1]

Édit. 2020

acide parinarique l.m.

parinaric acid

Acide gras polyéthylénique à 18 carbones (Δ9cis, 11, 13, 15trans-octadécatétraènoïque) possédant 4 doubles liaisons conjuguées, présent dans le Parinarium laurinum.
La fluorescence de cet acide est mise à profit dans les études sur les états et dispositions physiques des membranes cellulaires dans lesquelles on peut l'introduire artificiellement.

[A2,C1]

Édit. 2017

acide pentanedioïque l.m.

glutaric acid

Syn. acide glutarique

acide glutarique

[C1]

Édit. 2017

acide pentanoïque l.m.

pentanoic acid

Syn. acide valérianique

acide valérianique

[C1]

Édit. 2017

acide peptidonucléique l.m.

peptide nucleic acid

Molécule synthétique, hybride de protéine et d’ADN, qui peut, en se liant à une molécule d’ADN, inhiber ou activer la réplication, la transcription ou la réparation de gènes spécifiques,
ou encore bloquer la traduction de l’ARN messager en l’inactivant.

Syn. acide peptidique nucléique

ARN messager, ADN

[C1, Q1]

Édit. 2017

acide périodique n.m.

periodic acid

L'acide periodique est utilisé dans la réaction de Schiff (avec la fuschine basique décolorée par l'acide sulfureux) pour colorer en rouge fuchsia les aldéhydes de la membrane plasmique ou les acides nucléiques.
Le nom de la molécule ne provient pas du mot "période", mais de "iode" : acide per-iodique (à comparer avec acide iodique ou acide perchlorique).

Schiff acide periodique, Hotchkiss-McManus (coloration de)

[A2,C1]

Édit. 2017

acide phénique l.m.

phenic acid

Substance cristalline qui dissoute dans l'eau, possède des propriétés antiseptiques .

Syn. phénol

phénol

[C1]

Édit. 2020

acide phényllactique l.m.

phenyllactic acid

Métabolite de la phénylalanine formé par réduction de l'acide phénylpyruvique. 
On le trouve dans les urines au cours de la phénylcétonurie.

phénylcétonurie

[C1, M1, N3]

Édit. 2020

acide phénylpyruvique l.m.

phenylpyruvic acid

Métabolite de la phénylalanine qu'on trouve dans les urines de certains malades mentaux atteints de phénylcétonurie.
Il provient de la transamination de la phénylalanine, mais cette réaction ne devient quantitativement importante que lorque la phénylalanine ne peut, par suite d'un déficit enzymatique en phénylalanine-hydroxylase, se transformer en tyrosine : l'acide phénylpyruvique est alors éliminé dans les urines, où il peut être mis en évidence par la coloration verte qu'il donne avec le chlorure ferrique (test de Guthrie).

Syn. acide alpha-hydroxycinnamique, acide benzylglycoxylique

phénylcétonurie, test de Guthrie

[C1, H3, M1, N3]

Édit. 2020

acide phocénique l.m.

phocenic acid

acide valérique

[C1]

Édit. 2017

acide phosphatidique l.m.

phosphatidic acid

Phospholipide acide dont la structure (diacyl-1,2-L-glycérol-3-phosphorique) est le squelette de base de tous les glycérophospholipides.
Sa biosynthèse s'effectue à partir de glycérophosphate et d'acides gras amenés sous forme d'acylcoenzyme A. Mais il est l'objet d'un métabolisme très actif : en particulier il est hydrolysable par une phosphatidate-phosphatase qui libère un diacylglycérol, qu'une diglycéride-kinase peut rephosphoryler.

[C1]

Édit. 2017

acide phosphoénolpyruvique l.m.

phosphoenolpyruvic acid

Combinaison, riche en énergie, de l'acide phosphorique et de l'acide pyruvique sous forme énolique.
C'est un intermédiaire du métabolisme glucidique. Dans la dégradation du glucose, c'est un précurseur immédiat de l'acide pyruvique.
Il est formé par action de l'énolase, qui transforme la liaison phosphate à bas potentiel énergétique de l'acide phospho-2-glycérique en une liaison riche en énergie. Au cours de la glycogénèse, l'acide phosphoénolpyruvique peut se former à partir de l'oxaloacétate, en présence de la PEP-carboxykinase et d'inosine-triphosphate.

[C1,R1]

Édit. 2017

acide phosphogluconique l.m.

phosphogluconic acid

Ester phosphorique de l'acide gluconique ; il a été isolé des hématies  mais il est présent en petite quantité dans toute cellule .
C'est le premier métabolite qui apparaît au cours de l'oxydation du glucose-6-phosphate. Il est lui-même oxydé par une phospho-6-gluconate-déshydrogénase à NADP en ribulose-5-phosphate et gaz carbonique.

[C1]

Édit. 2017

acide phospho-2-glycérique l.m.

2-phosphoglyceric acid

Ester phosphorique formé au cours de la glycolyse, à partir de son isomère, l'acide phospho-3 glycérique, sous l'action de la phosphoglycéromutase.
Le composé naturel est l'acide D-phospho-2-glycérique, dextrogyre, de pouvoir rotatoire + 24°3. C'est le substrat de l'énolase, qui le déshydrate en acide phosphoénolpyruvique, en transformant une liaison phosphate à bas potentiel énergétique en une liaison riche (acide phosphoénolpyruvique).

[C1,R1]

Édit. 2017

acide phospho-3-glycérique l.m.

phosphoglyceric acid

Ester phosphorique de l'acide glycérique, qui figure comme terme intermédiaire de la glycolyse .
Le composé naturel est l'acide D-phospho-3-glycérique, lévogyre, de pouvoir rotatoire -14°5 ; formé par oxydation du phospho-3 glycéraldéhyde, et précurseur de l'acide pyruvique.

Syn. ester de Nilsson

[C1,R1]

Édit. 2017

acide phosphomévalonique l.m.

phosphomevalonic acid

Ester phosphorique de l'acide mévalonique, terme intermédiaire de la biogénèse des stérols et des dérivés isopréniques.
Il se forme sous l'action d'une mévalonate-kinase par transfert de l'acide phosphorique de l'ATP sur l'acide mévalonique.

[C1]

Édit. 2017

acide phosphonique l.m.

phosphonic acid

Composé oxygéné du phosphore dans lequel l'atome de phosphore est lié à un atome d'hydrogène.
Il existe des dérivés naturels de cet acide, tels que les phosphonolipides, où l'atome de phosphore est attaché directement à un atome de carbone. On a aussi synthétisé des dérivés phosphoniques comme analogues structuraux d'acides aminés ou de composés phosphoriques, destinés à la recherche ou à la thérapeutique.

[C1]

Édit. 2017

acide phosphorique l.m.

phosphoric acid

Dérivé d'oxydation du phosphore portant trois fonctions acides, de formule H3PO4.
Substance cristallisée blanche, miscible à l'eau et à l'éthanol, qu'on trouve dans le commerce en solution à plus de 85%, d'aspect incolore, inodore et de consistance sirupeuse.
Présent sous forme ionisée dans les milieux biologiques, il est surtout présent sous forme de sels calciques dans les os, et d'esters dans de nombreux composés métaboliques.
L'acide phosphorique est considéré comme un tonique et est parfois administré en solution diluée comme acidifiant urinaire. Il entre dans la composition de certaines denrées à base de fruits, comme acidulant.

Syn. acide orthophosphorique

[C1]

Édit. 2020

acide p-hydroxyphénylpyruvique l.m.

p-hydroxyphenylpyruvic acid
Acide alpha-cétonique phénolique métabolite de la dégradation de la tyrosine, formé par l'action de la tyrosine-transaminase sur cet acide aminé.
On peut trouver cet acide dans les urines en cas de carence en vitamine C.

[C1,R2]

Édit. 2017

acide physétérique l.m.

physeteric acid

Acide delta 5-tétradécénoïque, acide gras monoéthylénique présent dans certains lipides d'animaux marins, tels que la Sardine, le Dauphin ou la Baleine.

Étym. physeter : ancien nom du cachalot, du gr. phuseter : souffleur

[C1,R2]

Édit. 2017

acide phytanique l.m.

phytanic acid

Acide tétraméthyl-3,7,11,15-hexadécanoïque, acide gras ramifié, dérivé du phytol, peu abondant dans la nature.
On en a trouvé de minimes quantités dans le beurre, la graisse de Bœuf et de Mouton.
Il peut se former par oxydation du phytol (provenant surtout de la chlorophylle) dans les tissus animaux et humains. Le sérum humain normal en contient de 0,4 à 2 mg/L, soit moins de 1 pour 1 000 des acides gras totaux.
Sa présence anormale en quantité élevée (plus de 50% des acides gras) a été décelée dans les dépôts lipidiques d'une dyslipoïdose, la maladie de Refsum ou hérédopathie atactique polynévritiforme ; le sérum des sujets atteints de cette maladie en contient aussi des quantités relativement élevées (de 0,3 à 0,6 g/L).

S.B. Refsum, neurologiste norvégien (1946)

Refsum (maladie de)

[C1,C3,H1,R1,R2]

Édit. 2017

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