diffusion n.f.
diffusion
Dans un milieu fluide, passage de molécules, d’ions ou de particules, d’un point de haute concentration ou de température plus élevée vers un point de plus faible concentration ou de température plus basse, sous l’influence de l’agitation moléculaire.
Dans l’organisme, la diffusion des molécules intéresse tous les échanges au sein des milieux liquides ou gazeux ou entre deux milieux séparés par une membrane (les particules colloïdales ne traversent pas les membranes).
En raison de la formule de calcul de l'énergie cinétique (E = mv2/2), la vitesse v d'une particule de masse m, est proportionnelle à la racine carrée de son énergie cinétique, qui croît avec la température (le Q10 est de l'ordre de 1,5). Le débit V ′M, des molécules de masse moléculaire M entre deux points voisins est proportionnel à la différence de concentration ou, ce qui revient au même, de pression partielle ∆PM (loi de Fick). Comme à énergie cinétique égale les molécules lourdes vont moins vite que les légères, le débit de diffusion est inversement proportionnel à l'inverse de la racine carrée de la masse moléculaire M (loi de Graham) et à la viscosité du milieu. Einstein a montré que la diffusion était proportionnelle au tiers du produit de la vitesse des molécules par leur libre parcours moyen.
Les molécules traversant une membrane continue (ex. membranes organiques), doivent s'y dissoudre. Il faut donc tenir compte d'un coefficient de dissolution α (loi d'Exner). Entre deux milieux, pour une membrane de surface s et d'épaisseur e, on a :
avec k : coefficient de diffusion.
Si toutes choses étant égales par ailleurs, on compare le débit de diffusion V' de deux sortes de molécules de solubilité α 1 et α 2 et de masses moléculaires m1 et m2, le rapport des débits de diffusion est :
Connaissant le débit de diffusion d'une espèce de molécule, cette formule permet de calculer le débit de diffusion d'une autre catégorie de molécule. Ainsi, la capacité de diffusion pulmonaire au CO étant connue, cette formule permet de déterminer celle d'autres gaz.
2) En pathologie :
diffusion
Dissémination dans l’organisme, d’une substance (telle qu’un médicament) ou d’un agent pathogène.
3) En ophtalmologie :
leakage
Résultat de l'accumulation anormale de fluorescéine dans une cavité liquidienne néoformée ou de l'imprégnation anormale par la fluorescéine, d'un tissu solide.
4) En imagerie
scattering
Conséquence des interactions entre les particules d'un rayonnement et un milieu, entraînant un changement de leur direction ou encore, leur remplacement par des particules de même nature, d'énergie plus faible et de direction différente.
La diffusion des électrons est produite par les collisions avec transfert d'énergie élevé et par les freinages ; celle des photons X et gamma est due essentiellement à l'effet Compton.
5) en IRM
diffusion weighted MR
Étym. lat. diffusio : action de répandre complètement
→ imagerie de diffusion (en IRM)
[B2,B3,P2,B1,C2]
Édit. 2018
DYNC2H1 gene acr. angl. pour Dynein, Cytoplasmic 2, Heavy Chain 1
Gène, situé sur le locus chromosomique 11q22.3, encodant pour une protéine de transport rétrograde intraflagellaire dont la fonction est primordiale pour la biogenèse ciliaire
Une mutation de ce gène est responsable de certaines variétés de la dysplasie thoracique asphyxiante.
→ dysplasie thoracique asphyxiante
eau (intoxication par l') l.f.
water intoxication
→ déshydratation extracellulaire et hyperhydratation cellulaire (syndrome de)
[C2,G1]
Édit. 2018
eau libre l.f.
free water
En physiologie animale, quantité d'eau qui doit être ajoutée ou retranchée à l'eau liée pour obtenir une urine iso-osmotique par rapport au plasma.
Son excrétion est placée sous le contrôle de l'hormone antidiurétique.
[C2,M1]
Édit. 2018
eau liée l.f.
bound water
En physiologie animale, volume hydrique requis pour assurer l'élimination d'une charge osmotique sous la forme iso-osmolaire.
[C2,M1]
Édit. 2018
ECGF sigle angl. pour Endothelial Cell Growth Factor.
Facteur de croissance des cellules endothéliales.
Protéine de masse moléculaire comprise entre 17 et 25 kDa, qui a été purifiée à partir de plaquettes sanguines et d'hypothalamus et qui stimule la multiplication des cellules endothéliales.
[C2, C3, K5]
Édit. 2019
échange gazeux l.m.
gas exchange
Passage de molécules de gaz, plus précisément d'oxygène et de dioxyde de carbone, d'un compartiment à un autre de l'organisme.
Les échanges respiratoires entre les mitochondries cellulaires et l'air ambiant se font par diffusion à l'intérieur des cellules, par la circulation qui transporte dans tout l'organisme les gaz dissous ou fixés dans le sang et par la ventilation qui renouvelle l'air alvéolaire.
L'intensité des échanges dépend de l'intensité du métabolisme cellulaire. Au niveau alvéolaire tous les gaz et vapeurs ont la même constante de temps ventilatoire (égale au quotient de la capacité résiduelle fonctionnelle par la ventilation alvéolaire), ailleurs la solubilité intervient pour la constante de temps de chaque molécule gazeuse.
En régime stable, l'équilibre ne dépend que de l'intensité des échanges d'O2 et de CO2. Dans les poumons les gaz se répartissent dans l'espace disponible laissé par la vapeur d'eau dont la pression partielle reste constante en fonction de la température (63 hPa = 47 mm de Hg à 37°C).
En régime variable, cet équilibre est modifié par l'augmentation des échanges ou par suite d'un changement de composition du mélange inhalé. Tous les compartiments de l'organisme sont affectés par une variation de pression partielle du mélange inhalé qui modifie toutes les pressions partielles en aval. Il peut en résulter des accidents graves (plongée, hypoxie au réveil anesthésique, etc.). Pour chaque espèce de molécule et pour chaque compartiment, les variations se font exponentiellement selon une constante de temps proportionnelle à la capacité du compartiment et inversement proportionnelle au débit des molécules concernées.
→ constante de temps, décompression (accident de plongée par), exponentiel (phénomène), respiration
[C2, C3, K1, G1]
Édit. 2019
échanges capillaires l.m.p.
capillary exchanges
Mouvements de l’eau, des électrolytes et des gaz sanguins, à travers la paroi des capillaires (ou membrane capillaire).
Ces échanges qui se font dans les deux sens intéressent d’une part l’oxygène et le dioxyde de carbone dont la diffusion est réglée par les différences de pression partielle de part et d’autre de la paroi ; d’autre part l’eau et les électrolytes qui passent à travers les pores du ciment intercellulaire par diffusion ou filtration-réabsorption.
[C2]
Édit. 2019
échangeur à membrane l.m.
artificial membrane for solute or gaz exchange
Dispositif mettant en contac, à travers une membrane, un fluide (le sang, en général) avec un mélange gazeux (oxygénateur à membrane) ou une solution (dialyseur) afin d'apporter ou d'extraire certaines molécules ou ions.
La circulation extracorporelle du sang peut être partielle ou totale dans de tels appareils. Ces échangeurs sont utilisés en hémodialyse (insuffisance rénale) en ultrafiltration (hyperhydratation, traitement des perturbations hydro-électrolytiques, élimination des toxiques endogènes ou exogènes) ou pour remplacer l'hématose pulmonaire (cœur-poumon artificiel) en chirurgie cardiaque ou en médecine, lors de certaines insuffisances respiratoires aigües réfractaires aux autres traitements (pour suppléer en partie à une épuration insuffisante du CO2).
Le débit d'échange à travers un filtre est proportionnel à sa surface (loi de Darcy). Pour augmenter le débit, on utilise soit des fibres creuses (capillaires), soit des empilages de plaques au travers desquelles le sang circule. Les membranes d'hémodialyse, à faible perméabilité, ne laissant passer que les petites molécules (électrolytes, urée, créatinine), sont en cellulose (cuprophane, acétate ou tri-acétate de cellulose) ou en polymères synthétiques (polysulfone, polyacrylonitrile, polyamide, polyméthyl-acrylate). Les membranes d'ultrafiltration, à haute perméabilité, sont à base de polymères, elles permettent le passage de molécules moyenne (de 500 à 50 000 Da).
Des membranes spéciales (à zéolithes) pour les échanges gazeux permettent de trier par filtration les molécules d'O2 de l'air et de les séparer de l'azote dans les extracteurs d'O2.
→ dialyse, diffusion, extracteur d'oxygène, filtre, hémodialyse chronique de suppléance, hémofiltration, zéolithe
[B4, C2, G1, G ,K3, M1]
Édit. 2019
écotaxie n.f.
homing
Phénomène par lequel les cellules circulantes migrent vers des territoires tissulaires particuliers.
Ce phénomène est maîtrisé par des interactions moléculaires spécifiques entre structures de la membrane des leucocytes et contre-structures à la surface de l’endothélium. Un faible pourcentage des lymphocytes du sang circulant exprime sur leur membrane les molécules CLA (cutaneous lymphocyte antigens) qui guident leur migration vers les territoires cutanés. L’intégrine exprimée à la surface de certains lymphocytes permet leur migration à travers les veinules à endothélium épais des plaques de Peyer.
Étym. gr. oikos : demeure ; taxis : arrangement
[C2, F1]
Édit. 2019
EDCF sigle. angl. pour Endothelial cell Derived Contracting Factor
Facteur peptidique sécrété par les endothéliums vasculaires sous l'effet de l'.
Il exerce un effet vasoconstricteur sur les muscles lisses.
Syn. endothéline
→ angiotensine (I, II, III, IV)
[C2, K4]
Édit. 2019
EDGF sigle angl. pour Eye Derived Growth Factor
→ facteur de croissance dérivé de l'œil
[C2, P2]
Édit. 2019
effecteur n.m.
effector
Composé modifiant l'activité d'une protéine, d'un système enzymatique ou celle d'un répresseur.
Un effecteur positif agit comme un activateur ; un effecteur négatif comme un inhibiteur. Un effecteur allostérique agit sur une protéine allostérique en modifiant sa configuration stérique.
→ activateur, inhibiteur, allostérique
[C1, C2]
Édit. 2019
effecteur allostérique l.m.
allosteric effector
Molécule capable de se fixer sur le site de régulation d’une enzyme allostérique, provoquant une modification réversible de configuration de celle-ci, qui entraîne son inhibition ou son activation.
Étym. gr. allos : autre ; stereos : solide
[C1, C2]
Édit. 2019
effet de proximité l.m.
bystander effect
Effet intercellulaire de voisinage.
L’expression effet bystander est à proscrire
[A2, C2]
Édit. 2019
effet Haldane l.m.
Haldane effect
Effet de l’alcalinisation du sang produite dans le poumon, par le départ du dioxyde de carbone, augmentant l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène.
A l’opposé, le dioxyde de carbone exerce une influence inhibitrice sur la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine, constituant l’effet Bohr.
J. S. Haldane physiologiste écossais (1905) ; C. Bohr, physiologiste danois (1904)
[C2, K1]
Édit. 2019
effet Hamburger l.m.
Hamburger interchange
Echange transmembranaire d’ions Cl- qui pénètrent dans les hématies et d’ions CO3H- qui en sortent.
Cet effet participe au système tampon de l’hémoglobine dans le maintien de l’équilibre acidobasique.
H. J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1892)
[C2, C3]
Édit. 2019
effet microphonique l
l.m.
Wever Bray’s phenomenon
Phénomène bioélectrique transformant, dans les cellules sensorielles de la cochlée, le message auditif reçu sous forme d’ondes, en un message électrique.
E.G. Wever et C.W. Bray, psychologues américains (1930)
[C2, P1]
Édit. 2019
effet shunt l.m.
shunt effect, venous admixture
Dans les poumons, diminution de l'oxygénation du sang en aval d'un court-circuit, causé par une pneumopathie, entre le sang veineux et le sang artériel oxygéné.
Les vrais shunts, normaux (3 à 5 % du débit cardiaque, veines de Thébésius, sinus coronaire) ou anormaux (angiomes, atélectasies) laissent passer du sang de l'artère pulmonaire dans une veine pulmonaire, mais la perfusion d'unités pulmonaires dont la ventilation est simplement diminuée (diminution du rapport ventilation/perfusion) produit un effet analogue laissant passer du sang mal hématosé dans les veines pulmonaires. Il en résulte une hypoxémie du sang veineux mêlé et par là une hypoxémie générale. Cet effet shunt se rencontre dans diverses pneumopathies avec notamment des phénomènes d'œdème pulmonaire.
Étym. angl. to shunt, dévier
→ rapport ventilation/perfusion (rapport), pneumopathie, angiome, atélectasie, hypoxémie
[C2, K1, K2]
Édit. 2019
efflux n.m.
efflux
En biologie cellulaire, déplacement d'une masse de substance de l'intérieur vers l'extérieur d'une cellule ou d'un organite intracellulaire.
Étym. lat. ex : vers l'extérieur ; fluxus : écoulement
[C2, C3]
Édit. 2019
égalisation sensorielle l.f.
sensorial equalization
Capacité de l'œil à considérer comme identiques deux sensations colorées provenant de mélanges colorés de compositions différentes.
Le principe de l'égalisation sensorielle permet d'établir des équations colorées métamériques. Celles-ci sont réalisées en clinique au moyen d'anomaloscopes.
[C2, P2]
Édit. 2019
eicosanoïde n.m.
eicosanoid
Chacune des substances dérivées des acides gras polyéthyléniques à 20 atomes de carbone, douées d'activités hormonales ou modulatrices soit sur les cellules qui les biosynthétisent, soit sur des cellules voisines, soit aussi sur des cellules cibles plus éloignées.
Parmi les eicosanoïdes on range les prostaglandines, les thromboxanes, les leucotriènes et les lipoxines. Les eicosanoïdes ont généralement une durée de vie très courte.
Étym. gr. eikosa : vingt
Syn. icosanoïde
→ acide gras poly-éthylénique, prostaglandine, thromboxane, leucotriène, lipoxine
[C1, C2]
Édit. 2019
éjaculation n.f.
ejaculation
Émission et expulsion sous pression de liquide séminal survenant habituellement au moment de l'orgasme.
Étym. lat. ejicere : expulser
→ orgasme
[C2, M3]
Édit. 2019
élastine n.f.
elastin
Protéine fibreuse, constituant des éléments élastiques de l'organisme, notamment des ligaments et des parois artérielles.
Insoluble dans l'eau, résistante à l'action des acides, des alcalis et de nombreuses protéases, elle est sensible à l'élastase pancréatique et à celles d'autres tissus. Riche en glycine et en alanine, elle est caractérisée par des acides aminés particuliers qui servent de ponts entre les chaînes polypeptidiques de tropoélastine : la desmosine et l'isodesmosine. Elle est sécrétée par les fibroblastes, les fibrocytes, les myocytes et les cellules endothéliales vasculaires.
Étym. elassein : réduire de taille
→ protéase, protéase, élastase, tropoélastine, desmosine, isodesmosine
[C1, C2]
Édit. 2019
élimination n.f.
elimination
1) En santé publique, action de faire disparaître dans une région donnée, une affection, un vecteur, un réservoir, un micro-organisme, un parasite...
2) En physiologie, évacuation hors de l’organisme, par les émonctoires, des produits de déchet du métabolisme et des médicaments ou évacuation d’une substance toxique par un procédé thérapeutique.
Ex. : élimination rénale de l’urée, de l’acide urique, des antibiotiques ; élimination d’un toxique par chélation.
Étym. lat. eliminare : faire sortir, mettre dehors
Syn. épuration
[C2, E1D1]
Édit. 2019