fimbria ovarienne l.f.
fimbria ovarica (TA)
ovarian fimbria
La plus longue et la plus large des franges muqueuses du pavillon du tube utérin.
Elle est unie au ligament tubo-ovarien et se dirige avec lui vers le pôle supérieur de l’ovaire qu’elle atteint parfois.
A. Richard, chirurgien français (1822-1872)
Étym. lat. fimbria : frange
Syn. anc. frange de Richard, frange ovarienne, frange ovarique, frange tubo-ovarienne, frange tubo-ovarique
[A1,O3]
Édit. 2018
fissure du ligament rond du foie l.f.
fissura ligamenti teretis hepatis (TA)
fissure for ligamentum teres of liver, fissure for round ligament of liver
Sillon étroit et profond visible sur la face inférieure et la face postérieure du foie.
Il est composé de deux segments situés de part et d’autre de l’extrémité gauche de la porte hépatique qu’il croise perpendiculairement : un segment antérieur, sillon de la veine ombilicale, et un segment postérieur, fissure du ligament veineux. Il constitue, sur les faces inférieure et postérieure du foie, la limite droite du lobe gauche du foie.
Étym. lat, fissura : fente, crevasse
Syn. anc. sillon antéro-postérieur gauche du foie, sillon longitudinal principal du foie, sillon longitudinal gauche du foie, sillon principal du foie, sillon du ligament rond du foie
[A1,L1]
Édit. 2018
fistule (signe de la) l.m.
fistula sign, fistula test
Vertige rotatoire, nystagmus et déviation posturale déclenchés par une variation de pression dans le conduit auditif externe.
Il traduit une communication anormale entre l’oreille moyenne et l’oreille interne.
Lorsque, lors de la compression, le nystagmus bat vers l’oreille testée, s’inversant à la décompression, il s’agit d’une fistule par érosion de la paroi du canal semi-circulaire latéral osseux par ostéite ou cholestéatome (signe de Lucae).
Lorsque le nystagmus, lors de la compression, bat vers l’oreille opposée, il s’agit d’une fistule de la fenêtre ovale d’origine traumatique, d’une hyperlaxité du ligament annulaire de l’étrier d’origine syphilitique (signe d’Hennebert) ou d’autre nature, d’une maladie de Menière.
Cette distinction classique reste assez schématique et n’est pas toujours respectée dans les faits.
C. Hennebert, otorhinolaryngologiste belge (1909) ; J. C. A. Lucae, otorhinolaryngologiste allemand (1881) ; P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)
Étym. lat. méd. fistula : tuyau
Syn. Lucae (signe de).
→ cholestéatome, Lucae (signe de), Hennebert (signe de), Menière (maladie de)
[P1]
Édit. 2018
Fontana (espace de) l.m.
Fontana's space
Interstices irréguliers entre les travées constituant le ligament pectiné oculaire ou réticulum trabéculaire de la sclère.
F. Fontana, anatomiste italien (1767)
→ réticulum trabéculaire de la sclère
[P2]
Édit. 2018
foramen costo-transversaire l.m.
foramen costotransversarium (TA)
costotransverse foramen
Orifice ostéo-fibreux délimité par les processus transverses voisins, le col de la côte correspondante, les processus articulaires et le ligament costo- transversaire supérieur.
J. Cruveilhier, médecin, anatomiste et anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1791-1874)
Étym. lat. foramen : ouverture
Syn. anc. trou de conjugaison postérieur de Cruveilhier
Réf. processus transverse, col de la côte, processus articulaire inférieur d'une vertèbre, processus articulaire supérieur d'une vertèbre, ligament costo- transversaire supérieur.
[A1]
Édit. 2018
foramen jugulaire l.m.
foramen jugularae (TA)
jugular foramen
Orifice de la base du crâne limité en avant par le bord postérieur de la partie pétreuse de l’os temporal en regard de la fosse jugulaire, en arrière par le bord latéral de la partie latérale de l’os occipital dans son segment situé en avant du processus jugulaire et échancré par l’incisure jugulaire de l’os occipital.
Cet orifice, allongé de dehors en dedans et d’arrière en avant, est subdivisé en deux parties par le processus jugulaire de la partie pétreuse de l’os temporal et le processus jugulaire de l’os occipital réunis par le ligament temporo-occipital.
Sa partie postérieure, large, lieu de confluence du sinus sigmoïde et du sinus pétreux inférieur, répond au bulbe de la veine jugulaire interne et devrait seul porter le nom de foramen jugulaire ; sa partie antérieure, plus étroite et obturée par un feuillet fibreux, est traversée d’avant en arrière par les rameaux méningés de la partie intracrânienne de l’artère vertébrale, les nerfs glosso-pharyngien, vague et accessoire, ainsi que par le sinus pétreux inférieur.
Ce foramen se prolonge en avant par la fissure pétro-occipitale.
Étym. lat. foramen : ouverture; jugulum : gorge.
Syn. anc. trou déchiré postérieur
→ nerf glosso-pharyngien, fissure pétro-occipitale, nerf vague
[A1]
Édit. 2018
foramen mandibulaire l.m.
foramen mandibulae (TA)
mandibular foramen
Orifice à la face médiale du ramus (branche) mandibulaire.
C’est le début du canal mandibulaire. Il livre passage aux vaisseaux et nerfs alvéolaires inférieurs. Il est situé sur le prolongement du rebord alvéolaire et répond à une ligne menée du tragus à l’angle antéro-inférieur du muscle masséter. Il est limité en avant par une saillie triangulaire aigue, la lingula de la mandibule (ancienne épine de Spix) sur laquelle s’insère le ligament sphéno-maxillaire et en arrière une saillie plus petite l’antilingula.
Syn. anc. trou dentaire inférieur
→ canal mandibulaire, antilingula, épine de Spix
[A1]
Édit. 2018
foramen omental l.m.
foramen omentale, foramen epiploicum (TA)
omental foramen, epiploic foramen
Entrée dans le vestibule de la bourse omentale, derrière le ligament hépato-duodénal.
Il est situé entre la veine cave inférieure en arrière recouverte du péritoine pariétal postérieur, le pédicule portal en avant et en haut par le lobe caudé du foie.
J. B. Winslow, anatomiste et chirurgien danois (1669-1760) ; J.G.Duverney, anatomiste français (1648-1730)
Étym. lat. foramen : ouverture; omentum : membrane graisseuse qui entoure les intestins
Syn. anc. hiatus de Winslow, foramen de Duverney
[A1]
Édit. 2018
fosse de l'acétabulum l.f.
fossa acetabuli (TA)
acetabular fossa
Portion centrale, quadrilatère, déprimée et rugueuse, non articulaire de l’acétabulum.
Elle se continue en bas par l’incisure de l’acétabulum. Elle est comblée par le coussinet adipeux de l’acétabulum et par le ligament de la tête fémorale dont quelques grêles faisceaux traversent le coussinet pour se fixer dans la fosse.
Syn. anc. arrière-fond de la cavité cotyloïde
[A1]
Édit. 2018
fosse de l'acétabulum l.f.
fossa acetabuli (TA)
acetabular fossa
Portion centrale, quadrilatère, déprimée et rugueuse, non articulaire de l’acétabulum.
Elle se continue en bas par l’incisure de l’acétabulum. Elle est comblée par le coussinet adipeux de l’acétabulum et par le ligament de la tête fémorale dont quelques grêles faisceaux traversent le coussinet pour se fixer dans la fosse.
Syn. anc. arrière-fond de la cavité cotyloïde
[A1]
Édit. 2018
fosse de la malléole latérale l.f.
fossa malleoli lateralis (TA)
malleolar fossa
Fossette à la face interne de la malléole externe, située en arrière et au-dessous de la facette articulaire.
Elle donne insertion au ligament talo-fibulaire postérieur.
[A1]
Édit. 2018
fosse de l'incus l.f.
fossa incudis (TA)
fossa of incus
Petite dépression de la paroi mastoïdienne du cavum tympanique, au niveau de l’aditus ad antrum.
Elle donne insertion au ligament postérieur de l’incus.
[A1]
Édit. 2018
fosse ovarienne l.f.
fossa ovarica (TA)
ovarian fossa
Dépression du péritoine de la paroi latérale de la cavité pelvienne due aux reliefs que forment le ligament large en bas et en avant, les vaisseaux iliaques externes en haut, les vaisseaux iliaque internes et l’uretère en arrière.
Chez la nullipare, l’ovaire repose dans cette fosse par sa face externe.
Syn. fossette tubo-ovarienne
[A1]
Édit. 2018
fosse paravésicale l.f.
fossa paravesicalis (TA)
paravesical fossa
Dépression de la cavité péritonéale située de chaque côté de la vessie.
Elle est limitée médialement par le bord latéral de la vessie, latéralement chez l’homme par le conduit déférent et chez la femme par le détroit supérieur et en arrière par le ligament rond.
Syn. cul-de-sac latéro-vésical, région paravésicale
[A1]
Édit. 2018
fosse supravésicale l.f.
fossa supravesicalis (TA)
supravesical fossa
Dépression du péritoine au-dessus et en avant de la vessie entre les plis ombilicaux médian (ligament de l’ouraque) et médiaux (vestiges des artères ombilicales).
Syn. anc. fossette inguinale interne
[A1]
Édit. 2018
fossette de la tête du fémur l.f.
fovea capitis femoris (TA)
fovea for ligament of head of femur
Petite depression ovalaire située au-dessous et en rrière du sommet de la tête fémorale.
Perforée d’orifices vasculaire, elle donne insertion dans sa partie antérieure au ligament de la tête du fémur de l’articulation coxo-fémorale.
Syn. anc. fossette du ligament rond
[A1]
Édit. 2018
fossette ovarienne l.f.
fossa ovarica (TA)
ovarian fossa
Dépression de la paroi latérale de la cavité pelvienne due aux reliefs que forment le ligament large de l’utérus en bas et en avant, les vaisseaux iliaques externes en haut et les vaisseaux iliaques internes et l’uretère en arrière.
Chez la nullipare, l’ovaire repose dans cette fossette par sa face latérale.
Syn. anc. fossette tubo-ovarienne
[A1]
Édit. 2018
frange tubaire l.f.
tubar fimbrium
Languette muqueuse généralement multiple festonnant l’extrémité distale de la trompe utérine : les franges au nombre de 10 à 15, qui ont une longueur de 10 à 15 mm environ.
Il en est une plus longue que les autres, de 20 à 30 mm de longueur, qui, insérée au ligament infundibulo-ovarique, se porte vers le pôle supérieur de l'ovaire : c'est la frange ovarique de Richard.
→ fimbria
frein anatomochirurgical supérieur du pubis l.m.
superior pubic ligament
Bandelette fibreuse assez épaisse tendue transversalement au-dessus de l'interligne articulaire d'un pubis à l'autre, qui se confond sur la ligne médiane avec la terminaison de la ligne blanche abdominale.
Il constitue, avec la partie supérieure du ligament antérieur, après symphysiotomie de Zárate, le frein anatomochirurgical supérieur car il limite l'écartement du pubis.
E. Zárate, gynécologue obstétricien argentin (1955)
Syn. lat. frenum : frein
[A1]
Édit. 2019
ganglions cardiaques l.m.p.
ganglia cardiaca (TA)
cardiac ganglia
Eléments nerveux ganglionnés situés à l’union des plexus cardiaques antérieur et postérieur, dans l’espace limité en haut par le segment horizontal de la crosse aortique, en bas par l’artère pulmonaire et en dedans par le ligament artériel.
Ces éléments sont souvent rassemblés en un gros ganglion, le ganglion de Wrisberg.
H. Wrisberg, anatomiste et gynécologue allemand (1739-1808)
gonarthrose n.f.
knee osteoarthritis
Arthrose localisée au genou.
Ce terme recouvre l'arthrose fémorotibiale aussi bien que fémoropatellaire.
De même que les articulations digitales, le genou est une des localisations les plus fréquentes de l’arthrose, avec une prédominance féminine après 45 ans. L’obésité est un facteur favorisant et aggravant de première importance.
La gonarthrose associe des lésions destructrices du cartilage à des reconstructions osseuses périphériques caractéristiques : les ostéophytes. Au cours de l’évolution toutes les structures anatomiques peuvent être touchées, notamment l’os sous-chondral et la synoviale.
L’ensemble de l’articulation peut être atteint mais, au moins au début, l’atteinte est limitée à l’espace fémoro-patellaire ou à l’espace fémoro-tibial. Dans ce dernier cas, la localisation la plus fréquente est celle du compartiment interne, aboutissant à la déformation en genu varum (jambes de cavalier), alors que l’atteinte isolée du compartiment externe, avec genu valgum, qui forme un angle ouvert vers l’extérieur, est plus rare.
Tandis que le chondrocyte, cellule du cartilage, a pour fonction essentielle la synthèse du tissu de soutien et donc de compenser l’usure physiologique et de réparer les lésions débutantes du cartilage, la libération locale de cytokines pro-inflammatoires active les métalloprotéases responsables des lésions destructrices.
Sur un terrain génétique prédisposé, certains facteurs sont déclenchants et aggravants : outre l’obésité interviennent en particulier les anomalies de la statique du genou, l’instabilité par rupture d’un ligament croisé ou les ruptures méniscales.
La gonarthrose peut aussi apparaître dans les suites d’un rhumatisme inflammatoire stabilisé. Elle peut coexister avec des pathologies microcristallines, goutte ou chondrocalcinose, cette dernière favorisant une évolution à tendance destructrice. Plus rarement, elle est secondaire à une maladie métabolique, telle l’hémochromatose.
→ chondrocyte, ostéophyte, synoviale, goutte, chondrocalcinose
grossesse extra-utérine l.f.
ectopic pregnancy
Grossesse dans laquelle l'œuf fécondé s'implante en dehors de la cavité utérine.
Sa fréquence est de 1 pour 200 grossesses intra-utérines. Elle siège le plus souvent dans la trompe et plus rarement sur l'ovaire, exceptionnellement dans la cavité abdominale ou dans le ligament large.
grossesse intraligamentaire l.f.
intraligamentous pregnancy, ectopic pregnancy in the broad ligament
Exceptionnelle grossesse extra-utérine secondaire à la rupture de la trompe dans le ligament large, pouvant se compliquer d’une rétention d’urine ou de compression rectale avec constipation et névralgies obturatrices.
Syn. grossesse péritonéo-pelvienne de Pozzi, grossesse extrapéritonéale
gubernaculum testis l.f.
gubernaculum testis
Formation mésenchymateuse unissant le pôle inférieur du testicule embryonnaire à un tubercule labioscrotal en traversant le canal inguinal.
Il donne le ligament scrotal.
hématocèle sous-péritonéale l.f.
retroperitoneal hematocele
Hématocèle développée dans le tissu souspéritonéal sousvésical, entre vessie et utérus, après césarienne segmentaire, ou dans le ligament large après fissuration d'un hématosalpinx.
[03]