Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

695 résultats 

excitation croisée (phénomène d') l.m.

crossed excitement (phenomenon of)

En IRM, phénomène d'interférence, survenant entre la coupe excitée par l'onde de radiofréquence et les deux coupes adjacentes, qui altère la qualité de l'image.
Le profil d'une coupe n'est jamais parfaitement rectangulaire : l'impulsion de radiofréquence qui lui est destinée excite également, à un moindre degré, les coupes adjacentes. Il en résulte une réduction du rapport signal/bruit et une modification du contraste. Ce phénomène est surtout important dans les séquences d'écho de spin à TR et TE longs, particulièrement quand les coupes sont jointives. On peut l'éviter en laissant un certain espace entre celles-ci (un ou deux millimètres).

[B2,B3]

Édit. 2018  

facteur de conversion en imagerie l.m.

conversion factor

Rapport entre la luminance de l'image radioscopique et le débit d'exposition à l'entrée du système d'imagerie.
Il s'applique essentiellement à l'amplificateur de luminance (pour lequel il est de l'ordre de 100 cd/m2 pour 1 mR/s).

[B2]

Édit. 2017

film de contrôle l.m.

port film

Radiographie effectuée avec le faisceau de radiothérapie, lors de la première séance (et de séances ultérieures), pour vérifier que les structures anatomiques qu'il contient sont conformes au plan de traitement.
Du fait de la haute énergie des photons (et de la dimension de la source pour les appareils de télécobalt) la qualité photographique est médiocre, cependant en général suffisante pour ce but. L'image est souvent réalisée en double exposition, le diaphragme étant élargi pendant une partie de la pose pour faire apparaître les structures anatomiques à la périphérie du faisceau.
On désigne par film de vérification, un film de faible sensibilité laissé en place pendant toute la durée d'une séance de radiothérapie, pour évaluer les conséquences de mouvements involontaires.

Syn. film de vérification

[F2,B3]

Édit. 2018

film de simulation l.m.

simulation film

Radiographie prise avec un faisceau de radiodiagnostic (d'un simulateur) dans des conditions géométriques identiques à celle du faisceau de radiothérapie.
Il a le même objectif que le film de contrôle et permet d'obtenir une image de meilleure qualité photographique.

[B2]

Édit. 2018

fixation n.f.

fixation

1) En ophtalmologie, processus réflexe sensorimoteur ayant pour fonction de maintenir l'image rétinienne d’un objet sur une zone de la rétine ayant la meilleure capacité de discrimination et servant de référence oculomotrice (point oculomoteur zéro).
En physiologie normale, la fixation se fait sur la fovéola ; en pathologie, elle peut avoir un siège excentrique et s'accompagner d'un changement de référence oculomotrice.
2) En psychiatrie, notion liée à la conception génétique et dynamique du développement libidinal. L'attachement à certains objets ou à certains modes de satisfaction, qui caractérise une des étapes de l'organisation de la sexualité infantile, persiste dans l'inconscient sous la forme de contenus représentatifs auxquels la pulsion reste liée.
Par ex., la fixation au stade anal est déterminante dans la constitution des symptômes et des traits de caractère de la névrose obsessionnelle. Couplée avec la régression, elle constitue un recours lorsque la satisfaction pulsionnelle s'avère trop coûteuse.
S. Freud évoque aussi un autre mode de fixation, non lié au mode de satisfaction. Dans la conception théorique de la pulsion de mort, la fixation au trauma vient illustrer l'existence et le fonctionnement d'une compulsion de répétition qui n'obéit pas au principe de plaisir.
3) En microbiologie, certaines bactéries sont capables de fixer l’azote, c’est-à-dire de produite des substances protéiques à partir de l’azote de l’atmosphère p. ex. une bactérie anaérobie du genre Clostridium.
4) En anatomie pathologique, la fixation des tissus prélevés se fait après étalement par l’alcool, la laque ou l’air.

G. Papanicolaou, anatomopathologiste américain (1942) ; R. May, médecin interniste allemand (1902) ; L. Grünwald, otorhinolaryngologiste allemand (1863-1927) ; G. Giemsa, bactériologiste allemand (1904)

disparité de fixation, mouvement de fixation, réflexe de fixation, fixation croisée, fixation excentrique,  ligne de fixation, axe de fixation

[A3,D1,P2,H4]

Édit. 2018

signe du flacon d'Erlenmeyer l.m.

Erlenmeyer flask deformity

Aspect radiologique élargi et allongé de l'os métaphysaire qui tranche avec l'aspect plus mince de la diaphyse adjacente, évoquant l'aspect d'un flacon et de son goulot comme celui du flacon d'Erlenmeyer utilisé en laboratoire.
Cette image se voit dans l'ostéodysplasie métaphysaire ou maladie de Pyle.

E. Pyle, chirurgien orthopédiste américain (1931)

Pyle (maladie de)

[I2]

Édit. 2018

Fleischner (lignes de) l.f.p.

Fleischner's atelectasia, Fleischner line’s

En radiologie pulmonaire, opacité en bande horizontale de quelques mm d'épaisseur et de 3 à 5 cm de longueur siégeant à la base.
L'image résulte du collapsus de petits territoires sous-segmentaires secondaires dû soit à une hypocinésie diaphragmatique (chirurgie abdominale et dans ce cas réversible), soit à la cicatrice d'un foyer infectieux ou d'un infarctus pulmonaire.

F. G. Fleischner, médecin radiologue austro-américain (1893-1969)

lignes non septales

[B2]

Édit. 2018

flou n.m.

En radiologie, manque de netteté de l'image qui peut être la conséquence de trois facteurs :

- le mouvement du sujet ou de l'organe examiné (flou cinétique).
- les dimensions du foyer du tube radiogène (flou géométrique ou de foyer).
- la composition de la couche fluorescente des écrans renforçateurs (flou d'écran).
Ces trois facteurs s'additionnent pour former le flou total.
On s'efforce de limiter le flou cinétique par l'immobilité et l'apnée du sujet et par un temps de pose court; le flou géométrique en utilisant un foyer aussi fin que possible et en augmentant la distance foyer-film; le flou d'écran en choisissant les écrans les plus fins compatibles avec la région à examiner. L'examen radiologique est toujours un compromis entre la qualité de l'image et la quantité de rayonnement nécessaire pour l'obtenir.
En échographie, on diminue le flou en augmentant la fréquence d'émission ultrasonore et en améliorant la focalisation du faisceau.

[B1,B2]

Édit. 2018

folie n.f.

madness

Terme ancien, qui désigne encore un ensemble très varié de particularités et de dérèglements comportementaux ou psychiques, notamment : écarts plus ou moins prononcés des conduites, marottes, passions désordonnées ou excessives, troubles du jugement et, a fortiori, déraison dans ses formes majeures, les plus apparentes et les plus fixes, telles que celles-ci apparaissent à l'image populaire ou littéraire.
En psychiatrie, très utilisée autrefois, surtout à propos des états psychotiques, cette expression a été remplacée par celle d'aliénation mentale, puis d'affection ou de maladie mentale.
En France, on s'en tiendra au nom de Ph. Pinel qui, tout particulièrement, fit de la folie un objet d'étude scientifique et lui appliqua le concept de maladie méritant "tous les égards dus à l'humanité souffrante". Son livre princeps s'intitulait : "Traité médico-philosophique sur l'aliénation mentale" (1801).

Ph. Pinel, philosophe et psychiatre français (1801-1809)

[H3]

Édit. 2018

folliculite fibreuse de la nuque l.f.

folliculitis keloidalis nuchae

Folliculite inflammatoire chronique de la nuque dont les éléments en se regroupant forment des placards indurés évoluant vers des cicatrices chéloïdes horizontales, en bandes ou en plaques.
Cette affection, très rebelle aux traitements, qui touche presque exclusivement les hommes jeunes de couleur noire après 14 ans est d'étiologie inconnue ; un facteur génétique est probable. L'image histologique est très différente de celle d'une chéloïde.

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. acné chéloïdienne de la nuque, acné pseudochéloïdienne

folliculite, chéloïde

[D1, J1]

Édit. 2018

fonction de transfert l.f.

transfert function

En termes de traitement du signal, la fonction de transfert d'un filtre se définit comme la transformée de Fourier de la réponse impulsionnelle du filtre. Par extension, on appellera fonction de transfert ou encore fonction de pondération d'un système quelconque la distorsion appliquée par ce système au signal d'entrée et modifiant plus ou moins les caractéristiques du signal de sortie.
C'est ainsi qu'on a pu utiliser cette notion concernant les propriétés optiques du système visuel et parler de la fonction de transfert de l'œil (Arnulf) comme représentant l'ensemble des déformations de l'image entraînées par la traversée des milieux transparents antérieurs combinée à la projection sur la surface hémisphérique de la rétine. Une telle étude a conduit à des expériences très fines de psychophysique et a apporté de nouvelles connaissances importantes sur l'aspect fonctionnel de notre vision.

A. Arnulf, physicien français (1960)

transformée de Fourier

[B3, P1]

Édit. 2018

Fourier (analyse de) l.f.

Fourier’s analysis

Décomposition d'une image ou d'un son en ses composantes sinusoïdales.
On obtient un spectre représentant chaque fréquence sous la forme d'un pic, la surface calculée de chaque pic représentant l'énergie de la fréquence considérée. C'est ainsi qu'on peut démontrer qu'un profil de luminance carré est décomposable en une série de composantes sinusoïdales.

J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l’Académie de médecine (1768-1830)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

Fourier (transformée de) l.f.

Fourier’s transform

Résultat d'une transformation de Fourier ; image obtenue par une transformation de Fourier.
En imagerie numérisée, les données numériques contenues dans la matrice après reconstruction sont la transformée de Fourier des données brutes enregistrées par la machine.

J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)

Fourier (transformation de)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

Fourier (transformation de) l.f.

Fourier’s transformation, Fourier’s transform

Opération mathématique qui permet de décomposer un signal complexe quelconque en une somme de termes sinusoïdaux, de fréquence et de phases différentes.
En imagerie numérisée et en scanographie, la reconstruction de l'image à partir des données brutes utilise une ou plusieurs transformations de Fourier.
En IRM, la reconstruction d'une coupe à partir du plan de Fourier (où les signaux sont codés en phase et en fréquence) utilise une double transformation de Fourier (technique 2 DFT) ; la reconstruction d'un volume, une triple transformation de Fourier (technique 3 DFT).

J. Fourier, mathématicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)

Fourier (transformée de), Fourier (théorèmes de), Fourier (plan de), technique 2DFT (en IRM), technique 3DFT (en IRM)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

Fourier (transformée de) l.f.

Fourier’s transform

Résultat d'une transformation de Fourier ; image obtenue par une transformation de Fourier.
En imagerie numérisée, les données numériques contenues dans la matrice après reconstruction sont la transformée de Fourier des données brutes enregistrées par la machine.

J. Fourier, mathématicien français (1768-1830)

Fourier (transformation de)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

fourmillement d'une image l.m.

swarming

Anomalie d'une image dynamique qui, en chaque point, présente une variation aléatoire rapide de sa luminance.
Il peut être causé par un défaut électronique de l'imageur. Il peut aussi apparaître dans l'utilisation d'un amplificateur de luminance à très faible débit d'exposition, dû à la fluctuation quantique de la densité des photons X.
Faible en radiologie traditionnelle, en raison de l'importance des flux de photons X utilisés, il est plus important en tomodensitométrie et surtout en scintigraphie où les flux de photons sont limités par des considérations radiobiologiques. En IRM il est moyen, indépendant du signal en cause, et d'origine technologique.

Syn. bruit

rapport signal/bruit, luminance visuelle

[B2]

Édit. 2018

Fox-Fordyce (maladie de) l.f.

Fox-Fordyce disease, lichen axillaris, apocrine miliaria

Maladie inflammatoire des glandes sudorales apocrines d'étiologie inconnue, caractérisée par une éruption papuleuse très prurigineuse touchant le plus souvent les aisselles, évoluant de manière chronique, aggravée par les stimulations sexuelles, concernant essentiellement les femmes.
Elle correspond à une rétention sudorale apocrine, dont l'image histologique est plus ou moins nette du fait d'une lichénifaction secondaire.

G. H. Fox et J. A. Fordyce, dermatologues américains (1902)

Syn. miliaire apocrine, hidrosadénome

glande sudorale, glande apocrine, lichénifaction

[J1]

Édit. 2018

frai de grenouille l.m.

froth

Terme d’ophtalmologie qui désigne , alors qu'une lentille de contact rigide est en place, la présence d'une collection de microbulles observées après instillation d'une goutte de fluorescéine.
Ces microbulles prennent l'aspect d'un frai de grenouille. Dues à un mauvais alignement de la lentille, elles siégent en un endroit du ménisque de larmes et dépriment en regard l'épithélium cornéen imitant l'image de micro-ulcérations sans toutefois que dans un premier temps il y ait rupture de la barrière épithéliale.

[P2]

Édit. 2019

Francfort (plan de) l.m.

Frankfurt plane, Virchow's plane

Plan de référence en anthropologie et en radiologie crânienne et maxillomandibulaire qui passe par le bord infraorbitaire et le pôle supérieur du méat acoustique externe ou porion (trou auditif externe).  
Il fut adopté comme plan horizontal de référence au congrès d'anthropologie de Francfort en 1882, d'où l'appellation de plan de Francfort.

R.Virchow anatomo-pathologiste et anthropologue allemand (1821-1902)

Étym. Francfort : ville d’Allemagne où se tint en 1882 le congrès mondial d’anthropologie

Syn. plan oto-orbitaire, plan de Virchow

plan oto-orbitaire, plan de Virchow, ligne de base de Reid

[A1, B2, P3]

Édit. 2019

Freiberg (maladie de) l.f.

Freiberg's disease, Kohler's second disease

Ostéochondrose de la tête du deuxième métatarsien (68%), plus rarement du troisième (27%) voire du quatrième.
C’est une nécrose ischémique due à des microtraumatismes répétés qui survient chez l'adolescent et l’adulte jeune et peut évoluer vers une arthrose métatarsophalangienne. Elle survient le plus souvent chez la jeune fille. Elle peut rester asymptomatique ou se traduire par des douleurs de l’avant-pied sous la tête du deuxième métatarsien lors de la marche ou du sport, aggravées par la surélévation du talon.
A l’examen la tête métatarsienne est épaissie et sensible ; les mouvements articulaires sont limités.
A la radiographie, l’os sous-chondral devient hétérogène, puis la tête métatarsienne s’aplatit et s’élargit. Elle peut rester ainsi ou, dans les formes plus sévères, se fragmenter. En cours d’évolution peuvent apparaitre des signes d’arthrose avec  une déformation articulaire et une ostéophytose.
La mise au repos (relative) et une semelle orthopédique supprimant l’appui excessif sous la tête métatarsienne (appui rétrocapital) peut permettre la guérison en début d’évolution. C’est avant l’apparition des signes d’arthrose que le traitement chirurgical (technique de Gauthier d'ostéotomie de soustraction dorsale par ex.) donne les meilleurs résultats.

A. H. Freiberg, chirurgien orthopédiste américain (1914) ; A. Köhler, médecin radiologiste allemand (1908) ; G. Gauthier, chirugien orthopédiste français (1974)

Syn. 2ème maladie de Köhler

Gauthier (technique de)

[I1, I2]

Édit. 2019

fuseau paravertébral l.m.

paraspinal soft tissue mass

Sur une radiographie du thorax, déplacement latéral, localisé ou étendu de la ligne paravertébrale, uni ou bilatéral.
Cette image traduit une lésion du rachis (hématome, abcès) ou des parties molles adjacentes (tumeur, hématopoièse extramédullaire, etc.).
Le signe de l'iceberg indique si la lésion se prolonge ou non vers la région sous-diaphragmatique.

gain (d'un échographe) n.m.

echograph gain

En échographie, paramètre variable, automatique ou réglable par l'échographiste, permettant de renforcer l'amplification des échos en superficie (gain proximal), en profondeur (gain distal) ou de l'ensemble des échos (gain général) afin de compenser l'atténuation des ultrasons dans les tissus et améliorer les performances diagnostiques de l'image.
Il s'exprime en décibels (dB).

pente de gain

[B2, B3]

Édit. 2020

gastrite chronique fundique (A) l.f.

chronic corporeal gastritis, chronic fundic gastritis

Forme chronique des gastrites, localisée au fundus, moins fréquente que la gastrite chronique antrale, souvent de topographie insulaire.
L'image histologique est analogue à celle de la gastrite chronique antrale, avec des lésions du chorion et des glandes. Le classement en superficielle et atrophique est identique. La métaplasie peut être intestinale ou pylorique. Elle n'est pas secondaire à l'Helicobacter pylori, mais semble de nature auto-immune. On retrouve souvent dans le sérum la présence d'anticorps anticellules pariétales.

Giessen (test de) l.m.

Test de correspondance rétinienne dans lequel une postimage au flash est pratiquée sur la fovéola de l'œil dévié non dominant.
Il consiste à placer un verre rouge sombre devant l'œil dominant, à travers lequel le sujet ne doit pouvoir voir que la lumière centrale de la croix de Maddox. Le sujet perçoit avec l'œil dominant uniquement la lumière rouge, avec l'œil dévié, d'une part la postimage fovéolaire, d'autre part la lumière centrale blanche de la croix de Maddox. On en déduit :
- l'angle objectif, écart entre la lumière blanche centrale de la croix de Maddox et la postimage de l'œil dévié. La postimage étant sur la fovéola, si elle n'est pas superposée sur la lumière blanche, c'est que celle-ci se projette sur une zone non fovéolaire et donc il y a un angle de strabisme proportionnel à l'écart entre les deux. C'est une définition monoculaire de l'angle objectif qui prend en considération, au niveau de l'œil dévié, l'écart entre la fovéola et le point rétinien où tombe l'image de la cible quand l'œil dominant fixe ;
- l'angle subjectif, écart entre la lumière blanche et la lumière rouge sombre. En effet, par définition, l'angle subjectif est l'écart perçu entre les deux images d'un même objet, en l'espèce la lumière centrale de la croix de Maddox vue blanche par la zone rétinienne où elle se projette sur l'œil dévié, et vue rouge sombre par la fovéola de l'œil fixateur. Si elles étaient vues superposées, l'angle subjectif serait égal à l'angle objectif et la correspondance rétinienne normale.
- l'angle d'anomalie, écart perçu entre les deux images formées sur les deux fovéolas, donc écart entre la lumière rouge de l'œil fixateur et la postimage de l'œil dévié. Si cet écart est nul, la correspondance rétinienne est normale et l'angle subjectif égale l'angle objectif. L'interprétation de ce test est un bon entraînement pour la compréhension des perturbations sensorielles qui accompagnent la déviation strabique.

Étym. Gießen : université allemande où ce test a été démontré

Maddox (croix de)

globe corné l.m.

horn pearl, squamous pearl

Image de dermatopathologie correspondant à une formation arrondie faite de couches de cellules malpighiennes concentriques s'enroulant autour d'une petite masse de kératine ortho- ou, plus souvent, parakératosique qui représente un foyer de maturation kératinisante plus ou moins poussée.
Les globes cornés se voient dans les carcinomes spinocellulaires bien ou assez bien différenciés, où les kératinocytes tumoraux sont plus ou moins atypiques, mais manquent dans les formes peu et surtout non différenciées ou anaplasiques.

| page précédente | /28 | page suivante