LH-RH (agoniste de la) l.m. sigle angl. f. pour Luteinizing Hormone Releasing Hormone.
Substance agissant sur l'axe hypothalamo-hypophysaire, stimulant dans un premier temps la sécrétion de LH et donc des androgènes testiculaires, puis la bloquant complètement de façon réversible.
Ainsi, à cette phase de blocage, est réalisée chez l'homme une castration biochimique.
De ce fait ces substances sont utilisées dans le traitement du cancer métastatique de la prostate. Elles peuvent être employées seules ou associées à des antiandrogènes qui ont pour but de neutraliser l'action des androgènes surrénaliens.
lichen scléro-atrophique de la vulve l.m.
lichen sclerosus vulvae
Dystrophie atrophique de la vulve apparaissant en règle après la ménopause.
Elle s'accompagne de prurit vulvaire et se traduit par des zones rétractiles blanc nacré uniques ou multiples entraînant une atrophie des petites lèvres avec sclérose rétractile de l'orifice vulvaire. Classée comme néoplasie intravulvaire (VIN3), elle doit être biopsiée puis retirée chirurgicalement si elle résiste au traitement dermocorticoïde. Histologiquement, elle se traduit par un épaississement de l’épithélium, une hyperkératose de surface, un chorion œdémateux. Même si la transformation en cancer invasif est discutable, on la trouve presque toujours au pourtour immédiat des cancers invasifs vulvaires.
linite plastique l.f.
linitis
Cancer infiltrant, transformant tout ou partie de l’estomac en un tube rigide.
La paroi gastrique épaissie est le siège d’une prolifération cellulaire atypique incluse dans un abondant stroma fibreux.
Terme peu usité, remplacé par linite gastrique.
Étym. lat. linea : lin, à cause de la blancheur et de la résistance du tissu pathologique
linite plastique : traduction anglaise du terme français (linite gastrique)
Syn. linitis plastica, linite gastrique
[F2, L1]
Édit. 2019
lobectomie mammaire l.f.
breast lobectomy
Ablation chirurgicale d'un lobe de la glande mammaire, pour le traitement d'un cancer, d'une dysplasie ou pour chirurgie plastique.
lobectomie pulmonaire l.f.
pulmonary lobectomy
Ablation d'un territoire pulmonaire lobaire avec ligature des vaisseaux issus de l'artère pulmonaire destinés à ce territoire et ceux se rendant à la veine pulmonaire correspondante, avec section-suture de sa bronche.
On distingue les lobectomies supérieures droite et gauche, la lobectomie moyenne et les lobectomies inférieures. Si ces ablations lobaires sont faites pour un cancer, le curage des nœuds lymphatiques situés dans les scissures, au niveau du hile pulmonaire et dans le médiastin sont nécessaires.
loi de Courvoisier l.f.
Observation que l’augmentation de volume de la vésicule biliaire signifie, en cas d’ictère, que l’obstacle sur la voie biliaire est situé au-dessous de l’abouchement du canal cystique, soit un cancer du pancréas ou un ampullome vatérien.
En cas de pathologie lithiasique, la vésicule n’est pas augmentée de volume du fait de l’épaississement pariétal dû à la cholécystite chronique.
L. Courvoisier, chirurgien suisse (1890) ; L. F. Terrier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1837-1908)
[L1,N1]
lymphangio-sarcome n.m.
lymphangiosarcoma
Tumeur maligne se développant à partir de l’endothélium de vaisseaux lymphatiques, généralement sur un lymphœdème préexistant.
Cliniquement elle forme sous le revêtement cutané œdémateux des élevures bleutées ou rougeâtres qui tendent à fusionner en réalisant une masse tumorale hémorragique qui peut s’ulcérer.
Les cas les plus fréquents surviennent sur les lymphœdèmes du membre supérieur consécutifs à une mastectomie avec curage ganglionnaire pour cancer du sein, réalisant alors le syndrome de Stewart-Treves : il est communément admis qu'il s'agit de tumeurs sarcomateuses indépendantes du carcinome du sein, bien que certains l'aient interprété comme des métastases tardives de la tumeur cancéreuse prenant un aspect pseudo-vasculaire en raison de l'œdème chronique dans lequel elles se développent. Beaucoup plus rarement, le lymphangiosarcome peut survenir sur un lymphœdème congénital ou un syndrome de stase veino-lymphatique chronique. Dans tous les cas, l'image histologique est celle d'une prolifération anarchique de lacunes vasculaires plus ou moins bien différenciées bordées de cellules endothéliales atypiques et séparées les unes des autres par des faisceaux de cellules fusiformes. Le pronostic est sévère malgré une intervention précoce.
F. W. Stewart, anatomopathologiste et N. Treves, chirurgien américains (1948)
Étym. lat. lympha : lymphe ; gr. aggeion : vaisseau ; sarkôma : excroissance de chair
Syn. lymphangio-endothéliome malin, lymphangio-endothéliosarcome
→ angiosarcome, Stewart-Treves (syndrome de)
lymphangite carcinomateuse médiastinale l.f.
mediastinal lymphangitic carcinomatosis
Métastases endo- et périlymphatiques dans le tissu médiastinal, secondaires le plus souvent à un carcinome bronchique de diagnostic assez facile.
Une forme très particulière est celle observée chez une femme traitée de nombreuses années avant pour un cancer du sein. Le tableau clinique est celui d'une médiastinite chronique apparemment primitive révélée par une dysphagie ou une voix bitonale d'installation très lente, sans signes radiologiques patents. La tomodensitométrie révèle un aspect de médiastinite chronique.
Les antécédents de carcinome mammaire traité antérieurement doivent faire évoquer le diagnostic et pratiquer des prélèvements du tissu médiastinal.
lymphome hodgkinien médiastinal l.m.
mediastinal Hodgkin disease
Cancer ganglionnaire décrit par Hodgkin en 1832, dont le diagnostic repose sur la présence de cellules de Sternberg, qui sont des cellules tumorales.
On en distingue 4 types :
- type 1 à prédominance lymphocytaire, observé dans 10% des cas surtout chez l'enfant et l'adolescent,
- type 2 avec une sclérose nodulaire, observé dans 65% des cas surtout chez l'adolescent et l'adulte jeune sous forme d'atteinte médiastinale,
- type 3 avec une cellularité mixte, observé dans 20% des cas chez l'adulte, de début périphérique (cou, aisselle, aine),
- type 4 avec déplétion lymphocytaire, observé dans 5% des cas chez l'adulte, à début volontiers inguinal.
La maladie naît au niveau du médiastin dans 65% des cas. Le 2ème point de départ est cervical haut dans 25% des cas. L'extension se fait par voie lymphatique mais il existe parallèlement une dissémination par voie sanguine source des localisations viscérales. L'atteinte splénique est présente histologiquement dans 50% des cas.
Le diagnostic repose sur la biopsie ganglionnaire qui est indispensable aux pathologistes pour rechercher la cellule de Sternberg au sein d'un granulome inflammatoire plus ou moins important.
Au terme du bilan d'extension, on classe la maladie en stades cliniques :
- stade 1, atteinte d'un seul territoire ganglionnaire d'un seul côté du diaphragme (15% des cas)
- stade 2, atteinte de deux territoires ganglionnaires ou plus, d'un seul côté du diaphragme (60% des cas),
- stade 3, plusieurs territoires ganglionnaires de part et d'autre du diaphragme (20% des cas),
- stade 4 atteinte d'un ou plusieurs viscères non contigüe à une atteinte ganglionnaire (15% des cas).
Le traitement classique repose sur le MOPP (chlorméthine, vincristine, procarbazine, prednisolone) ou l'ABVD (adriamycine, bléomycine, vinblastine, décarbazine avec ou sans méthylprédnisolone).
Anc. dénom. maladie de Paltauf-Sternberg, lymphogranulomatose maligne
T. Hodgkin, médecin britannique (1798-1866), R. Paltauf, pathologiste autrichien (1897)
Syn. maladie de Hodgkin
maladie thrombo-embolique l.f.
thromboembolic disease
Entité nosologique qui regroupe les thromboses veineuses profondes et leurs complications, les embolies pulmonaires qui les compliquent.
Dans un certain nombre de cas, la maladie thrombo-embolique peut être rattachée à une thrombophilie constitutionnelle ou acquise. Elle peut aussi être liée à un cancer connu ou qu’elle vient révéler.
Étym. gr. thrombosis : coagulation, caillot ; embolè : action de jeter dans (de emballein : jeter)
maladie veino-occlusive du foie l.f.
hepatic veino occlusive disease
Entité caractérisée par une atteinte non thrombotique des cellules sinusoïdales du foie comportant au stade précoce un œdème endothélial et à un stade plus tardif une fibrose concentrique des veinules hépatiques.
La lésion initiale est une atteinte toxique des cellules de l'endothélium sinusoïdal, plus sensibles que les hépatocytes.
Cette entité a été initialement décrite au cours des intoxications aigües ou chroniques par les alcaloïdes de la pyrrolizidine contenus dans de très nombreuses plantes. L’irradiation hépatique et la chimiothérapie, particulièrement en préparation à la greffe de moelle, représentent la principale cause. Chez des malades atteints de cancer, la chimiothérapie a été incriminée ; il s’agit de protocoles contenant de l’oxaliplatine.
Syn. syndrome d’obstruction sinusoïdale
Sigle : SOS
mammographie n.f.
mammography
Examen radiographique de la glande mammaire sans préparation.
Il nécessite une technique rigoureuse avec un appareillage spécialisé (mammographe). Il a pour but de mettre en évidence le tissu glandulaire, d'éventuelles images de masses pleines ou kystiques et les plus fines calcifications. Le protocole de dépistage du cancer du sein fixe la périodicité et le nombre des clichés, ceux-ci devant être lus en double aveugle. La numérisation apporte un complément d'informations dans certains cas, en particulier pour l'examen des prothèses mammaires. La mammographie se pratique également chez l'homme. L'échographie est souvent un complément utile dans l'examen mammaire.
Étym. lat. mamma : mamelle ; gr. graphein : écrire
Syn. mastographie (peu usité)
MAP3K1 gene sigle angl. pour mitogen-activated protein kinase kinase kinase 1
Gène situé sur le locus chromosomique 5q11.2, codant pour une protéine impliquée dans la détermination sexuelle avant la naissance.
Des mutations de ce gène interviennent dans le syndrome de Swyer, le cancer du sein, l’histiocytose X.
Syn. M3K1_HUMAN, MAP/ERK kinase kinase 1, MAPK/ERK kinase kinase 1, MAPKKK1, MEK kinase 1, MEKK, MEKK 1, MEKK1, mitogen-activated protein kinase kinase kinase 1, 3 ubiquitin protein ligase, SRXY6
→ Swyer (syndrome de), histiocytose X, cancer du sein
mastite carcinomateuse l.f.
inflammatory carcinoma of the breast
Cancer où le sein revêt un aspect tendu, douloureux, érythémateux, sans tumeur nettement individualisable.
L'œdème réalise un aspect en peau d'orange et l'érythème intéresse au moins le tiers de la surface cutanée. L'évolution fatale est quasi-constante deux à trois ans après les premiers symptômes.
Étym. gr. mastos : glande mammaire ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation ; carcinos : crabe ; -ome : suffixe indiquant la tumeur
mastose n. f.
mastose
Terme générique désignant l’ensemble des lésions dystrophiques du sein.
La forme la plus habituelle est la mastose scléro-kystique associant une atrophie et dilatation des canaux galactophores et une fibrose groupant plusieurs lobules mammaires, pouvant donner naissance à une masse palpable. C’est une lésion très fréquente aux environs de la ménopause. Selon ses caractères histologiques, elle peut être un facteur de risque de cancer.
Étym. gr. mastos : mamelle ; -ose :suffixe indiquant une lésion
→ dystrophie, maladie fibrokystique du sein
McWhirter (technique de) l.f.
Mc Whirter's technique
Méthode de traitement du cancer du sein associant une mastectomie simple sans curage ganglionnaire axillaire et une irradiation de la paroi thoracique, du creux axillaire et susclaviculaire délivrée sur une période de trois semaines.
R. McWhirter, médecin radiothérapeute britannique (1948)
mésothéliome n.m.
mesothelioma
Tumeur primitive maligne des séreuses.
Le mésothéliome affecte prioritairement la plèvre et beaucoup plus rarement le péritoine, le péricarde ou la vaginale testiculaire. Il est considéré comme une tumeur quasi spécifique d'une exposition antérieure à l'amiante, quoique dans un pourcentage négligeable de cas, on ne retrouve aucune exposition à ce produit.
Son incidence est croissante dans les pays industrialisés. Son temps de latence est très long. Des expositions, même à de faibles concentrations ou peu prolongées, semblent suffisantes pour induire ce cancer.
On distingue du point de vue histologique les mésothéliomes épithéliaux les plus fréquents, les mésothéliomes sarcomatoïdes (10%) et les formes mixtes (25%).
Les signes révélateurs sont des douleurs thoraciques allant en s'aggravant et une gêne respiratoire.
Le diagnostic repose sur la notion d’exposition à l’amiante, sur l’aspect radiologique des nodules tumoraux pleuraux plus ou moins confluents et sur les prélèvements faits par thoracoscopie. Le risque d'ensemencement pariétal impose la radiothérapie des zones pariétales incisées.
Il n'existe pas actuellement de traitement d'efficacité démontrée.
Les mésothéliomes de la plèvre, du péritoine et du péricarde sont des maladies professionnelles indemnisables.
Étym. gr : mesos : au milieu ; thêlê : construit d’après épithêlium : qui recouvre (le mamelon) : ome indique la tumeur
métastase n.f.
metastasis
1) En cancérologie, colonie cellulaire implantée à distance d’une tumeur primitive, sans relation directe avec celle-ci et caractérisant la dissémination, le plus souvent par voie lymphatique, veineuse ou canalaire (bronche, canal biliaire), d’une tumeur maligne invasive.
Sa présence fournit la preuve formelle du caractère malin d'une prolifération tumorale. Pour affirmer la nature métastatique d'une lésion qui se comporte par sa malignité comme la tumeur elle-même, sa structure histologique doit être similaire ou s'apparenter au cancer initial.
2) Dans les affections microbiennes ou parasitaires, présence d’une ou de plusieurs manifestations pathologiques à distance d’un foyer morbide initial.
Dans ces cas, le terme de foyer secondaire est actuellement plus utilisé que celui de métastase.
Étym. gr. metastasis : changement de place, d’après : méthistèmi : changer de place
Syn. tumeur secondaire
métastase pulmonaire l.f.
pulmonary metastasis
Localisation dans le parenchyme pulmonaire de cellules néoplasiques provenant d'un cancer primitif distinct.
L'atteinte du poumon se fait par voie sanguine et/ou lymphatique. Les aspects habituels sont ceux de masses multiples réalisant au mieux une image en "lâcher de ballons", parfois d'une masse unique simulant un carcinome broncho
Les métastases endobronchiques sont assez rares.
La néoplasie d'origine est de siège variable mais les localisations initiales le plus souvent en cause sont les carcinomes des bronches, du sein, du tube digestif, de la sphère ORL, du rein ou encore les sarcomes osseux. Le traitement peut parfois être chirurgical, mais il n'est trop souvent que médical : chimiothérapie, hormono
Étym. gr. metastasis : changement de place d’après : méthistèmi : changer de place
méthode actuarielle l.f.
actuarial method
Méthode de mesure d’une variable censurée ou tronquée.
P. par exemple mesure d’une survie qui requière la survenue de « l’événement décès ». Par extension, cette notion de « décès » peut s’appliquer à tout événement non récurrent qui survient dans le temps, par exemple l’apparition d’une récidive ou de la métastase d’un cancer.
Les mesures reposent sur le principe des probabilités conditionnelles. Dans la méthode actuarielle, les chutes des taux de survie sont évaluées à intervalles réguliers.
Étym. gr. methodos : poursuite, recherche (de méta- et hodos : route) ; lat. actuarius : comptable, qui concerne les actes (actus : acte)
→ variable censurée, variable tronquée, probabilités conditionnelles
[E1]
Édit. 2020
microcalcification n.f.
microcalcification
Très petite concrétion calcaire, parfois en groupement suffisamment important pour être visible radiologiquement.
Sa découverte au niveau d’un parenchyme glandulaire peut conduire à la découverte d’un cancer.
Étym. gr. micros : petit ; lat.calcarius : calcaire (de calx, calcis : chaux)
microcalcifications mammaires l.f.p.
breast tissue microcalcification
Dépôts calcaires ponctiformes intramammaires visibles à la mammographie.
Leur aspect permet d'orienter le diagnostic vers une affection bénigne ou maligne, un cancer infraclinique.
Étym. gr. micros : petit ; lat.calcarius : calcaire (de calx, calcis : chaux)
microcarcinome du col utérin n.m.
microcarcinoma of the uterine cervix
Cancer invasif du col utérin ayant moins de 7 mm de largeur et moins de 5 mm de profondeur, que l'on traite par une hystérectomie sans lymphadénectomie.
Étym. gr. micros : petit ; carcinos : crabe, cancer : -ome : suffixe indiquant la tumeur
miliaire n.f.
miliaria
Ensemble de granulations de la taille d'un grain de mil, disséminées dans un organe ou généralisées à l'ensemble de l'organisme.
Les causes sont multiples : tuberculose, cancer, sarcoïdose, etc.
L’emploi de l’adjectif (angl. miliary) s’applique à une cause lésionnelle provoquant de multiples petits foyers d'origine multiple, p. par exemple tuberculose miliaire.
Étym. lat. milium : grain de millet
Mirizzi (syndrome de) l.m.
Mirizzi’s syndrome
Ensemble d'une angiocholite, éventuellement ictèrigène due à la compression du canal hépatique commun par un calcul impacté dans le canal cystique, ou au niveau du collet vésiculaire, ou dans un moignon cystique résiduel.
Il est probablement favorisé par une insertion basse du canal cystique dans la voie biliaire principale et un trajet parallèle du cystique et de cette voie biliaire.
L'échographie permet le diagnostic en révélant des voies biliaires dilatées au-dessus de l'obstacle et de taille normale au-dessous et peut montrer le calcul dans le collet vésiculaire ou le cystique.
En l'absence de traitement (chirurgical) trois types de complications peuvent s'observer : fistule entre le canal hépatique commun et le canal cystique ou le collet de la vésicule (aspect opératoire pouvant mimer un cancer des voies biliaires extrahépatiques) ; cirrhose biliaire secondaire ; atrophie du lobe droit du foie.
P. L. Mirizzi, chirurgien argentin (1948)