acide phytique l.m.
phytic acid.
Dérivé de l'inositol dans lequel les 6 fonctions alcool sont phosphorylées.
L’acide phytique est présent dans les céréales, les légumineuses et les oléagineuses, plus spécialement dans l'enveloppe des graines, où on le trouve sous forme d'un sel complexe de calcium et de magnésium, la phytine. Il exerce un effet inhibiteur sur l'absorption du calcium, mais aussi sur celle du magnésium et de certains cations (fer, cuivre, zinc, cobalt…) en formant des phytates insolubles.
Étym. gr. phuton : plante
Syn. acide inositol-hexaphosphorique
[C1,R2]
Édit. 2017
acide pimélique l.m.
pimelic acid
Diacide à 7 carbones COOH-(CH2)5-COOH, isolé des urines d'herbivores, peu soluble dans l'eau, mais soluble dans l'alcool et l'éther.
[C1]
Édit. 2017
acide pipémidique l.m.
pipemidic acid
Quinolone de 1ère génération, aux propriétés et aux indications identiques à celles de l’acide nalidixique.
[C1]
Édit. 2017
acide pipécolique l.m.
pipecolic acid
Acide pipéridine-2-carboxylique, catabolite de la lysine.
Il peut s'accumuler au cours des peroxysomopathies .
→ peroxysomopathie, peroxysome, Zellweger (syndrome de), Refsum (maladie de), adrénoleucodystrophie
[C1,N3,R1]
Édit. 2017
acide pipéridique l.m.
Syn. acide 4-aminobutanoïque, acide gamma-aminobutyrique
[C1]
Édit. 2017
acide polyéthylénique l.m.
polyethylenic acid
Acide gras dont la chaine carbonée comporte plusieurs doubles liaisons.
Pratiquement ce terme est appliqué aux acides gras naturels à 18, 20, et 22 atomes de carbone possédant plus d'une liaison éthylénique, les plus importants appartenant aux séries linoléique et alpha-linolénique qui constituent les acides gras essentiels.
Le synonyme fréquemment utilisé « polyinsaturé » est moins correctement formé. Polyénique, synonyme recommandable, est peu utilisé, car le nom de polyène s'applique le plus souvent aux composés ayant plusieurs doubles liaisons conjuguées, comme en ont les leucotriènes.
[C1]
Édit. 2017
acide pristanique l.m.
pristanic acid
Acide gras ramifié à 19 carbones, formé d'une chaine à 15 carbones portant quatre radicaux méthyle sur les 2ème, 6ème, 10ème, et 14ème carbones.
C'est un produit du catabolisme par alpha-oxydation de l'acide phytanique, provenant du phytol apporté par l'alimentation ; il est dégradable lui-même par bêta-oxydation.
[C1]
Édit. 2017
acide propionique l.m.
propionic acid
Acide organique volatil existant à l'état naturel dans la sueur et les fèces.
C'est un produit de fermentation bactérienne du glycérol (bactéries du gruyère) et de l'alanine (Clostridium propionicum). Sa forme métabolique active est le propionyl-coenzyme A.
[C1, J1, L1]
Édit. 2020
acide prostanoïque l.m.
Acide gras à 20 atomes de carbone dans lequel existe un cycle pentanique entre les 8ème et le 12ème
atomes de carbone.
Ces deux carbones asymétriques ont, dans les dérivés naturels, la configuration plaçant la chaîne carbonée en arrière du plan du cycle en 8 et en avant en 12.
Cet acide constitue le squelette des prostaglandines.
[C1,M4,O4]
Édit. 2017
acide ptéroïque l.m.
pteroic acid
Composé formé d'une ptérine dans laquelle la 2-amino-4-hydroxyptéridine est substituée en 6 par un méthylène portant la fonction amine de l'acide p-aminobenzoïque.
Cet acide lié à l'acide glutamique constitue l'acide folique
[C1]
Édit. 2017
acide ptéroylhexaglutamylglutamique l.m.
pteroylhexaglutamylglutamic acid
Composé formé par la combinaison de l'acide ptéroylglutamique avec six autres molécules d'acide glutamique, toutes unies par leur fonction amine à la fonction gamma-carboxylique de l'acide glutamique précédent.
C'est un dérivé appartenant au groupe vitaminique de l'acide folique ; il est transformé en acide folique dans les tissus animaux par un enzyme improprement appelé acide-folique-conjugase ou Bc-conjugase, en fait, une « déconjugase ». Ce composé a été aussi appelé « vitamine Bc conjuguée ».
[C1]
Édit. 2017
acide ptéroyltriglutamique l.m.
pteroyltriglutamic acid
Composé formé par la combinaison de l'acide ptéroylglutamique avec deux autres molécules d'acide glutamique unies par leur fonction amine à la fonction gamma-carboxylique de l'acide glutamique précédent.
C'est un dérivé appartenant au groupe vitaminique de l'acide folique ; il est transformé en acide folique dans les tissus animaux. Il est connu comme un facteur de croissance pour Streptococcus lactis R et pour Lactobacillus casei.
Syn. ptéroptérine (désuet)
[C1]
Édit. 2017
acide pyroglutamique l.m.
pyroglutamic acid
Composé formé par cyclisation de l'acide glutamique, la fonction gamma-carboxylique s'étant liée à la fonction amine.
Un tel composé peut se trouver formé naturellement à l'extrémité NH2-terminale d'une chaîne polypeptidique qui commence par un acide glutamique.
Syn. acide pyrrolidone-carboxylique
[C1]
Édit. 2017
acide pyrophosphomévalonique l.m.
pyrophosphomevalonic acid
Ester pyrophosphorique de l'acide mévalonique.
Terme intermédiaire de la biogénèse des stérols et des dérivés isopréniques. Il se forme sous l'action d'une phosphomévalonate-kinase par transfert de l'acide phosphorique de l'ATP sur l'acide phosphomévalonique.
[C1]
Édit. 2017
acide pyrophosphorique l.m.
pyrophosphoric acid
Acide formé par la condensation de deux molécules d'acide phosphorique avec départ d'une molécule d'eau.
Cet anhydride possède une liaison de 20 kJ/mol susceptible d'être hydrolysée par une pyrophosphatase ou de transférer un radical phosphorique sur une autre molécule.
Syn. acide diphosphorique
[C1]
Édit. 2017
acide pyrrolidone-carboxylique l.m.
pyrrolidonecarboxylic acid
Syn. acide pyroglutamique
[C1]
Édit. 2017
acide pyruvique l.m.
pyruvic acid
Acide 2-oxopropionique, acide alpha-cétonique existant à l'état naturel parmi les produits de fermentation des oses, dans les feuilles, les tissus animaux et le sang.
Il peut être obtenu par pyrogénation de l'acide tartrique. Il se présente comme un liquide sirupeux, très hygroscopique, soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, réduisant le nitrate d'argent ammoniacal ; il est relativement peu stable, se cétolisant à la température ordinaire et se décomposant sous l'influence de la lumière ultraviolette ; en solution, il existe partiellement sous sa forme tautomère énolique (acide énolpyruvique). C'est un intermédiaire important dans le métabolisme. Dans le métabolisme glucidique, il provient essentiellement de la glycolyse ; son précurseur immédiat est l'acide phosphoénolpyruvique. Son rôle ultérieur varie essentiellement en fonction des conditions du milieu et des espèces :
1) en anaérobiose, décarboxylation en acétaldéhyde "actif" et réduction en éthanol chez les levures (fermentation alcoolique), formation d'acide lactique dans le muscle, formation d'acétoïne et d'acétyl-coenzyme A chez les bactéries ;
2) en aérobiose, décarboxylation oxydative (irréversible chez l'animal) en acétyl-coenzyme A, qui peut soit entrer dans le cycle de Krebs, où il est oxydé en anhydride carbonique et eau, soit servir à la synthèse d'acides gras et de stérols.
Par carboxylation, l'acide pyruvique est encore générateur d'acide oxaloacétique, soit directement (pyruvate-carboxylase), soit indirectement (enzyme malique). L'acide pyruvique est glycoformateur, grâce à des réactions inverses de la glycolyse. Dans le métabolisme protidique, l'acide pyruvique provient de la désamination oxydative de l'alanine ; il se forme aussi à partir de la cystathionine, de la cystéine et de la sérine. Inversement, il peut servir à la synthèse d'acides aminés : sa transamination avec l'acide glutamique le transforme en alanine ; chez les bactéries, il est précurseur de la valine, de la leucine et de l'isoleucine.
Syn. acide alpha-cétopropionique
[C1,R1]
Édit. 2017
acide queuylique l.m.
queuylic acid
Acide queuosine-phosphorique, ribonucléotide de la queuine.
Il est présent dans la molécule de certains ARN de transfert, sur laquelle il se forme par un échange d'une queuine contre une guanine.
→ queuine
[C1,Q1]
Édit. 2017
acide quinaldique l.m.
quinaldic acid
Acide quinoléine-carboxylique-2.
Métabolite mineur du tryptophane, dérivé de l'acide cynurénique, présent dans les urines.
[C1]
Édit. 2017
acide quinique l.m.
quinic acid
Acide alcool cyclique présent chez de nombreux végétaux, tels que café, betterave, Cinchona.
Son dérivé 5-déhydroquinique est un métabolite précurseur des noyaux aromatiques.
[C1,C3]
acide quinolinique l.m.
quinolinic acid
Acide pyridine-dicarboxylique-2,3.
Avec les acides picolinique et nicotinique, il représente l'un des trois produits d'oxydation de l'acide 3-hydroxyanthranilique.
Chez le Rat, in vivo, il aurait une faible activité vitaminique PP.
[C1]
Édit. 2017
acide rétinoïque l.m.
retinoic acid
Acide dérivant du rétinol par oxydation de la fonction alcool en fonction acide.
C'est le métabolite principal du rétinol et il fut l'un des premiers rétinoïdes synthétisés.
L'acide rétinoïque joue un rôle semblable à un facteur de croissance et de différenciation cellulaire en se fixant sur des récepteurs intracellulaires et contrôlant la transcription de certains gènes, par ex. celui de la collagénase dans les fibroblastes. Il assurerait la régulation de l’expression des gènes HOX (HOXA, HOXB, HOXC, HOXD), gènes homéotiques qui commandent les facteurs positionnels dans l’axe craniocaudal du cerveau postérieur. Il existe sous deux formes isomères : l'acide rétinoïque tout-trans (tout entgegen) et la forme 9-cis. Les récepteurs de l'acide rétinoïque tout-trans (RAR) et du 9-cis-rétinoïque (9-zusammen, RXR) sont normalement localisés dans le noyau. Les leucémies aigües à promyélocytes sont caractérisées par une translocation chromosomique touchant le gène RAR sur le chromosome 17, et l'acide rétinoïque tout-trans peut induire une rémission de la maladie. L'acide rétinoïque tout-trans est aussi appelé trétinoïne. On a également préparé un isomère 13-cis appelé isotrétinoïne. Il est utilisé dans le traitement de certaines leucémies, en particulier la leucémie à promyélocytes M3.
Utilisé en applications locales, il a un effet kératolytique, antinéoplasique et immunitaire. Ses principales indications sont l'acné juvénile surtout rétentionnelle, le vieillissement cutané photo-induit, les troubles de la pigmentation et les troubles de la kératinisation. Ses effets secondaires sont dominés par les phénomènes irritatifs locaux. Il se présente sous forme de gel, de crème, de tampons et de solution.
Syn. trétinoïne, “vitamine A acide”
→ isotrétinoïne, leucémie aigüe promyélocytaire , rétinoïde, trétinoïne, vitamine A
[A4,C1,C3,O6]
Édit. 2017
acide ribonucléique (ARN) l.m.
ribonucleic acid
Acide nucléique constituée d'une seule chaîne hélicoïdale de nucléotides, formée d'un sucre, le ribose, d'acide phosphorique et de bases, adénine, guanine, cytosine, uracile, qui sont complémentaires de celles de l'acide désoxyribonucléique (ADN).
Ces nucléotides transportent dans le cytoplasme, puis traduisent en protéines, les informations contenues dans les gènes. Les ARN appartiennent à quatre catégories principales : ARN messager (ARNm) produit par transcription à partir d'une séquence d'ADN et qui, après maturation, sert de modèle, ARN ribosomique (ARNr), ARN de transfert (ARNt), ARN cytoplasmique (ARNsi).
L'ARNm transmet l'information du noyau vers le cytoplasme, l'ARNt y transporte les acides aminés qui répondent au code génétique, l'ARNr effectue à partir de ce matériel la synthèse des protéines. Les ARNsi participent à la structure de ribonucléoprotéines cytoplasmiques diverses, telles que SRP, splicéosomes
Une enzyme, la transcriptase inverse, permet de reconstituer de l'ADN à partir de l'ARN messager, et donc de reconstituer la partie codante des gènes.
Chez certains virus, l’ARN est le matériel héréditaire.
→ acide désoxyribonucléique, transcriptase inverse, SRP, splicéosome
[C1, C3, Q1]
Édit. 2020
acide ricinoléique l.m.
ricinoleic acid
Acide delta9cis-12-hydroxyoctadécènoïque.
Acide gras non saturé hydroxylé, présent dans les triglycérides de l'huile de ricin.
[C1]
Édit. 2017
acide saccharique l.m.
saccharic acid
Diacide correspondant au glucose.
Il est obtenu chimiquement par une oxydation énergique du glucose par l'acide nitrique.
[C1]
Édit. 2017