ehrlichiose équine monocytique l.f.
Potomac horse fever
Maladie infectieuse aiguë du Cheval due à Neorickettsia risticii, répandue aux Etats-Unis, au Canada et en Europe.
La bactérie envahit les monocytes, les macrophages ainsi que les cellules épithéliales intestinales. Il en résulte un syndrome d'entérocolite aiguë avec fièvre, diarrhée. Chez les juments gestantes, l'avortement est habituel. Le diagnostic est établi par détection par Polymerase Chain Reaction de N. risticii dans les selles et dans le sang. L'antibiothérapie par les cyclines est rapidement efficace. Un vaccin est disponible. La contamination pourrait intervenir à la suite de l'ingestion accidentelle d'insectes aquatiques parasités par des métacercaires de Trématodes eux-mêmes infectés par N. risticii.
→ Neorickettsia risticii, néorickettsiose, cyclines
[D1, D2, D5]
Édit. 2019
ehrlichiose monocytique humaine l.f.
human monocytic ehrlichiosis
Maladie humaine répandue en Amérique du Nord, due à la bactérie Ehrlichia chaffeensis, présente dans les monocytes et les macrophages.
Le tableau clinique de cette maladie associe fièvre, anorexie, céphalées, frissons, myalgies et arthralgies, nausées, vomissements et douleurs abdominales. Un syndrome méningé est assez fréquent, de même qu'une atteinte pulmonaire. Des complications ont été rapportées : rhabdomyolyse, insuffisance rénale, myocardite. Biologiquement, on constate une thrombopénie, une leucopénie et une augmentation des transaminases. Le diagnostic biologique repose sur l'isolement du germe sur culture de cellules ou surtout sur l'immunofluorescence indirecte et la polymerase chain reaction. Le traitement fait surtout appel à la doxycycline. La maladie est connue des Etats-Unis (principalement dans le sud-est) où elle constitue une endémie rurale verno-estivale avec parfois de petites poussées épidémiques. Le vecteur majeur est la tique Amblyomma americanum. Des traces sérologiques sont aussi retrouvées chez l'Homme en Amérique du sud.
Syn. ehrlichiose humaine américaine, ehrlichiose monocytaire humaine
→ Ehrlichia chaffeensis, rhabdomyolyse, myocardites, doxycycline, polymerase chain reaction
[D1, D2]
Édit. 2019
rythmes électroencéphalographiques l.m.p.
electroencephalogram rythms, waves
Variations périodiques des potentiels cérébraux, mieux caractérisées par leur fréquence que par leur amplitude, et dont les caractéristiques peuvent efficacement contribuer à un diagnostic.
Chez un sujet normal, le rythme α, qui occupe les deux tiers postérieurs du scalp, est constitué d'ondes sinusoïdales régulières d'une fréquence de 8-12 c/s et dont l'amplitude de 30 à 50 µV varie périodiquement pour former des bouffées ou des fuseaux. L'activité α apparaît surtout lors du repos sensoriel (yeux fermés) et de la détente intellectuelle. Elle est bloquée par l'attention visuelle (ouverture des yeux : réaction d'arrêt).
Enregistré sur les régions plus antérieures du scalp (régions rolandique et frontale), où il fait place au rythme α, le rythme β est plus rapide, supérieur à 14 c/s, et moins ample (5-10 µV). Il survient par bouffées ou en fuseaux.
Les régions temporales sont souvent occupées par le rythme θ, activité plus lente à 4-7 c/s et relativement ample.
Observé principalement en pathologie, le rythme δ comporte des ondes lentes de 0,5 à 3 c/s, souvent de fort voltage (plus de 100 µV), dont la répartition et la réactivité sont fonction du processus pathologique sous-jacent.
Au total, seront schématiquement distinguées les anomalies généralisées, sous forme de rythmes lents, désynchronisation, figures paroxystiques (pointes et pointes-ondes) bilatérales et synchrones, et les anomalies focales, comportant soit des signes dits de souffrance (rythmes lents δ ou θ), soit des figures paroxystiques. Sera également rappelé l'intérêt majeur de l'EEG dans l'épilepsie, pouvant montrer, entre les crises, un tracé normal ou des bouffées de pointes ou de pointes-ondes spontanément ou après stimulations.
En tout cas, le tracé EEG n'est pas spécifique d'une étiologie précise.
→ électroencéphalogramme, épilepsie
[B3, H1]
Édit. 2019
électron-transférase n.f.
electron transferase
Enzyme qui catalyse une réaction d'oxydo-réduction dans laquelle le transfert intéresse un électron du composé donneur ou de l'accepteur.
C'est le cas des enzymes cytochromiques tels que la cytochrome-oxydase ou les hydroxylases à cyto
Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité
→ cytochrome-oxydase, hydroxylases
[C1]
Édit. 2018
éléphantiasis n.m.
elephantiasis
Augmentation de volume d’un territoire cutané ou d’une partie du corps (membres inférieurs, scrotum ou autres), parfois considérable, avec un œdème dur, volumineux, chronique et une peau épaisse et verruqueuse qui résulte d'une obstruction lymphatique entraînant une infiltration des tissus par la lymphe et une réaction tissulaire fibreuse.
Il peut être idiopathique ou secondaire à des infections microbiennes récidivantes, surtout streptococciques, ou être dû à un lymphangiome diffus, à une filariose lymphatique ou au lymphœdème congénital de Milroy-Meige et subir des poussées évolutives d'origine infectieuse.
W. F. Milroy, médecin interniste et pathologiste américain (1892) ; H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1898) ; M. Klippel et P. Trénaunay, neurologues français (1900) ; F. P. Weber, médecin britannique (1907)
Étym. gr. elephas, elephantos : éléphant
→ Klippel-Trénaunay (syndrome de), lymphangiectasie, Milroy (maladie de), Meige (maladie de), lymphangiome, filariose lymphatique
[J1, K4]
Édit. 2019
maladie des éleveurs d'oiseaux l.f.
bird breedere disease, pigeon breeders disease
Pneumopathie d'hypersensibilité liée à l'inhalation d'antigènes protéiques dérivés des plumes et du plasma sanguin des oiseaux, de leurs déjections, et caractérisée par des accès aigus dyspnéisants similaires à ceux observés dans le poumon de fermier.
L’évolution peut-être aussi subaigüe ou chronique. Le diagnostic est effectué à l’aide d’épreuves mettant en évidence l’existence de précipitines dirigées contre des protides plasmatiques des oiseaux.
Il s’agit d’une hypersensibilité de type III (réaction de type Arthus). L’arrêt de l’exposition est l’essentiel du traitement.
Maladie professionnelle indemnisable.
→ alvéolite, poumon de fermier, précipitine, Arthus (réaction d'), pneumopathie d'hypersensibilité
[E3, F3, K1]
Édit. 2019
ELISA (technique) l f. acr.angl. pour Enzyme-Linked Immunosorbent Assay
ELISA (test)
Technique de dosage enzymo-immunologique de protéines utilisant la fixation par affinité spécifique d'anticorps sur lesquels ont été attachées des molécules d'enzymes susceptibles d'être révélées quantitativement par une réaction colorée.
[B3, C1, F3]
Édit. 2019
empyème sous-dural l.m.
subdural empyema
Collection purulente développée dans l'espace sous-dural observé essentiellement chez le nourrisson et l'adolescent.
Les symptômes ne sont pas nets dans un contexte d'infection bactérienne (sinusite, otite ou ethmoïdite), ils évoquent une méningite mais la localisation est atypique et la réaction méningée est faible. Le diagnostic se fait par IRM ou TDM.
Le traitement chirurgical s'associe à l'administration d'antibiotiques généraux pour éviter la complication majeure : la méningite suraigüe par effraction de l'infection dans les espaces sous-arachnoïdiens.
Étym. gr. empuêma : abcès purulent à l'intérieur du corps (en ; dans, pûon : pus)
[D1,H2]
Édit. 2018
endocardite rhumatismale l.f.
rheumatic endocarditis
Atteinte inflammatoire par réaction immunitaire antistreptocoque de la tunique interne du cœur, au cours du rhumatisme articulaire aigu.
ou maladie de Bouillaud.
Au cours ou au décours d'une crise de rhumatisme articulaire aigu après une amygdalite, apparaissent fièvre, sueurs, pâleur et souffles cardiaques.
L’endocardite, presque toujours associée à une myocardite (endomyocardite), se marque surtout par des saillies verruqueuses de 1 à 3 mm qui, respectent le bord libre des valves mais siègent sur la face valvulaire exposée au courant sanguin, s’étendent éventuellement sur les cordages tendineux, sur les piliers, et sur l’endocarde auriculaire avec œdème, congestion, infiltration de cellules inflammatoires, prolifération de grandes cellules disposées en nodule et plus rarement nodule d’Aschoff.
C’est l’évolution cicatricielle de l’endocardite rhumatismale qui crée les lésions valvulaires rhumatismales caractéristiques.
Le traitement est double : pénicilline et corticothérapie. La prévention par l'antibiothérapie régulière au long cours, permet d'éviter les récidives et de diminuer la fréquence des valvulopathies qui constituent actuellement un fléau dans les pays en développement.
K. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1904) ; J-B. Bouillaud, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1832)
Étym. gr. endon : à l’intérieur ; kardia : cœur
→ nodule d'Aschoff, Bouillaud (maladie de)
[D1, I1, K2, N3, O1 ]
Édit. 2019
Endorem® n.m.
Produit de contraste pour l’IRM composé de nanoparticules d'oxyde de fer, présentées en suspension injectables pour perfusion intraveineuse et utilisées pour la détection des lésions tumorales du foie.
Une ampoule contient 89,6 mg de fer.
La configuration cristalline de l'oxyde de fer solide confère au produit des propriétés paramagnétiques : il abaisse le signal IRM dans les tissus qui le contiennent, le foie étant son principal organe de fixation. Après dilution dans 100 ml de solution glucosée isotonique, l'Endorem® est administré en perfusion lente sur une période d'au moins trente minutes. Dans ces conditions, il est bien toléré malgré des effets indésirables transitoires possibles. Le dextrane surtout, qui figure dans les excipients, peut provoquer des réactions anaphylactiques, d'où la nécessité de pouvoir faire face à une réaction éventuelle.
[B2, B3]
Édit. 2020
engelure n.f.
chilblain, perniosis
Réaction cutanée liée au froid et à l'humidité, caractérisée par des tuméfactions rouge violacé, lisses, douloureuses, atteignant les extrémités : doigts, orteils, talons, oreilles, nez.
Elles peuvent se compliquer de phlyctènes et d'ulcérations. Elles atteignent surtout les adolescentes, surviennent au début de l'hiver, favorisées par un terrain familial, une acrocyanose, une protection vestimentaire insuffisante.
Étym. lat. in : à l'intérieur ; gelare : geler
Syn. érythème pernio
[K4]
Édit. 2020
entropie n.f
entropy
En thermodynamique : grandeur qui traduit la dégradation d’une énergie et d’une manière générale la dégradation d’un système, caractérisant son désordre (particulièrement à l’échelle moléculaire).
Cette grandeur, introduite par Clausius, est une fonction d’état : valeur déterminée entre l’état initial d’un système et son état final, après transformation, quand l’état d’équilibre est établi. Elle a pour valeur S=Q/K, Q étant la quantité de chaleur en calories et K la température en degrés Kelvin ou S=J/K, en joules par degré K. Son évolution est ΔS= ΔQ/T. L’entropie d’un système est nulle à 0°K. (troisième principe de la thermodynamique.)
Dans un système fermé (sans échanges avec l’extérieur, transformation adiabatique)) l’entropie est nulle : il y a conservation de l’énergie (premier principe de la thermodynamique). Dans un système ouvert il y a dégradation de l’énergie par phénomènes dissipatifs ; l’entropie est augmentée et cette transformation est irréversible (deuxième principe). Si la transformation est quasi-statique, sans frottement (sans dissipation de chaleur) la transformation pourrait être considérée comme réversible. C’est le cas de beaucoup de réactions biochimiques dont les transformations se font lentement, ce qui permet de conserver l’équilibre thermique (situation isothermique). En réalité ces réactions dont le type est la réaction enzymatique se fait avec un apport d’énergie et la valeur de S est augmentée.
La notion d’entropie a été étendue à de nombreux phénomènes dont elle mesure la transformation et tend à prendre le sens d’évolution. Par exemple : en communication l’entropie mesure la modification de l’exactitude d’un message : l’entropie devient positive ou négative selon qu’une information est modifiée : infirmée ou amplifiée par d’autres informations ; elle est nulle s’il n’y a pas de modification.
Eym. gr. tropê : transformation : entropia : retour
J. R. Clausius, physicien allemand (1865)
→ thermodynamique (lois de la)
[B1, C1]
Édit. 2020
épimérase n.f.
epimerase
Enzyme catalysant une réaction d'épimérisation.
Par ex. la pentulose-5-phosphate-épimérase catalyse la transformation réversible du ribulose-5-phosphate en xylulose-5-phosphate. L'enzyme qui catalyse la transformation de l'UDP-glucose en UDP-galactose est appelé uridine-diphosphate-galactose-épimérase ou galactowaldénase.
[C1, C2]
Édit. 2020
équitest ® n.m.
equitest
Plateforme de posturographie permettant d'étudier la réaction d'un sujet à différents tests de déséquilibre lors de privations sensorielles sélectives.
En neurologie et en ORL, elle permet de faire le diagnostic des vertiges, de préciser la localisation des causes de déséquilibres (somatosensorielle, visuelle ou vestibulaire), de suivre la rééducation des malades ayant subi une intervention sur l'oreille interne, etc. Il est possible de compléter les résultats obtenus par l'étude des réactions motrices dans les conditions dynamiques de la plateforme. Il s'agit de la posturographie dynamique.
Étym. nom commercial d'equilibrium test
[B3, P1, H1]
Édit. 2020
érythroplasie n.f.
erythroplasia
Forme de leucoplasie caractérisée par la présence de cellules atypiques et d’une dysplasie plus ou moins marquée au niveau du revêtement épithélial d’une muqueuse malpighienne.
Le chorion sousjacent est le siège d’une réaction inflammatoire avec congestion capillaire, ce qui donne à la lésion sa coloration rougeâtre.
Dans l’érythroplasie de Queyrat survenant sur le gland et le prépuce, la dysplasie peut être sévère et donner naissance à un carcinome invasif.
L. Queyrat, dermatogue français (1911)
Étym. gr. eruthros : rouge ; plassein : façonner
[J1]
Édit. 2018
évitement (conduite d') l.f.
avoidance behaviour
Comportement qui consiste, pour un sujet phobique, à éviter la confrontation avec l'objet, la situation, la personne ou l'animal phobogène, la simple anticipation déclenchant une réaction anxieuse importante.
Ces comportements, qui font partie intégrante de la névrose phobique, peuvent devenir très invalidants, le patient refusant de sortir de chez lui de peur d'être confronté à sa phobie. Ils permettent de lutter contre l'angoisse, mais celle-ci est susceptible de réapparaître à la simple idée d'avoir à affronter la situation phobogène. À un degré moindre, chez les personnalités anxieuses ou évitantes (dites classiquement phobiques), l'évitement de toute relation propre à impliquer des engagements d'ordre affectif, sexuel ou agressif, se traduit par des comportements de timidité, d'inhibition et de trac. Un traitement psychothérapique est indiqué.
→ phobie, phobique (névrose), personnalité anxieuse (ou évitante)
[H3]
Édit. 2018
exaltation n.f.
exaltation
Surexcitation provisoire ou prolongée de la vie psychique, soustendue par un état affectif particulier.
En clinique psychiatrique, elle est rare à l'état isolé (exaltation mentale simple) et s'associe le plus souvent à une extériorisation verbale et à une agitation motrice, réalisant un état d'excitation psychomotrice.
Elle peut se manifester sans direction précise : exaltation toxique, p. ex. amphétaminique, suivie d'une intense fatigue et d'une grande tristesse; exaltation euphorique du maniaque. Elle peut aussi se concentrer sur une même thématique : réaction émotionnelle ; délire avec exaltation mystique ; délire paranoïaque avec exaltation passionnelle.
[H3]
Édit. 2018
excision n.f.
1) En biologie moléculaire des acides nucléiques, coupure éliminant les introns de la chaîne de pré-ARNm.
Le mécanisme de cette excision qui se termine par l'épissage des exons comporte deux étapes : la première consiste en un transfert du radical 5'-phosphoryl de l'acide guanylique qui fait partie du site "donneur d'épissage" GU du début d'intron, sur l'oxhydrile en 2' d'un acide adénylique, dit site de branchement, situé à environ 30 nucléotides de l'extrémité AG-3', formant une boucle de "lasso". La deuxième étape consiste en un transfert du radical 5'-phosphoryl du premier nucléotide de l'exon suivant, celui qui suit le site AG de l'intron dit "accepteur d'épissage", sur l'oxhydrile en 3' du dernier nucléotide de l'exon précédent qui vient d'être libéré. Le système enzymatique complexe qui catalyse cette réaction est un édifice ribonucléoprotéinique appelé snurp, ou snRNP.
2) Ablation chirurgicale des tissus contus, nécrosés ou souillés, terre, pus, afin d'obtenir une plaie bordée par un tissu sain, propre à la suture et(ou) au bourgeonnement cicatriciel.
3) Mutilation génitale féminine encore pratiquée par certaines ethnies, consistant en l’ablation de la partie externe du clitoris et de son capuchon. Elle est parfois accompagnée de l'ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres
Étym. lat. excidere : détacher en coupant.
[Q1,N2,O3]
Édit. 2018
excitation n.f.
excitation
État transitoire ou prolongé de suractivité psychique, qui associe notamment exaltation, hyperexpressivité émotionnelle, incontinence verbale et agitation motrice.
Une origine organique est toujours possible. Un accès simple peut être dû : à une intoxication aigüe (ivresse alcoolique, p. ex.) ; à une crise névrotique ; à un état coléreux ; à une réaction émotionnelle.
En fait, l'excitation est rencontrée dans de nombreuses affections psychiatriques majeures, p. ex. : une manie aigüe ; un état confusionnel ; certaines expériences délirantes processuelles des schizophrénies.
Surtout dans les formes agressives et dangereuses, il s'agit d'une urgence psychiatrique, à la fois pour le patient et le groupe.
[H3]
Édit. 2018
explosion n.f.
explosion
Quand un apport rapide et important d'énergie est fait dans un petit volume (compression mécanique brutale, combustion avec déflagration, réaction chimique ou atomique, irradiation) la température et la pression croissent de façon excessive, une onde de choc ou un éclatement du récipient peut alors se produire et entrainer des dégâts considérables.
Certaines vapeurs anesthésiques ou d'alcool, p. ex., sont très inflammables et, dans des limites d'inflammabilité, leurs mélanges avec l'air, l'oxygène ou l'oxyde nitreux peuvent produire des explosions.
Étym. déverval du lat. : explodo : rejeter avec violence
[G1,G2]
Édit. 2018
extension homopolymérique d'un ADN l.f.
tailing
Addition d'un oligonucléotide identique aux extrémités d'un fragment d'ADN à bouts francs pour permettre son greffage sur un autre fragment.
On peut, p. ex., ajouter sur chacune des molécules des extrémités complémentaires homopolymères un poly dA et un poly dT ou bien un poly dC. Cette réaction est réalisée grâce à la désoxynucléotidyl-transférase terminale ou transférase terminale.
[Q1]
Édit. 2019
facilitation n.f.
enhancement
Augmentation de la survie des greffes par des anticorps dirigés contre les antigènes du greffon synthétisés par le receveur (facilitation active) ou injectés chez le receveur (facilitation passive).
La facilitation active s’apparente à la déviation immunitaire et peut s’interpréter comme l’induction préalable d’une réponse de type 2 (Th2) qui inhibe le développement des lymphocytes T alloréactifs de type Th1 responsables de la réaction de rejet.
[F3]
Édit. 2017
fasciite plantaire l.f.
Réaction inflammatoire touchant le tissu conjonctif de la face plantaire du talon.
La fasciite plantaire peut survenir chez le sujet jeune où elle est en général secondaire à une activité sportive (course, marche prolongée, saut, etc.), chez le sujet âgé. La radiographie montre souvent une banale « épine calcanéenne » ou dans le cadre d’une pelvispondylite dont elle est une des formes possibles d’enthésite.
→ épine calcanéenne, enthésite, pelvispondylite
[I1]
Édit. 2017
ferrochélatase n.f.
ferrochelatase
Enzyme catalysant l'insertion d'un atome de fer ferreux au centre d'une protoporphyrine.
Cette réaction, qui constitue le dernier stade de la biosynthèse de l'hème, nécessite pour maintenir l'ion fer à l'état ferreux un thiol-enzyme, appelé ferrochélatase ou hème-synthétase, qu'on trouve plus particulièrement dans le foie et dans les réticulocytes.
Syn. hème-synthétase
→ protoporphyrine, hème, réticulocyte
[C1]
Édit. 2018
fibrose hépatique l.f.
hepatic fibrosis
Mécanisme de cicatrisation pathologique consécutif à une agression (toxique, infectieuse, métabolique…) source d’inflammation chronique, responsable d’une destruction de l’architecture tissulaire, consécutive au dépôt excessif de tissu collagène.
La fibrose est le résultat d’une dérégulation de l’équilibre entre synthèse et destruction de la matrice extracellulaire.
En pratique clinique, on distingue selon une gravité croissante le stade 1 où la fibrose est minime, le stade 2 où elle devient significative, le stade 3 pré-cirrhotique et le stade 4, ultime qui est la cirrhose. La cirrhose est définie histologiquement par une désorganisation diffuse de l’architecture hépatique avec une fibrose annulaire délimitant des nodules d’hépatocytes, appelés nodules de régénération.
Lorsque le facteur d’agression du foie a disparu et que la fibrose n’est pas au stade de cirrhose, elle régresse complètement. On a longtemps cru que la régression de la fibrose n’était pas possible au stade de cirrhose. On sait maintenant que si le facteur d’agression a disparu, la réaction inflammatoire étant donc stoppée, la cirrhose peut régresser. La régression de la cirrhose n’est pas possible lorsque les septums fibreux sont épais avec de petits nodules de régénération ce qui correspond souvent au plan clinique à des cirrhoses s’accompagnant de signes d’insuffisance hépatocellulaire et d’hypertension portale. A l’opposé, lorsque les septums fibreux sont minces avec de gros nodules de régénération, la réversibilité de la cirrhose avec restitution ad integrum du parenchyme hépatique est possible, une fois le facteur d’agression éliminé.
→ cirrhose hépatique, fibrose hépatique congénitale
[A2,L1]
Édit. 2018