copulation n.f.
copulation
→ coït
[C2]
Corner et Allen (test de) l.m.
Corner and Allen’s test
Test sur l'animal destiné à démontrer l'activité progestative d'une substance par étude de la muqueuse utérine.
Une lapine préalablement castrée est soumise aux œstrogènes. Le produit à tester est injecté. La transformation en dentelle de la muqueuse utérine affirme les propriétés progestatives de ce produit.
G. W. Corner anatomiste et W. M. Allen, gynécologue américains (1929)
[C2,O3]
corticographie n.f.
electrocorticography
Enregistrement des rythmes cérébraux directement à partir du cortex cérébral, nécessitant une craniotomie, et utilisée essentiellement en peropératoire pour délimiter la zone d'exérèse.
[C2,H1]
cortisolémie n.f.
cortisolemia
Concentration plasmatique du cortisol, très variable au cours du nycthémère (maximale à 8h et minimale à minuit), et pouvant s'élever considérablement dans les syndromes d'hypercorticisme (syndrome de Cushing).
Compte tenu des variations importantes de la cortisolémie au cours de la journée, le dosage du cortisol libre urinaire est souvent, toutefois, plus utile pour le diagnostic d’hypercorticisme.
[C2,O4]
costimulation n.f.
costimulation
[C2,F3]
cotransporteur NaKCl de type 2 l.m.
NaKCl cotransporter(NKCC2)
Protéine de 1095 acides aminés agissant comme cotransporteur électroneutre de sodium, potassium et chlore (1 Na+ + 1 K+ + 2 Cl- ) située à la membrane apicale des cellules épithéliales de la branche ascendante large de l’Anse de Henle et codée par le gène SLC12A1 situé sur le chromosome 15 (15q21).
Le sodium réabsorbé dans l’anse de Henle (environ 25% de la totalité du sodium réabsorbé dans le néphron) est expulsé au pôle basolatéral vers les liquides interstitiels par la Na+/K+ ATPase ; le potassium est en partie recyclé vers la lumière par les canaux potassiques Rom K (renal outer medullary K channel) ou au pôle basolatéral, vers les liquides interstitiels par les canaux K et Cl et le cotransporteur Cl/K afin de maintenir l’électronégativité intracellulaire. Le cotransporteur NKCC2 est stimulé par phosphorylation induite par l’AMP cyclique qui active la protéine kinase A. Des mutations avec perte de fonction affectent le gène de NKCC2 et sont à l’origine du syndrome de Bartter à transmission autosomique récessive caractérisé par une alcalose métabolique avec hypokaliémie. L’activité de NKCC2 est inhibée par les diurétiques de l’anse de Henle dont le plus connu est le furosémide. Ces diurétiques entrent en compétition avec le chlore sur son site de liaison à NKCC2. En conséquence, l’osmolalité de l’urine augmente alors que celle des liquides interstitiels diminue, ce qui inhibe la réabsorption de l’eau et augmente la diurèse.
coup de chaleur l.m.
heat stroke
Ensemble variable de manifestations occasionnées par une exposition à une chaleur excessive : céphalée intense, somnolence, vomissements, arrêt par déshydratation des sécrétions (salivaires, urinaires…), troubles neurologiques (hallucinations, délire, perte de connaissance…).
Le coup de chaleur peut être causé par une exposition prolongée au soleil, une chaleur ambiante excessive, une inadaptation climatique à une chaleur humide, une atmosphère professionnelle (foyer des chaudières à vapeur, repassage professionnel…). L’ensemble de ces désordres sont fréquemment mortels. Des manifestations similaires peuvent être induites par certains médicaments comme les neuroleptiques.
→ syndrome malin des neuroleptiques, hyperthermie maligne d'effort, coup de chaleur épidémique, coup de chaleur exogène
[C2,G2,G4,N1]
Édit. 2017
courbe d'accord à l'orientation l.f.
orientation tuning curve
Courbe décrivant la vigueur de la réponse d'un neurone sensible à l'orientation lorsque celle-ci varie systématiquement.
Selon les neurones, cette courbe peut être très pointue manifestant une grande sélectivité à l'orientation, ou aplatie, marquant une faible sélectivité. Cette notion s'applique à d'autres paramètres de la réponse du neurone, comme le mouvement, la direction, etc.
[C2,H1]
courbe débit-volume l.f.
flow-volume curve
Enregistrement du débit en fonction du volume au cours des manœuvres d'expiration et d'inspiration forcées rapides.
L'analyse de la courbe débit-volume et de ses paramètres est particulièrement utile pour la reconnaissance des troubles ventilatoires obstructifs.
[C2,K1]
courbe de pression cardiaque l.f.
heart pressure curve
Tracé dessinant l’évolution dans le temps de la pression existant dans une cavité cardiaque.
Une telle courbe est obtenue à l’aide d’un cathéter introduit dans la cavité cardiaque concernée, et relié à un manomètre électronique. La courbe de pression est directement visible sur le cadran d’un oscilloscope. Elle peut être enregistrée sur un papier se déroulant à vitesse constante. Elle objective et mesure les conditions hémodynamiques régnant dans les diverses cavités du cœur.
[K2,C2]
courbe ménothermique l.f.
basal body temperature
Evolution de la température basale sur au moins un mois lunaire, un cycle ovarien.
Son exécution exige un thermomètre unique, une prise identique dans sa durée, au réveil, avant le lever, avant toute ingestion d'aliment et tout effort musculaire. La lecture doit être faite au dixième de degré Celsius près, la courbe doit être portée sur une grille adéquate permettant de joindre par une ligne les prises quotidiennes. Le cycle fécond est caractérisé par son aspect diphasique, avec une période de durée variable qui commence au premier jour des règles et se termine après l'ovulation. Une seconde période lui succède après un décalage rapide de moins de trois jours, à un niveau plus élevé d'au moins cinq dixièmes de degré et surtout une durée supérieure à dix jours définissant le plateau thermique prémenstruel. Ce plateau permet de dater l'ovulation par le décalage thermique, d'évaluer la sécrétion progestéronique, donc la qualité du corps jaune par l'importance de l'élévation thermique mais surtout par la durée de la phase lutéale. La persistance du plateau prémenstruel au-delà de quinze jours annonce la grossesse, et ce malgré un retard de règles encore souvent incertain. La courbe ménothermique permet, par ailleurs, de déterminer une période d'infécondité à partir du quatrième jour du plateau prémenstruel, qui se poursuit jusqu'aux règles suivantes.
K. Ogino, gynécologue japonais (1924) ; H. Knaus, gynécologue autrichien (1929)
[C2,O3]
Cournand (technique de) l.f.
Cournand’s technic
Technique de cathétérisme des cavités droites du cœur, appliquée à l’homme pour la première fois par André Cournand.
Elle permet de mesurer les pressions dans chaque cavité explorée et de faire des prélèvements sanguins à chaque étage. Elle a été étendue à toutes les cavités cardiaques.
A. F. Cournand, médecin cardiologue et physiologiste américain, membre de l’Académie nationale de Médecine, prix Nobel de Médecine en 1956 (1895-1988)
[C2,K1]
CPT sigle pour Capacité Pulmonaire Totale
[C2,K1]
CPUE sigle pour Capacité Pulmonaire Utilisable à l'Effort
→ volume expiratoire maximal seconde
[C2,K1]
créatinémie n.f.
creatinemia
Présence ou teneur de créatine dans le sang, normalement comprise entre 30 et 50 mg/L, exclusivement présente dans les hématies.
Elle augmente dans les myopathies, ou au cours d'un traitement corticostéroïdien..
[C2]
créatine-kinase n.m.
creatine-kinase
Enzyme catalysant réversiblement une réaction de transfert de radical phosphoryle d'une molécule d'ATP à une molécule de créatine, formant un créatine-phosphate, molécule "riche en énergie".
La créatine-kinase du cytoplasme, à structure dimérique, est utilisée au cours de l'effort pour reformer des molécules d'ATP à partir de l'ADP. La créatine-kinase de l'espace intermembranaire des mitochondries, à structure octamérique, est utilisée au repos pour resynthétiser les réserves de créatine-phosphate, grâce aux ATP formés par la chaine respiratoire.
La créatine-kinase(CK) existe sous forme de 3 iso-enzymes appelées CK-MM, abondante dans le muscle strié, CK-MB, abondante dans le myocarde et CK-BB, abondante dans le cerveau. Une élévation de la concentration sérique de CK est observée dans les lésions cardiaques et musculaires. Une augmentation rapide (quelques heures) de la CK-MB est observée dans l’infarctus du myocarde. Une augmentation de la CK-MM est observée dans les myopathies et au cours des syndromes d’écrasement musculaire.
→ créatine-phosphokinase, phosphagène, infarctus du myocarde, écrasement musculaire
[C1,C2]
créatininémie n.f.
creatininemia
Concentration de créatinine dans le sang.
La concentration de créatinine peut être mesurée dans le plasma par méthodes colorimétriques ou enzymatiques. Elle est habituellement comprise entre 0,11 et 0,14 mmol/L (12 et 15 mg/L), également répartie entre le plasma et les hématies (mais les valeurs de référence dépendent de la méthodologie utilisée). Elle augmente dans les néphropathies chroniques et sa valeur permet de suivre l’évolution d’une insuffisance fonctionnelle rénale.
D. F. Cockroft et M. H. Gault, médecins canadiens (1976)
→ créatinine (clairance de la), DFG, Cockroft et Gault (formule), MDRD
[C2,M1]
créatininurie n.f.
creatininuria
Concentration de la créatinine dans les urines.
La quantité de créatinine éliminée dans l'urine dans une unité de temps, habituellement 24 h, est relativement constante pour un individu. Elle dépend de la masse musculaire du sujet et peut aller de 9 à 27 mmol/24 h. Son dosage est surtout utilisé à l’heure actuelle pour la mesure du rapport protéines/créatinine dans un échantillon d’urines, afin d’apprécier la valeur d’une micro-albuminurie lors de la recherche d’une atteinte rénale débutante en présence d’un diabète ou d’une hypertension artérielle.
→ micro-albuminurie, créatinine (clairance de la)
[C2,M1]
CRF sigle pour Capacité Résiduelle Fonctionnelle
→ 2) Cahier de Recherche Formalisé
[C2,K1]
Édit. 2015
cristallurie n.f.
crystalluria
Présence de cristaux dans les urines, mise en évidence par l'étude du sédiment urinaire.
Elle n'a pas habituellement de signification pathologique.
Les cristaux le plus fréquemment observés sont des cristaux d'oxalate et de phosphates de calcium ou d'acide urique. Leur importance est fonction des apports alimentaires, du volume et du pH des urines. La cristallurie par son importance peut dans certaines conditions contribuer à l'obstruction tubulaire qui accompagne certaines insuffisances rénales aiguës.
Certains cristaux sont le reflet de l'élimination urinaire de nombreux médicaments ou des produits de leur métabolisme.
[C2,M1]
CSF sigle angl. m. pour Colony Stimulating Factor
Facteur de stimulation de colonies cellulaires.
On connaît plusieurs CSF : le CSF-1 impliqué dans le développement de cancers ; le G-CSF stimulant les granulocytes, le M-CSF pour les macrophages, le GM-CSF stimulant granulocytes et macrophages, etc.
Les CSF font donc partie des facteurs de croissance hématopoïétiques. Ce sont des protéines sécrétées par de nombreuses catégories de cellules (surtout les monocyte-macrophages, mais aussi les lymphocytes T, les fibroblastes, les cellules endothéliales, etc.) lorsqu'elles ont été stimulées par d'autres cytokines comme l'interleukine 1 et le TNF.
[F1,C2]
CSF3R acr. angl. pour Colony Stimulating Factor 3 Receptor (granulocyte)
Récepteur du G-CSF : cytokine qui contrôle la production, la différenciation et la fonction des granulocytes.
Une mutation de ce récepteur a été identifiée dans la leucémie myéloïde chronique atypique.
→ leucémie myéloïde chronique atypique
[F1,C2]
Csp sigle f.
[C2,K1]
CT sigle f.
→ compliance thoracopulmonaire
[C2,K1]
CTGF sigle pour Connective Tissue Growth Factor
Le CTGF, facteur de Croissance du tissu conjonctif, également appelé CCN2, est une protéine de 38 kDa qui médie les effets du TGF β (Transforming Growth Factor β) ou agit en synergie avec lui.
Le CTGF stimule la production des protéines de la matrice extracellulaire par les fibroblastes. Il stimule également l’angiogenèse, la chondrogenèse et l’ostéogenèse. Il est impliqué dans le développement embryonnaire normal et dans le processus de cicatrisation. En pathologie, une hyperexpression de CTGF est impliquée dans les processus fibrotiques. De par ses effets pro-angiogéniques, CTGF parait également associé au développement de certains cancers
[C2]