reprotoxique adj.
reprotoxic
Terme qualifiant une substance ou un rayonnement pouvant altérer la fertilité de l’homme ou de la femme ou altérer le développement de l’embryon.
Le terme CMR (« carcinogenic, mutagenic, reprotoxic ») désigne les substances produisant ces types d’effets nocifs. Il est couramment utilisé dans les dispositions légales ou les études épidémiologiques.. Il peut être modulé selon le niveau de preuve : en avéré, présumé et suspecté.
Le règlement du Parlement européen relatif à la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances, du 16 décembre 2008, a ainsi classé le bisphénol A comme reprotoxique «présumé».
[E1]
Édit. 2019
Ehlers-Danlos (syndrome classique d') l.m. (SED)
classic Ehlers-Danlos syndrome
Dysplasie héréditaire autosomique dominante du collagène du tissu conjonctif (élastorrhexie), apparaissant en néonatal ou dans l’enfance et caractérisé par une triade symptomatique associant de façon diverse une hyperélasticité et une fragilité de la peau (cutis laxa), une hyperlaxité ligamentaire articulaire et une fragilité de l’ensemble du tissu conjonctif pouvant toucher tous les organes, notamment le système cardiovasculaire et l'œil.
Les principaux signes cliniques sont, selon les types, l'hypermobilité et la fragilité articulaire, l'hyper-élasticité et la fragilité de la peau, une grande fragilité des tissus vasculaires, l'apparition spontanée d'hématome, une propension à la fatigabilité.
Des douleurs chroniques très invalidantes rythment le quotidien de nombreux malades, avec parfois la survenue de crises de durée variable, allant de quelques jours à plusieurs mois.
La fragilité des vaisseaux cutanés et parfois des gros troncs artériels peut dans le type IV (syndrome de Sack Barabas) être à l’origine de ruptures artérielles spontanées engageant le pronostic vital (fistule carotidocaverneuse, anévrisme disséquant, anévrisme intracrânien).
Pour les yeux, on observe selon le type d'affection, retournement aisé de la paupière (signe de Métenier), luxation ou subluxation du cristallin, sclères bleues, kératocône, stries angioïdes, épicanthus, ptosis, myopie, hémorragies de vitré et remaniements maculaires avec possibles complications liées aux stries angioïdes. Le type VI, dit oculaire et scoliotique (fragilata oculi), est dû à un déficit en lysyl-hydroxylase.
Les critères diagnostiques mineurs comprennent des tumeurs molluscoïdes, des sphéroïdes sous-cutanés, des (sub)luxations articulaires, lune hypotonie musculaire ainsi qu'une histoire familiale positive.
La prévalence du type classique est estimée à 1 cas pour 30 000.
Les SED sont dus à des anomalies de la synthèse du collagène de type V, un collagène fibrillaire mineur fait le plus souvent de l'association de deux chaînes alpha1 (V), et d'une chaîne alpha2 (V) mises en évidence dans 35% des cas environ, et à des mutations effectivement détectées des gènes COL5A1 et COL5A2 codant pour l'une ou l'autre de ces chaînes.
Le diagnostic clinique peut être confirmé par des études moléculaires qui sont longues et difficiles du fait de la grande taille des gènes. Dans certains cas plus rares de transmission autosomique récessive, des mutations dans le gène de la tenascine-X ont été identifiées. La tenascine-X est une protéine de la matrice extracellulaire.
Les SED sont un groupe hétérogène de maladies héréditaires du tissu conjonctif regroupant plusieurs formes cliniques. Le SED de type classique correspond aux anciens types I et II.
Vingt-six syndromes ont été décrits sous le vocable SED ou apparentés. En 1997, classification de Villefranche a proposé de les réduire à six types:
- SED type hypermobile (apparition statistique de 1 personne sur 10 000 à 15 000)
- SED type classique (1 sur 20 000 à 50 000)
- SED type vasculaire (1 sur 100 000 à 250 000)
- SED type cypho-scoliotique (1 sur 500 000 à 1 000 000)
- SED type arthro-chalasique (une trentaine de cas connus)
- SED type dermato-sparaxique (une dizaine de cas connus)
Des syndromes apparentés sont liés à l'atteinte de gènes codant pour d'autres constituants de la matrice comme les protéoglycanes, à transmission autosomale récessive[2].
E. Ehlers, dermatologue danois (1900) (1863-1937) ; H. Danlos, dermatologue français (1908) (1844-1912) ; G. Sack, médecin allemand (1931) ; A.P. Barabas, chirurgien britannique (1972)
Syn. EDS classique, SED classique, élastorrhexie (syndrome d')
Réf. 1 – D. Germain, généticien français (2006)
2 – P. Beighton, généticien sud-africain (1998)
3 - J. Civatte, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (2000) 5 – L. Auquier, médecin rhumatologue et J. Cauchoix, chirurgien orthopédiste français, membres de l’Académie de médecine (2001) - → syndrome d'Ehlers-Danlos (variantes du)
[[A4, O6, Q2]
anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles l.m.p.(ANCA)
antineutrophile cytoplasmic antibodies
Auto-anticorps dirigés contre des antigènes présents dans les granules azurophiles des polynucléaires neutrophiles.
Ce sont des marqueurs diagnostiques des vascularites, dont ils ont changé le diagnostic et la classification. Ils sont également utiles au diagnostic de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et parfois d’hépatopathies auto-immunes. Leur recherche s’effectue en immunofluorescence sur des frottis de polynucléaires humains fixés à l’éthanol et permet de définir trois types d’anticorps en fonction de la localisation de la fluorescence :
- c-ANCA (fluorescence cytoplasmique),
- p-ANCA (fluorescence périnucléaire),
- x-ANCA (fluorescence atypique).
La cible des c-ANCA est dans 95 % des cas, la protéinase 3 (PR3), plus rarement l’antigène cap57 (ou BPI : bacterial permeability increasing protein). Les c-ANCA sont décelés à un titre élevé au cours de la granulomatose avec polyangéite (ex maladie de Wegener) mais ils peuvent être négatifs au début de la maladie, lorsque celle-ci est localisée ou peu active. Ils sont également détectés dans environ 30 % des polyangéites microscopiques, 10 % des granulomatoses éosinophiliques avec polyangéite (ex syndromes de Churg et Strauss) et moins de 10 % des périartérites noueuses. Ils ne sont pas trouvés dans l’artérite de Takayasu.
Les p-ANCA sont dans la majorité des cas dirigés contre la myéloperoxydase ou contre d’autres antigènes comme la lactoferrine, la cathepsine G ou l’élastase. Ils sont décelés au cours de diverses maladies, associés ou non à des signes de vascularites : polyangéite microscopique, glomérulonéphrites,granulomatose éosinophilique avec polyangéite, périartérite noueuse, granulomatose avec polyangéite, lupus érythémateux disséminé, polyarthrite rhumatoïde...
Les x-ANCA sont détectés dans 50 à 70 % des cas de rectocolite hémorragique et dans 2 à 20 % de maladie de Crohn. Leur recherche participe, en association avec celle des anticorps anti-Saccharomyces cerevisae, au diagnostic différentiel entre la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn. Ils sont également présents dans 40 à 70 % des cas de cholangite sclérosante primitive.
→ protéinase 3, myéloperoxydase, lactoferrine, cathepsine, élastase , Saccharomyces cerevisiae, auto-anticorps, antigène, vascularite, ELISA (technique), polyangéite microscopique, Churg et Strauss (maladie de), périartérite noueuse, rectocolite hémorragique Crohn (maladie de)
[F3, N3]
Édit. 2019
psychodysleptique (substance) l.f.
Agents psychotropes perturbateurs du fonctionnement psychique.
Selon la classification des psychotropes de Delay et Deniker les psychodysleptiques sont une groupe de psychotropes aux côtés des psycho- analeptiques (antidépresseurs ou thymo-analeptiques, noo-analeptiques ou stimulants de la vigilance), des psycholeptiques (hypnotiques, anxiolytiques, neuroleptiques) des psycho-iso-leptiques (ou thymorégulateurs : sels de lithium,acide valproïque...).
Le groupe des psychodysleptiques inclut les hallucinogènes et les produits capables d’induire une symptomatologie de type psychotique telles que distorsions perceptives, idées délirantes, angoisses ou au contraire euphorie, perte du contrôle ...Les plus connus sont le cannabis et les cannabinoides de synthèse, l’amphétamine (ecstasy), les opiacés, le LSD, la cocaine (crack)...
De multiples substances psychodysleptiques sont désormais proposées sur internet.
Les effets psychodysleptiques (également dits psychomimétiques ou «psychotogenes») varient selon la nature de la substance et ses propriétés pharmacologiques : psylocybine et LSD très hallucinogènes, crack et ecstasy très excitateurs, cannabis et cannabinoïdes de synthèse inducteurs de distorsions perceptives....
La consommation de ces substances peut induire une pharmacopsychose aiguë (état onirique aigu) ou chronique (schizophrénie).
Ces produits ont longtemps été réputés dépourvus de propriétés thérapeutiques et classés illicites :ceci est désormais remis en question notamment du fait des effets potentiellement antalgiques du cannabis, de l’effet antidépresseur de la kétamine.
J. Delay et P. Deniker, psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957)
Étym. gr. psukhe : âme; dus : difficulté; lambanein : saisir
→ psychédélique (expérience), psychotropes, antidépresseur, psychoanaleptique, psycholeptique, hypnotique, anxiolytique, neuroleptiques, thymorégulateur, lithium (traitement par), acide valproïque, hallucinogène, cannabis, cannabinoides de synthèse
[G4, G5, H3]
Édit. 2020
cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif l.m.
squamous lung cancer
Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
On en distingue des sous-types kératinisant ou non et basaloïde. Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le tabagisme est son facteur étiologique principal. Le traitement, peut associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, et/ou en présence de certaines caractéristiques du génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapies. Il dépend de l'extension précisé par la classification TNM, de la fonction respiratoire, de l'état général, des caractéristiques moléculaires. Son pronostic reste très réservé. Les cancers épidermoïdes peu différenciés auraient une évolution plus sévère. En revanche, les formes « in situ » ont un excellent pronostic.
Syn. carcinome épidermoïde bronchique
→ cancer broncho-pulmonaire primitif, cancer in situ
[ A2, A3, F2, K1]
Édit. 2020
cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif l.m.
squamous lung cancer
Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
On en distingue des sous-types kératinisant ou non et basaloïde. Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le tabagisme est son facteur étiologique principal. Le traitement, pouvant associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, et/ou en présence de certaines caractéristiques de son génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapies dépend de l'extension précisé par la classification TNM, la fonction respiratoire, l'état général, les caractéristiques moléculaires Son pronostic reste très réservé. Les cancers épidermoïdes peu différenciés auraient une évolution plus sévère.
En revanche, les formes « in situ » traitées ont un excellent pronostic.
Syn. carcinome épidermoïde bronchique
→ cancer broncho-pulmonaire primitif, broncho-pulmonaire in situ
[A2, A3, B2, F2, K1]
Édit. 2020
cancer broncho-pulmonaire à grandes cellules l.m.
Carcinome non à petites cellules sans signes de différenciation épidermoïde ou glandulaire ou de sécrétions intracellulaires en microscopie optique.
Représentant 10 à 20% des cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules (CBNPC), il comporte plusieurs sous-types : cancer neuro-endocrine à grandes cellules dits ou non composites (exprimant en immuno-histochimie au moins un marqueur neuro-endocrine et dont le pronostic se rapproche de celui des carcinomes à petites cellules) , carcinome basaloïde ou encore cancer à grandes cellules claires. On les subdivise dans la classification de l'OMS en carcinome à cellules claires par dégénérescence du cytoplasme, sans valeur pronostique particulière et carcinome à cellules géantes avec 20 à 30% de cellules ayant 4 à 6 fois la taille des autres cellules tumorales, de mauvais pronostic. Les cellules de ce type de cancer peuvent se voir dans des territoires mal différenciés d'adénocarcinomes, moins souvent dans des territoires de carcinomes épidermoïdes. Le traitement est celui des CBNPC.
Syn. cancer broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules, carcinome broncho-pulmonaire à grandes cellules, carcinome broncho-pulmonaire à grandes cellules.
→ cancer broncho-pulmonaire primitif
[A2, A3, B2, F2, K1, K3 ]
Édit. 2020
cancer bronchique l.m.
bronchogenic carcinoma
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique.
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon". L'atteinte néoplasique d'une bronche est habituellement primitive, rarement secondaire. On la différencie des métastases, notamment d'origine digestive, par l'analyse immuno-histochimique à l'aide du marqueur TTF1(" Thyroid Transcription Factor 1") exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs mais dans aucun des adénocarcinomes métastatiques à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens .
Les cancers bronchiques primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers non à petites cellules"), et carcinome à petites cellules. Leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique.
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents et son incidence augmente régulièrement chez la femme.
Les indications thérapeutiques (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, thérapies ciblées ) se fondent sur le type histologique, certaines caractéristiques moléculaires, l'extension (précisée par la classification TNM), l'état général et la fonction respiratoire. Le pronostic reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans. C’est la première cause de mortalité par cancer en France, responsable de plus de 25 000 morts par an.
Syn carcinome bronchique
→ adénocarcinome bronchique, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grande cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer bronchique in situ, cancer broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules, cancer épidermoïde bronchique, carcinome neuroendocrine bronchopulmonaire, carcinome basaloïde, métastase pulmonaire, Thyroid Transcription Factor , TNM (classification).
[F2,K1]
drépanocytose n.f.
drepanocytosis, sicklaemia, sickle cell disease, sickle cell anaemia, drepanocytic anaemia
Hémoglobinopathie congénitale à transmission dominante, due à la présence d’une hémoglobine anormale, HbS principalement, qui déforme les hématies et leur donne une forme de faucille (hématies falciformes, sicklaemia), les rendant fragiles.
L’HbS moins efficace que l’hémoglobine normale HbA pour le transport de l’oxygène, diffère de cette dernière par substitution de la valine à l’acide glutamique, sixième acide aminé dans la chaîne de la β-globine. Cette substitution résulte d’un échange de thymine en adénine dans l’ADN. La drépanocytose est observée surtout chez les noirs ou les populations du pourtour méditerranéen. Les homozygotes qui ont 80% d’hématies HbS-HbS, sont sujets à de nombreux accidents, avec une certaine mortalité surtout chez l’enfant. Les adultes hétérozygotes HbA-HbS, tolèrent bien la maladie et peuvent en général, mener une vie normale. Ils ont une résistance accrue au paludisme (ce qui permet à l’allèle muté de se maintenir à une fréquence élevée dans les zones d’endémie palustre).
Fragiles, ces hématies sont précocement détruites ce qui entraîne une anémie congénitale nécessitant des transfusions. Peu déformables, ces hématies obstruent les petits vaisseaux entraînant en aval, une hypoxie tissulaire. Les accidents ischémiques peuvent frapper tous les tissus et être cause d’infarctus splénique, de détresse respiratoire ou d’insuffisance rénale. Les enfants sont particulièrement menacés par la maladie avec des risques d’infections bactériennes consécutives (ostéomyélite) qui peuvent être foudroyantes en raison d’une asplénie fonctionnelle, habituelle, secondaire.
Des accidents vasculaires cérébraux sont rapportés chez 3 à 17% des drépanocytaires homozygotes. Il s’agit trois fois sur quatre d’accidents ischémiques survenant avant l’âge de 15 ans (en moyenne 6 ans). L’angiographie visualise des sténoses ou des occlusions des artères intracrâniennes (en rapport avec une hyperplasie intimale), réalisant un aspect de moya moya. Les thromboses veineuses cérébrales sont rares et s’observent en cas d’anomalies associées de l’hémostase. Les hémorragies intracrâniennes (sous-arachnoïdiennes et cérébrales) sont fréquentes, survenant avant l’âge de 25 ans. Elles résultent de lésions pariétales artérielles induites par l’occlusion des vasa vasorum, pouvant susciter la formation d’anévrismes. Le traitement préventif des accidents vasculaires cérébraux repose sur les transfusions répétées.
Des accidents vasculaires médullaires, des atteintes optico-rétiniennes, des céphalées, des crises convulsives sont également possibles
Chez les doubles hétérozygotes HbS-HbC, les accidents vasculaires cérébraux sont rencontrés dans 2 à 5% des cas avec un âge moyen de 30 ans ; les manifestations cliniques sont moins sévères.
En ophtalmologie, on observe outre un subictère, des boucles et des télangiectasies capillaires des conjonctives, une tortuosité vasculaire, une hypovascularisation de la rétine avec occlusions artériolaires ou capillaires, des anastomoses artérioveineuses, des néovaisseaux rétiniens avec aspect en «éventail de mer», des nodules dysoriques et ses anomalies pigmentées. L’association sicklémie-stries angioïdes a été signalée à plusieurs reprises. Une classification des lésions oculaires en cinq stades a été proposée par F.M. Goldberg.
Le locus du gène est en 11p15, 5. Il existe de multiples mutations. Le diagnostic prénatal est possible. L’affection est autosomique récessive (MIM 141900).
Trois types de traitement apportent une réduction sensible des crises vaso-occlusives ce qui entraîne une amélioration du bien être des patients et réduit les besoins transfusionnles :
l'hydroxyurée à la prise journalière de 20 à 30 mg par kg de poids corporel : cette molécule favorise une augmentation de l'hémoglobin foetale,
le voxelotor à la prise journalière de 1500 mg : cette molécule inhibe la polymérisation de l'hémoglobine S,
L-glutamine à la dose de 300 mg par kg, deux fois par jour réduit le stress oxydatif des globules rouges en augmentant la proportion de forme réduite des dinucléotides nicotinamide adénine.
De nouvelles voies thérapeutiques se sont précisées avec des inhibiteurs géniques de BCL11A qui favorisent une augmentation importante de l'hémoglobine foetale.
M. Dresbach, médecin américain (1904) ; J. B. Herrick, médecin interniste américain (1910) ; M. F. Goldberg, ophtalmologiste américain (1971) ; Y. Niihara, médecin américain (2018) ; E. Vichinsky, pédiatre américain (2019) ; J. C. John, pédiatre américain (2020) : E. D. Esrick, hématologiste américain (2021)
Étym. gr. drepanon : faucille; kutos: alvéole, cellule
Syn. anémie à hématies falciformes, anémie à cellules falciformes, anémie falciforme, anémie drépanocytaire, sicklanémie, sicklémie, hémoglobinose S Dresbach (syndrome de), Herrick (syndrome de)
→ anémie aigüe, hémoglobine, hémoglobine S
[F1, G5]
Édit. 2021