Codivilla (opération de) l.f.
Codivilla’s procedure
Technique de transfert du muscle jambier postérieur (tibialis posterior) à travers la membrane interosseuse tibiopéronière sur le dos du pied pour restaurer une dorsiflexion active du pied.
A. Codivilla, chirurgien orthopédiste italien, italien (1861-1912)
[I2]
cœlome extraembryonnaire l.m.
Cavité qui se forme du 11ème au 12ème jour du développement par confluence d’espaces qui apparaissent dans le mésoblaste extraembryonnaire situé entre le trophoblaste en dehors et l’amnios et la vésicule vitelline primitive en dedans.
Le cœlome extraembryonnaire entoure la vésicule vitelline primitive (limitée par la membrane de Heuser) et la cavité amniotique sauf au niveau de la connexion entre le disque embryonnaire et le trophoblaste laissant un couloir de passage pour le pédicule embryonnaire. Au 13ème jour le cœlome extraembryonnaire s’étend et forme la cavité chorionique tandis que le mésoblaste extraembryonnaire de la couche interne du trophoblaste (cytotrophoblaste) forme la plaque choriale.
extraembryonic coeloma (angl.) – celoma (amer.)
Étym. gr. koïlôma : cavité ; embruon : qui naît à l’intérieur de
Syn. cœlome externe
→ mésoblaste extraembryonnaire, trophoblaste, amnios, vésicule vitelline primitive, Heuser (membrane de), cavité amniotique, disque embryonnaire, pédicule embryonnaire, cavité chorionique, cytotrophoblaste, plaque choriale
[A4,O6]
COL4A1 gene sigle angl. pour collagen type IV alpha 1 chain
Gène localisé en 13q34 codant une partie de la chaîne alpha1du collagène de type IV qui s’associe à d’autres chaînes pour constituer la molécule de collagène alpha1-1-2 de typeIV dont le rôle est important dans la constitution des membranes basales de tous les tissus de l’organisme et en particulier des vaisseaux sanguins.
Ce collagène de type IV intervient dans la migration, la croissance, la prolifération, la différenciation et la survie cellulaires.
Les mutations de ce gène sont responsables du syndrome HANAC, de la maladie des petits vaisseaux cérébraux en relation avec le gène COL4A1, de porencéphalie familiale.
Syn. arresten, CO4A1_HUMAN, COL4A1 NC1 domain, collagen alpha-1 (IV) chain, collagen alpha-1(IV) chain preproprotein, collagen IV, alpha-1 polypeptide, collagen of basement membrane, alpha-1 chain, collagen type IV alpha 1
→ syndrome HANAC, maladie des petits vaisseaux cérébraux en relation avec le gène COL4A1, porencéphalie familiale
COL4A6 gene l.m. sigle angl. pour α-6 chain of basement membrane collage
Gène situé en « tête à tête » sur le chromosome X avec le gène COL4A5 et codant pour la chaîne alpha 6 du collagène IV.
Il est responsable avec ce dernier de l'association très particulière syndrome d'Alport-léiomyomatose oesophagienne diffuse ; cette association est liée à de larges délétions emportant la partie 5 des gènes COL4A5 et COL4A6. La prolifération des cellules musculaires lisses oesophagiennes pourrait être due, soit à la présence de chaîne alpha 6 du collagène IV tronquée dans la membrane basale, soit à une mutation avec « gain de fonction » d'un troisième gène situé dans le second intron du gène COL4A6.
→ COL4A5 gene, Alport (syndrome d')
[M1,P1,P2,Q2]
Édit. 2017
complexe n.m.
complex
1) En chimie, association moléculaire entre deux corps chimiques dans laquelle les propriétés de l'une des deux substances sont occultées tant que persiste la liaison avec l'autre appelée complexant.
Par ex., l'acide éthylène-diamine-tétra-acétique est un complexant des ions divalents : Ca2+, Mg2+.
2) En biochimie, association de plusieurs macromolécules unies stœchiométriquement pour une fonction déterminée.
Par ex., les complexes I, II, III, IV, V de la chaine respiratoire de la membrane interne des mitochondries.
3) En psychiatrie, selon la théorie psychanalytique le complexe est un ensemble structuré de représentations et d’affects susceptible de déterminer certains comportements normaux ou pathologiques.
[C1, H3]
Édit. 2019
complexe immun l.m.
immune complex
Combinaison d’un antigène et d’un anticorps spécifique, formé localement ou circulant, capable de fixer le complément.
Les complexes immuns peuvent être formés au sein des tissus ou des parois vasculaires. Ils peuvent être libérés dans la circulation sanguine et se déposer dans les zones de filtration telles que la membrane basale des glomérules rénaux.
Les multiples aspects des maladies des complexes immuns dépendent de la localisation des dépôts vasculaires ou de leur généralisation. Parfois les manifestations cutanées ou artérielles sont au premier plan. Souvent les lésions vasculaires s’étendent à différents viscères ou à tout l’organisme et entraînent des maladies très variées : glomérulonéphrites aiguës et chroniques, hépatite chronique active, cirrhose biliaire primitive, fibrose pulmonaire interstitielle diffuse, poumon éosinophilique, maladie du sérum, phénomène d’Arthus, lupus érythémateux aigu disséminé, sclérodermie, polyarthrite rhumatoïde, syndrome de Gougerot-Sjögren, purpura thrombopénique idiopathique, syndrome de Dressler, polychondrite atrophiante chronique, etc.
N. M. Arthus, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1903) ; H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1925) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930) ; W. Dressler, médecin cardiologue américain (1956)
Syn. complexe antigène-anticorps
→ complément, maladie à complexes immuns
[F3]
condylome inversé l.m.
inverted condyloma
Forme histologique particulière du condylome qui se développe vers la profondeur des tissus en les refoulant par l'intermédiaire de digitations recouvertes de la membrane basale.
[F5]
cône élastique l.m.
conus elasticus (TA)
conus elasticus, cricovocal membrane
Membrane élastique qui double la muqueuse de la portion glottique du larynx.
Sa partie supérieure épaissie constitue de chaque côté le ligament vocal qui soulève le pli vocal.
[A1]
Édit. 2015
cône élastique du larynx. l.m.
conus elasticus (TA)
conus elasticus, cricovocal membrane
Membrane élastique qui double la muqueuse de la portion glottique du larynx.
Sa partie supérieure épaissie constitue de chaque côté le ligament vocal qui soulève le pli vocal.
[A1]
Édit. 2015
convection n.f.
convection
Mode d'écoulement en bloc d'un fluide sous l'influence d'une énergie motrice, l'exemple le plus classique en est la convection thermique dans un fluide (production de courants ascendants sous l'effet d'une paroi chaude).
On distingue en néphrologie la dialyse, passage sélectif des petites molécules par diffusion à travers une membrane (dite semi-perméable), de la filtration, passage du plasma à travers les orifices d'un filtre qui retient seulement les éléments figurés du sang (hémofiltration). La filtration n'est pas régie par les lois de la convection.
Étym. lat. convectio : action de transporter en bloc (cum : ensemble, veho : transporter)
→ filtration, hémodialyse, hémofiltration, percolation, ultrafiltration
[B1]
corde du tympan l.f.
chorda tympani, radix parasympathica ganglii sublingualis (TA)
chorda tympani, parasympathetic root of sublingual ganglion, parasympathetic root of submandibular ganglion
Filet nerveux anastomotique né du nerf facial dans la portion verticale de son trajet intrapétreux.
Il traverse la caisse du tympan dans sa paroi latérale (replis malléolaires de la membrane du tympan) et rejoint le nerf lingual dans l’espace interptérygoïdien. Il contient les fibres viscérales préganglionnaires, vasomotrices et sécrétoires qui innervent la glande submandibulaire et la glande sublinguale après relais dans le ganglion submandibulaire. Il véhicule également des fibres sensorielles gustatives qui, en amont, constituent le nerf intermédiaire.
Syn. racine parasympathique du ganglion sublingual, racine parasympathique du ganglion submandibulaire
[H5]
Édit. 2015
corde oblique de la membrane interosseuse de l'avant-bras l.f.
chorda oblica membranae interosseae antibrachii (TA)
oblique cord of interosseous membrane of forearm
Corde fibreuse oblique renforçant la membrane interosseuse des deux os de l’avant-bras.
J. Weitbrecht, anatomiste allemand (1702-1747)
Syn. anc. corde oblique de Weitbrecht ; ligament oblique radio-cubital
[A1]
Édit. 2015
corps cellulaire l.m.
cell body
Partie de la cellule nerveuse comprenant la membrane plasmique, le cytoplasme et le noyau.
Syn. péricaryon
[A2]
corps ciliaire l.m.
corpus ciliare (TA)
ciliary body
Partie de la membrane musculo-vasculaire du bulbe de l’œil comprise entre l’ora serrata et l’iris.
Triangulaire en coupe transversale, elle a une face périphérique appliquée sur la sclère, une face antérieure confondue en avant avec le ligament pectiné de l’angle irido-cornéen représenté en arrière par l’extrémité antérieure des procès ciliaires et une face postérieure divisée en deux zones, l’une axiale ou couronne cilaire, l’autre périphérique ou orbiculus ciliaris. Le corps ciliaire est formé de deux parties distinctes : le muscle ciliaire et les procès ciliaires.
Syn. anc. zone ciliaire, choroïde ciliaire
→ muscle ciliaire, procès ciliaires
[A1,P2]
Édit. 2016
corps tingible l.m.
tingible body
Corps apoptotique (fragments de noyaux entourés de membrane cytoplasmique dérivés de cellules mortes par apoptose) phagocyté par des macrophages.
Les corps tingibles sont particulièrement abondants au niveau des macrophages du thymus et des organes lymphoïdes périphériques.
→ apoptose
corps vitré l.m.
corpus vitreum (TA)
vitreous body
Masse de consistance visqueuse (gélatine semi-liquide transparente) qui occupe l’espace compris entre la surface postérieure du cristallin et la rétine.
Elle se compose de fibrilles et d’humeur vitrée et constitue l’un des milieux réfringents de l’œil. Cette masse hyaline est contenue dans une enveloppe transparente, la membrane vitrée (hyaloïde). Elle est traversée en son centre par le canal hyaloïde.
[A1]
Édit. 2015
cotransporteur NaKCl de type 2 l.m.
NaKCl cotransporter(NKCC2)
Protéine de 1095 acides aminés agissant comme cotransporteur électroneutre de sodium, potassium et chlore (1 Na+ + 1 K+ + 2 Cl- ) située à la membrane apicale des cellules épithéliales de la branche ascendante large de l’Anse de Henle et codée par le gène SLC12A1 situé sur le chromosome 15 (15q21).
Le sodium réabsorbé dans l’anse de Henle (environ 25% de la totalité du sodium réabsorbé dans le néphron) est expulsé au pôle basolatéral vers les liquides interstitiels par la Na+/K+ ATPase ; le potassium est en partie recyclé vers la lumière par les canaux potassiques Rom K (renal outer medullary K channel) ou au pôle basolatéral, vers les liquides interstitiels par les canaux K et Cl et le cotransporteur Cl/K afin de maintenir l’électronégativité intracellulaire. Le cotransporteur NKCC2 est stimulé par phosphorylation induite par l’AMP cyclique qui active la protéine kinase A. Des mutations avec perte de fonction affectent le gène de NKCC2 et sont à l’origine du syndrome de Bartter à transmission autosomique récessive caractérisé par une alcalose métabolique avec hypokaliémie. L’activité de NKCC2 est inhibée par les diurétiques de l’anse de Henle dont le plus connu est le furosémide. Ces diurétiques entrent en compétition avec le chlore sur son site de liaison à NKCC2. En conséquence, l’osmolalité de l’urine augmente alors que celle des liquides interstitiels diminue, ce qui inhibe la réabsorption de l’eau et augmente la diurèse.
cotté adj.
coated
Recouvert.
Cet adjectif est employé spécifiquement dans l'expression « puits cottés » (coated pits), qui désigne des invaginations de la membrane plasmique des cellules, portant les récepteurs qui retiennent des ligands extracellulaires destinés à être internalisés par la cellule, et qui sont recouvertes par un réseau de clathrine.
Syn. mantelé
[A2]
couche basale épidermique l.f.
basal cell layer, stratum basale
Couche la plus profonde de l'épiderme, constituée d'une seule assise de kératinocytes cubocylindriques implantés perpendiculairement à la membrane basale et assurant le renouvellement de l’épiderme.
Elle se caractérise par les cytokératines 5 et 14. Elle contient également de place en place des mélanocytes situés entre les cellules basales.
Syn. assise basale, assise germinative
[A2,J1]
couche membraneuse de l'hypoderme l.f.
stratum membranosum hypodermis, stratum membanosum telae subcutanae (TA)
membranous layer of subcutaneous tissue
Membrane fibreuse ou fibro-celluleuse qui limite profondément le pannicule adipeux de l’hypoderme.
Syn. anc. fascia superficialis
[A1,J1]
couche membraneuse de l'hypoderme du périnée l.f.
stratum membranosum hypodermis perinei, stratum membanosum telae subcutanae perinei (TA)
membranous layer of subcutaneous tissue of perineum
Membrane fibreuse ou fibro-celluleuse qui limite profondément le pannicule adipeux de l’hypoderme périnéal.
Syn. anc. fascia superficialis
[A1,J1]
crête interosseuse de la fibula l.f.
Crête longitudinale qui divise en deux champs très allongés la face médiale de la fibula. Elle donne insertion à la membrane interosseuse de la jambe.
[A1]
Édit. 2015
crête médiale de la fibula l.f.
crista medialis fibulae (TA)
medial crest of fibula
Crête osseuse longitudinale qui divise la face médiale de la fibula en deux champs très allongés et sur laquelle s’attache la membrane interosseuse de la jambe.
En avant de la crête s’insèrent le muscle long extenseur des orteils et le muscle troisième fibulaire. En arrière de la crête s’insère le muscle tibial postérieur.
[A1]
Édit. 2015
cricothyroïdotomie n.f.
cricothyroidotomy
Mise en place d’un tube dans la trachée par ponction ou incision de la membrane cricothyroïdienne.
Technique utilisée en urgence pour assurer l’oxygénation, lorsque les autres méthodes d’abord de la trachée ne sont pas applicables (obstruction des voies aériennes supérieures, impossibilité d’intubation).
Étym. gr. cricoeides : cricoïde ; tomê : coupure
Syn. déconseillé coniotomie
[G2]
Édit. 2015
cristalloïde n.m. et n.f.
cristalloid, lens capsule
1) En chimie, substance de masse moléculaire faible relativement aux macromolécules, qui diffuse rapidement en solution et qui peut traverser les membranes semi-perméables.
Nom donné par Graham à toute substance qui diffuse facilement dans un liquide, qui traverse certaines membranes (p.ex. vessie de porc) et qui est susceptible de cristalliser.
2) En ophtalmologie, enveloppe du cristallin, dénommée familièrement par les chirurgiens, capsule cristallinienne.
On distingue :
- la cristalloïde antérieure,
- la cristalloïde postérieure,
- la membrane péricapsulaire cristallinienne,
- le sac capsulaire (entité anatomique représentée par la seule cristalloïde privée de son contenu).
Ant. colloïde
[C,P2]