commutation isotypique l.f.
isotypic switch
Processus par lequel une cellule B peut associer de nouveaux gènes de chaînes lourdes d'immunoglobulines à son gène VH recombiné pour produire un anticorps de même spécificité mais de classe différente.
La commutation isotypique est sous le contrôle de l’interaction de la molécule CD40 des centrocytes avec son ligand CD40L exprimé par les lymphocytes T CD4 des centres germinatifs. Des mutations de la molécule CD40L s’accompagnent d’une absence de commutation isotypique caractérisée par des concentrations d’IgM normales ou élevées, alors que les IgG et les IgA sont absentes dans le sérum.
[F3]
compatibilité n.f.
compatibility
Aptitude génétique d'une cellule, d'un tissu ou d'un organisme à supporter la présence en soi de composants d'un autre organisme sans déclenchement chez les organismes supérieurs de phénomènes immunitaires.
1) P. ex., la réussite d'une greffe dépend en partie de la compatibilité entre le greffon et le porte-greffe, le donneur et le receveur, etc.
2) La compatibilité entre les gamètes est l'une des conditions de la reproduction sexuée.
→ histocompatibilité, immunité, incompatibilité
[Q1]
Édit. 2019
compétence génétique l.f.
genetic competence
Etat d'une cellule qui permet la pénétration d'un acide nucléique étranger.
Cet état peut exister naturellement ou être obtenu expérimentalement.
[Q1]
Édit. 2019
complémentation n.f.
complementation
Processus au terme duquel une cellule diploïde porteuse de deux gènes mutés récessifs sur deux chromosomes homologues exprime un phénotype sauvage grâce à l'action combinée en trans des allèles sauvages des deux chromosomes.
→ complémentation fonctionnelle (test de)
[Q1,C3]
cône rétinien l.m.
cone cell, retinal cone
Photorécepteur rétinien spécialisé dans la réception lumineuse en moyenne et haute luminance.
Le cône rétinien proprement dit est l'expansion externe de la cellule.
[P2]
conidiophore n.m.
conidiophore
En mycologie, structure spécialisée portant la spore ou la cellule conidiogène.
→ conidie
[D2]
connexine n.f.
connexin
Protéine des membranes cellulaires qui forme des pores entre deux cellules voisines. Six connexines groupées en hexagone adhèrent à six autres connexines de la cellule voisine, ménageant un canal de communication intercellulaire, le connexon.
Toutes les connexions identifiées possèdent quatre domaines intramembrannaires et ont leurs extrémités NH2 et COOH terminales du côté cytoplasmique;
Abrév. Cx
[C1,C3]
construction génique l.f.
genetic construct
Molécule d’ADN produite in vitro avec les outils de la biologie moléculaire (enzymes de restriction, ligase, etc) en vue de son introduction dans une cellule.
[Q1]
Édit. 2019
conversion phagique l.f.
phage conversion
Acquisition ou perte d'un caractère par une cellule bactérienne à la suite d'une infection par un phage spécifique.
[D1]
corps cellulaire l.m.
cell body
Partie de la cellule nerveuse comprenant la membrane plasmique, le cytoplasme et le noyau.
Syn. péricaryon
[A2]
corps de Councilman l.m.
Councilman’s body
Forme de nécrose hépatocytaire isolée, d'origine toxique ou immunologique, représentée par une cellule arrondie, rétractée, au noyau pycnotique, au cytoplasme fortement éosinophile.
Il est un exemple d'apoptose.
W. T. Councilman, anatomopathologiste américain (1913)
[A2,L1]
corps de Weibel-Palade l.m
Weibel Palade’s bodies
Corpuscule intracytoplasmique spécifique de la cellule endothéliale, visible en microscopie électronique.
Il contient le facteur Willebrand.
E. R. Weibel, anatomopathologiste suisse, G. E. Palade, biologiste américain (1964), prix Nobel de Médecine en 1974
[A2]
cotté adj.
coated
Recouvert.
Cet adjectif est employé spécifiquement dans l'expression « puits cottés » (coated pits), qui désigne des invaginations de la membrane plasmique des cellules, portant les récepteurs qui retiennent des ligands extracellulaires destinés à être internalisés par la cellule, et qui sont recouvertes par un réseau de clathrine.
Syn. mantelé
[A2]
Councilman (corps de) l.m.
Councilman’s body
Forme de nécrose hépatocytaire isolée, d'origine toxique ou immunologique, représentée par une cellule arrondie, rétractée, au noyau pycnotique, au cytoplasme fortement éosinophile.
Il est un exemple d'apoptose.
W. T. Councilman, anatomopathologiste américain (1913)
[A2,L1]
CRBP sigle angl. f. pour Cellular Retinol Binding Protein
Protéine cellulaire transportant le rétinol dans la cellule et dans le noyau, où il agit sur l'ADN.
[C3]
CRISPR-Cas 9 sigle pour Clustered regularly interspaced palindromic repeats (ou séquences regroupées palindromiques et espacées régulièrement) suivi de Cas-9, nom d’une endonucléase
Cas 9 est une endonucléase qui coupe les deux brins de l’ADN et qui est guidée par de petits ARN non codant lui permettant de se fixer sur l’endroit de l’ADN à cliver.
Il s’agit là d’un système de défense des bactéries contre les bactériophages. Lorsqu’un bactériophage infecte une bactérie, celle-ci exprime des ARN de type CRISPR complémentaires de fragments du génome du phage. Cas 9 s’associe à ces ARN qui s’apparient à l’ADN du phage et l’élimine. Ce système de défense des bactéries peut être utilisé pour modifier un gène quelconque dans un organisme vivant. En utilisant la spécificité de l’ARN guide, Cas 9 est programmée pour sectionner l’ADN à des endroits déterminés. On a ainsi un nouvel outil universel de thérapie génique somatique modulable grâce à la séquence de l’ARN. Il a l’avantage de réparer le gène altéré alors que la méthode classique est de le remplacer en introduisant dans la cellule le gène intact. Cet outil peut être également utilisé pour modifier le génome des gamètes. Les modifications apportées seront ainsi transmises à la descendance. Cette méthode est beaucoup plus rapide que la technique utilisée habituellement de transfection de cellules embryonnaires réimplantées dans un blastocyste.
Jennifer A. Doudna, biologiste américaine et Emmanuelle Charpentier, biologiste française (2014)
[Q1]
Édit. 2015
cupule ampullaire l.f.
cupula ampullaris (TA)
ampullary cupula
Masse gélatineuse liant les stéréocils et le flagelle d’une cellule sensorielle d’une crête ampullaire.
[A2]
cycle biologique l.m.
biological cycle
Cycle des processus biologiques à l'échelle d'une cellule, d'un organisme, d'une population ou d'un peuplement.
Cycle saisonnier de la chute des feuilles, cycle de la reproduction, etc.
[C2]
cycle cellulaire l.m.
cell cycle
Ensemble des modifications survenant dans une cellule entre sa naissance et sa division en deux nouvelles cellules filles.
On décrit ainsi les étapes qui précèdent et celles qui constituent une mitose : phase de repos ou interphase, phase G1 de biosynthèse de protéines, phase S de biosynthèse d'ADN par réplication, phase G2 ou préprophase prémitotique, phase M de mitose avec métaphase, anaphase et télophase.
Certains médicaments immunosuppresseurs ou anticancéreux n’agissent que pendant les phases S et G2 du cycle cellulaire.
[A2,C3]
cycle de division cellulaire l.m.
cell division cycle
Succession des étapes par lesquelles passe une cellule à partir du déclenchement d'une division jusqu'à la séparation des deux cellules filles.
Abrév. cdc
[A2,C3]
cycle lytique d'un phage l.m.
phage lytic cycle
Développement d'un phage tempéré ou lytique au cours duquel l'ADN infectieux se réplique en grand nombre de copies et s'exprime en protéines de la capside.
L'encapsidation aboutit à la formation de nombreux virions et à leur libération par lyse cellulaire. Chaque virion est capable d'infecter une nouvelle cellule.
[Q1]
cyte suffixe m.
cyte
En physiologie et en médecine, cellule : p. ex. leucocyte, globule blanc.-
Étym. gr. kutos : objet creux, globule, d'où en biologie cellule
[A2,C2]
cytolyse n.f.
cytolysis
Dissolution ou destruction d’une cellule par disparition des éléments figurés.
[A2]
cytomorphologie n.f.
cytomorphology
Forme d’une cellule.
[A2]
cytopathogène adj.
cytopathogenetic
Qui altère la cellule.
[A2]