Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1944 résultats 

rétinopexie pneumatique l.f.

pneumatic retinopexy

Traitement d’un décollement de rétine par un tamponnement interne par gaz.

rétinoschisis n.m.

retinoschisis

Affection qui se manifeste dans l'enfance, parfois dès l'âge de quelques semaines, et qui résulte d'un clivage dans les couches nerveuses de la rétine.
Bilatéral, asymétrique, il atteint toujours la région maculaire et dans 50% des cas la périphérie temporale inférieure. L'électrorétinogramme montre une onde a conservée et une onde b abolie, le potentiel évoqué maculaire est toujours anormal.
L'affection est évolutive avec deux complications possibles : des hémorragies du vitré et un décollement de la rétine. Elle est récessive liée au sexe et atteint surtout les garçons. Il n'y a pas réellement de traitemen ; on peut faire des photocoagulations en rétine saine, mais le résultat est aléatoire. L'évolution se fait, à plus ou moins long terme vers la malvoyance et la cécité.

Étym. lat. retina : rétine ; gr. schizein : fendre, séparer

rétinoschisis autosomique dominant l.m.

retinoschisis, autosomal dominant

Rétinoschisis retrouvé dans une famille de 8 membres sur 3 générations avec rétinoschisis périphérique et maculaire.
L'ERG est normal pour 6 des 8 membres atteints.
L’affection est autosomique dominante (MIM 180270).

Y. Yassur, ophtalmologiste israélien (1982)

rétinoschisis avec héméralopie précoce l.m.

retinoschisis with early hemeralopia

Rétinopathie associant une dégénérescence hyaloïdorétinienne, un schisis rétinien périphérique et central, des cordons vitréens prérétiniens.
La dégénérescence vitréorétinienne macrofibrillaire avec liquéfaction du vitré et brides blanchâtres vitréo-rétiniennes est souvent accompagnée d'une myopie. Le schisis maculaire est assez grossier avec des logettes plus larges que dans le rétinoschisis lié au sexe. On trouve également un aspect en arbre mort correspondant à des vaisseaux déshabités dans certaines zones en mi-périphérie. L'ERG est très altéré en photopique et scotopique, l'héméralopie est précoce, la dégénérescence tapétorétinienne est atypique avec des pigments qui peuvent être arrondis en mi-périphérie. L'évolution est péjorative et identique à celle des rétinites pigmentaires les plus sévères avec un champ visuel tubulaire et une perte rapide du champ visuel central par atrophie de l'aire fovéolaire. L’affection est autosomique récessive (MIM 268100).

M. Favre, ophtalmologiste suisse (1958)

Syn. dégénérescence hyaloïdorétinienne de Favre, vitréorétinopathie de Goldmann-Favre

dégénérescence hyaloïdorétinienne de Favre, vitréorétinopathie de Goldmann-Favre

rétinoschisis fovéolaire l.m.

retinoschisis of fovea

Petites formations fovéolaires microkystiques d'aspect identique mais de disposition moins régulière que dans le rétinoschisis juvénile lié au sexe.
Apparaît au cours de la première décennie de la vie, hommes et femmes pouvant être atteints. L'altération visuelle est plus ou moins importante. En angiographie il n’y a pas de lésion de l'épithélium pigmenté. Il y a peu de dyschromatopsie ou de déviation de l’axe tritan. On note une protanomalie légère. Lésion limitée à la fovéa. L’ERG est normal ou très peu altéré et l’EOG est normal. L’affection est autosomique récessive (MIM 268080).

R. A. Lewis, ophtalmologiste américain (1977)

axe tritan,dyschromatopsie,  protanomalie

rétinoschisis idiopathique des jeunes sujets l.m.

rétinoschisis juvénile lié au sexe

rétinoschisis juvénile lié au sexe l.m.

Maculopathie cystoïde stellaire bilatérale congénitale associée, dans un peu moins de la moitié des cas, à des lésions rétiniennes et vitréennes périphériques.
Les lésions existent à la naissance ou dans les premiers mois de la vie. Elles peuvent être strictement maculaires ou maculaires et périphériques. La lésion maculaire est bilatérale et constante. Elle se présente sous forme de petits kystes en logettes fovéolaires. En périphérie, en temporal le plus souvent, on trouve dans moins de la moitié des cas, un ou des voiles vitréens ainsi qu'un rétinoschisis qui a tendance à se ré-appliquer spontanément dans le temps ou à disparaître en laissant des voiles vitréens résiduels. Le rétinoschisis périphérique peut être très important et englober la macula. Après quarante ans ou un peu avant le schisis maculaire s'efface et laisse place à une atrophie maculaire et la périphérie prend un aspect de dégénérescence rétinienne atypique. L'électrorétinogramme est de type négatif et l'onde B2 est absente.
Le locus du gène est en Xp22.2-22.1. Il existe peut être deux gènes très proches selon T. Alitalo. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 312700).

J. Haas, ophtalmologiste autrichien (1898) ; Tiina Alitalo, généticienne finlandaise (1991) ;

Syn. rétinoschisis idiopathique des jeunes sujets

rétinotomie n.f.

retinotomy

Ouverture dans le neuroépithélium rétinien, spontanée ou iatrogène.
Une rétinotomie chirurgicale est parfois réalisée pour évacuer par voie endo-oculaire le liquide sous-rétinien d’un décollement de rétine.

rétinotopie n.f.

retinotopy

Projection ordonnée de l'image rétinienne sur une structure.
La plupart des structures du système visuel reçoivent les projections de la rétine selon une disposition rétinotopique. Cependant certaines structures privilégient la partie centrale de la rétine dont la représentation occupe une surface relativement disproportionnée.

facteur de grandissement

Retortamonas intestinalis

Retortamonas intestinalis
Petit flagellé intestinal, mobile, sans rôle pathogène connu, possédant une forme kystique.
Le trophozoïte mesure 5 à 7µm sur 3 à 4µm, ne présente pas de sillon de torsion et possède deux flagelles antérieurs libres. Le kyste est piriforme et réfringent, il mesure moins de 6µm et peut être confondu avec celui de Chilomastix.

Syn. Embadomonas intestinalis

retour à domicile l. m.

homing

En médecine, retour précoce des patients hospitalisés à domicile, avec continuation des soins, dès que le séjour à l'hôpital n'est plus indispensable.
Ce retour à domicile peut se faire selon plusieurs modalités :
- retour au domicile antérieur dans le cadre de la vie habituelle,
- déménagement du patient avec reconstitution de son cadre de vie antérieur dans un appartement mieux adapté à son handicap,
- déménagement du patient et de sa famille dans un village où sont reconstitués des domiciles adaptés au handicap de ce type de patient, domiciles situés auprès d'une structure médicosociale spécialisée.
Cette politique de retour en milieu familier s'oppose à celle de maintien prolongé du patient à l'hospital jusqu'à “guérison” ou envoi en maison de convalescence. Avec, une bonne organisation des soins à domicile, on évite une hospitalisation onéreuse en maison de santé ou à l'hôpital et en dehors de toutes considérations économiques, le retour à domicile est souvent plus favorable au patient que son maintien à l'hôpital.
En fait les soins à domicile ont été pratiqués de tout temps, bien avant que des hôpitaux pour les pauvres, les soldats invalides et les pèlerins aient existé. Autrefois la plupart des soins se faisaient à la maison, notamment les accouchements, les petites interventions chirurgicales (on opérait sur la table de la cuisine) et l'on envisageait pas alors de conduire les mourants à l'hôpital. La prise en charge des soins par la collectivité lors du retour des patients chez eux est une pratique plus récente qui a été instaurée en Alsace dans les zones rurales, depuis plus de 150 ans à l'instigation des pasteurs protestants des vallées des Vosges. Après l'annexion allemande en 1870, Bismarck s'en est inspiré pour instituer la Sécurité Sociale, qui a été maintenue en Alsace après la réintégration de 1919 : cela a servi d'exemple lors de l'institution de la Sécurité Sociale en France “de l'intérieur” en 1945.
Le développement des techniques chirurgicales et médicales, notamment grâce à l'asepsie, a justifié l'hospitalisation, mais on s'aperçoit aujourd'hui qu'en dehors des soins intensifs, des interventions chirurgicales et des accouchements, l'hospitalisation peut avoir des graves inconvénients (infection hospitalière, hospitalisme chez les jeunes enfants, perturbations de la vie familiale et du confort psychique chez les personnes âgées et les enfants). Pourtant dans bien des cas les malades peuvent être maintenus à domicile dans le cadre de la vie familiale, si elle existe, à condition que des soins compétents et une surveillance infirmière régulière (éventuellement quotidienne voire biquotidienne) soient organisés.
En réanimation, passée la phase aigüe, on peut souvent ramener chez eux des insuffisants respiratoires graves (même sous respiration artificielle) ou des insuffisants rénaux traités par dialyse ainsi que des handicapés nécessitant des soins journaliers.

Syn. hospitalisation à domicile, HAD, homing

retour de couches l.m.

post-partum menses

Premières règles physiologiques après un accouchement, apparaissant normalement 4 à 6 semaines après la naissance, plus tard en cas d'allaitement.

retour veineux l.m.

venous return

Ensemble circulatoire qui concerne le retour du sang capillaire vers le cœur.

retour veineux anormal l.m.

anomalous venous drainage

Malformation congénitale des grosses veines, créant un abouchement anormal de ces veines dans le cœur.
Il en existe de nombreuses variétés anatomiques, dont certaines sont sans conséquence et d’autres responsables d’anomalies physiopathologiques. Elles concernent :
1) le retour anormal des veines caves : la veine cave supérieure gauche, la veine cave inférieure double, la continuation azygos de la veine cave inférieure sont sans conséquences ; l’abouchement d’une veine cave dans l’oreillette gauche doit être corrigée chirurgicalement.
2) le retour anormal des veines pulmonaires : une partie ou la totalité des veines pulmonaires se jettent soit dans l’oreillette droite, soit dans la veine cave supérieure (retour supracardiaque), soit dans la veine cave inférieure (retour infracardiaque) ; ces anomalies relèvent également de la chirurgie.

retour veineux au cœur l.m.

venous return to the heart

Chemin parcouru par le sang depuis les capillaires jusqu’à l’oreillette droite.
Il est fait d’un ensemble de veinules et de veines qui contiennent 3000 à 3500 mL de sang soit 60 pour cent du volume sanguin circulant total. Le retour du sang au cœur est assuré par plusieurs facteurs mécaniques : le reliquat de la pression dynamique à la sortie de capillaires (vis à tengo), la pesanteur dans la partie supérieure du cœur ou en position déclive, la contraction des muscles, la présence de valvules dans les veines périphériques, les changements de pression provoqués par les mouvements respiratoires, les battements systoliques des artères longeant des veines, enfin l’activité cardiaque systolique qui crée un effort d’aspiration du sang.
Les anomalies congénitales du retour veineux peuvent concerner le système systémique ( les veines caves supérieures et inférieures qui s’abouchent soit dans le sinus coronaire , soit dans l’oreillette gauche )  et les veines pulmonaires qui peuvent s’aboucher dans la veine cave supérieure ou l’oreillette droite.

retournement urétéral l.m.

stripping urétéral

rétractilité utérine l.f.

uterin retractility

Propriété physiologique de la fibre utérine de se raccourcir après le travail de l'accouchement.
Son dysfontionnement conduit à l'inertie utérine.

rétraction n.f.

contracture

Raccourcissement permanent d'un tissu mou qui ne lui permet pas de revenir passivement à sa longueur normale.
Ex. rétraction musculaire, tendineuse.

Étym. lat. re indique la mise en arrière ; tractus : tiré

rétraction capsulaire d'épaule l.f.

frozen shoulder

épaule gelée

rétraction de l'aponévrose palmaire l.f.

Dupuytren (maladie de)

rétraction de la petite courbure l.f.

lesser curvature retraction

Sur une radiographie gastrique après opacification, incurvation fixe de la petite courbure, centrée sur la lésion ulcéreuse.
Cet aspect en faveur de la bénignité est souvent associé à une convergence des plis et à une réaction antrale.

rétraction du caillot l.f.

clot retraction.
Test de mesure fonctionnelle des relations entre les plaquettes sanguines et la fibrine au cours d'une coagulation en tube.
Elle est anormale dans les thrombasthénies type I.

rétraction du globe l.f.

retraction of the globe

Mouvement de translation du globe oculaire en arrière qui se traduit, lors des mouvements oculaires, par un enfoncement du globe oculaire dans l'orbite.
Cette rétraction est la conséquence d’une brièveté  des muscles oculomoteurs .

rétraction du globe oculaire (syndrome de) l.m.

eyeball retraction syndrome

Duane (syndrome de)

rétraction du muscle quadriceps l.f.

quadriceps (fibrose du)

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