Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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coefficient ammoniacal de Hasselbach l.m.

Hasselbach’s ammoniacal coefficient

Rapport entre le pH et la concentration d’azote ammoniacal dans les urines.
L’azote ammoniacal diminue quand le pH est élevé.

K. Hasselbach, biochimiste danois (1916)

[C2]

Édit. 2015

coefficient de diffusion de l'oxyde de carbone l.m.

DL CO

[C2]

cœfficient de partage l.m.

partition coeffficient

Rapport des concentrations d'une substance à l'équilibre entre deux milieux.
Coefficient de partage (tissu cérébral/gaz alvéolaire) de quelques anesthésiques gazeux : Éther, 33,73 ; Halothane, 4,59 ; Méthoxyflurane, 22,1 ; Oxyde nitreux, 0,47.

[C2,G1]

cœfficient d'extraction rénale l.m.

renal extraction coefficient

Il résulte pour une substance donnée de la différence entre sa concentration dans l'artère rénale et sa concentration dans la veine rénale divisée par sa concentration dans l'artère rénale.
Le coefficient d'extraction reflète la fraction soustraite du sang circulant par les reins. Il varie entre 0 pour le glucose et 0,95 pour l'acide para-aminohippurique. Le débit plasmatique rénal est égal à la clairance urinaire d'une substance divisée par son coefficient d'extraction.

[C2,M1]

coefficient d'utilisation de l'oxygène l.m.

oxygen utilization coefficient, peripheral oxygen consumption

Rapport de la différence artérioveineuse en oxygène à la teneur du sang en O2 multipliée par 100, correspondant à la quantité d'oxygène extraite par un organe.
Normalement la différence artérioveineuse est de 0,05 mL, et la contenance de 0,19 mL d'O2 par mL de sang ce qui donne un coefficient de 26%.

[C2]

coefficient masticatoire l.m.

Chiffre estimant la fonction masticatoire grâce à une valeur numérique attribuée aux dents en opposition.
Le coefficient masticatoire est de 100 lorsque la denture est complète, il est de 0 en cas d’édentation totale. Il exprime un état anatomique et ne tient pas compte des anomalies de l’occlusion des maxillaires.

[C2,P3]

Cohen et Woods (classification de) l.f.

H.F. Woods et R. D. Cohen, médecins britanniques (1976)

acidoses lactiques (classification des)

[C2,R1]

coït n.m.

coitus, coit

Acte sexuel avec intromission.

Étym. lat. coitio : engagement, accouplement

coït interrompu, coït réservé

[C2]

coït interrompu l.m.

coitus interruptus

Technique contraceptive consistant en un retrait du pénis pour une éjaculation extravaginale.

[C2]

coït réservé l.m.

Technique masculine de rapport sexuel, consistant à prolonger le coït et à l'arrêter avant éjaculation.

[C2]

COLEC11 gene sigle angl. pour collectin subfamily member 11

Gène situé sur le locus chromosomique 2p25.3 codant pour la protéine CL-K1 qui intervient dans une série de réactions appelées la voie des lectines du complément ; celle-ci joue un rôle dans la migration cellulaire durant la vie fœtale pour former les organes et les différents systèmes.
Cette voie est particulièrement importante durant la migration des cellules des crêtes neurales qui donnent naissance à de nombreux tissus : face, crâne, glandes endocrines et une partie du système nerveux.
Plus de cinq variétés de mutation de ce gène sont responsables du syndrome oculo-palato-squelettique

Syn. 3MC2, CL-K1, CL-K1-I, CL-K1-II, CL-K1-Iia, CL-K1-IIb, CLK1, collectin K1, collectin kidney protein 1, MGC3279

oculo-palato-squelettique (syndrome)

combustion n.f.

combustion

Réaction d'oxydation entre un combustible et un comburant qui dégage de la chaleur en quantité parfois considérable.
La combustion est dite vive, si la chaleur dégagée porte à l'incandescence, sinon la combustion est dite lente.
Un combustible stable à la température ordinaire ne brûle que lorsqu'on lui fournit en un point une énergie suffisante pour atteindre la température d'ignition. En ce point la combustion apporte la chaleur supplémentaire pour amorcer la réaction au voisinage et la combustion se propage de proche en proche. Si la propagation est rapide l'explosion se produit quand une grande quantité de chaleur est libérée en peu de temps : ainsi une étincelle électrostatique apportant juste assez d'énergie dans un très petit volume peut faire exploser un mélange inflammable. En anesthésie de telles explosions peuvent produire des dommages considérables, parfois la mort du patient. La suppression de l'emploi du cyclopropane puis celle de l'éther ont considérablement réduit les risques d'explosion lors de l'emploi des mélanges anesthésiques gazeux, mais elle ne les a pas complètement supprimés car les vapeurs anesthésiques chlorées brulent dans les mélanges anesthésiques riches en O2 et N2O.

déflagration, électricité statique (protection contre l'), ignition (point d'), explosion

[C2]

compartiments liquidiens l.m.p.

fluid compartments

Secteurs topographiques de l'organisme dans lesquels se répartit l'eau qui représente en moyenne 60% du poids corporel.
On distingue le secteur intracellulaire le plus important qui correspond à environ 40% du poids du corps et le secteur extracellulaire qui se divise lui-même en secteur plasmatique et en secteur interstitiel qui représentent respectivement 5 et 15% du poids corporel.

Syn. espaces et secteurs liquidiens

[C2]

complétion n.f.

completion

Phénomène par lequel le sujet perçoit une image de façon complète même si une partie de celle-ci se projette sur un scotome.
Chez le sujet normal, la complétion est toujours observée pour la partie de l'image correspondant au scotome physiologique (point ou tache aveugle) constitué par la papille. Ce phénomène est mis en évidence en vision monoculaire en fixant un point et en recherchant la zone de disparition d'un deuxième point, situé sur l'horizontale passant par le point de fixation à environ 14° d'excentricité. Chez le sujet pathologique porteur de scotomes dans d'autres régions du champ visuel, on peut observer un phénomène de complétion qui explique que ces sujets ne s'aperçoivent pas forcément de leur déficit. Dans les cas de plus larges scotomes, il n'est pas rare d'observer que le déficit fonctionnel est plus réduit que ne le laisserait supposer l'étendue de la lésion rétinienne, ce qui n'est pas le cas des scotomes d'origine corticale. Les hypothèses les mieux admises invoquent l'extension des champs récepteurs des cellules corticales entourant la représentation corticale du scotome qui s'ajoute au phénomène physiologique observé dans le cas du scotome physiologique correspondant à la papille.

[P2,C2]

compliance pulmonaire l.f.

lung compliance

Variation du volume pulmonaire générée par une variation de la pression transpulmonaire qui apprécie la distensibilité du parenchyme pulmonaire.
Elle diminue en cas de fibrose et augmente en cas d'emphysème.
Sa valeur est d'environ 0,200 L/cm eau.

Sigle Cl

[C2,K1]

compliance rectale l.f.

rectal compliance

Paramètre mesurant la résistance à l'expansion du rectum.
Elle correspond au quotient de l'accroissement de volume en mL par l'accroissement de pression en centimètre d'eau. La compliance rectale maximale est le rapport du volume rectal maximum tolérable à la pression rectale maximale correspondante. Ce rapport varie normalement de 30 à 60 mL/kgP. Les propriétés élastiques du rectum permettent de maintenir une pression basse lors du remplissage. Cette propriété d'adaptation dépend de l'intégrité du système nerveux intrinsèque et du muscle rectal. Une diminution de la compliance rectale est un facteur pouvant aboutir à l'incontinence.

[C2,L1]

compliance spécifique l.f.

specific compliance

Compliance pulmonaire rapportée au volume pulmonaire auquel elle a été mesurée : habituellement la compliance est rapportée à la capacité résiduelle fonctionnelle.

Sigle Csp

[C2,K1]

compliance thoracique l.f.

chest wall compliance (Cw)

Variation de volume de la cage thoracique engendrée par une variation de la différence de pression entre l'atmosphère et la plèvre.
Elle reflète les propriétés de distensibilité de la cage thoracique.

[C2,K1]

compliance thoracopulmonaire l.f.

thoracic compliance

Variation de volume de l'ensemble thoracopulmonaire engendrée par une variation de la différence de pression entre l'atmosphère et l'alvéole pulmonaire.
Elle reflète la distensibilité de l'ensemble thoracopulmonaire.

Sigle CT

[C2,K1]

compliance ventriculaire l.f.

ventricular compliance

Capacité de distension d’un ventricule cardiaque, évaluée par le rapport volume/pression en fin de diastole.
Elle conditionne le volume télédiastolique et est altérée dans certaines maladies myocardiques ou endomyocardiques et dans l’insuffisance cardiaque.

[C2,K2]

compliance vésicale l.f.

bladder compliance

Propriété du muscle vésical de se laisser tendre par l'accumulation d'urine sans opposer de résistance, et donc sans augmentation notable de la pression intravésicale.
Cette qualité est essentielle pour une bonne fonction mictionnelle, mais aussi pour la protection du haut appareil urinaire, car une pression vésicale supérieure à 40 cm d'eau s'oppose à l'éjaculation de l'uretère vers la vessie. Elle dépend des propriétés visco-élastiques de la vessie et à un moindre degré de la régulation du système nerveux sympathique.

cystomanométrie

[C2,M3]

concentration-dilution urinaire l.f.

urinary concentration-dilution

Processus par lesquels les reins excrètent une urine d'osmolalité variable pour maintenir constante l'osmolalité du plasma et ainsi l'hydratation cellulaire.
Le processus de concentration de l'urine a lieu dans le tube contourné distal et le tube collecteur par réabsorption d'eau. L'urine hypotonique à la sortie de l'anse de Henle devient isotonique au plasma dans le cortex puis hypertonique dans la médullaire par équilibration avec le liquide interstitiel. La réabsorption de l'eau contenue dans le tube collecteur nécessite donc l'établissement préalable d'un gradient osmotique corticopapillaire. Les parois du tube collecteur sont rendues perméables à l'eau par l'hormone antidiurétique.
Le processus de dilution de l'urine a lieu en l'absence de gradient osmotique corticopapillaire et en l'absence d'hormone antidiurétique circulante.
L'osmolalité de l'urine varie de 50 mosm/kg à 1200 mosm/kg. Il est possible de calculer la quantité d'eau libre à ajouter ou à retrancher pour obtenir l'urine réelle diluée ou concentrée à partir d'un volume virtuel d'urine iso-osmotique au plasma. Ces valeurs sont au maximum de 5 à 6 mL/mn pour l'eau libre réabsorbée et de 12 à 13 mL/mn pour l'eau libre excrétée.

clairance de l'eau libre, clairance efficace de l'eau, épreuve de Volhard

[C2,M1]

concentration du sang en oxygène l.f.

blood oxygen content

Quantité d'oxygène présente dans le sang à la fois sous forme dissoute et sous forme combinée à l'hémoglobine.
Normalement dans le sang artériel la concentration en oxygène est de 8,9 mmol/mL (anciennement exprimée en volume soit 19 mL/100mL) Dans le sang veineux mêlé la concentration est de 6,7 mmol/L (anciennement exprimée en volume soit 14 mL/100mL).

[C2]

concentration fractionnelle l.f.

fractional concentration

fractionnelle concentration

[C2]

conditionnement n.m.

conditioning

1- En médecine : le fait de mettre un organe ou un matériel dans un état particulier pour le préparer à une opération ultérieure.
2- En pharmacie, présentation des produits pour leur mise en vente.
3- En physiologie, psychologie et pharmacologie, apprentissage d’un organisme vivant en vue d’un comportement constant : réflexe de Pavlov.
4- En psychologie, processus d’apprentissage.

Étym. bas lat. conditio : action de fonder

conditionnement d'un médicament, conditionnement classique, conditionnement opérant, réflexe de Pavlov

[N1,G5,C2,H4]

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