Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

455 résultats 

résorption percutanée l.f.

cutaneous absorption

Ensemble des mécanismes de pénétration sans effraction à travers la peau d'une substance lui permettant d'aller de son point d'application jusqu'à la circulation générale.
Ce processus, qui peut être actif ou passif, comporte deux phénomènes successifs : une phase de pénétration de la substance puis une phase de résorption à travers le derme et les parois vasculaires vers la circulation générale. L'absorption varie selon la taille, l'hydrosolubilité et le type de préparation contenant la substance, mais aussi selon l'épaisseur de la peau, la région et la technique d'application. Le massage ou l'occlusion la facilitent. Les voies de pénétration au niveau de la peau sont le stratum corneum, les glandes sudoripares et les follicules pilosébacés.

Étym. lat. resorbere : avaler de nouveau

Syn. pénétration transcutanée

→ fonction barrière de l'épiderme

Rubin (critères de) l.m.p.

Rubin's criteria

Ensemble de signes permettant le diagnostic de grossesse cervicale : absence de parties fœtales dans la cavité utérine, insertion embryonnaire sous la pénétration des artères utérines, présence de glandes cervicales avec les villosités placentaires.

I. C. Rubin, gynécologue obstétricien américain, membre de l'Académie de médecine (1911)

→ grossesse cervicale

salive linguale l.f.

lingual saliva

Salive séreuse sécrétée par les glandes de von Ebner.

V. von Ebner, Ritter von Rofenstein, histologiste autrichien (1842-1925)

Étym. lat. saliva, gr. sialon : salive

→ Ebner (glandes de von), salive

salive muqueuse l.f.

mucous saliva

Salive épaisse, visqueuse, filante, destinée à lubrifier les aliments.
Légèrement antiseptique, elle est principalement sécrétée par les glandes sublinguales.

Étym. lat. saliva, gr. sialon : salive

→ salive 

salive parotidienne l.f.

parotid saliva

Salive sécrétée par les glandes parotides.
Très fluide, abondante, sa production correspond à l’expression « l’eau m’en vient à la bouche ».

Étym. lat. saliva, gr. sialon : salive

→ salive 

salive séreuse l.f.

serous saliva

Salive aqueuse, abondante, destinée à fluidifier les aliments.
Elle est sécrétée par les parotides et les glandes linguales de von Ebner.

V. von Ebner, Ritter von Rofenstein, histologiste autrichien (1842-1925)

Étym. lat. saliva, gr. sialon : salive

→ Ebner (glandes de von), salive

salive séromuqueuse l.f.

seromucous saliva

Mélange de salive muqueuse et séreuse.
Elle est sécrétée par les glandes sous-maxillaires.

Étym. lat. saliva, gr. sialon : salive

→ salive 

salive sous-maxillaire l.f.

submaxillary saliva

Salive sécrétée par les glandes sous-maxillaires.
De type séromuqueux, elle est sécrétée en permanence.

Étym. lat. saliva, gr. sialon : salive

→ salive 

salive sublinguale l.f.

sublingual saliva

Salive sécrétée par les glandes sublinguales.
Elle est de type muqueux.

Étym. lat. saliva, gr. sialon : salive

→ salive 

Schinzel (syndrome de) l.m.

Schinzel’syndrome, ulnar mammary syndrome

Maladie génétique extrêmement rare, autosomique dominante, caractérisée par une hypoplasie de l’ulna et du rayon correspondant à la main, une hypoplasie et un dysfonctionnement des glandes apocrines axillaires et mammaires, des troubles endocriniens (hypogonadisme, obésité), des anomalies dentaires (canines hypoplasiques ou absentes) et des malformations viscérales occasionnelles.
Il peut s’y associer une hypoplasie fibulaire et du rayon correspondant au pied, une synostose du coude, une malformation sacrée, une sténose du pylore, une sténose laryngée. Le gène en cause (TBX3) est situé en 12q23-q24.

A. Schinzel, généticien autrichien (1987)

Syn. syndrome cubito-mammaire

Sigle angl. UMS

Réf. Orphanet (2005)

→ malformation mammaire, hypomastie, glande apocrine, hypogonadisme, synostose

[A4, I2, J1, L1, O1, O4, O5, O6, P1, P3, Q3]

Édit. 2019

SCN4B gene sigle angl. pour sodium voltage-gated channel beta subunit 4

Localisé en 11q23.3 ce gène code une protéine transmembranaire qui constitue un lien bisulfide avec le gène SCN2A.
Cette protéine est une des nombreuses sous-unités bêta de canal calcique qui interagissent avec les sous-unités alpha voltage dépendantes pour gérer les mouvements sodiques.
Les mutations sont à l’origine du syndrome du QT long.
SCNN1G gene sigle angl. pour sodium channel epithelial 1 gamma subunit
Gène, situé sur le locus chromosomique 16p12, codant pour une sous-unité gamma d’un complexe protéique appelé epithaelial sodium chanel - canal sodique épithélial - (ENaC).
Ces canaux sont constitués de sous-unités alpha, bêta et gamma. Ces canaux, situés à la surface des cellules épithéliales du corps parmi lesquels, les reins, les poumons, le côlon, les glandes sudoripares, transportent le sodium dans les cellules.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Liddle et le pseudo-hypo-aldolstéronisme type 1.

Syn. amiloride-sensitive epithelial sodium channel gamma subunit, amiloride-sensitive sodium channel gamma-subunit, amiloride-sensitive sodium channel subunit gamma, BESC3, ENaC gamma subunit, ENaCg, ENaCgamma, epithelial Na(+) channel subunit gamma, gamma-ENa

→ Liddle (syndrome de), pseudo-hypo-aldolstéronisme type 1, canal sodique épithélial

[K2,Q2]

Édit. 2017

sébocystomatose n.f.

steatocystoma multiplex, hereditary epidermal polycystic dise se
Affection cutanée familiale à prédominance masculine caractérisée par l'apparition de nombreux kystes de dimensions variées, disséminés sur toute la surface du corps, mais siégeant principalement dans les régions axillaire et présternale, contenant une substance huileuse malodorante et évoluant vers l'ouverture et la suppuration chronique.
Histologiquement, les kystes sont délimités par un épiderme mince pluristratifié auquel adhèrent un certain nombre de petites glandes sébacées aplaties ; la cavité kystique renferme de la kératine et parfois quelques poils. La coexistence d'acné conglobata a été signalée : dans ce cas, les rétinoïdes peuvent être efficaces.

H. Günther, médecin interniste allemand (1917) ; J. J. Pringle, dermatologiste britannique (1890)

Étym. lat. sebum : suif ; gr. kystis : vessie, poche ; ôma : tumeur ; ôsis : maladie diffuse non inflammatoire

Syn. maladie polykystique épidermique héréditaire, steatocystoma multiplex de Pringle (1890)

→ Günther (maladie de)

sébum n.m.

sebum

Produit de sécrétion des glandes sébacées composé d'un mélange complexe associant des lipides, des sébocytes (cellules sébacées) détruits, des cellules cornées et des micro-organismes présents dans le canal pilosébacé et s'écoulant par le canal excrétosébacé dans l'infundibulum pilaire, puis le long de la tige pilaire par l'ostium vers la surface cutanée.
La sécrétion du sébum est déclenchée et entretenue d'une part par la testostérone libre d'origine testiculaire, et d'autre part par la déhydro-épiandrostérone (DHEA) ainsi que par la delta-4 androstènedione d'origine surrénalienne. Le sébum a un rôle protecteur, luttant entre le dessèchement de la peau, et une action antiseptique contre certains champignons et bactéries.

Étym. lat. sebum : suif

→ séborrhée

sécrétion gastrique peptique l.f.

peptic gastric secretion

Sécrétion enzymatique gastrique née des cellules principales des glandes fundiques qui sécrètent le pepsinogène, proenzyme inactif hydrolysé en milieu acide avec libération de pepsine.
À côté de la sécrétion peptique, les cellules principales sécrètent également chez l'homme une lipase active en milieu acide, qui participe à la digestion des triglycérides alimentaires.
 Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion mérocrine l.f.

merocrine secretion

Sécrétion des glandes exocrines reposant sur le principe de l’exocytose.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

Syn. sécrétion eccrine

→ sueur

sécrétion pancréatique exocrine l.f.

exocrine pancreatic secretion

Sécrétion assurée par les cellules acineuses qui produisent les enzymes pancréatiques, et par les cellules canalaires bordant les canaux excréteurs de la glandes et sécrètant surtout l'eau et les électrolytes, notamment les bicarbonates.
L'ensemble de la sécrétion pancréatique exocrine se déverse dans le duodénum par l'intermédiaire du canal de Wirsung : elle joue un rôle fondamental dans la digestion des glucides, lipides et protéines apportés par l'alimentation. Les protéases pancréatiques sont produites par les cellules acineuses sous forme inactive, les zymogènes. Ces zymogènes sont activés dans le duodénum : le trypsinogène est clivé en trypsine active par l'action de l'entérokinase, enzyme présent sur la bordure en brosse des entérocytes duodénaux. La trypsine active ensuite les autres zymogènes pancréatiques.
La sécrétion pancréatique exocrine est contrôlée essentiellement par deux hormones : la sécrétine, produite par les cellules endocrines à sécrétine, (présentes dans le duodénum et le jéjunum) en réponse à la présence d'ions H+ dans la lumière digestive, stimule la sécrétion hydrobicarbonatée des cellules canalaires pancréatiques ; la cholécystokinine (CCK), produite par les cellules endocrines à CCK du duodénum et du jéjunum en réponse à la présence d'acides gras et d'acides aminés dans la lumière digestive, stimule la sécrétion enzymatique des cellules acineuses pancréatiques. La CCK stimule également la contraction de la vésicule biliaire.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ Wirsung (canal de), cholécystokinine

sialadénite myoépithéliale l.f.

myoepithelial sialadenitis

Syndrome comportant une kérato-conjonctivite sèche, une xérostomie, une maladie systémique et, fréquemment, une tuméfaction des glandes salivaires et lacrymales.

H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1925), H. S. Sjögren, ophtalmologue suédois (1930)

Syn. Gougerot-Sjögren (syndrome de)

→ Gougerot-Sjögren (syndrome de)

sialadénose n.f

sialadenosis

Atteinte chronique non inflammatoire du tissu salivaire causée par des désordres métaboliques et sécrétoires, accompagnée d’une hypertrophie indolore des glandes salivaires, spécialement des parotides.
Elle peut être d’origine hormonale, nutritionnelle, médicamenteuse ou autre.

Étym. gr. sialon : salive ; adên : glande

Syn. sialose

sialographie n.f.

sialography, sialadenography

Technique radiographique consistant à visualiser les canaux excréteurs de la parotide ou de la glande sousmaxillaire par injection d'un produit opaque aux rayons X dans le canal de Sténon ou le canal de Wharton.
Préconisée dès 1913 par Arcelin, elle devint de pratique courante après les travaux de Sicard et Forestier en 1922 sur l'utilisation du lipiodol. Les produits opaques actuels, en particulier le lipiodol ultrafluide, permettent une visualisation complète des voies excrétrices des glandes parotides et sousmaxillaires.

Étym. gr. sialon : salive, graphein : écrire

sialométaplasie nécrosante l.f.

necrotizing sialometaplasia

Métaplasie épidermoïde du parenchyme salivaire accompagnée d'une nécrose inflammatoire, caractérisée par une ulcération douloureuse presque exclusivement localisée au palais et qui guérit spontanément en 3 à 10 semaines.
Le rôle étiologique d'un trouble de la vascularisation des glandes salivaires accessoires, à l'origine d'un infarcissement et d'une nécrose, est l'hypothèse la plus reconnue. Elle pourrait représenter un stade évolutif de la palatite nicotinique.

Étym. gr. sialon : salive ; gr. méta, indiquant changement ; plassein : former

→ métaplasie

sialosémiologie n.f.

sialosemeiology

Etude des symptômes dus à des maladies des glandes salivaires.

Étym. gr. sialon : salive ; semeion : signe ; logos : discours, science

Syn. sialosémiotique

sillon nympho-hyménéal l.m.

nympho-hymeneal groove

Sillon anatomique séparant l’orifice vaginal des petites lèvres dans lequel s’insère l’hymen et où débouche  le canal excréteur des glandes de Bartholin.

Syn. sillon vulvo-hyménéal, sillon vestibulaire

sillon olfactif l.m.

2-sulcus olfactorius nasi (TA)

Olfactory sulcus of frontal lobe

Sillon de la face inférieure du lobe frontal (face orbitaire), situé en dedans du sillon interhémisphérique.
Il se termine au niveau de l’angle antérieur de la substance perforée antérieure. Il répond au bulbe olfactif et à la bandelette olfactive.
olfactory groove of nose
Sillon étroit qui, à la partie antérieure de la cavité nasale, répond à la convexité du dos de la pyramide nasale.
Il commence au vestibule du nez et se continue au-dessus de l’agger nasi et du hiatus semi-lunaire, au-dessous de la paroi supérieure de la cavité nasale. La muqueuse qui tapisse ce sillon est mince et pauvre en glandes muqueuses et en cils. Sa partie postérieure est occupée par la partie olfactive de la tunique muqueuse du nez.

Syn. anc. gouttière olfactive

smegma n.m.

smegma

Substance blanchâtre sécrétée par les glandes de Tyson.
Il peut être retenu sous le prépuce en cas de phimosis et conduire à des infections du gland et du prépuce.

Étym. gr. smegma : pâte pour nettoyer, crème

→ balanoposthite

sporogonie n.f.

sporogony

Phase de la reproduction des sporozoaires (Plasmodium, toxoplasmes, cryptosporidies, coccidies, etc.) qui, à partir d’un "œuf", l’oocyste, résultant de la reproduction sexuée, donne naissance par division à des sporozoïtes qui constituent le stade infestant.
Dans le cas des Plasmodium, les sporozoïtes sont localisés dans les glandes salivaires de l’anophèle et sont donc facilement injectés lors de la piqûre de l’insecte.

| page précédente | /19 | page suivante