Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ostéome des parties molles l.m.

soft tissue osteoma

Présence d'îlots cartilagineux et de travées osseuses ou ostéoïdes dans le tissu conjonctif ou dans un fascia tendino-aponévrotiques, exceptionnellement dans le derme (osteoma cutis).
Cette lésion, sans relation anatomique avec une tumeur squelettique ou une tumeur des glandes salivaires, est considérée par certains comme un hamartome, par d'autres comme le résultat d'une métaplasie survenant sur une cicatrice, un hématome, un foyer inflammatoire ou dans les suites d'un traumatisme.

Édit. 2017

oxyntomoduline n.f.

oxyntomodulin

Polypeptide hormonal de 37 acides aminés, qui fait partie de la molécule de proglucagon, susceptible d'être clivé en une molécule de glucagon et un hexapeptide (+ 2 acides aminés basiques).
Biosynthétisée dans les muqueuses gastrique et intestinale, cette hormone exerce un contrôle négatif sur la sécrétion acide des glandes oxyntiques de l'estomac.

Abrév. OXM

Édit. 2017

Paget (maladie extramammaire de) l.f.

extramammary Paget's disease

Localisation de la maladie de Paget en dehors de la région mammaire et atteignant préférentiellement les zones cutanées pourvues de glandes apocrines.
La localisation vulvopérinéale, de beaucoup la plus fréquente, s'observe surtout chez les femmes âgées.
Cliniquement, il s'agit de lésions nettement délimitées, eczématiformes sur le versant cutané et érythroleucoplasiques sur le versant muqueux. Dans 20 à 40% des cas, elles peuvent se compliquer de l'apparition d'un carcinome glandulaire apocrine invasif. En revanche, l'association à un autre carcinome glandulaire, notamment digestif ou urogénital, est beaucoup plus rare que dans la localisation mammaire. Les lésions histologiques sont identiques à celles des localisations mammaires.

H. R. Crocker, dermatologiste britannique (1889)

Pallister (syndrome de) l.m.

Pallister’s syndrome, ulnar mammary syndrome

Malformation congénitale  caractérisée par une hypoplasie ulnaire avec déformation de l’avant-bras, une aplasie ou hypoplasie mammaire, des mamelons et des aréoles, un défaut de développement des glandes apocrines en particulier axillaires, des anomalies dentaires, une division vélopalatine, des malformations vertébrales et urogénitales.
L’anomalie est à transmission autosomique dominante, voisine du syndrome ulno-mammaire de Schinzel.

P. D. Pallister, pédiatre et généticien américain (1978) ; A. Schinzel, généticien autrichien (1987)

→ Schinzel (syndrome de)

paralysie récurrentielle l.f.

recurrent laryngeal nerve paralysis

Paralysie due à une lésion du nerf laryngé récurrent.
La corde vocale peut être paralysée en position para-médiane, entraînant une dysphonie légère, ou en abduction avec dysphonie majeure.
Au miroir laryngé, en laryngoscopie indirecte, à l’optique rigide ou en nasofibroscopie laryngée, la corde vocale est immobile. L’aryténoïde est basculé en avant, il conserve de petits mouvements liés à la contraction du muscle inter-aryténoïdien dont l’innervation est bilatérale. Avec le temps, on peut voir survenir une atrophie de la corde, dont le bord libre prend un aspect concave.
Ces paralysies peuvent avoir une origine médicale (névrite virale ou toxique), ou être en rapport avec une compression siégeant le long des trajets du nerf laryngé récurrent ou du nerf vague.
Elle peut aussi être iatrogène à la suite d’une intervention sur cette région (chirurgie de la glande thyroïde  ou des glandes parathyroïdes).
Le traitement comporte une rééducation orthophonique, associée ou non à une chirurgie de médialisation cordale par voie externe (thyroplastie) ou par voie endoscopique (graisse autologue). Le but de la chirurgie de médialisation est de permettre au patient de retrouver une voix normale et de corriger les fausses routes alimentaires

→ dysphonie, orthophonie, thyroplastie

parathyroïde (glande) l.f.

glandula parathyroidea (TA)

parathyroid gland

Ensemble de glandes endocrines de très petite taille, généralement au nombre de quatre, enchâssées à la partie postérieure des lobes du corps thyroïde, en double paire, chaque glande pesant environ 30 mg.
Elles sont constituées de deux types cellulaires : les cellules principales, les plus nombreuses, sécrétant la parathormone, et les cellules oxyphiles, plus volumineuses et souvent groupées en petits amas.
La parathyroïde produit l'hormone parathryroïdienne impliquée dans le maintien d'un taux constant de calcium ionisé dans les liquides interstitiels.

→ parathormone

parathyroïdectomie n.f.

parathyroidectomy

Ablation d’une ou de plusieurs glandes parathyroïdes.

parenchyme de la prostate l.m.

parenchyma prostatae (TA)

parenchyma of prostate

Tissu fonctionnel noble de la glande constitué par l’ensemble des glandes de la prostate.

paupières n.f.p.

palpebrae (TA)

eyelids

Voiles musculo-membraneux mobiles qui recouvrent et protègent la partie antérieure du bulbe de l’œil.
Elles sont au nombre de deux, la paupière supérieure et la paupière inférieure. Chaque paupière présente deux faces, antérieure et postérieure, deux extrémités, médiale et latérale, deux bords, l’un adhérent, l’autre libre.
Le bord adhérent répond au rebord orbitaire.
Le bord libre est divisé en deux portions par le tubercule lacrymal : une portion médiale, portion lacrymale, courte (environ cinq millimètres) et une portion médiale longue, portion ciliaire (environ vingt-cinq millimètres) ; les portions lacrymales, dépourvues de cils, délimitent le lac lacrymal ; les portions ciliaires, épaisses de deux millimètres, comportent une lèvre postérieure et une lèvre antérieure où s’implantent les cils ; l’interstice entre les lèvres est marqué par une rangée de vingt à trente orifices, orifices des glandes tarsales séparés de la lèvre antérieure par une surface lisse, la région linéaire intermarginale de Terson ; les bords libres délimitent l’orifice palpébral réduit à l’état de fente palpébrale lors de l’occlusion des paupières ; les extrémités des bords libres se réunissent au niveau des angles latéral et médial de l’orifice palpébral.
La face antérieure des paupières est divisée en deux portions, l’une oculaire ou tarsale, l’autre orbitaire ; elles sont séparées sur chacune des paupières par le sillon palpébral.
La face postérieure est tapissée par la conjonctive palpébrale.
Les extrémités des paupières se réunissent au niveau des commissures latérale et médiale.
La structure des paupières est constituée de sept plans superposés qui sont, d’avant en arrière, : la peau, une couche de tissu cellulaire lâche, le muscle orbiculaire de l’œil, une deuxième couche de tissu cellulaire lâche, un plan fibro-élastique, une couche de fibres musculaires lisses, et la couche muqueuse de la conjonctive. La couche fibro-élastique constitue le squelette des paupières composé de deux parties, l’une centrale, le tarse des paupières, l’autre périphérique, le septum orbitaire.

périnée antérieur l.m.

anterior perineum

Partie antérieure du périnée féminin, située en avant du plan musculofibreux bi-ischiatique, recouverte par une peau fine, élastique, présentant de longs poils, interrompue dans la région médiane par la fente vulvaire.
Sous le tissu sous-cutané, cheminent des fibres tendineuses venant du ligament rond de l’utérus, l'artère périnéale de l’artère pudendale interne, des branches génitales provenant des artères obturatrice, funiculaire et pudendale externe, et les veines satellites des artères homonymes, des lymphatiques, des filets nerveux du nerf pudendal. Le fascia superficiel est situé sous le tissu cellulaire sous-cutané.
Le périnée antérieur est formé de deux espaces superposés et distincts :
- d’une part, l'espace superficiel (loge des corps érectiles) limité en bas par le fascia superficiel, en haut par le fascia inférieur du diaphragme urogénital, latéralement par les branches ischiopubiennes, en arrière par les muscles transverses superficiels du périnée ; il est traversé par le vagin et l'urèthre et comprend les organes érectiles (bulbe du  vestibule, corps caverneux du clitoris), les muscles bulbospongieux et ischiocaverneux, la tunique musculaire du vagin, les  muscles ischiobulbaires et rectovaginal, les glandes vestibulaires majeures, l'artère pudendale interne et sa veine satellite, des lymphatiques, des nerfs venant du nerf périnéal ;
- d’autre part, l'espace profond compris entre les fascias supérieur et inférieur du diaphragme urogénital ; il contient le diaphragme urogénital, formé des muscles sphincter de l'urètre, transverse profond du périnée, transverses du vagin et transverses de l'urèthre.

Syn. périnée génito-urinaire

→ périnée postérieur

plexus coeliaque l.m.

plexus coeliacus (TA)

celiac plexus

Plexus nerveux situé devant l'aorte abdominale, dans la région cœliaque.
Il comprend les ganglions coeliaques, mésentériques supérieurs et aorticorénaux ; ses rameaux afférents proviennent des nerfs splanchniques (système sympathique) et pneumogastriques (système parasympathique) ; ses rameaux efférents assurent toute l'innervation vagosympathique du tube digestif abdominal et de ses glandes annexes.

Syn. plexus solaire

plexus nerveux entérique l.m.

plexus nervosus entericus (TA)

enteric plexus

Ensemble des éléments nerveux contenus dans l’épaisseur des couches de la paroi de l’intestin grêle.
Il comprend deux sortes d’éléments : un plexus nerveux à mailles larges, rectangulaires, semées de ganglions relativement volumineux, et situé entre les deus couches de la tunique musculaire de l’intestin grêle (plexus myentérique ou plexus d’Auerbach) ; un plexus nerveux à mailles étroites et irrégulières, parsemé de petits ganglions (ganglions de Meissener), occupant la sous-muqueuse intestinale ; ce plexus fournit des branches à l’épithélium des villosités et des glandes intestinales et innerve également la musculaire muqueuse (plexus sous-muqueux de l’intestin, plexus de Meissener, plexus de Remak).

L. Auerbach, physiologiste allemand (1828-1897),  G. Meissner, anatomiste et physiologiste allemand (1829-1905), R. Remak, neurologue allemand (1815-1865)

polyendocrinien adj.

polyendocrine

Qui concerne plusieurs glandes endocrines.

polype métaplasique l.m.

metaplastic polyp

Polype de siège le plus souvent rectal, il survient généralement chez des adultes de plus de 40 ans, de sexe masculin.
De quelques millimètres de diamètre, il est généralement sessile et constitué de glandes allongées, à bordure festonnée, tapissée de cellules de hauteur irrégulière, mucosécrétantes. Il n’y a pas d’évolution maligne dans la forme pure.

porome eccrine de Pinkus l.m.

eccrine poroma

Tumeur cutanée bénigne peu fréquente, dérivant de la portion intraépidermique du canal excréteur des glandes sudoripares eccrines, ou acrosyringium, siégeant le plus souvent à la plante des pieds et se présentant comme une lésion saillante, rouge, bien délimitée, souvent pédiculée et légèrement verruqueuse.
Histologiquement elle se compose d'une prolifération nettement délimitée, réticulée faite de boyaux denses de petites cellules cuboïdales munies de ponts d'union, à noyau régulier et riches en glycogène, avec des ébauches canaliculaires, mais sans tendance à la kératinisation. L'évolution est chronique et le traitement chirurgical.

H. Pinkus, J. R. Rogin et P. Goldman, dermatologues américains (1956)

prépro-EGF n.m.

prepro-EGF

Protéine précurseur du pro-EGF, comportant 1217 acides aminés, telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes des cellules de plusieurs tissus, tels que glandes sousmandibulaires, duodénum, pancréas, thyroïde, rein.
La maturation de l'EGF (epidermal growth factor ou facteur de croissance épidermique) se fait en deux étapes : transformation en pro-EGF stocké dans la glande, puis libération du peptide EGF proprement dit, de 53 acides aminés.

préproparathormone n.f.

preproparathormone

Protéine précurseur de la proparathormone, telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes des cellules des glandes parathyroïdes.
Cette protéine comporte 115 acides aminés, dont les 25 premiers constituent la séquence signal, qui est destinée à être clivée pour la formation de la proparathormone.

progestérone n.f.

progesterone

Delta4-Prégnène-3,20-dione, hormone stéroïde sécrétée par le corps jaune fonctionnel pendant la période postovulatoire du cycle, par le corps jaune gravidique jusqu'à la 12ème semaine de grossesse, puis par le placenta jusqu'au lendemain de la délivrance.
C'est aussi un métabolite intermédiaire dans la voie de biosynthèse des autres hormones stéroïdes dans les autres glandes endocrines, corticosurrénales, testicules, ovaires. Ses deux dérivés cataboliques principaux sont le prégnanediol et la prégnanolone, qui sont éliminés dans les urines sous forme glucuroconjuguée. Son action s'exerce sur l'utérus préparé par l'action des œstrogènes : formation de la dentelle utérine, nidation de l'œuf, maintien de la gestation. Elle est administrée, par voie parentérale ou sublinguale, dans divers traitements gynécologiques et pour prévenir l'avortement.
La progestérone est dosée dans le plasma par électro-chimioluminescence ou par technique radio-immunologique. Les concentrations plasmatiques chez la femme non enceinte varient en fonction de la phase du cycle : de 0 ,1 à 0,3 ng/mL en phase folliculaire ; de 1 .2 à 16 ng/mL en phase lutéale. Après la ménopause  ou chez l’homme, elle est inférieure à 0,2 ng/mL. Chez la femme enceinte, elle augmente régulièrement au cours de la grossesse.

radiodermite aigüe l.f.

acute radiodermatitis

Ensemble de lésions cutanées ou muqueuses précoces provoquées par les radiations ionisantes.
Selon leur intensité, qui dépend de la dose délivrée, on décrit classiquement 3 stades de gravité : 1er stade, survenant au 9° jour avec érythème rose ou rouge sombre prurigineux transitoire; 2e stade, ou radiodermite exsudative, survenant vers le 12° jour, avec érythème œdémateux pouvant se recouvrir de vésicules et de bulles laissant place à des érosions douloureuses cicatrisant lentement, chute des poils, altérations des glandes sudorales et sébacées transitoires ou permanentes; 3e stade, ou radionécrose aiguë, dans les formes graves par surdosage accidentel, avec nécroses et ulcérations pouvant atteindre les tissus sous-cutanés, les cartilages ou les os et dont la cicatrisation est très longue voire impossible. L'évolution de la radiodermite aiguë peut se faire vers une radiodermite chronique.

Étym. lat. radius : rayon ; gr. derma : peau ; itis : maladie inflammatoire

radiodermite chronique l.f.

chronic radiodermatitis

Ensemble de lésions cutanées ou muqueuses tardives provoquées par les radiations ionisantes, survenant en général un à deux ans après les irradiations et dont l'intensité dépend de la dose délivrée : plaque scléro-atrophique d'aspect bariolé associant sclérose dermique avec peau indurée, atrophie épidermique parfois cicatricielle, télangiectasies arborisées, taches hypo- et hyperpigmentées.
La radiodermite chronique se complique souvent d'ulcérations post-traumatiques douloureuses et chroniques, de kératoses pouvant évoluer vers des carcinomes spinocellulaires, plus fréquents lors des accidents professionnels. Exceptionnellement peuvent survenir des sarcomes. Les annexes cutanées, phanères, glandes sébacées et sudorales, sont souvent détruites, ce qui donne un aspect sec et glabre à la peau.

radiomucite n.f.

mucous membrane reaction, post irradiation dryness

Réaction inflammatoire des muqueuses sous l'action de la radiothérapie externe ou de la curiethérapie.
Elle a des caractères voisins de la radioépidermite et de la radiodermite.
Elle est marquée par une rougeur de la muqueuse avec atrophie des glandes salivaires entraînant une diminution de la sécrétion de salive et une sécheresse des muqueuses.

Syn. radioépithéliite

→ radioépidermite, radiodermite

récepteur cholinergique l.m.

cholinergic receptor

Structure membranaire spécialisée, sensible à l'action de l'acétylcholine.
L'acétylcholine a une action analogue à celle de la nicotine et de la muscarine, deux alcaloïdes naturels. On distingue deux types de récepteurs cholinergiques (nicotinique et muscarinique), qui se situent au niveau des fibres préganglionnaires sympathiques et parasympathiques (récepteurs nicotiniques), des effecteurs du système parasympathique (récepteurs muscariniques), de la jonction neuromusculaire (récepteurs nicotiniques), des fibres sympathiques postmembranaires des glandes sudoripares et de certaines fibres vasodilatatrices ainsi qu'au niveau de nombreuses synapses du système nerveux central. Le récepteur nicotinique est formé de quatre ou cinq sous-unités dont deux sous-unités α fixent l'acétylcholine. Par la fixation d'un agoniste ou d'un antagoniste, ce récepteur règle la perméabilité aux ions Na+ et Ca2+ d'un canal ionique de la membrane cellulaire. Il existe plusieurs types de récepteurs nicotiniques distingués en α et β.
Les récepteurs muscariniques opèrent par l'intermédiaire des protéines de la famille G qui agissent par l'intermédiaire de l'adénylcyclase ou de la phospholipase C. Il y a cinq sous-types de récepteurs muscariniques (notés de M1 à M5), les récepteurs muscariniques cardiaques sont de type M2. La structure génétique responsable de la synthèse des récepteurs cholinergiques a été déterminée et le clonage des récepteurs réalisé.

→ pompe à sodium

récepteur sensible au calcium l.m.

calcium-sensing receptor (CaSR)

Récepteur couplé à une protéine G à 7 domaines transmembranaires, sensible à la concentration sérique de calcium ionisé, exprimé dans les parathyroïdes et le tube rénal.
La libération de l’hormone parathyroïdienne (PTH) à partir des glandes parathyroïdes est inhibée en réponse à une élévation du calcium ionisé circulant par activation du récepteur sensible au calcium (CaSR). Le mécanisme proposé est le suivant : le calcium ionisé se fixe sur la partie extracellulaire du récepteur entraînant un changement de sa configuration. Celui-ci active la voie de la phospholipase C via une protéine G, ce qui accroît la concentration d’inositol-triphospate et in fine la concentration de calcium dans le cytosol, inhibant ainsi l’exocytose de la PTH. Les mutations du gène de CaSR avec perte de fonction sont à l’origine de l’hypercalcémie hypocalciurique familiale, maladie à transmission autosomique dominante, bénigne chez les porteurs hétérozygotes. Chez les homozygotes, la maladie appelée hyperparathyroïdie néonatale sévère peut être fatale en l’absence de traitement rapide. D’autres mutations plus rares entraînent un gain de fonction et sont à l’origine de l’hypocalcémie hypercalciurie familiale.
CaSR est aussi présent au pôle basolatéral des cellules de la branche large ascendante de l’anse de Henle. Son activation diminue la réabsorption tubulaire de calcium et augmente la calciurie. Des médicaments (cinacalcet, etelcalcetide) dits calcimimétiques qui activent CaSR et diminuent la libération de PTH peuvent être utilisés dans l’hyperparathyroïdie et l’insuffisance rénale chronique.

→ protéine G, hormone parathyroïdienne, phospholipase C, inositol-triphosphate, hypercalcémie hypocalciurique familiale, récepteur sensible au calcium, calcimimétique

[O4]

Édit. 2018

région linéaire intermarginale de Terson l.f.

Surface lisse située dans l’interstice entre les limbes antérieur et postérieur des paupières, en avant de la ligne des orifices des glandes tarsales.

A. Terson, ophtalmologiste français (1916)

remodelage bronchique l. m.

- une néo-angiogénèse et une hyperperméabilité de la sous-muqueuse, source d’œdème et d’hypersécrétion dans la lumière bronchique,

- une hypertrophie du muscle lisse, un épaississement de la membrane basale, une hyperplasie des cellules caliciformes et des glandes à mucus.
Il évolue d'une phase sèche de toux quinteuse à une phase humide catarrhale, attestée par les sifflements perçus à l'auscultation ainsi que par le malade ou son entourage. Les crises, peuvent se succéder durant plusieurs jours si on ne les traite pas. Elles sont espacées de périodes de rémission pendant lesquelles la fonction respiratoire peut être normale, mais les crises graves peuvent être mortelles
L’obstruction bronchique réversible après inhalation de bêta2-mimétiques, tend à évoluer, à défaut de traitement anti-inflammatoire, vers une obstruction permanente et irréversible. Le spasme de la musculature lisse bronchique est dû, au moins en partie, à une inflammation muqueuse, facteur étiologique essentiel à traiter.
 L'allergie joue le rôle principal par hypersensibilisation immédiate, semi tardive ou retardée. Des causes très diverses peuvent déclencher la crise : infection bronchique, inhalation de substance irritante, émotion violente. L'évolution capricieuse de l'asthme doit être surveillée tous les jours par le débit de pointe que le patient peut mesurer lui-même. Toute suspicion d'asthme impose une spirographie à la recherche d'une altération des débits bronchiques.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

→ débit de pointe, débit expiratoire maximal

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