carboxyangiographie élargie l.f.
carboxyangiography
Méthode d'exploration des veines thoraciques et abdominales, utilisant comme contraste le gaz carbonique.
Présentée en 1968 par l'Ecole d'Alger, elle reposait sur le fait que le CO2 à l'état pur est très soluble dans le sang et demeure dans les vaisseaux juste le temps nécessaire pour en permettre une visualisation correcte, ceci sans conséquence fâcheuse.
Cette technique n'a jamais connu une grande diffusion.
[B2]
cardiolyse n.f.
cardiolysis
Destruction chirurgicale des adhérences péricardiques.
Outre la libération chirurgicale d’un cœur enserré par un processus de péricardite constructive, cette technique est utilisée pour créer un accès à une zone cardiaque à traiter.
[K3]
cardiorraphie n.f.
cardiorrhaphy
Procédé technique utilisé pour refermer une cavité cardiaque qui a été ouverte par un traumatisme, par un processus pathologique, ou par le chirurgien au cours d’une opération cardiaque.
La cardiorraphie utilise des techniques communes à toute la chirurgie : suture par points séparés ou surjet, suture simple ou appuyée sur des attelles si le myocarde est fragile.
[K2,K3]
carte d'acuité l.f.
acuity card
Carte portant sur une de ses moitiés un motif calibré en fréquence spatiale, de même luminance que le fond, destiné à mesurer la résolution spatiale de sujets préverbaux, particulièrement les enfants.
Une série de cartes est présentée, dont la fréquence spatiale augmente jusqu'à ce que le seuil de discrimination soit atteint. La passation du test utilise la technique du regard préférentiel, c'est-à-dire détermine de quel côté la carte est regardée le plus rapidement ou le plus longtemps.
→ regard préférentiel, bébé-vision
[P2,O1]
cartographie n.f.
maping
Technique d’établissement des cartes et par abus de langage la carte elle-même.
Ce dernier emploi est déconseillé en imagerie, dire scintigraphie.
→ cartographie endocavitaire, cartographie isotopique, cartographie par hétéroduplex
[B3]
Édit. 2019
cartographie isotopique l.f.
mapping
Terme obsolète qui désignait la répartition d'un isotope radioactif dans la région explorée, transcrite sur un document.
Technique remplacée par la scintigraphie.
[B1]
cathétérisme transseptal de Ross l.m.
Ross transeptal catheterism
Technique qui consiste à introduire un cathéter par le système veineux dans les cavités cardiaques.
Lorsque le cathéter est arrivé au niveau de l'oreillette droite, le septum interauriculaire est traversé par une longue aiguille permettant au cathéter d'accéder à l'oreillette gauche et au ventricule gauche.
J. Ross Jr, chirurgien cardiaque américain (1960)
[B3,K2]
causalité n.f.
causality
1) En statistique :une association significative n’est pas synonyme de causalité sauf si cette association est observée à l’issue d’un essai randomisé permettant alors de dire qu’il y a relation de cause à effet entre un événement et un autre.
2) En expertise : lien de cause à effet entre le fait dommageable ou cause génératrice et le préjudice subi par un tiers.
Ce lien qui doit être direct et certain est laissé à l’appréciation du tribunal, ce qui donne lieu à des développements sur les théories de la causalité. L’expert en responsabilité médicale, qui ne doit pas dire le droit, doit néanmoins apporter au juge les éléments factuels de la vérité scientifique ou technique d’imputabilité qui permettront au juge d’établir la vérité causale judiciaire.
Étym. lat. causa : cause ou procès
[E1]
Édit. 2020
cavalier (opération du) l.f.
talo-calcaneus fixation, Judet’s procedure
Procédé technique de fixation talo-calcanéenne par « remise en selle » de l’os talus sur le calcanéum (calcaneus) dans le cadre de la chirurgie correctrice du pied chez l’enfant, en particulier en cas de pied plat valgus persistant.
La fixation est faite par une ou deux vis passant du col de l’os talus vers le calcaneus par le sinus tarsi pour ne pas léser les surfaces articulaires. Après l’ablation des vis la fibrose résiduelle est sensée maintenir la correction.
R. Judet et J. Judet, chirurgiens orthopédistes français (1966)
[I2]
cellule claire de Masson l.f.
Masson’s clear cell
Cellule située dans la couche basale de l’épiderme entre les kératinocytes basaux, qui, sur les coupes colorées selon les techniques standard, notamment par l’hématéine-éosine, apparaissent avec un cytoplasme clair et qui font partie du système pigmentaire ou mélanogène dont Masson a établi la nature neuro-ectodermique avec la crête neurale pour origine.
Ces cellules claires sont plus électivement mises en évidence par les imprégnations argentiques, telle la coloration de Masson, ou par la DOPA réaction de Bruno Bloch qui nécessite une technique de fixation particulière.
N. Kulchitsky, biologiste russe (1856-1925) ; P. Masson, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1880-1959) ; B. Bloch, dermatologiste suisse (1926)
Syn. mélanocyte
[A2,J1]
centre d'appareillage l.m.
Structure dépendant de certaines caisses régionales d’assurance maladie et des Directions départementales des anciens combattants organisant des consultations médicales d’appareillage pour le contrôle médical et technique du grand appareillage d’orthopédie.
Sont concernés :
- les prothèses oculaires et faciales,
- les chaussures orthopédiques,
- les prothèses et orthèses des membres et du tronc.
[E]
centre de crise l.m.
crisis centre
Structure psychiatrique légère et souple comprenant un hébergement, définie par l'arrêté du 14 mars 1986 : "centre d'accueil permanent disposant de quelques lits permettant une prise en charge intensive et de courte durée pour répondre aux situations d'urgence et de détresse aigües".
De tels centres sont apparus il y a quelques années, sur un modèle anglo-saxon, dans certains secteurs psychiatriques. Leur avantage sur les services d'urgence des hôpitaux généraux est de maintenir la continuité des soins à l'intérieur du secteur.
Leurs indications sont limitées par l'absence de plateau technique et par la durée des crises, qui ne cèdent pas souvent dans le temps limité, fixé par les conventions en vigueur.
[E,H3]
centres de planification ou d'éducation familiale l.m.p.
- entretiens préalables à l’interruption volontaire de grossesse,
- entretiens relatifs à la régulation des naissances faisant suite à une interruption volontaire de grossesse.
Le projet de création de tels centres doit faire l’objet d’une déclaration à la préfecture de leurs sièges en indiquant les noms, titres et adresses des personnels, notamment du ou des médecins, qui y seront employés.
Ils doivent fournir au Président du Conseil général un rapport annuel sur leur fonctionnement technique, administratif et financier.
Sigle CPEF
→ Etablissements d'information, de consultation ou de conseil familial.
[E1]
centre hospitalier général l.m.
Centre hospitalier de court séjour dont la mission est de satisfaire aux besoins courants de la population ; cette vocation polyvalente est plus large que celle des centres hospitaliers de secteur.
Un centre hospitalier général doit comporter au moins les unités suivantes : accueil des urgences, anesthésiologie, réanimation, médecine générale, gynécologie-obstétrique, radiodiagnostic, biologie médicale, pharmacie, explorations fonctionnelles, rééducation fonctionnelle.
Un centre hospitalier général doit disposer en outre d’un plateau technique élaboré et d’équipes médicales et paramédicales permettant de répondre en permanence aux urgences.
Un CHG peut en outre comporter des unités de long et de moyen séjour, ainsi que des unités destinées aux maladies mentales.
Sigle CHG
[E]
centre psychiatrique d'orientation et d'accueil (CPOA) l.m.
psychiatric guidance and reception centre
Organisme créé en 1967 par G. Daumézon au sein de l'hôpital Henri Rousselle, à partir du bureau des admissions de l'hôpital Sainte Anne.
Tout en gardant le genre masculin, le CPOA deviendra quelques années plus tard la Consultation psychiatrique d'orientation et d'accueil, dont le fonctionnement repose sur trois postulats :
- la décision de prise en charge d'un sujet (hospitalisation, consultation, soins ambulatoires, etc.) doit relever d'un médecin qualifié, expérimenté dans les soins en psychiatrie ;
- le CPOA est une structure intersectorielle ;
- il répond en permanence à l'urgence psychiatrique, en relation avec l'ensemble des secteurs et intersecteurs (fiche de liaison) et dispose de l'ensemble du plateau technique de l'hôpital Sainte Anne (réanimation, neurologie, neurochirurgie, etc.). Il collabore avec les différents services médicaux ou sociaux de Paris et de sa région.
Sa moyenne annuelle d'actes est d'environ 12000.
G. Daumézon, psychiatre français (1912-1979)
[E,H3]
cerclage n.m.
cerclage
En traumatologie : technique d’ostéosynthèse à l’aide d’un ou de plusieurs fils ou de lames métalliques ou plastiques en forme de cercle.
Le cerclage garde quelques indications au niveau du rachis et pour la fixation du grand trochanter (trochanter major), des malléoles et de l’olécrane (olecranon).
[I2,G5]
cerclage du col vésical l.m.
Technique chirurgicale qui consiste à rétrécir ou fermer (transitoirement) le col vésical, dans la cure de certaines incontinences ou au cours de certaines adénomectomies prostatiques.
→ adénomectomie prostatique transvésicale
[M2,G5]
cervicocystopexie n.f.
cervicocystopexy
Traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d’effort chez la femme.
Elle consiste à suspendre l’urètre et le col de la vessie à des structures antérieures pour reconstituer l’angle urétrocervical. Le choix des structures anatomiques antérieures et du matériel utilisé pour la suspension varie selon que la technique est celle de Burch, de Goebell-Frangenheim-Stoeckel, de Marshall-Marchetti-Krantz, de Pereyra ou de Marion.
J. C. Burch, gynécologue américain (1961) ; R. Goebell, chirurgien allemand (1873-1939), P. Frangenheim, chirurgien allemand (1876-1930) et W. Stoeckel, gynécologue allemand (1871-1961) ; V. T. Marshall, A. A. Marchetti et K.E. Krantz, urologues américains (1949) ; A. J. Pereyra, urologue américain (1959) ; G. Marion, urologue français (1933)
[M2]
césarienne segmentaire basse l.f.
low flap cesarean section
Césarienne effectuée par incision transversale au niveau du segment inférieur, entre le col et le corps utérin.
Elle représente la technique de césarienne de référence.
[O3]
champ récepteur l.m.
receptive field
Étendue de l'espace dans laquelle un stimulus module l'activité électrique d'une cellule enregistrée par une technique neurophysiologique.
L'étude des champs récepteurs consiste à préciser les modalités du stimulus qui influent sur la réponse comme p. ex. sa localisation dans l'espace, sa structure spatiale en termes de forme, d'extension, de texture, d'orientation et de mouvement, son contraste, sa luminance, sa composition chromatique. Depuis la description initiale, la notion de champ récepteur a évolué pour inclure les influences exercées sur l'activité de la cellule par des stimulations présentées dans la périphérie du champ récepteur proprement dit. Ces dernières ne sont pas suffisantes pour déclencher des potentiels d'action mais peuvent moduler le taux de décharge, en général en l'inhibant.
Le champ récepteur des cellules ganglionnaires de la rétine et du corps géniculé latéral est constitué de deux zones, antagonistes et concentriques : le centre et le pourtour. On parle de champs récepteurs circulaires concentriques. Dans le corps géniculé latéral, ces cellules ne répondent qu'à la stimulation d'un seul œil, elles sont dites monoculaires.
Le champ récepteur des cellules rétiniennes ou géniculées est caractérisé par ses dimensions, la répartition des zones répondant à l'illumination ou à l'extinction, la latence de la réponse, la linéarité de la réponse en fonction de la position du stimulus, sa sensibilité au contraste et à la composition chromatique du stimulus.
Le champ récepteur des cellules des aires V1 ou V2 est constitué d'une mosaïque de zones dont la stimulation individuelle modifie le taux de décharge de la cellule soit lors de l'illumination (zones ON), soit lors de l'extinction (zones OFF), parfois dans les deux circonstances (zones ON-OFF). Le champ récepteur des cellules de l'aire V1 est caractérisé par l'organisation simple ou complexe des zones qui le constituent, l'orientation du stimulus qui déclenche la réponse la plus vigoureuse (orientation préférée), la fréquence spatiale la plus élevée qui est détectée (résolution spatiale). On peut ajouter à cette liste la sensibilité au mouvement et la résolution temporelle. Ces cellules répondent plus ou moins à la stimulation de chaque œil, ce qui définit leur classe de binocularité. On dit qu'elles appartiennent à une classe de dominance oculaire.
La distribution dans l'espace des zones ON et OFF permet de reconnaître plusieurs catégories de champs récepteurs. Les zones ON et OFF des cellules simples sont groupées formant des plages adjacentes. Les zones ON et OFF des cellules complexes n'obéissent pas à une règle de groupement et se chevauchent.
Dans la couche IV de l'aire V1 les champs récepteurs des cellules qui reçoivent les axones de projection du corps géniculé latéral n'ont pas d'orientation préférée et conservent la plupart des caractéristiques des cellules de cette structure. On les dit "non orientées".
→ dominance oculaire, cellule simple, cellule complexe, rétinotopie
[B1,C2]
charbon activé l.m.
activated charcoal
Charbon, doué d'un pouvoir adsorbant élevé, obtenu par pyrogénation du bois.
Utilisé pour l'adsorption des toxiques, le charbon de bois évite leur résorption digestive. Des cartouches de charbon activé sont aussi utilisées pour l'épuration du sang, technique substitutive au rein artificiel. Le noir animal, obtenu par calcination des os, a de meilleures propriétés adsorbantes mais il peut être toxique. Il n'est utilisé qu'en pharmacie et dans l'industrie pour clarifier les solutions.
[G3]
charge n.f.
load
Ce que porte ou supporte quelqu’un ou quelque chose, mot à sens divers.
1) En microbiologie, quantité de germes dans un objet ou un échantillon pour analyse.
Ex. charge bactérienne.
2) En électricité : action d’accumuler de l’électricité, potentiel d’un appareil.
La charge élémentaire est la quantité d’électricité servant de base à toute mesure, toute charge électrique étant un multiple de cette charge e = 1,60.10-19 coulomb.
3) En technique, ingrédient ajouté pour modifier les caractéristiques d’un matériau.
Étym. racine indo-européenne du mot quatre, gaulois, carros, emprunt lat. carrus : forte charrette à quatre roues. Initialement le mot charge désignait tout ce qu’on pouvait mettre dans une charrette. Par extension il désigne ce qui est porté ou s
[D1,B1]
charge virale plasmatique l.f.
Quantification de l’ARN plasmatique, par amplification génomique, du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), exprimée en nombre de copies par ml de plasma.
Une charge virale supérieure à 100.000 copies /mL est considérée comme élevée. Cette technique constitue un mode objectif d’appréciation de la réplication du VIH dans l’organisme. L’objectif d’un traitement est de rendre la charge virale indétectable.
Cet examen fait également partie du bilan biologique de l'hépatite C.
[D1,Q1]
Cherney (incision de) l.f.
Cherney’s incision
Technique de laparotomie par incision transversale avec désinsertion sus-pubienne des muscles droits.
L. S. Cherney, chirurgien américain (1941)
[N2]
chimiochirurgie de Mohs l.f.
Mohs’ chemosurgery
Technique chirurgicale particulière utilisée pour l'ablation de carcinomes cutanés, ayant recours à des agents chimiques cytotoxiques ou caustiques pour détruire et fixer les tissus pathologiques et permettant ainsi, grâce à des examens histologiques extemporanés répétés horizontaux, de mieux préciser les limites tumorales au cours de l'exérèse.
F. Mohs, chirurgien américain (1956)