hiatus aortique l.m.
hiatus aorticus
aortic hiatus
Orifice fibreux du diaphragme, situé en arrière et au-dessous du hiatus œsophagien, bordé par une arcade tendineuse formée par les tendons des piliers et un prolongement interne de ces tendons : le ligament arqué médian.
Il répond à la 12e vertèbre thoracique. Par cet orifice passent aorte et conduit thoracique lymphatique.
Anc. dénom. orifice aortique du diaphragme
Étym. lat. hiatus : ouverture
[A1]
Édit. 2015
hile inférieur du ligament large l.m.
inferior hilus of the broad ligament
Partie de la base du ligament large correspondant à une région latéro-utérine appelée paramètre, par laquelle pénètrent les vaisseaux et les nerfs utérins et vaginaux, l'artère utérine y étant croisée par l'uretère.
[A1]
Édit. 2015
Hill (opération de) l.f.
Hill’s opération
Gastropexie chirurgicale proposée pour la cure des hernies hiatales, consistant en une fixation de la région cardiotubérositaire au ligament arqué du diaphragme, c'est-à-dire au surtout fibreux correspondant au croisement des fibres de chaque pilier en avant de l'aorte.
Ce type de montage est tombé en désuétude.
L. D. Hill, chirurgien américain (1961)
[L2]
Édit. 2015
Hughston (test de) l.m.
Hughston’s test
Test mettant en évidence une lésion du ligament croisé antérieur : perception d’un ressaut lors de la flexion-extension de la jambe sur la cuisse en maintenant la jambe en rotation interne et le pied en valgus.
J. C. Hughston, chirurgien orthopédiste américain (1976)
[I2]
hydrocèle de la femme l.f.
women hydrocele
Kyste de la grande lèvre, survenant à tout âge, et en général à la moitié supérieure et antérieure de la grande lèvre.
Ces kystes séreux constituent en fait la localisation des kystes du canal de Nuck, diverticule péritonéal qui s’oblitère à la naissance et qui accompagne le ligament rond à travers le canal inguinal jusqu’à son insertion dans la grande lèvre. C’est l’homologue du canal péritonéo-vaginal chez l’homme. Ce type de kyste est l’équivalent féminin des kystes du cordon et des hydrocèles chez l’homme.
[O3]
Édit. 2015
hystérectomie avec conservation annexielle l.f.
interadnexal hysterectomy
Ablation chirurgicale de l’utérus qui peut être menée par voie abdominale ou vaginale et qui laisse les annexes en place, après section de la trompe au niveau de la jonction isthmocornuale et du ligament utéro-ovarien.
Syn. hystérectomie interannexielle
incisure du ligament rond l.f.
incisura ligamenti teretis (TA)
notch for ligamentum teres
Encoche du bord inférieur du foie qui répond à l’extrémité antérieure de la fissure du ligament rond.
incisure fibulaire du tibia l.f.
incisura fibularis tibiae (TA)
fibular notch of tibia
Large gouttière de la face latérale de l’extrémité distale du tibia, limitée par les deux branches de bifurcation du bord latéral de l’os.
Elle est rugueuse à sa partie supérieure où elle donne insertion au ligament interosseux de la syndesmose tibio-fibulaire. Elle est lisse à sa partie inférieure où elle s’applique contre l’extrémité distale de la fibula.
Syn. anc. échancrure péronière du tibia
incisure scapulaire l.f.
incisura scapulae (TA)
suprascapular notch
Incisure située à l’extrémité latérale du bord supérieur de la scapula, juste en dedans de la base d’implantation du processus coracoïdien.
Elle est fermée en un foramen ostéo-fibreux par le ligament transverse supérieur de la scapula tendu entre ses deux extrémités. Cet orifice livre passage au nerf suprascapulaire.
Syn. anc. échancrure coracoïdienne
interosseux antérieur (syndrome du nerf) l.m.
anterior interosseous nerve syndrome
Syndrome habituellement en rapport avec une compression du nerf interosseux antérieur par le ligament du carré pronateur.
Le nerf interosseux antérieur est la branche principale du nerf médian, qui ne nait qu'à 5 ou 8 cm de l'épicondyle de l'avant-bras. Il innerve les muscles fléchisseurs des doigts et le carré pronateur.
Le syndrome se caractérise par l'apparition spontanée d'une douleur de la partie proximale de l'avant-bras avec une diminution de la dextérité dans la flexion du pouce et de l'index.
isthme de l'aorte l.m.
isthmus aortae (TA)
aortic isthmus
Segment court de l’aorte thoracique situé à l’union de la crosse aortique et de l’aorte descendante entre l’origine de l’artère sous-clavière gauche et l’implantation du ligament artériel.
Situé à la limite de la portion mobile de l’aorte et de sa portion fixée à la paroi thoracique postérieure par les artères intercostales postérieures, il constitue, du fait de son origine embryologique et de sa situation à l’union de deux secteurs aortiques de formation différente, une zone de fragilité relative siège d’élection des ruptures traumatiques de celle-ci. Pour des raisons embryologiques l’isthme de l’aorte est également le siège électif de certains rétrécissements congénitaux de l’aorte (coarctation).
J. H. Stahel, anatomiste suisse
Syn. isthme de Stahel
jerk nystagmus l.m.
jerk nystagmus
jerk test l. angl.
Manœuvre clinique permettant de rechercher une instabilité antérolatérale du genou par lésion du ligament croisé antérieur.
L’examen est commencé en flexion du genou, le tibia est en bonne position sous le fémur. Le genou est alors porté progressivement vers l’extension en valgus et rotation interne. Si le test est positif une subluxation du tibia se produit vers 30° de flexion et se réduit spontanément avec une sensation de ressaut (jerk) près de l’extension.
→ Lemaire (test de), Mac Intosh pivot shift test, Losee test
Krogius (opération de) l.f.
Krogius’ procedure
Ténomyoplastie par transfert d’une bandelette de la terminaison du muscle vastus medialis de dedans en dehors en passant devant la patella pour permettre la correction active d’une subluxation récidivante de la patella.
Dans la technique originale la bandelette formait une sangle en gardant les attaches médiales du muscle. Une technique simplifiée sectionne la bandelette et la fixe sur la berge latérale du ligament patellaire et le tibia adjacent.
F. A. Krogius, chirurgien finlandais (1901)
kyste du canal de Nück l.m.
cyst of Nück's canal
Dilatation kystique du péritoine qui accompagne le ligament rond au niveau de son insertion dans la grande lèvre ; c'est l’équivalent chez la femme de l'hydrocèle chez l'homme.
Petit, il est volontiers muet et découvert par hasard ; plus volumineux, il est source de gêne, de tiraillements, accentués par la pression ou le port de vêtements ajustés. L'examen retrouve une tuméfaction siégeant dans l'aine, dans le mont de Vénus ou au sein de la moitié supérieure et antérieure de la grande lèvre. Son volume varie de celui d'une noix à celui d'un point et sa consistance, ferme et élastique sans jamais être réductible ni impulsive à la toux.
A. Nück, anatomiste néerlandais (1691)
Syn. hydrocèle du canal de Nück
kyste paraœsophagien l.m.
paraoesophageal cyst
Tumeur bénigne du médiastin postérieur, rare, d'origine dysembryogénique.
Le kyste est contigu à l'œsophage ou intramural, situé dans le médiastin inférieur, à gauche le plus souvent. Il s'observe deux fois sur trois dans l'enfance.
Les kystes contigus à l'œsophage sont habituellement asymptomatiques. Ils ont un aspect radiologique comparable à celui des kystes bronchogéniques situés dans le ligament pulmonaire. Sur le transit œsophagien, il existe une empreinte en regard.
Les kystes intramuraux peuvent être révélés par une dysphagie ou des douleurs. Sur les clichés du transit œsophagien, on découvre une image lacunaire bien limitée. L'œsophagoscopie montre que la lésion est sousmuqueuse ; il ne faut pas la ponctionner pour ne pas compliquer l'exérèse ultérieure.
Dans tous les cas, son ablation par énucléation s'impose.
Histologiquement, on trouve dans la paroi du kyste, deux couches musculaires lisses avec des plexus nerveux, la muqueuse est de type œsophagogastrique ou simplement cylindrique cilié.
Syn. kyste digestif médiastinal
labrum acétabulaire l.m.
labrum acetabuli (TA)
acetabular labrum
Fibrocartilage formant un bourrelet marginal annulaire appliqué sur le limbe acétabulaire auquel il adhère par sa base.
Sa face périphérique (ou externe), convexe, donne insertion à la capsule de l’articulation coxo-fémorale. Sa face profonde (ou interne), concave, articulaire, est lisse et en continuité avec le cartilage de l’acétabulum. Ce labrum acétabulaire comble les incisures acétabulaires ilio-pubienne et ilio-ischiatique. Il passe en pont au-dessus de l’incisure acétabulaire ischio-pubienne où il prend le nom de ligament transverse de l’acétabulum.
Syn. anc. bourrelet cotyloïdien ; labrum glénoïdal
[A1, I2]
Édit. 2020
lacune musculaire rétro-inguinale l.f.
lacuna musculorum retroinguinalis (TA)
retroinguinal muscular space
Espace traversé par le muscle ilio-psoas dans son cheminement de l’abdomen vers la partie haute de la cuisse.
Cet espace est limité par le ligament inguinal en avant et en dedans, l’arc ilio-pectiné en dedans et le rebord de l’os coxal compris entre l’épine iliaque antérieure et supérieure et l’éminence ilio-pubienne. Il livre passage au muscle ilio-psoas et aux nerfs cutané latéral de la cuisse et fémoral
lambeau de rotation péritonéal l.m.
peritoneal rotation flap
Méthode de prévention des adhérences post
Les zones cruentées sont recouvertes par un lambeau de péritoine prélevé sur le ligament large selon la technique de Musset, ou dans la fosse pararectale selon la technique de Tran.
lame antérieure du fascia thoraco-lombal l.f.
lamina anterior fasciae thoracolumbalis ; lamina profunda fasciae thoracolumbalis ; fascia musculi quadrati lumborum (TA)
anterior layer of thoracolumbar fascia ; quadratus lumborum fascia
Fascia de revêtement antérieur du muscle carré des lombes.
C’est l’élément le plus profond du fascia thoraco-lombal. Il est uni en dedans aux apophyses transverses des vertèbres lombaires et en dehors à l’aponévrose d’insertion du muscle transverse de l’abdomen. Il est renforcé à sa partie supérieure par le ligament arqué latéral du diaphragme.
Syn. anc. aponévrose du carré des lombes
lame du cartilage cricoïde l.f.
lamina cartilaginis cricoideae (TA)
lamina of cricoid cartilage
Partie postérieure du cartilage cricoïde ayant l’aspect d’une plaque hexagonale irrégulière mesurant deux centimètres de hauteur.
Sa face postérieure présente sur la ligne médiane une crête mousse verticale sur laquelle s’insère le ligament crico-pharyngien. Sa face antérieure est concave et lisse. Ses bords supérieur et inférieur se continuent avec ceux de l’arc du cartilage cricoïde.
Syn. anc. chaton cricoïdien, plaque cricoïdienne
lame du cartilage thyroïde l.f.
lamina dextra/sinistra cartilaginis thyroideae (TA)
right/left lamina of thyroid cartilage
Chacune des deux lames latérales, quadrilatères, qui, unies par leur bord antérieur, forment le cartilage thyroïde.
Elles forment un angle ouvert en arrière, généralement plus grand chez la femme que chez l’homme. A leur union sur la face antérieure du cartilage, elles font saillie sur la ligne médiane : proéminence laryngée dite « pomme d’Adam », plus marquée chez l’homme que chez la femme. Leur face antéro-externe est lisse, soulevée près du bord postérieur par la ligne oblique dont l’extrémité supérieure est soulevée par le tubercule thyroïdien supérieur et l’extrémité inférieure par le tubercule thyroïdien inférieur. La ligne oblique donne insertion en bas au muscle sterno-thyroïdien et en haut et en avant au muscle thyro-hyoïdien. Au-dessous de la ligne oblique s’insère le faisceau thyro-pharyngien du muscle constricteur inférieur du pharynx. Les bords supérieurs des lames dessinent la large incisure thyroïdienne supérieure. Ils donnent insertion à la membrane thyro-hyoïdienne. Les bords inférieurs des lames dessinent sur la ligne médiane l’incisure thyroïdienne inférieure moins marquée que la supérieure. Le bord postérieur de chaque lame se prolonge en haut par la corne supérieure qui donne attache au ligament thyro-hyoïdien latéral et en bas par la corne inférieure qui s’articule avec la facette articulaire thyroïdienne de cartilage cricoïde.
lame latérale du processus ptérygoïde de l'os sphénoïde l.f.
lamina lateralis processi pterygoideus ossis sphenoidalis (TA)
lateral plate of pterygoid process of sphenoidal bone
Large lame osseuse déjetée en dehors et en arrière par laquelle se continue en bas la racine latérale du processus ptérygoïde.
Elle présente : 1) un bord antérieur, uni en haut à celui de la lame médiale, séparé de lui en bas par l’incisure ptérygoïde ; ce bord contribue à limiter la fente ptérygo-maxillaire et l’arrière fond de la fosse ptérygo-maxillaire en arrière – 2) un bord postérieur libre marqué à sa partie moyenne par la saillie aigüe du processus ptérygo-épineux sur lequel s’insère le ligament ptérygo-épineux – 3) une face latérale qui appartient à la fosse infra-temporale et donne insertion au muscle ptérygoïdien latéral – 4) une face médiale qui forme la paroi latérale de la fosse ptérygoïde et donne insertion au muscle ptérygoïdien médial.
Syn. anc. aile externe de l’apophyse ptérygoïde
Lemaire (test de) l.m.
jerk test
Manœuvre clinique permettant de dépister une instabilité antérolatérale et rotatoire du genou par lésion du ligament croisé antérieur.
On fait passer le genou de la flexion vers l'extension en portant le tibia en valgus et rotation interne. Vers 20 à 30° de flexion, il se produit un ressaut par subluxation du plateau tibial latéral en avant et en dehors, suivie d'une réduction du plateau tibial avec sensation de ressaut près de l'extension.
M. Lemaire, chirugien orthopédiste français (1967)
lèvre (grande) l.f.
labium majus pudendi (TA)
labium majus
Chacun des deux grands replis cutanés qui limitent de chaque côté le vestibule de la vulve.
Allongés d’avant en arrière et aplatis de dehors en dedans, ils sont plus épais à la base d’implantation qu’au niveau du bord inférieur libre. La face latérale, pileuse, est séparée de la cuisse par le sillon génito-fémoral. La face médiale, lisse, est séparée des petites lèvres par le sillon labial. L’extrémité antérieure se perd sur le mont du pubis. L’extrémité postérieure s’unit avec son homologue opposé en formant une commissure postérieure.
Les grandes lèvres sont embryologiquement analogues aux bourses chez l’homme dont elles se rapprochent par la structure. Elles se composent de cinq couches : la peau, une couche de fibres musculaires lisses (le muscle dartos des grandes lèvres), un panicule adipeux sous-cutané, une membrane fibro-élastique et une masse adipeuse traversée par les faisceaux du ligament rond de l’utérus.
Étym. lat. labrum : lèvre
ligament annulaire du stapès l.m.
ligamentum anulare stapediale (TA)
anular ligament of stapes
Ensemble de fibres, en partie conjonctives, en partie élastiques, qui se détachent de la base du stapès et vont se fixer, en rayonnant, sur le pourtour de la fenêtre du vestibule de la caisse du tympan.
La largeur de ce ligament est de 15µ en arrière et de 100µ en avant de la base du stapès.
Syn. anc. ligament annulaire de la base de l’étrier ; ligament annulaire de l’étrier