Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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désensibilisation (accidents de l.m.p.

hyposensitization accidents

Incidents de gravités très diverses allant du simple incident désagréable à l'accident très sévère, à l'occasion d'une désensibilisation.
Les réactions locales sont de simples incidents, un peu désagréables mais bénins. Une réaction syndromique peut survenir qui est le réveil du symptôme traité : coryza, asthme ou eczéma. Des manifestations générales peuvent apparaître qui prennent, dans les graves, la forme de réactions anaphylactiques immédiates mais parfois avec des rebonds secondaires. Il faut peser avec soin l'importance de ces accidents qui ont pu motiver dans certains pays, en Angleterre en particulier, des oppositions sérieuses à la pratique de la désensibilisation spécifique.

déshydrogénase n.f.

dehydrogenase

Enzyme catalysant une réaction de déshydrogénation.

désiodation n.f.

deiodination

Élimination de l'iode fixé sur une molécule organique.
Cette réaction qui nécessite un donneur d'hydrogène, joue un rôle physiologique dans le métabolisme des hormones thyroïdiennes.

desmolase n.f.

desmolase

Enzyme qui catalyse une réaction de rupture d'une chaine carbonée.
P. ex. la dioxy-20,22-cholestérol-desmolase, l'hydroxy-17-progestérone-desmolase, ainsi que la citrate-lyase sont des desmolases..

Étym. gr. desmos : lien : lyse : destruction

désoxyhémoglobine n.f.

deoxyhemoglobin

Forme de l'hémoglobine où le fer de l'hème bivalent (Fe2+) et pentacoordonné n'est lié à aucun ligand.
Cette transformation de l’hémoglobine est réalisée dans les tissus qui captent l’oxygène. La fixation d'oxygène sur la désoxyhémoglobine conduit à l'oxyhémoglobine. Cette réaction s'accompagne d'un changement de la configuration tridimensionnelle de la molécule d'hémoglobine : plusieurs liaisons hydrogène et ponts salins situés à l'intérieur des sous-unités et entre elles, sont rompus lors de ce processus. La structure contrainte (forme T) de la désoxyhémoglobine, de faible affinité pour l'oxygène, est remplacée par la structure relâchée (forme R) de l'oxyhémoglobine, de forte affinité pour l'oxygène. La présence d'une concentration anormalement élevée de désoxyhémoglobine, de coloration bleuâtre, est cause de cyanose.
Dans un hématome, la présence de désoxyhémoglobine est observée dès les premières heures du centre à la périphérie. Débute alors la lyse des parois des hématies avec apparition de désoxyhémoglobine et de méthémoglobine.
En imagerie, ce phénomène est intéressant car ces deux molécules du fait de la présence d’électrons non appariés, ont une forte susceptibilité magnétique. L’hématome passe alors par un hyposignal très net sur les séquences à pondération T2 et en discret signal sur celles en T1.

déterminant antigénique l.m.

antigenic determinant

Domaine de la surface d'un antigène se combinant avec le site antigénique correspondant de l'anticorps ou du récepteur lymphocytaire.
Un antigène possède ainsi sur sa surface, une multitude de déterminants antigéniques ; les plus immunogéniques sont dits immunodominants, leur réaction dominant l'ensemble de la réponse immunitaire ; les autres sont dits immunorécessifs.
Généralement, un antigène déclenche la réponse immunitaire de plusieurs centaines de clones de lymphocytes T ou B, la réponse est dite polyclonale. Elle est plus rarement oligoclonale ou même monoclonale.
Parmi ces déterminants antigéniques appelés épitopes les uns sont séquentiels ou linéaires et les autres sont conformationnels ou discontinus. Ces derniers sont détruits par dénaturation de la molécule antigénique (chauffage, réduction des ponts S-S).

Étym. lat. determinatio : fixation d’une limite

Syn. épitope

→ anticorps monoclonal

diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM) l. angl.

Classification des maladies mentales.
Publiée en 1952, la première édition de cette classification nationale américaine était principalement marquée par l'influence de Adolf Meyer et de son concept étiopathogénique de réaction et de même que la neuvième édition de la classification internationale des maladies (CIM-9), le DSM-II (1968), mêlait encore des éléments symptomatiques, évolutifs et étiopathogéniques.
Sous la direction de R.L. Spitzer, les principaux procédés utilisés dans le DSM-III (1980) pour répondre à des objectifs prioritaires de pragmatisme et de recherche d'un langage minimal commun destiné à améliorer la fidélité interjuges des diagnostics, ont été : un "athéorisme" proclamé, l'utilisation systématique du procédé dit des critères diagnostiques, en ne retenant que ceux simples, clairs, dénués le plus possible de toute ambigüité sémantique ; l'enregistrement des informations disponibles selon un système de cotations dit multiaxial. Ainsi sont enregistrés, à côté des syndromes (axe I), les troubles spécifiques du développement (axe II), les troubles somatiques concomitants (axe III), la sévérité globale des stress psychosociaux (axe IV) et le niveau d'adaptation et de fonctionnement le plus élevé du sujet au cours de la dernière année (axe V).
Après le DSM-III-R (1987) et avec le DSM-IV (1994), les critères diagnostiques révisés tiennent compte non seulement des avis des commissions de consensus, mais aussi des premiers résultats des études sur le terrain concernant les problèmes les plus controversés, enfin des revues récentes de la littérature.
On donne au sigle DSM tantôt le genre masculin puisque c'est un manuel, tantôt le féminin puisque c'est une classification.

R. L. Spitzer, psychiatre américain (1981) ; A. Meyer, psychiatre américain (1866-1950)

diagnostic immunologique de la grossesse l.m.

immunologic pregnancy test

Dosage radio-immunologique, ou réaction antigène-anticorps de Wide et Gemzell, mettant en évidence des taux très faibles d'hormone chorionique gonadotrophine, HCG, ou de sa sous-unité β chez la femme enceinte, dès le retard de règles.
Le test est qualitatif, rapide et simple, ou quantitatif.

L. Wide, biochimiste endocrinologue et C. A. Gemzell, gynécologue suédois (1960)

diamagnétisme n.m.

diamagnetism

Propriété des corps qui, plongés dans un champ magnétisant, présentent un très léger moment magnétique s'opposant au champ.
C'est l'état des corps dits "non magnétiques". Le diamagnétisme est dû à une réaction des orbites électroniques. Dans les corps paramagnétiques et ferromagnétiques, le diamagnétisme reste présent, sousjacent aux propriétés para ou ferromagnétiques de ces corps.

→ champ magnétique, ferromagnétisme, paramagnétisme

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

diarrhée aigüe du nourrisson l.f.

infant's acute diarrhoea

Diarrhée de l'enfant dont le nombre de selles anormalement liquides dépasse dix par jour.
Elle peut résulter d'un dysfonctionnement des entérocytes ou être une réaction à diverses stimulations. Le plus souvent, sous nos climats, elle est la conséquence d'une entérite bactérienne ou virale. La diarrhée peut être due à une malabsorption (intolérance congénitale au gluten ou à différents disaccharides, comme le lactose) avec fuite plus ou moins importante de nutriments, à une charge excessive après le pylore par des solutions dont l'osmolarité est supérieure à celle du plasma (nutrition par sonde duodénale) ou à une accélération du transit (effet de certains médicaments).
L'apport dans le tube digestif de solutions glucosées enrichies en ions (solution de l’OMS) permet d'enrayer la perte de liquide en rétablissant le fonctionnement normal des entérocytes.

Étym. gr. diarrhoê : écoulement

→ solution réhydratante de l'OMS

difformité faciale (répercussions psychologiques de la) l.f.

facial deformity, disfigurement

Souffrance psychique fréquente, liée à une difformité congénitale ou à une défiguration traumatique ("gueule cassée"), plus rarement pathologique (dermatose, infection maligne, etc.).
L'importance sociale d'une belle apparence étant élevée au rang de norme, la "perte d visage" peut accentuer le malaise, bien que le retentissement personnel de ces anomalies dépende d'autres facteurs : personnalité foncière, réaction familiale, incidences existentielles, notamment.
Comportement d'alerte en face d'autrui, évitement des contacts, excès alcooliques, agressivité, état dépressif ou anxieux, conduites suicidaires sont fréquemment relevés.
Chez les blessés de la face, il semble s'agir du type de mutilation le moins bien supporté. La relation avec le sujet doit se maintenir pendant toute la durée d'un traitement long et minutieux. Une prise en soins globale est indispensable. Mais l'amélioration est surtout fonction de l'amélioration esthétique et de la réadaptation sociale.

dihydrocholestérol n.f.

dihydrocholesterol

Dérivé du cholestérol formé par hydrogénation de la double liaison.
Il en existe deux isomères selon que l'atome d'hydrogène fixé sur le C5 est en trans (forme a) ou en cis (forme b) par rapport au méthyle du C10. La forme 5b est appelée coprostanol ou coprostérol. La forme 5a est appelée cholestanol. Une telle réaction d'hydrogénation a lieu dans l'intestin sous l'effet de bactéries, formant le coprostanol, qui est éliminé dans les fèces.

dilution limite l.f.

limiting dilution.
Méthode de culture cellulaire destinée à déterminer la fréquence des lymphocytes spécifiques d'antigène par distribution d'un nombre connu de cellules dans chaque puits de culture, observation de la réaction (+ ou -) et application de la loi de Poisson.

S. D. Poisson, mathématicien français (1837)

→ Poisson (loi de)

dinitrochlorobenzène (DNCB) n.m.

dinitrochlorobenzene

Molécule fortement allergisante capable d’induire un eczéma de contact chez tous les sujets immunocompétents qui sont exposés.
Le DNCB et le dinitrofluorobenzène sont des haptènes couramment utilisés en immunologie. Leur application percutanée induit une réaction d’hypersensibilité retardée qui met en jeu principalement des lymphocytes T CD8+ effecteurs. Il s’agit d’un modèle expérimental des eczémas de contact.
Le DNCB a été proposé en immunothérapie locale dans le traitement des verrues vulgaires et, depuis 1977, dans celui des pelades sévères. Son potentiel mutagène a conduit à le remplacer par la diphencyprone (DPCP) ou le dibutylester d’acide squarique (SADBE).
Le DNCB est susceptible de s’associer de façon covalente aux lysines pour former des conjugués dinitrophényl-lysine.

discite après nucléolyse l.f.

postnucleolysis diskitis

Réaction inflammatoire ou infectieuse d’un disque intervertébral au décours d’une nucléolyse.

→ chimionucléolyse

dissociation albuminocytologique l.f.

albuminocytologic dissociation

Élévation isolée de la protéinorachie (normale : 0,20 à 0,40 g/L) sans réaction cellulaire (normale : 2 ou 3 éléments/mm3).
Cette anomalie est observée dans le syndrome de Guillain et Barré, du moins dans ses formes primitives où elle est habituellement évidente vers le 15ème jour, et dans les compressions médullaires, surtout par méningiomes ou neurinomes de taille importante.
Chez un diabétique présentant une polyradiculonévrite aigüe avec atteinte des nerfs crâniens et hyperalbuminorachie isolée, il est bien difficile de distinguer un lien direct au diabète d'un syndrome de Guillain et Barré chez un diabétique. Du reste, une hyperprotéinorachie est fréquente chez ces patients, même en l'absence de neuropathie.

G. Guilllain et J. A. Barré, neurologues français, membres de l’Académie de médecine (1916)

Étym. lat. dissociatio : séparation

dopamine-β-hydroxylase n.f.

dopamine β-hydroxylase

Enzyme qui catalyse l'hydroxylation de la dopamine en noradrénaline.
La réaction nécessite la présence d'acide fumarique et d'acide ascorbique, qui sont oxydés en même temps.

Syn. dopamine- β- mono-oxygénase

dopaquinone n.f.

dopaquinone

Orthoquinone dérivant de la dopa par oxydation, réaction catalysée par une oxydase à cuivre, et qui constitue une première étape de la mélanogénèse.

douleur n.f.

pain, ache

Sensation pénible perçue par des récepteurs périphériques non spécifiques et transmise à la moelle par de petites fibres nerveuses avec ou sans myéline (fibres Ad ou C).
La douleur est une sensation complexe qui comporte plusieurs composantes (sensorielle, nociceptive, affective, cognitive et comportementale) dont l'importance varie avec le type et la cause. Les voies médullaires de la douleur passent par les cornes postérieures et suivent les voies spinoréticulo-thalamiques (voies extra-lemniscales) pour se terminer dans les noyaux ventraux du thalamus. Elles sont relayées de là jusqu'aux centres supérieurs où la douleur devient consciente et peut être localisée avec plus ou moins de précision. La douleur entraîne des réponses réflexes motrices médullaires (réaction de défense) et des réponses neurovégétatives centrales qui peuvent être très violentes (possibilité d'arrêt cardiaque) et être la cause d'incapacité subite dans une tâche de sécurité. Dans les ganglions rachidiens postérieurs, siège des noyaux des fibres de la douleur, il y a production entre autres, de substance P et de bradykinine (très algogènes), secrétées dans les cornes postérieures.
Les douleurs projetées en surface résultent de la convergence sur les mêmes neurones d’informations issues de structures viscérales profondes et d’incitations afférentes d’origine cutanée. Elles peuvent être difficiles à différencier des algies radiculaires ou tronculaires.
Le système nerveux central n’assure pas qu’un simple transit de l’information algogène : il délivre aussi de nombreuses modulations facilitatrices et inhibitrices.
Observées dans 10 à 40% de la population totale, les douleurs chroniques représentent le symptôme le plus fréquent de la pathologie médicale. Ce sont notamment les lombalgies (qui affecteraient en France un million à un million et demi de personnes), les séquelles traumatiques et chirurgicales ainsi que 60 à 90% des cancers à la phase terminale.
La douleur peut être d’origine :
- somatique par excès de stimulations nociceptives, avec activation au niveau des récepteurs périphériques du phénomène douloureux et transmission aux structures centrales ;
- neurogène ou neuropathique, avec désafférentation liée à des lésions nerveuses par compression ou autre origine. Les manifestations cliniques sont alors polymorphes et les désordres induits multiples. En fait, la complexité et les intrications des mécanismes centraux et périphériques sont fréquents ;
- psychogène qui ne doit être admise qu’avec une grande prudence malgré sa fréquence d’un cas sur cinq selon certains.
La souffrance comporte un malaise émotionnel, affectif et thymique, d’intensité variable, personnel à chacun, qui se développe en face d’une douleur ressentie comme intolérable et avec laquelle elle s’intrique généralement.
C’est dire le polymorphisme des réactions individuelles à la douleur et les difficultés souvent éprouvées par l’équipe soignante pour contrôler un contretransfert négatif en présence de certains patients passifs, dépendants, attachés à des bénéfices secondaires et/ou réfugiés dans l’alcool ou les drogues.
L’appréciation de l’intensité de la douleur est importante à établir dans le cadre des essais thérapeutiques. Plusieurs techniques sont possibles comme l’utilisation des échelles verbales sur lesquelles la cotation est graduée d’une extrémité à l’autre de « aucune douleur » à « très sévère ». C’est l’intéressé lui-même qui apprécie le degré de la douleur et ceci conduit à tenir compte de sa personnalité.
Pendant de nombreux siècles, les attitudes à l’égard des antalgiques pourtant connus dès l’antiquité, furent très ambivalentes, avec parfois valorisation des vertus de la résistance ou de la négation, et d’autres fois une note de mysticisme.
La circulaire n° 95-22 DGS/DH du 6 mai 1995 (ministère de la Santé) dispose notamment : « L’évolution des connaissances scientifiques et techniques permet d’apporter dans la quasi-totalité des cas, une réponse aux douleurs… »

Étym. lat. dolor : douleur

→ bradykinine, incapacité subite, nocicepteur, P (substance)

douleur (évaluation clinique de la) l.f.

pain (clinical evaluation), pain (assesment of), pain (assesment of a painful patient)

Procédé permettant de mesurer l’intensité de la douleur d’un patient, première étape à la mise en œuvre d’une stratégie pluridisciplinaire, individualisée.
La complexité des douleurs et la diversité de leurs formes faisant obstacle à l'emploi d'une méthode unique satisfaisante, obligent à tenir compte parallèlement aux investigations somatiques :
- du phénomène perçu : types d’une grande diversité (brûlure, coup de poignard, étau, etc.), localisation, étendue, irradiations, intensité, rythme diurne ou nocturne, signes d’accompagnement, chronicité, évolution dans le temps, effet des traitements ;
- du mécanisme générateur : par excès de nociception (origine rhumatismale, dégénérative, inflammatoire, cancéreuse) ; par désafférentation (zona, membre fantôme, etc., avec, en particulier, siège dans un territoire de déficit sensitif sur fond douloureux dysesthésique permanent, émaillé de paroxysmes) ; sympathalgique ; myalgique ; éventuellement psychogène ;
- de composantes ou résultantes variables selon chacun, telles qu'anxiété, dépression, trouble de la personnalité, aspects psychosociaux et facteurs susceptibles d'exacerber ou de fixer la douleur (bénéfices secondaires, en particulier).
Divers instruments sont utilisés, échelles "globales" : verbale simple, numérique, visuelle analogique (la plus sensible, souvent préférée, sous la forme d’une réglette) ; questionnaires de vocabulaire (McGill Pain Questionnaire), pour reconnaître une douleur neurogène et évaluer la tolérance affective de la douleur ; questionnaires de qualité de vie, qui apprécient le comportement du patient.
Aux âges extrêmes de la vie, la douleur est encore plus délicate à évaluer :
- chez la personne âgée, son expression est volontiers pauvre du fait de troubles du langage, d’handicaps sensoriels, de ralentissement intellectuel et/ou de régression affective. Une position antalgique, une protection spontanée des zones douloureuses, une réaction de retrait ou un rictus pendant l’examen, sont évocateurs ;
-chez l’enfant, ses difficultés de reconnaissance peuvent être majeures en présence d’handicapés mentaux qui s’expriment essentiellement par des troubles du comportement. La grille de Gustave Roussy en particulier, regroupe trois parties : signes directs de la douleur, expression volontaire de celle-ci et atonie psychomotrice.
Cette approche globale laisse toute sa place à la clinique et fait confiance à la description de la douleur par le malade, facilitant la relation et le programme thérapeutique plurimodal.
À l'évidence, la notion de trouble psychique ne permet pas d'exclure a priori une étiologie somatique.
La tendance à sous-évaluer la douleur de l'autre est générale.

R. Melzack, psychologue canadien (1975) ; G. Roussy, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecines (1874-1948)

Étym. lat. dolor : douleur

→ McGill Pain questionnary, douleur neuropathique (critères diagnostiques)

[H1]

Édit. 2018

d-urobiline n.f.

d-urobilin

Pigment tétrapyrrolique provenant de l’oxydation à l’air du d-urobilinogène, de couleur orangée.
Avec l’acétate de zinc, la d-urobiline donne la même fluorescence verte que l’urobiline proprement dite. On peut l’en distinguer par une réaction colorée qu’elle fournit par chauffage à 100°C dans le dioxane contenant 10% d’acide chlorhydrique : coloration passant de l’orange au violet, puis au bleu, tandis que l’urobiline passe au rouge et que la stercobiline reste orange.

échelle de la douleur de l'enfant Gustave Roussy l.f.

Evaluation de la douleur, après une observation de 4 heures, selon 10 items cotés de 0 à 4 qui se regroupent en 3 parties.

ITEM Cotation 0 Cotation 1 Cotation 2 Cotation 3 Cotation 4
1. Position antalgique
au repos
absence de position antalgique : l'enfant peut
se mettre n'importe comment.
l'enfant semble éviter certaines positions. l'enfant évite certaines
positions mais n'en paraît pas gêné.
l'enfant choisit une position antalgique évidente, qui lui apporte un certain soulagement. l'enfant recherche
sans succès
une position
antalgique
et n'arrive
pas à être bien
installé.
2. Manque d'expressivité l'enfant est
vif, dynamique, avec un visage animé.
l'enfant paraît
un peu terne, éteint.
au moins un
des signes suivants : traits du visage peu expressifs,
regard morne, voix marmonnée et monotone, débit verbal lent.
plusieurs des signes ci-dessus sont nets. visage figé,
comme agrandi.
Regard vide.
Parle avec effort.
3. Protection spontanée des zones douloureuses l'enfant ne montre aucun souci de se protéger. l'enfant évite
les heurts violents.
l'enfant
protège son corps,
en évitant et en écartant ce qui pourrait le toucher.
l'enfant se préoccupe visiblement
de limiter
tout attouchement d'une région de son corps.
toute l'attention
de l'enfant est
requise pour
protéger la zone atteinte.
4. Plaintes somatiques pas de plainte : l'enfant n'a pas dit qu'il a mal. Plaintes "neutres" : - sans expression affective
(dit en passant "j'ai mal") ;
- et sans effort pour le dire
(ne se dérange pas exprès).
au moins
un des signes suivants :
- a suscité la question
"Qu'est-ce que
tu as, tu as mal ?";
- voix geignarde pour dire qu'il a mal;
- mimique expressive accompagnant la plainte .
en plus de la cotation 2, l'enfant :
- a attiré l'attention
pour dire qu'il
a mal;
- a demandé
un médicament.
c'est au milieu
de gémissements, sanglots
ou supplications
que l'enfant dit qu'il a mal.
5. Attitude antalgique dans le mouvement l'enfant ne présente
aucune gêne
à bouger tout
son corps.
Ses mouvements sont souples et aisés.
l'enfant montre une gêne,
un manque
de naturel
dans certains de ses mouvements.
l'enfant
prend des précautions
pour certains gestes.
l'enfant
évite
nettement de faire certains gestes, il se mobilise avec prudence et attention.
l'enfant
doit être aidé,
pour lui éviter
des mouvements
trop pénibles.
6. Désintérêt pour le monde extérieur l'enfant
est plein d'énergie, s'intéresse à son environnement,
peut fixer
son attention
et est capable
de se distraire.
l'enfant s'intéresse
à son environnement mais sans enthousiasme.
l'enfant s'ennuie facilement
mais peut
être stimulé.
l'enfant
se traîne, incapable de jouer, il
regarde passivement.
l'enfant est apathique et indifférent à tout.
7.Contrôle exercé par l'enfant quand on le mobilise (mobilisation passive) l'enfant se
laisse mobiliser
sans y accorder d'attention
particulière.
l'enfant a un regard attentif quand on le mobilise. en plus
de la cotation 1, l'enfant montre qu'il faut faire attention en le remuant.
en plus
de la cotation 2, l'enfant retient
de la main
ou guide les gestes du soignant.
l'enfant
s'oppose
à toute initiative du soignant
ou obtient qu'aucun geste ne soit fait sans son accord.
8. Localisation de zones douloureuses par l'enfant Pas de localisation :
à aucun moment,
l'enfant ne désigne
une partie de son
corps comme
gênante.
l'enfant signale, uniquement verbalement, une sensation pénible dans une région vague sans autre précision. en plus de la cotation 1, l'enfant montre avec un geste vague cette région. l'enfant
désigne avec
la main une région douloureuse précise.
en plus de la cotation 3, l'enfant décrit, d'une manière assurée et précise, le siège de sa douleur.
9. Réactions à l'examen des zones douloureuses aucune réaction déclenchée
par l'examen.
l'enfant manifeste,
juste au moment où on l'examine, une certaine réticence.
lors de l'examen,
on note au moins un de ces signes : raideur de la zone examinée, crispation du visage, pleurs brusques, blocage respiratoire.
en plus de la cotation 2,
l'enfant change
de couleur, transpire,
geint ou
cherche à arrêter l'examen.
l'examen,
de la région douloureuse est quasiment impossible,
en raison des réactions de l'enfant.
10. Lenteur et rareté des mouvements les mouvements
de l'enfant sont larges, vifs, rapides, variés,
et lui apportent
un certain plaisir.
l'enfant est
un peu lent, et bouge sans entrain.
un des signes suivants : - latence du geste, - mouvements restreints, - gestes lents; - initiatives motrices rares. plusieurs
des signes
ci-dessus
sont nets.
l'enfant est comme figé, alors que
rien ne l'empêche de bouger.

 

Annie Gauvain-Piquard, pédiatre française (1991)

Réf. Gauvain-Piquard A., Rodary C., Lemerle J. :Une échelle d’évaluation de la douleur du jeune enfant. Journées parisiennes de pédiatrie 1991:95‐100

[F2, O1]

Édit. 2019

eczéma de contact l.m.

contact dermatitis

Réaction d'hypersensibilité cutanée secondaire au contact de substances chimiques qui agissent comme des haptènes ou comme des antigènes.
Il s'agit d'un phénomène différent des dermatites d'irritation, d'usure ou des dermites par caustiques et des urticaires de contact.
Les principales causes d'eczéma de contact sont les allergies cutanées
- aux métaux (surtout nickel, chrome et cobalt),
- aux cosmétiques (parfums, colophane, produits de coiffure),
- aux conservateurs et biocides (isothiazolinones, formaldéhyde, glutaraldéhyde, ammoniums quaternaires, méthyldibromoglutaronitrile),
- à certaines matières plastiques (résines époxydiques, acryliques, polyuréthanes),
- aux constituants des caoutchoucs,
- à certains végétaux (contenant du baume du Pérou et des terpènes en particulier),
- à certains colorants,
- certains médicaments utilisés comme topiques locaux. 

Étym. gr. ekzein : sortir, bouillonner

→ eczéma, hypersensibilité, haptène, antigène, allergie de contact, allergie de contact au ciment, dermite de contact

[E2, J1 ]

Édit. 2019

eczéma orthoergique l.m.

orthoergique eczema

Terme qui laisse supposer à tort que toute personne exposée à un irritant cutané présentera le même type de réaction.
Obsolète, actuellement ce terme est remplacé par dermite d’irritation.

→ dermite d'irritation

[J1]

Édit. 2019

effet indirect d'une irradiation l.m.

irradiation indirect effect

Conséquence pour une molécule particulière de sa réaction avec les produits de la radiolyse de l'eau.
Il est plus fréquent que l’effet direct lorsque la molécule est environnée de molécules d'eau. L'effet direct est le plus fréquent pour la molécule d'ADN multirepliée dans une gangue de protéines.

→ effet direct d'une irradiation

[ C3, F3, Q1]

Édit. 2019

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