cellule reproductrice l.f.
reproductive cell
Gamète ou cellule qui en est issue.
[A2,O]
cellule rétinienne l.f.
retinal cell
Cellule constitué de dix couches qui composent la rétine : épithélium pigmentaire, photorécepteurs, membrane limitante externe, cellules réceptrices, couche plexiforme externe, cellules bipolaires, couche plexiforme interne, cellules ganglionnaires, couche des fibres optiques, membrane limitante interne.
→ rétine
[A2,P2]
cellules de Purkinje l.f.p.
Neurone très différencié, au nombre approximatif de 15 millions, élément fondamental du cortex cérébelleux, dont les corps cellulaires sont disposés en une couche d'une seule rangée, située entre la couche des grains, la plus profonde, et la couche moléculaire, la plus superficielle.
Elles émettent deux dendrites qui s’épanouissent dans la couche moléculaire sous forme d’arborisations très touffues,et un axone descendant qui traverse la couche granuleuse en donnant des collatérales à trajet récurrent et pénètre ensuite dans la substance blanche, en s’entourant de myéline, pour finir dans les cellules du noyau dentelé. Leurs axones, qui forment les seules voies efférentes du cortex cérébelleux, traversent la substance blanche cérébelleuse pour aboutir principalement aux noyaux cérébelleux profonds, sur lesquels ils exercent une action inhibitrice.
Chaque cellule de Purkinje est activée par deux types d'afférences cérébelleuses : les fibres grimpantes, axones des neurones dont le corps cellulaire siège dans les olives bulbaires, et les fibres moussues, axones des neurones dont le corps cellulaire siège dans le pied de la protubérance, la moelle et les noyaux vestibulaires, activatrices des dendrites des cellules de Purkinje par l'intermédiaire des cellules des grains du cervelet.
Les cellules de Purkinje sont très riches en neurofibrilles ; leurs corps de Nissl sont disposés en réseaux. Elles représentent des neurones moteurs centraux et ont la particularité de s’articuler avec toutes les cellules environnantes.
J. von Purkinje, physiologiste tchèque originaire de Bohême (1845)
[H5]
cellule sébacée l.f.
sebaceous cell
Cellule constitutive de la glande sébacée, répartie en lobules.
Les cellules de l’assise externe, ou périphérique ou génératrice, de chaque lobule sont basophiles, pauvres en lipides ; plus en dedans, elles deviennent de plus en plus claires du fait de l’accumulation progressive de leur contenu en lipides qui augmente au fur et à mesure de leur différenciation, pour aboutir à un élément à cytoplasme apparemment réduit à une fine résille contenant un petit noyau central foncé, le tout réalisant un aspect dit « en grelot ». Le cytoplasme désintégré prend part à la constitution du sébum par un mécanisme de sécrétion holocrine.
Syn. sébocyte
[A2,J1]
cellule simple l.f.
simple cell
Cellule de l'aire V1 (17 de Brodmann) dont les zones constitutives du champ récepteur sont groupées selon leur mode de réponse ON ou OFF.
Ces cellules ont un champ récepteur orienté.
[A2]
cellule souche hématopoïétique l.f.
hematopoietic stem cell
Cellule identifiée par sa frange de cytoplasme intensément pyroninophile et par son nucléole pyroninophile à l'intérieur d'un noyau leptochromatique, c'est-à-dire ayant d'étroits brins de chromatine.
Ces cellules souches se trouvent dans la moelle osseuse et dans les autres organes hématopoïétiques.
→ cellules souches, pyroninophile
[A2,F1]
cellule souche mésenchymateuse l.f
mesenchymal stem cell
Cellule migratoire fusiforme d’origine mésodermique possédant des capacités de différenciation multi- ou pluri-potentes, présente dans le tissu mésenchymateux de l’embryon et présente aussi chez l’adulte dans le tissu conjonctif de l’os et du cartilage, qu’elle contribue à former, ainsi que dans la moelle osseuse, le tissu adipeux et le sang du cordon.
Le rôle des CSM est multiple. On peut les considérer comme des cellules souches de l’adulte. Elles peuvent se différencier en cellules épithéliales (transition mésenchymo-épithéliale) et sont à l’origine des métastases dans plusieurs cancers. Elles participent à la myogenèse, l’angiogenèse et la cardiogenèse, ce qui a conduit à les utiliser, le plus souvent sous forme de cellules autologues, en thérapie cellulaire soit directement, soit après différenciation in vitro. Elles secrètent, en outre, des facteurs de croissance agissant sur les cellules environnantes. Elles sont peu immunogèniques, ce qui, joint à leur capacité d’adressage vers un tissu lésé (homing), permet d’envisager aussi une utilisation allogénique.
Sigle CSM
→ cellule souche, mésenchyme, tissu conjonctif
[C3]
Édit. 2019
cellule souche tumorale l.f.
cancer stem cell (CSC), tumoral stem cell (TSC)
Cellule souche appartenant à une population cellulaire minoritaire de différents cancers humains et murins dont l’injection avec un petit nombre de cellules de même nature provoque une nouvelle tumeur.
Syn. cellule souche cancéreuse
Sigle CST, CSC, TSC
→ cellules souches, bouton embryonnaire, lignée cellulaire
[A2, C3, F2]
Édit. 2019
cellules rénales principales n.f.p.
principal cells
Cellules présentes dans le tube connecteur et le canal collecteur cortical et médullaire du néphron distal responsables de la réabsorption du sodium.
Dans les cellules principales, le sodium est réabsorbé au pôle apical par le canal épithélial ENaC sensible à l’amiloride. Il passe de la cellule vers le compartiment péritubulaire via la Na/K ATPase. L’aldostérone stimule l’activité du canal ENaC.
Syn. « cellules claires » en comparaison avec les cellules intercalaires.
→ canal sodique épithélial, Na/K ATPase, amiloride, aldostérone, cellules intercalaires
cellule superficielle l.f.
superficial cell
Cellule à cytoplasme éosinophile et à noyau pycnotique de la couche superficielle de l’épithélium malpighien du col utérin et du vagin, souvent plicaturée sur les frottis.
[A2,O3]
cellule suppressive l.f.
suppressor cells
Cellule exerçant une fonction de régulation négative sur l'induction ou l'expression de certaines formes de réponses immunitaires.
Les cellules suppressives sont particulièrement hétérogènes. Elles sont mises en évidence au cours d’expériences de transfert adoptif de lymphocytes T chez l’animal.
Dans certains modèles de tolérance induite par administration orale de l’antigène, des lymphocytes T CD8+ qui produisent du TGFbêta peuvent inhiber des réactions inflammatoires ou cytotoxiques qui mettent en jeu des lymphocytes T effecteurs.
Dans d’autres modèles, des cellules T de type Th2 ont un effet antagoniste vis-à-vis des cellules de type Th1 productrices d’interféron
Des cellules T suppressives de type 2 (Th2) peuvent s’opposer au développement de lymphocytes T effecteurs de type 1 (Th1). Certaines cellules suppressives peuvent être des lymphocytes T cytotoxiques CD8+ qui reconnaissent des peptides de la région CDR3 du TCR des lymphocytes T effecteurs (régulation idiotypique).
[A2,F3]
cellule suppressive l.f.
suppressor cell
Cellule exerçant une fonction de régulation négative sur l'induction ou l'expression de certaines formes de réponses immunitaires.
Les cellules suppressives sont particulièrement hétérogènes. Elles sont mises en évidence au cours d’expériences de transfert adoptif de lymphocytes T chez l’animal. Il peut s’agir de cellules sécrétrices d’IL-10 et de TFGß induites par l’administration orale de l’antigène. Dans d’autres modèles des cellules T de type Th2 ont un effet antagoniste vis-à-vis des cellules de type Th1 productrices d’interféron gamma.
→ cellules T auxiliaires, cellule T suppressive
cellule T auxiliaire l.f.
helper T cell
Cellule Th dérivée du thymus coopérant avec les cellules B et d'autres cellules T au cours du développement d'une réponse immunitaire.
La coopération cellulaire s’effectue par interaction membranaire directe ou par l’intermédiaire de cytokines. La plupart des lymphocytes auxiliaires expriment le corécepteur CD4, certaines le corécepteur CD8. Selon le profil de cytokines produites après stimulation antigénique, on distingue les lymphocytes Th1, producteurs d’interféron γ qui interviennent dans la défense contre les virus et les parasites intracellulaires, et les lymphocytes Th2, producteurs d’IL-4, qui interviennent dans certaines réactions de défense contre les parasites et dans les réactions allergiques à anticorps de classe IgE. Cette polarisation de la production de cytokines n’apparaît que dans certains types de réponses immunitaires ou de réactions inflammatoires chroniques.
Sigle Th
cellule totipotente l.f.
totipotent cell
Cellule capable d’engendrer un organisme entier.
Le zygote des mammifères et les premières cellules issues de ses divisions sont des cellules totipotentes.
[A2, C3]
Édit. 2019
cellule trans-complémentante l.f.
transcomplementing cell
Cellule capable de fabriquer les protéines virales qui manquent à un virus défectif, c'est-à-dire un virus mutant qui a perdu la capacité de se reproduire sans virus assistant.
[A2,D1]
cellule T suppressive l.f.
suppressor T-cell
Cellule jouant un rôle régulateur négatif sur la fonction des cellules B, des cellules T auxiliaires et des cellules T effectrices de l'immunité à médiation cellulaire.
→ cellule T auxiliaire, cellule suppressive, cellule T
cellule W l.f.
W cell
Cellule ganglionnaire de la rétine ou du corps géniculé latéral caractérisée par son mode de réponse à un stimulus présenté de façon discontinue.
Les cellules W, aussi appelées γ, constituent un groupe hétérogène mal connu dont les champs dendritiques sont très larges. On leur attribue des fonctions variées comme le codage de la luminescence et la détection des mouvements dans une direction.
[A2,P2]
cellule X l.f.
X cell
Cellule ganglionnaire de la rétine ou du corps géniculé latéral caractérisée par son mode de réponse à un stimulus présenté de façon discontinue.
Les cellules X, appelées aussi bêta ou naines, somment de façon linéaire la distribution de la luminance dans leur champ récepteur. Elles codent donc la position précise du stimulus. Elles constituent l'intégralité du parvosystème et la plus grande partie du magnosystème. Les cellules X du parvosystème codent les signaux de couleur et d'acuité. La latence de leur réponse est longue.
[A2,P2]
cellule Y l.f.
Y cell
Cellule ganglionnaire de la rétine ou du corps géniculé latéral caractérisée par son mode de réponse à un stimulus présenté de façon discontinue.
Les cellules Y, aussi appelées alpha ou parasol dans la rétine, répondent avec une latence très courte à de faibles variations de contraste de luminance ou aux variations rapides de ce contraste (papillotement). Elles ne somment pas de façon linéaire la distribution de la luminance dans leur champ récepteur mais répondent quelle que soit la situation. Elles ne codent donc pas la position précise du stimulus.
[A2,P2]
cémentoblaste n.m.
cementoblast
Cellule mère du cémentocyte.
Elle est située en bordure du cément.
Étym. lat. cementum : moellon ; gr. blastos : germe
→ cément, cémentocyte, cémentoblastome
[P3]
Chambard (cellule de) l.f.
foam cell
Cellule histiocytaire mononucléée, souvent de grande taille, remplie de microvacuoles lipidiques donnant à son cytoplasme un aspect clarifié du fait de la dissolution des graisses qu'il contenait lors des techniques histologiques d'inclusion.
Le contenu de ces très fines vacuoles peut toutefois être coloré par le rouge Soudan sur des coupes faites en congélation. Avec ou sans les cellules de Touton, les cellules de Chambard constituent la partie la plus importante de l'infiltrat des xanthomes.
E. Chambard, biologiste français (1877) ; K. Touton, dermatologiste allemand (1885)
Syn. cellule spumeuse
changement des récepteurs l.f.
receptor editing
Mécanisme par lequel une cellule B au cours de son développement peut exprimer une première espèce moléculaire de récepteur (BCR).
L’interaction de ce récepteur avec l’antigène peut conduire à un nouveau réarrangement génétique par action de la recombinase, aboutissant à l’expression d’un nouveau type de chaine lourde.
Syn. édition des récepteurs, substitution des récepteurs.
[C3]
chimiorésistance n.f.
chemoresistance
Résistance acquise par une cellule à l'égard de substances chimiques avec lesquelles elle se trouve en contact.
C'est p. ex. le cas de bactéries qui acquièrent une résistance à un antibiotique.
[G3 ]
chimiotactisme n.m.
chemotactism
Propriété d'une cellule isolée et mobile, ou d'un organisme vivant, sensible à l'attraction ou à la répulsion par une substance chimique.
Étym. chimio : d'un composé chimique ; tactisme, du lat. tactus : toucher
[C3 ]
chimiotaxie n.f.
chemotaxis
Déplacement orienté d'une cellule mobile ou d'un être vivant déclenché par une substance chimique envers laquelle existe un chimiotactisme.
Étym. chimio ; gr. taxis : arrangement
[C3 ]