chimiotropisme n.m.
chemotropism
Réaction d'orientation d'une cellule isolée et mobile, ou d'un organisme vivant, soumis à l'attraction ou la répulsion par une substance chimique.
Le chimiotropisme peut donc être positif, l'attraction entraînant une orientation dans la direction de la substance, ou négatif, la répulsion entraînant une orientation dans la direction opposée.
Étym. chimio ; gr. tropos : direction
[C3 ]
choc thermique l.m.
heat shock
Agression d’un organisme ou d’une cellule par une élévation de température au-dessus du seuil qui dépend de l’espèce.
→ protéine du choc thermique, réponse au choc thermique, gène du choc thermique
[B1,G1]
cholangiocyte n.m.
cholangiocyte
Cellule épithéliale des canaux biliaires.
Les cholangiocytes jouent un rôle dans la formation de la bile.
[A2,L1]
Édit. 2015
chondriome n.m.
chondriome
Ensemble des mitochondries d'une cellule.
Il contient donc p. ex. le génome extranucléaire mitochondrial.
[A2]
chondroblaste n.m.
chondroblast
Cellule mésenchymateuse souche des cellules du tissu cartilagineux ou chondrocytes.
Étym. gr. khondros : cartilage ; blastos : germe
[A2,I1]
chondrocyte n.m.
chondrocyte
Cellule adulte du tissu cartilagineux, sphérique, sans prolongement cytoplasmique, occupant une petite loge ou chondroplaste, creusée dans la matrice cartilagineuse.
Étym. gr. khondros : cartilage ; kutos : cellule
[A2,I]
chondrosarcome n.m.
chondrosarcoma
Tumeur maligne primitive de l'os produisant du cartilage tumoral exclusif ou associé à un contingent fibroblastique d'importance variable mais sans jamais production de tissu osseux tumoral.
Elle représente environ 20% des tumeurs malignes osseuses primitives qui atteignent surtout les adultes (prédominance masculine 2/3) de plus de 30 ans (âge moyen : 45 ans). Les cartilages les plus souvent atteints correspondent aux os les plus volumineux comme le fémur, le tibia, l'humérus, mais aussi le pelvis.
Un grade histopronostique permet d’en apprécier l’agressivité.
La tumeur est le plus souvent primitive mais elle est parfois secondaire à un ostéochondrome ou à un chondrome. Il existe des chondrosarcomes postradiothérapiques.
Plusieurs sous-types anatamopathologiques sont distingués : le chondrosarcome à cellule claire le chondrosarcome myxoïde et le chondrosarcome mésenchymateux.
Le chondrosarcome myxoïde est une tumeur maligne exceptionnelle, siégeant principalement aux extrémités, aux épaules sur la paroi thoracique et aux fesses et se manifestant sous la forme d'une tumeur sous-cutanée, de taille variable, dure, à croissance lente ; son image histologique consiste en une prolifération bien délimitée, contenant des cellules allongées ou ovalaires, parfois vacuolisées, à cytoplasme éosinophile et à noyau hyperchromatique, entourée d'un stroma myxoïde abondant. Le pronostic est réservé, quoique meilleur que celui du chondrosarcome osseux ; les métastases surviennent tardivement et la survie peut être longue.
Le chondrosarcome à cellules claires, lui aussi exceptionnel, atteint l'épiphyse.
Le chondrosarcome mésenchymateux s'observe chez l'adulte jeune et siège électivement sur le visage et sur le cou. Histologiquement, il se compose de cellules indifférenciées ovalaires ou fusiformes et de petits amas de cellules cartilagineuses normales. Les métastases sont nettement plus fréquentes que dans la forme myxoïde.
Le chondrosarcome se traduit à l'imagerie par une lyse osseuse avec calcifications intratumorales et expansion fréquente dans les tissus mous. Son traitement est essentiellement chirurgical car ces tumeurs sont le plus souvent insensibles à la radiothérapie et à la chimiothérapie.
Étym. gr. khondros : cartilage ; sarkôma : excroissance de chair
[F2 ]
chromatide n.f.
chromatid
Elément issu de la réplication du chromosome au moment de la mitose ou de la méiose.
Chaque chromosome est alors formé de deux chromatides sœurs unies par le centromère, dont chacune formera un chromosome fils lors de la division cellulaire.
Chacune des deux copies issues de la réplication d’un chromosome au cours du cycle cellulaire sont réunies au moins au niveau du centromère avant leur séparation. Dans une cellule diploïde, les deux chromatides issues d’un même chromosome sont appelées « chromatides soeurs » ; les deux chromatides issues chacune d’un des deux chromosomes de la même paire sont appelées « chromatides homologues ».
→ méiose, mitose, centromère, cycle cellulaire, division cellulaire, diploïde, complexe cohésine
[C1, Q1]
Édit. 2019
chromolyse n.f.
Perte de l'affinité tinctoriale du cytoplasme, traduisant généralement un état d'anoxie de la cellule.
[A2,C3]
chromosome n.m.
chromosome
Dans les cellules des Bactéries et ou dans les Virus, molécule d'acide désoxyribonucléique qui contient la grande majorité ou même la totalité de l'information génétique et, chez les Eucaryotes, structure composée d'ADN et de protéines qui porte l'information génétique d'une cellule.
Le nombre et la forme des chromosomes sont spécifiques de l'espèce (23 paires chez l’Homme). Dans les cellules haploïdes (gamètes), le nombre est presque toujours impair (n); dans les cellules diploïdes, il est pair (2n). Les chromosomes sont individualisés au moment de la mitose et de la méiose, à partir du réseau de chromatine contenu dans le noyau à l'état quiescent. La forme des chromosomes varie selon le stade de la mitose. à la prométaphase (l'un des premiers stades de la mitose), après fixation de la préparation microscopique, les chromosomes apparaissent sous forme d'X. C'est le stade retenu en cytologie pour leur numération et leur étude minutieuse; on décrit alors deux bras courts (désignés par la lettre p) et deux bras longs (désignés par la lettre q), réunis par le centromère. Chaque bras est divisé en régions, observables après coloration convenable.
Chromosome minuscule double : chez les Eucaryotes, fragment d'ADN extrachromosomique dépourvu de centromère et instable.
Chromosomes X et Y : dans l'espèce humaine, la 23e paire de chromosomes est la seule responsable de la détermination génétique du sexe, les 22 autres paires étant des autosomes. La formule normale de ces chromosomes sexuels étant XX chez la femme et XY chez l'homme.
Les anomalies chromosomiques portent sur le nombre des chromosomes et leur structure chimique. - Parmi les anomalies de nombre, existent :
1° la trisomie, c’est-à-dire la présence d'un chromosome en supplément, la trisomie 21 étant la plus fréquente (chez un garçon, elle s'écrit 47, XY, +21);
2° la monosomie, c’est-à-dire un chromosome en moins (ex.: monosomie X ou syndrome de Turner, qui s'écrit 45, X).
- Les anomalies de structure sont de cinq types :
1° inversion (cassure en deux endroits sur un chromosome, retournement du segment cassé et recollement);
2° délétion (perte d'un segment chromosomique);
3° translocation réciproque (échanges de segments entre deux chromosomes);
4° remaniement de structure (chromosomes dérivés);
5° fragilisation de sites (régions chromosomiques sujettes à des cassures fréquentes). Les autres anomalies sont beaucoup plus rares. L'établissement du caryotype - en règle générale identique chez toutes les cellules d'un même individu - se fait surtout sur les lymphocytes cultivés in vitro à partir d'un prélèvement de sang périphérique. Il s'agit d'un ensemble d'examens délicats réservés à quelques spécialistes.
Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps
Syn. gonosome, allosome
→ trisomie, monosomie, inversion, délétion, translocation réciproque
[Q1,A2]
Édit. 2016
chromosome A l.m.
A chromosome
Chromosome normal d'une cellule eucaryote, par opposition aux chromosomes B.
Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps
[Q1,A2]
chromosome bactérien l.m.
bacterial chromosome
Structure composée d'une molécule circulaire d'acide désoxyribonucléique double brin, porteuse de l'information génétique.
Le chromosome bactérien n'est pas enfermé dans une membrane nucléaire et n'est pas lié à des histones. Il est attaché à la membrane cytoplasmique. Il est habituellement unique mais une cellule peut en contenir plusieurs copies.
Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps
[Q1,D1]
chromosome surnuméraire l.m.
supernumerary chromosome
Dans la garniture chromosomique d'une cellule ou d'un individu, chromosome supplémentaire par rapport au nombre normal de chromosomes de l'espèce.
Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps
Syn. chromosome supplémentaire ou additionnel.
[Q1]
chronobiologie n.f.
chronobiology
Discipline transversale étudiant l'organisation temporelle des êtres vivants, les mécanismes qui les contrôlent et leurs altérations.
Elle a pour objet l'étude des rythmes périodiques, répétitifs ou continus, que subissent certains phénomènes biologiques, chez les individus ou dans des groupes.
La périodicité biologique peut s'observer au niveau du métabolisme de la molécule, de la cellule, d'un tissu, d'un organe, ou pour une fonction ou un comportement, selon des rythmes circadiens, infradiens, ultradiens, mensuels ou annuels, et selon des causes biochimiques, génétiques, météorologiques, ou liées à l'environnement, à l'éthologie, etc. La chronobiologie peut intéresser plusieurs sciences, telles que la chronophysiologie, la chronopharmacologie, la chronotoxicologie, la chronothérapie, etc.
Étym. gr. khronos : temps ; biologie
[C]
ciblage d'un gène l.m.
gene targeting
Phénomène par lequel une séquence d'ADN introduite dans une cellule eucaryote reconnaît une séquence homologue appartenant au génome cellulaire et se recombine avec elle : il aboutit à une conversion génique.
[Q1,A2]
ciclopiroxolamine n.f.
ciclopiroxolamine
Antifongique de la famille des hydroxypyridones avec un double mécanisme d’action : inhibition de la chaîne respiratoire mitochondriale et, comme chélateur des ions ferreux, blocage des enzymes responsables de la dégradation du peroxyde d’hydrogène dont l’accumulation endommage la cellule.
Son spectre d’activité concerne les dermatophytes, Malassezia furfur et de nombreux champignons filamenteux saprophytes.
La ciclopiroxolamine est utilisée comme antifongique topique en solution filmogène dans le traitement des candidoses cutanées, des dermatophyties (en dehors des teignes) et du Pityriasis versicolor.
Ce produit pénètre dans la kératite unguéale et est également bactéricide.
[G3,G5]
ciliogénèse des photorécepteurs l.f.
ciliogenesis
Formation des cils dans les segments internes des photorécepteurs.
La ciliogénèse des photorécepteurs débute vers la 13ème semaine et parfois un peu avant et commence lorsqu'apparaît dans la cellule un diplosome formé de deux centrioles dont l'un, le corpuscule basal, va provoquer une invagination dans le cytoplasme avec cil puis vésicules et premiers disques des articles externes.
Étym. lat. cilium : cil, paupière
[O6]
cil vibratile l.f
vibratile cilia
Fin filament mobile issu de la surface des cellules de l'épithélium des voies respiratoires, de l'intestin, des voies génito-urinaires, d’organes sensoriels et de certains organismes unicellulaires.
Sa surface est une évagination de la paroi cellulaire. Son diamètre moyen est de 0,3µm et sa longueur est de 5 à 7µm. Dans le cil se trouve une charpente complexe, l’axonème, formée de microtubules longitudinaux, neuf périphériques doubles (A et B de longueur différente et accolés) et deux centraux (axonème d’aspect 9+2) (les cils courts des bordures en brosse sont immobiles n’ont pas de microtubules centraux (axomère 9+0)). La partie centrale du cil est fixée à un corpuscule basal, lui-même en rapport avec un centriole et se prolonge dans le cytoplasme par des filaments. Le corpuscule basal du cil, formé de 9 triplets tubulaires, est en rapport avec un centriole et se prolonge dans le cytoplasme par des filaments. Les doublets des microtubules périphériques sont formés de tubuline α et β et sont reliés entre eux par des ponts de nexine et aux microtubules centraux par des ponts protéiques ; des bras de dynéine sont fixés le long du microtubule A, ils ont une fonction ATP nécessaire à l’activité du cil. L’inflexion du cil est due à la mobilité des microtubules entre eux et à la rupture de connexions.
Chaque cellule de revêtement épithélial comporte de 100 à 200 cils synchronisés dont les mouvements forment une onde avec les cils des cellules adjacentes. A côté de leur rôle mécanique de mobilisation du contenu d’un organe (l’atteinte des cellules ciliées de l'appareil respiratoire est à l'origine d'une gêne à l'épuration mucociliaire) ils ont une fonction d’information sensorielle et chimique et participent aux voies de signalisation au cours de la morphogénèse jouant un rôle dans le processus de latéralisation des organes. Ils peuvent être en cause dans plusieurs maladies et de troubles de développement regroupés sous le terme général de ciliopathie.
→ axomère, dynéine, tubuline, cil immobile (syndrome du), dyskinésie ciliaire primitive, ciliopathie
[A2]
cinédensigraphie n.f.
cinedensigraphy
Enregistrement des pulsations de l’ombre radiologique du cœur, des gros vaisseaux, des artères et capillaires pulmonaires à l’aide d’une cellule photoélectrique et d’un oscillographe.
[B2,K2]
Clara (cellule de) l.f.
Clara’s cell
Cellule épithéliale située à la périphérie de l'arbre respiratoire, au niveau de la surface aérienne des bronchioles respiratoires, contenant des enzymes de détoxication.
Leur sécrétion participe à la constitution du mucus bronchique.
M. Clara, anatomiste allemand (1937)
[A2,K1]
CLIP sigle m. pour CLass I Peptide
Peptide fragment de la chaîne invariante 1 situé dans la cavité de liaison de peptides des molécules de classe II du CMH.
Au sein du compartiment de classe II, le peptide CLIP est séparé des molécules de classe II sous l’action des molécules DMA et DMB et remplacé par un peptide produit au sein des endosomes.
Ce peptide peut provenir de la cellule elle-même ou du milieu extracellulaire après pénétration par endocytose.
[C1,F3]
clonage n.m.
cloning
Ensemble de processus conduisant à la reproduction à l'identique de fragment d'ADN , de cellules, ou d'un organisme animal ou végétal, issus d’une seule cellule initiale ou d’un individu unique, possédant le même patrimoine génétique et appelés clones.
Génétiquement identiques, ils transmettent toujours les mêmes caractères génétiques.
Dans le cas des acides nucléiques on parle de sous-clonage.
Ce processus peut faire appel à une multiplication asexuée, une parthénogénèse ou l’implantation d'un noyau dans un œuf receveur énucléé au préalable.
Étym. gr. klôn : rejeton
→ clone, transfert de noyaux de cellules somatiques
[Q1]
Édit. 2019
clone cellulaire n.f.
cell clone
Ensemble des cellules de même patrimoine génétique, obtenu in vitro par mitoses successives, à partir d'une seule cellule somatique originelle.
Le patrimoine génétique d'un clone cellulaire est difficile à maintenir en raison des mutations qui l'affectent au fur et à mesure des divisions.
Les techniques de clonage sont utilisées en radiobiologie pour compter les cellules survivant à une irradiation. Elles s'adressent in vitro aux clones provenant de cellules ensemencées dans un récipient de culture, qui constituent des agrégats visibles à l'œil nu lorsqu'ils dépassent une centaine de cellules (7ème génération). Elles s'adressent in vivo aux nodules de régénération provenant de quelques cellules survivantes, soit in situ (peau, muqueuse intestinale) soit après transplantation chez un animal receveur (colonies spléniques pour les cellules souches médullaires, nodules pulmonaires pour les cellules tumorales).
Étym. gr. klôn : rejeton
→ clone, mort cellulaire, apoptose, clonage
[Q1]
Édit. 2019
clue-cell l.f. angl.
clue-cell, clew cell
Cellule vaginale recouverte de bacilles de type Gardnerella vaginalis ou de type mobiluncus.
[A2,O3]
code génétique l.m.
genetic code.
Système constitué de triplets de nucléotides permettant la traduction d'un message contenu dans la mémoire génétique de la cellule pour la biosynthèse des protéines.
| 1er | 2ème | 3ème | |||
| nucléotide | nucléotide | nucléotide | nucléotide | nucléotide | nucléotide |
| U | C | A | G | ||
| U | Phe | Ser | Tyr | Cys | U |
| U | Phe | Ser | Tyr | Cys | C |
| U | Leu | Ser | A | ||
| U | Leu | Ser | Trp | G | |
| C | Leu | Pro | His | Arg | U |
| C | Leu | Pro | His | Arg | C |
| C | Leu | Pro | Gln | Arg | A |
| C | Leu | Pro | Gln | Arg | G |
| A | Ile | Thr | Asn | Ser | U |
| A | Ile | Thr | Asn | Ser | C |
| A | Ile | Thr | Lys | Arg | A |
| A | Met | Thr | Lys | Arg | G |
| G | Val | Ala | Asp | Gly | U |
| G | Val | Ala | Asp | Gly | C |
| G | Val | Ala | Glu | Gly | A |
| G | Val | Ala | Glu | Gly | G |
[Q1,C3]