Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cisplatine n.m.

cisplatin

Agent cytotoxiques, inscrit sur la liste des Médicaments essentiels de l'OMS, utilisé, en association avec d’autres composés antinéoplasiques pour traiter de nombreuses tumeurs solides (testicule, ovaire, col utérin, endomètre, sphère ORL, œsophage, vessie, cancers épidermoïdes).
Son administration est réalisée par voie intraveineuse avec une hyperhydratation avant et pendant le traitement, afin de réduire le risque d’insuffisance rénale. D’autres toxicités sont dues au cisplatine : ototoxicité, troubles
hydroélectrolytiques, atteintes des trois lignées sanguines, nausées et vomissements, neuropathies, agueusie.

B. Rosenberg (1965)

Syn. cisplatinum

cisplatinum n.m.

→ cisplatine

cisternographie isotopique l.f.

radionuclide cisternography

Le traceur (habituellement la sidérophiline marquée à l'Indium 111, ou l'albumine technétiée pour la recherche de rhinorrhée) injecté par voie lombaire ou plus rarement sous-occipitale, gagne progressivement les citernes de la base, puis la convexité. La circulation du LCS est perturbée lors de brèches méningées (fuite) ou lors du syndrome d'hydrocéphalie à pression normale (HPN).

Étude, à l'aide d'un traceur radioactif inerte, de la circulation du liquide cérébrospinal. (LCS)

[B2,B1]

citrullinurie n.f.

citrullinuria

Présence de citrulline dans les urines.
Normalement, on ne trouve que des traces de citrulline dans l'urine, mais on connaît des cas d'élimination importante de citrulline dans la citrullinémie congénitale, atteignant 1 à 2 g/j. Les bactéries intestinales peuvent aussi être cause de citrullinurie par dégradation de l'arginine alimentaire en citrulline.

[C1]

clichés minutés précoces l.m.p.

early excretory urography

Technique d'urographie intraveineuse qui consiste à prendre un cliché toutes les minutes jusqu'à la 5e minute, après le début d'une injection rapide de produit de contraste.
Son but est de rechercher un retard unilatéral et passager de sécrétion, pouvant traduire une sténose de l'artère rénale correspondante. L'hypertension artérielle, surtout du sujet jeune, représentait l'indication de cette méthode aujourd'hui abandonnée au profit de l'échographie doppler ou de l'angiographie numérisée.

→ urographie intraveineuse

[B2,M3]

clonus n.m.

clonus
Suite inépuisable de secousses d'un rythme régulier, obtenue sur un muscle dont le tendon est soumis à une tension prolongée.
Le clonus de la rotule est provoqué en empaumant celle-ci de haut en bas ; le clonus du pied par le maintien d'une pression régulière sur sa face plantaire et en flexion dorsale.
L'inhibition périodique de la contraction a pour origine les organes de Golgi.
Le clonus est un signe pyramidal.

Syn. trépidation épileptoïde

[N1,H1]

clonus retractorius l.m.

Série de secousses cloniques, synchrones, des deux globes oculaires, de direction antéro-postérieure, se manifestant en général par salves.
Il évoque une lésion neurologique de la calotte pédonculaire, de la région pinéale. Ce terme est préférable à celui de nystagmus retractorius.

→ clonus

[P2]

Clostridium botulinum l.m.

Clostridium botulinum
Bacille anaérobie à Gram+ trouvé dans la charcuterie et les conserves avariées et sécrétant des neurotoxines (7 types immunologiques), dont l'ingestion entraîne l'apparition d'un botulisme.

[D1]

CNGB3 gene sigle angl. pour cyclic nucleotide gated channel beta 3

Gène situé sur le locus chromosomique 8p21.3 codant pour la sous-unité bêta du canal du cône récepteur dépendant des nucléotides cycliques ; ces canaux se trouvent dans les cônes – cellules photoréceptrices de détection de la lumière.
Des mutations de ce gène provoquent l’achromatopsie et la dystrophie des cônes rouges.

Syn. ACHM3, CNGB3_HUMAN, cone photoreceptor cGMP-gated cation channel beta-, subunit, cyclic nucleotide-gated cation channel modulatory subunit

→ achromatopsie, Pingelapese (cécité de), dystrophie des cônes

cœnure n.m.

→ cénure

[D2]

cœnurose n.f.

→ cénurose

[D2]

colliculus séminal l.m.

colliculus seminalis (TA)

seminal colliculus

Saillie médiane, allongée verticalement, située sur la surface intérieure de l’urèthre prostatique au niveau de sa paroi postérieure.
Son extrémité supérieure bifurque en deux replis légèrement divergents, les freins du colliculus séminal (freins du veru montanum), qui limitent entre eux le sinus prostatique. Son extrémité inférieure s’effile vers la portion membraneuse de l’urèthre en formant la crête uréthrale. A la partie moyenne du colliculus, plus saillante, s’ouvrent l’utricule prostatique et les canaux éjaculateurs. Les bords latéraux du colliculus limitent, avec les parois latérales de l’urèthre, deux dépressions verticales, les gouttières latérales du colliculus dans lesquelles s’ouvrent de nombreux canalicules prostatiques.

Syn. anc. veru montanum

[A1]

Édit. 2015

collier de Vénus l.m.

necklace of Venus

Aspect particulier revêtu par des syphilides secondaires leucomélanodermiques du cou.

Syn. leucomélanodermie syphilitique

[J1]

colloïde radioactif l.m.

colloidal radionuclides

Milieu composé de particules radioactives dont la taille avoisine 350 Å ; deux radionucléides sont habituellement utilisés : l'or colloïdal (198Au) et le radiophosphate de chrome colloïdal (32P).
Ils peuvent être injectés dans des cavités séreuses cancérisées (péritoine, plèvre) pour une irradiation de contact par bêtathérapie. Ces techniques sont surtout employées en cas d'échec de la chimiothérapie intraséreuse.

Syn. radiocolloïde

[B1]

colonnes charnues de deuxième ordre l.f.p.

→ vortex du coeur

[A1,K2]

colonnes charnues de premier ordre l.f.p.

→ muscles papillaires du cœur

[A1,K2]

colonnes charnues de troisième ordre l.f.p.

→ trabécules charnues du cœur

[A1,K2]

comminutif (ve) adj.

Qui présente de nombreux fragments

On parle ainsi de fracture comminutive.

Étym. lat. comminutus de comminuo : broyer

[I2]

communication bucco-sinuso-nasale l.f.

oroantral fistula

Solution de continuité ostéo-muqueuse entre la cavité buccale et le sinus maxillaire et ou la fosse nasale.
Elle est le plus souvent d’origine dentaire, mais peut être liée à d’autres causes notamment tumorales.

Syn. fistule bucco-sinuso-nasale

[A1]

Édit. 2015

compression sinocarotidienne l.f.

carotid sinus compression

Manœuvre à visée thérapeutique ou diagnostique consistant à réaliser une excitation vagale par compression digitale de la région du sinus carotidienne.
La compression sinocarotidienne peut arrêter brutalement une crise de tachycardie supraventriculaire. Dans d’autres circonstances, elle peut permettre de mettre en évidence un flutter auriculaire en allongeant provisoirement la conduction auriculoventriculaire, pour démarquer le tracé de flutter auriculaire sur l’électrocardiogramme.

[N1,K2]

concha lacrimalis l.f.

Mince lamelle osseuse, recourbée en avant et en dedans, qui, à la face médiale du maxillaire, relève le bord antérieur de l’orifice du sinus maxillaire et limite en arrière le sillon lacrymal du maxillaire.
Elle s’articule avec l’os lacrymal.

Syn. lunule lacrymale

[A1]

Édit. 2015

conduit des glandes sublinguales majeures l.m.

ductus sublingual major (TA)

Conduit d’excrétion principal des glandes sublinguales

Il longe le conduit submandibulaire et il s’ouvre en dehors de lui au sommet de la caroncule sublingual

Syn. canal de Rivinus, canal de Bartholin

[A1]

Édit. 2015

conduit sublingual principal l.m.

ductus sublingualis major (TA)

major sublingual duct

Le plus volumineux des conduits excréteurs de la glande sublinguale.
Né à la partie moyenne de la glande, il chemine à sa face profonde et s’ouvre, en dehors du conduit submandibulaire, au sommet de la caroncule sublinguale.

C. Bartholin (ou Bartholinus), anatomiste danois (1655-1738) ; A. Rivinus, botaniste, physiologiste et médecin allemand (1652-1723)

Syn. anc. canal sublingual principal ; canal de Bartholin ; canal de Rivinus

[A1]

Édit. 2015

cône artériel du ventricule droit l.m.

conus arteriosus ventriculi dextri (TA)

conus arteriosus of right ventricle , infundibulum of right ventricle

Partie la plus élevée de la chambre artérielle du ventricule droit située au-dessus de la crête supraventriculaire.
En forme d’entonnoir évasée à sa partie inférieure, à parois très minces, elle débouche en haut sur l’ostium du tronc pulmonaire.

Syn. anc. infundibulum de l’artère pulmonaire

[A1,K2]

Édit. 2015

cône élastique l.m.

conus elasticus (TA)

conus elasticus, cricovocal membrane

Membrane élastique qui double la muqueuse de la portion glottique du larynx.
Sa partie supérieure épaissie constitue de chaque côté le ligament vocal qui soulève le pli vocal.

[A1]

Édit. 2015

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